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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 20:44

--  GAUMONT OPERA CAPUCINES  --
----------------  SALLE 5  -----------------

Mercredi 20 juillet 2017, 22h00
THE CIRCLE de James Ponsoldt

 

                Une petite mise à jour s'impose pour cette salle que nous avons fréquentée la dernière fois voilà deux ans et trois mois très précisément.
 

Dans ce plexe, l'accueil se fait toujours sous la houlette d'un vigile estampillé Vigipirate qui regarde grosso modo si nos sacs dissimulent quelque matériel non homologué. Rarement sympathiques, ces gars-là. Les membres du personnel, heureusement, le sont beaucoup plus. Et notamment la jeune caissière, toute engourdie d'un large sourire de bienvenue. Notons que, depuis quelques temps, la caisse ne se tient plus juste avant de pénétrer le dédale des salles, mais directement à gauche après l'entrée. Ou bien directement à droite, puisqu'il existe bel et bien une deuxième caisse, mais je ne l'ai jamais vue ouverte. Sûrement que cela doit être réservée aux affluences. Encore une erreur d'un plexe qui veut faire l'économie d'un salaire en sacrifiant au confort du client !
 

A part cela, peu de choses ont changé en ce lieu. Et pourtant, nous guettons avec attention la moindre évolution en ce lieu si propice a devenir magnifique en cas d'aménagement intelligent de son espace. Avez-vous remarqué que la grande affiche de RODIN est toujours en place sur la façade du plexe ? Un film qui n'est pourtant plus à l'affiche et dont la date de sortie nous ramène déjà au 24 mai 2017. Tout cela est bien mystérieux. Peut-être faut-il y voir un rapport avec le décès de son directeur, Guillaume Dufour, quelques jours avant.
 

Toujours est-il que ce bon vieux Gaumont Opéra Capucines se dégrade lentement et sûrement. Vivement qu'il soit rénové et mieux aménagé ! En attendant, la moquette subit les affres du temps, les murs perdent peu à peu leur peinture, le double escalator fait un boucan du diable, dans un coin s'entassent des balais, sur un côté sont poussés quelques fauteuils usés dont plus personne ne se sert, etc.
 

Et à l'intérieur de la salle, ce n'est guère mieux. J'ai même dû changer de strapontin car le premier que j'avais choisi était on ne peut plus bringuebalant. Celui d'à côté se porte mieux. Même si sa vigueur est tout à fait relative, cela fera la rue Michel, comme on dit.
 

L'écran n'a pas été changé, il a toujours les mêmes défauts. Pendant les bandes-annonces, les lumières de la salle restent allumées et éclairent forcément l'écran, ce qui nous empêche de bien discerner ce qu'il s'y passe lors de certaines séquences. Seules les deux dernières bandes-annonces ont droit à un traitement de faveur et seront projetées dans l'obscurité. Allez savoir pourquoi...
 

Précisons tout de même qu'en plein été, la climatisation est très bien réglée ici. Ni trop chaud ni trop froid, pas de choc thermique possible entre la salle et le dehors. Son souffle ne vient pas vous caresser la nuque, une fois installé. Bref, c'est exactement comme cela que devraient être toute climatisation standard.
 

En tout cas, cette fois-ci, aucun vigile ne nous barre le passage de la porte par laquelle nous sommes entrés et par laquelle nous sortons sans difficulté. Après une nouvelle journée de projections, la caissière flâne sur son téléphone portable, le vigile paraît désabusé et quelques restes de pop-corn jonchent le sol. Le Gaumont Opéra Capucines semble plus vieux que jamais.

 


 

Mis en lumière par MAYDRICK dans PLEXES
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 23:13

---------  PATHE LEVALLOIS  ---------
---------------  SALLE 7  ---------------

Mardi 20 juin 2017, 21h45
HHhH de Cédric Jimenez

 

                Deuxième venue dans ce plexe qui cultive une fausse idée du luxe. Rien n'a bougé. Le lieu est simplement petit-bourgeois, arrogant par son vide immense (accentué par le peu de personnes qui le fréquentent), dépourvu d'originalité par son dépouillement (qui n'a rien à voir avec l'épure des Fauvettes, par exemple), et expurgé (de manière bien suspecte) de tout accent populaire.
 

Cette fois, pas de vigile à l'entrée. Le plan Vigipirate et l'état d'urgence sont pourtant plus que jamais en place. Cela fait quand même du bien de ne plus sentir la chape de plomb du tout sécuritaire ! En revanche, les cordons de sécurité sont de sortie et zèbrent l'accueil de la façon la plus laide. Le personnel est toujours agréable, souriant, sympathique. Le plexe est vraiment clean. Ici, la propreté semble être l'une des priorités. Un petit plus remarqué à l'entrée : des sachets en plastique sont disponible pour les parapluies. Belle attention, d'autant que c'est la première fois que nous remarquons ce service dans un plexe !
 

Une fois passé l'accueil qui ressemble décidément davantage au rayon friandises des supermarchés, commence le dédale des couloirs, escalators et chemins fléchés pour arriver à bon port. C'est tout de même bien indiqué, mais tout se fait avec le mauvais goût des couleurs et des formes de l'enseigne.
 

La salle 7 est une salle moyenne même si l'écran est quand même très grand. Elle ne sera remplie qu'à 10% environ. C'est peu. C'est très peu. L'avantage c'est que nous n'avons pas eu à subir les lumières des téléphones portables ou les bavardages incessants qui nous avaient exaspérés lors de notre précédente venue. En revanche, il n'y a rien à faire pour les deux jeunes gens placés derrière nous, impatients de voir LES EX après la diffusion de la bande-annonce. Nous en profitons pour remarquer que les diverses publicités projetées avant le film font mal aux yeux. Par la piètre qualité de certains films à venir comme nous le mentionnions à l'instant, mais surtout par les lumières de la salle qui sont mal orientées et tapent directement sur l'écran, affaiblissant de ce fait la netteté de l'image. Un peu comme quand il s'agit de regarder n’importe quel écran en plein soleil. Courage, les amis. Heureusement que ces lumières s'éteignent pendant le film. Néanmoins, il reste un bloc de sécurité en bas à droite de l'écran, qui nous informe de la sortie de secours au cas où un film avec Louis Garrel serait projeté. Evidemment, ce bloc est extrêmement gênant car il est impossible à éluder, et il diffuse une lumière suffisamment forte pour baver sur l'écran quand celui-ci s'assombrit,  enfin, il casse une pénombre qui aurait été magnifique sans sa présence. D'ailleurs, il faut bien remarquer que le noir qui enserre l'écran est assez sublime. L'espace entre l'écran et le plafond est conséquent (même s'il ne permet d'occulter les lignes brillantes qui le rayent), alors que le mur sur la gauche de l'écran est bien trop proche.
 

Le rapport avec la salle est très agréable. Nous y voyons bien à toutes les places. Notons qu'il existe des fauteuils duo dans les rangées du haut. Vous serez sûrs d'être confortables où que vous soyez placés, avec de la place pour vos jambes, et un dossier très haut qui vous assure de pouvoir appuyer votre tête.
 

Toujours dans un souci de qualité optimale dont font preuve les derniers plexes construits et qui veulent se doter des dernières innovations technologiques, l'image est ici superbe. Du 4K savoureux, bien servi par une luminosité parfaitement réglée.
 

Ce qui n'est pas à la hauteur, c'est l'audio. Quel son affreux ! Jamais je n'ai entendu cela. C'est inacceptable vu les efforts consacrés à la qualité de projection. Il y a nettement un problème dans cette salle, que le manque personnel n'a pour l'instant pas décelé. Les graves sont bizarrement métalliques et saturent très très vite. Deux heures de la sorte sont deux heures insupportables. Voilà exactement le type de problème qu'un projectionniste pouvait résoudre quand chaque cabine de projection disposait du sien. Maintenant, il y a un seul projectionniste par plexe et des problèmes peuvent émailler les séances sans que personne ne soit prévenu. Il m'est par exemple arrivé de voir un film américain en version française alors qu'il était annoncé en version originale ! Avant, les projectionnistes vérifiaient les copies  quand ils les recevaient. Maintenant c'est fini. Les défauts se décèlent (par les spectateurs) à la première séance du mercredi matin, c'est pourquoi il faut toujours les éviter. Et c'est aussi pourquoi les plexes peuvent se vanter de mettre en place des services comme des plastiques gratuits pour parapluies, il n'en reste pas moins que les vrais services auxquels sont en droit d'attendre les spectateurs d'un film, c'est-à-dire voir un film dans les meilleures conditions possibles, ceux-là sont réduits à une peau de chagrin. La faute aux exploitants qui rognent sur tous les postes pour se faire le plus d'argent possible ? C'est certain. Les plexes comme Pathé et consorts ont les moyens de se payer plusieurs projectionnistes vu leurs bénéfices, et de rester rentables. Mais ce qui est tout aussi certain c'est que le public a aussi sa part de responsabilité car en dépit des mauvaises qualités de projection rencontrées, il finit toujours par y retourner. Vous n'êtes pas raisonnables, non plus, comme disait le chansonnier.
 

Nous n'aimons pas non plus les lumières qui s'allument violemment dès le générique de fin. Ca, c'est le truc qui fait vraiment mal aux yeux, d'autant qu'il est très fréquent de trouver dans des salles des lumières qui se rallument progressivement. Nous ne comprenons décidément pas pourquoi des plexes choisissent encore d'agresser leur public de la sorte !
 

Autre agression physique : la climatisation est très mal réglée. Que les plus frileux d’entre vous sachent qu’il fait très frais dans cette salle. Il est vrai que c’est un cas qui se rencontre souvent dans les plexes en pleine chaleur : peu savent régler correctement leur air conditionné. Sous prétexte de rafraîchir les spectateurs qui sont venus s’enfermer pour ne pas souffrir de la canicule, certains plexes en font trop. Ils font fonctionner leur installation plus que de raison en abaissant beaucoup trop la température. Je ne vous dis pas comme tout cela est écologique ! Qui plus est, ici, cette climatisation souffle directement son air sur les spectateurs, de manière cyclique, ce qui est particulièrement désagréable.
 

Fait insolite au cours de cette séance : une mouche est parvenue à rentrer dans la salle et nous a fait admirer ses prouesses. Tantôt en venant s'accrocher à l'écran, tantôt en volant vers l'objectif, se posant même sur la lentille, obstruant grossièrement l'écran d'une vilaine tache noire mobile. On se dit que, chez Pathé, on a vécu toutes les infamies, et puis ils arrivent toujours à nous surprendre !

 


 

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 22:00

--  GAUMONT OPERA CAPUCINES  --
----------------  SALLE 1  -----------------

Vendredi 10 février 2017, 20h30
LION de Garth Davis

 

Il existe des plexes dont nous nous disons qu’ils seraient sublimes s’ils n’étaient pas si mal exploités. C’est le cas du Gaumont Opéra Capucines qui turbine comme une grosse entreprise, et qui n’utilise que très peu le potentiel du lieu. Son emplacement est remarquable, tout en coin de rue, avec une façade arrondie qui lui donne un charme fantastique. Le même que le Grand Rex a perdu depuis longtemps à cause de ses hideux écrans lumineux. Ici, ce sont d’immenses toiles qui représentent les affiches des films qui accueillent les spectateurs. Le hall est très grand mais complètement désordonné. Il y règne un capharnaüm monstre. Cordons de sécurité disposés bizarrement, caisses à plusieurs extrémités, public bruyant, vigile rude et pas accueillant et, bien sûr, toute la décoration du plexe dédiée à la Gaumont. Nous rêvons au caractère de haut standing que pourrait revêtir le lieu si son immensité était conçue sans que l’utilitaire soit le seul mot d’ordre. C’est un sacré gâchis.
 

Point positif : le personnel reste sympathique et souriant même en cas d’affluence. C’est déjà ça.
 

Pour accéder à la salle1, il faut monter des escalators qui nous permettent d’admirer l’espace majestueux. Ce soir, il s’agit d’une avant-première et beaucoup de monde s’est déplacé. Tant et si bien que la direction a dû ouvrir une deuxième salle, la salle 2. Il convient donc d’arriver en avance. Le film débute dans une heure et tout le monde se presse déjà. Malheureusement, les billets que nous délivre la caissière nous placent dans la salle 2, bien moins prestigieuse. Nous décidons alors de gruger. Mais, arrivés au dernier escalator, un jeune homme nous demande de lui montrer nos billets. Ce que nous faisons derechef avec un aplomb démesuré. Sa réaction est plus qu’improbable : il nous laisse passer ! Réflexe ? Générosité ? Analphabétisme ? Nous ne demandons pas notre reste et filons vers nos places.
 

La salle 1 est immense. 800 places ! Très classe. Sauf le plafond. Bien disposée. Agréable. Spacieuse. Les ouvreuses nous accueillent avec force positivisme. C’est un peu trop. Quelques places sont réservées, il faut s’avancer parmi les premiers rangs. Nous nous posons juste devant les places réservées, très bien placés que nous sommes. Les strapontins en velours rouge offrent une tenue bien droite une fois assis. On se sent soutenus et très confortables. Avec l’attente et les deux heures de film, cette position ne sera jamais un supplice. La place pour les jambes est un peu juste. Le dossier est assez haut pour pouvoir appuyer sa tête.
 

Les blocs lumineux de sécurité ne manquent malheureusement pas. Il y en a deux. Un de chaque côté de l’écran pour signifier une sortie de secours. Mais leur lumière verte est si puissante qu’ils sont extrêmement gênants. Un peu plus sur le côté, des projecteurs resteront malencontreusement allumés (à faible intensité, mais tout de même) pendant la première demi-heure du film.
 

Vu les dimensions de la salle, l’écran est très très grand. Dimensions saisissantes. Et la qualité de l’image tout aussi excellente. Le piqué est somptueux, la luminosité parfaitement calibrée. Le son est bien géré et encercle bien le spectateur. Toutefois, les oreilles sensibles noteront un volume légèrement trop fort.
 

Comme souvent pour une avant-première, les stars du film sont présentes et sont accueillies par la présentatrice de manière trop théâtrale. Poursuite sur Nicole Kidman et Dev Patel. Nous en sommes en plein show. C’est beaucoup trop.
 

La projection commence avec une demi-heure de retard. A la fin, les lumières attendent un peu avant de se rallumer mais le générique de fin en fait quand même les frais. Vu le nombre de personnes présentes, l’évacuation se fait sans cohue et de manière assez fluide. Quel dommage que ce lieu ait renoncé à rester un cinéma !

 


 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 18:46

------------  PATHE WEPLER  ------------
---------------  SALLE 11  ---------------

Jeudi 9 février 2017, 20h30
SILENCE de Martin Scorsese

 

                La salle 11 est la plus belle du Pathé Wepler. Cela vient en grande partie de ses murs en brique qui lui confèrent un côté « comme à la maison » pourtant très éloigné de la déco de ce plexe. Il s’agit d’une salle dont les fauteuils sont séparés en leur milieu par une allée dont les marches restent éclairées de rouge au cours de la projection. D’où l’intérêt de ne pas se mettre forcément en début de rangée car lorsque la salle est comble (ce qui était le  cas ce soir-là) les corps les plus proches permettent « d’étouffer » ces guirlandes rouges. Malgré cela, il reste un bloc lumineux (en bas à gauche de l’écran) annonçant la sortie de secours, avec lequel il n’est pas possible de composer sans.
 

Cette salle est plutôt à caractère intimiste sans pour autant paraître trop petite. L’écran, lui, paraît assez bien proportionné aux dimensions de la salle. Mais il faut dire que nous étions au quatrième rang et qu’il nous paraissait là suffisamment grand.
 

Etant donné la période des vacances scolaires, la séance était complète avec bon nombre d’ados dont quelques-uns désertèrent en plein film sans faire de boucan trop manifeste. En revanche, nous avons entendu au cours du film une sonnerie de Messenger qui a retenti en plein… silence !
 

Les fauteuils sont ici des strapontins peu agréables pour nos derrières au bout de trois heures. Il faut dire que le manque de place oblige à se tortiller régulièrement pour chercher une bonne position qu’on ne trouve jamais. Pour les personnes plutôt grandes, le dossier n’est pas non plus assez haut pour appuyer sa tête. En revanche, le dénivelé de la salle a été très bien évalué car il faut vraiment que la personne de devant soit très grande pour ne pas voir les sous-titres.
 

Du point de vue technique, l’image manque d’éclat. Le contraste et la luminosité devraient être mieux réglés pour un meilleur confort visuel. Le son, lui, est correct sans être exceptionnel, surtout quand on connaît l’Atmos de la salle 1.
 

Evidemment, les lumières de la salle se rallument en plein générique de fin, ce qui nous fait toujours hurler.
 

En sortant, nous constatons l’état de la salle. C’est un vrai dépotoir. Il y traîne de la nourriture et de multiples papiers. Dans le hall, c’est à peu près la même chose : le sol est impacté de pop-corn dans des proportions hallucinantes. Impossible de ne pas marcher dessus. Outre ses couleurs immondes et son côté défraîchi, le Pathé Wepler reste un plexe sale et repoussant.

 


 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 21:08

-----------  U.G.C. GOBELINS  -----------
----------------  SALLE 3  ----------------

Mardi 8 février 2017, 19h50
LA LA LAND de Damien Chazelle

 

                A deux pas des Fauvettes se trouve l’U.G.C. Gobelins, ce qui est bien pratique pour comparer qu’entre les deux plexes c’est le jour et la nuit. L’U.G.C. Gobelins est une sorte de relique d’un temps révolu, une antiquité où tout tient en place hors des limites du raisonnable. Le genre de plexe sur lequel on tombe sans trop comprendre pourquoi il a échappé aux affres de la modernité et sans comprendre non plus comment les diverses rénovations et adaptations ont pu en faire un lieu à ce point dysfonctionnel et si peu adapté au public.
 

D’abord, le hall est très petit, délimité par toutes sortes de délimitations que composent des cordons de sécurité en veux-tu en voilà. Ce n’est déjà pas franchement accueillant mais cela a le mérite de pouvoir abriter un petit nombre de personnes placées dans la file d’attente de la caisse ou des bornes automatiques. Encore faut-il qu’il n’y ait pas trop d’affluence sans quoi l’exigüité du lieu vous fera déborder sur la devanture du plexe forcément en proie au climat local.
 

Ce jour-là, c’est les vacances scolaires et il y a un peu de monde à la caisse. Il faut s’armer de patience car il n’y a qu’une seule caissière. La seconde caisse n’est pas ouverte malgré l’affluence. Incompréhensible. Alors qu’une hôtesse ne passe son temps qu’à déchirer les billets de ceux qu’elle autorise à rentrer dans le réseau des salles.
 

Ma caissière n’est pas particulièrement chaleureuse. Elle est un peu trop apprêtée et son maquillage trop colorée. Elle correspond parfaitement au style 80’s dans lequel ce plexe semble s’être arrêté. Je comprends que son manque de sympathie rallié à une nervosité palpable est probablement dû à sa récente entrée en poste. Peut-être même est-ce son premier jour. Je bénéficie d’une invitation de S.N.D. et elle ne sait pas quel code taper à sa caisse pour me délivrer mon sésame. Une légère panique l’envahit, elle se précipite sur un gros cahier dans l’espoir de trouver ce code, mais ne parvenant pas à ses fins, elle s’enquiert auprès de la déchireuse de billets qui lui donne la réponse. J’en conclue qu’il s’agit de sa supérieure ou, tout du moins, d’une personne plus ancienne dans le plexe. Cette déchireuse, elle, est clairement antipathique. Ni bonjour, ni merci, ni bon film, un regard à peine échangé, une indication de salle bafouillée prestement et un ticket presque jeté dans mes mains. En deux secondes et onze centièmes, je crois qu’elle a réussi à faire tout ce qu’il ne faut pas faire dans son métier. C’est une vraie gageure qui ne manque pas de me faire sourire, évidemment.
 

Une fois cette frontière franchie, je me retrouve face à face avec un grand comptoir de sucreries et autres breuvages aux pouvoirs lénifiants. Couleurs saturées, promotions grossières censées faire vendre. C’est ici le seul espace qui aurait pu tenir lieu de rencontre entre spectateurs, ou être dédié à la passion cinématographique, mais il n’est attribué qu’à un vulgaire stand consumériste laid et encombrant.
 

Je n’ai rien compris à ce que m’avait marmonné la déchireuse, heureusement les numéros des salles sont indiqués par de petits panneaux. Je me dirige vers la salle 3. Il faut descendre un escalier et ensuite suivre un long couloir étroit et biscornu. Le temps de m’apercevoir de l’état défraîchi du lieu, de la moquette râpée et des murs abîmés.
 

Comme le temps d’attente s’est allongé à la caisse, j’arrive alors que les bandes-annonces ont déjà commencé. Cela ne m’intéresse que modérément et comme il reste encore des places libres, j’en profite pour aller faire un tour aux toilettes. Là encore, il s’agit d’une salle comme il en existait il y a bien longtemps, à savoir que la porte de la sortie de secours qui se trouve dans la salle est aussi celle qui mène aux toilettes. Alors que l’entrée se faisait par l’arrière de la salle, celle-ci se trouve à la gauche de l’écran, si bien que tout le public vous verra aller et revenir des toilettes.
 

Ces dernières sont probablement les plus minuscules qu’il m’ait été donné de voir dans un plexe. D’abord, elles sont mixtes. Ca aussi… Triple point d’interrogation. En plus, tout est conçu en dehors du bon sens : elles s’ouvrent vers l’intérieur ! Il y a deux toilettes, une personne qui attend à l’intérieur, et le reste se masse devant la porte. Bref, c’est un bazar monstre.
 

De retour dans la salle, il reste encore de quoi choisir une place correcte. Je dirais que la salle fait environ 175 places et qu’à peu près la moitié finiront réquisitionnées. Je vous recommande toutefois de choisir parmi les premiers rangs car je me suis placé à peu près au milieu et je me trouvais déjà trop éloigné de l’écran.
 

Les fauteuils sont des strapontins d’un bleu cher à U.G.C. Mais pas du design qu’on trouve à l’U.G.C. Ciné Cité Les Halles, non, les fauteuils ressemblent plus à ceux des décennies précédentes avec le dossier rétréci par le haut. Un dossier qui ne monte pas bien haut et qui ne vous permettra d’adosser votre tête qu’une fois engoncé dans une position peu confortable. A part cela, le confort est moyen. L’espace est retreint et la visibilité avec votre voisin de devant plutôt correcte à condition que celui-ci ne soit pas trop grand, sinon tant pis pour les sous-titres.
 

Notons tout de même dans les points positifs que, pour une période de vacances scolaires, les jeunes venus en nombre ont été relativement silencieux, et qu’aucun téléphone portable n’est venu casser l’obscurité et la quiétude de la salle. En revanche, il y a deux blocs lumineux sur le côté gauche de l’écran, pour indiquer la sortie de secours et les toilettes (je vous rappelle qu’il n’y a qu’une porte pour les deux !)
 

Parlons maintenant de la projection, et là… L’U.G.C. Gobelins c’est le tiers monde du cinéma. Catastrophe sur toute la ligne. Une autre époque, une injure faite aux spectateurs, au cinéma, à Damien Chazelle.
 

Comme j’ai déjà vu le film deux fois dans des conditions optimales (au Max Linder, mais surtout au Pathé Wepler avec le procédé EclairColor), je peux facilement comparer en sachant quelle est la véritable image de LA LA LAND. Le film que j’ai vu à l’U.G.C. Gobelins n’a plus rien à voir. Dès les premières images c’est flagrant et proprement abominable. L’image manque terriblement de luminosité. Elle est plate et sans aucun relief, aucun punch, aucune dynamique. Le sombre a envahi l’écran. Les noirs manquent de modelé, ils étouffent tout. Je distingue à peine certains visages, aucune subtilité n’est rendue. Les couleurs qui sont une partie intégrante de la mise en scène sont ternes et complètement bouchées. Jamais elles ne s’extraient de l’image. Tout ou presque a la même valeur. C’est effrayant. Quand on connaît l’excellence du travail qui a été apportée à la photographie sur ce film, le projeter dans ces conditions est proprement scandaleux. Le manque de contraste redéfinit complètement l’étalonnage du film. Je me demande même si la projection se fait en 4K. Ce serait du 2K que ce ne serait pas étonnant. Même le son est trafiqué comme un goret. Beaucoup trop de graves, pas assez d’aiguës. Au moins le volume est assez puissant et rend bien compte des différences de niveaux avec lesquelles joue le film.
 

On ne décemment pas décider d’aller voir un film dans ces conditions, surtout quand on paie plus de 10 euros la place. Bon, moi, j’étais invité sur ce coup, mais je pense à ceux qui paient le prix fort et qui sont floués sur la marchandise. C’est une arnaque pure et simple. Jamais vous n’accepteriez de payer une bière chaude dans un café. C’est pareil. Fuyez ! Fuyez ! Fuyez !

 


 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 15:45

-----------  LES FAUVETTES  -----------
---------------  SALLE 3  ---------------

Lundi 6 février 2017, 19h50
LUMIERE ! L'AVENTURE COMMENCE de Thierry Frémaux

 

                C’est toujours un immense plaisir de revenir aux Fauvettes. Ce plexe possède la devanture la plus attrayante de Paris, toute en LED, comme quoi il est possible de subtiliser les affiches papiers sans pour autant faire l’économie du beau.
 

Les Fauvettes est assurément un lieu dédié à ceux qui apprécient de regarder des films dans de bonnes conditions, mais aussi de pouvoir vivre cette expérience dans un lieu amical et chaleureux, de grand standing, où il fait bon rester dans le salon pour continuer à discuter plus avant. L’épure de l’architecture ne rend pas forcément grâce à un supplément d’âme cinématographique, mais elle à surtout le grand avantage de rendre l’espace agréable et lumineux. C’est un peu comme si ce lieu avait été bâti pour une population spécifique qui ne se l’était pas encore approprié. Gageons que la patine du temps saura faire plus de place à l’empreinte cinéphile.
 

Il est à souligner que Les Fauvettes a dit adieu depuis très peu de temps aux films de patrimoine. Ce plexe qui s’était fait une ligne de conduite basée sur la restauration des films, vire aujourd’hui de bord et laisse la place aux exclusivités. Voir RAID DINGUE à l’affiche ici pique un peu les yeux quand on y a vu défiler tant de classiques du cinéma !
 

Le personnel est toujours aussi accueillant. A l’entrée, une jeune fille nous souhaite la bienvenue avec un très large sourire. Tout comme celle qui contrôle notre billet d’entrée et qui s’excuserait presque de prendre trop de temps avec la personne d’avant pour répondre à sa question.
 

A la projection de ce soir, les spectateurs sont venus en nombre. La séance est complète. Il y a donc une file d’attente assez longue avant de pouvoir accéder à la salle. Probablement le temps d’évacuer la séance précédente. Et nous pouvons constater qu’il n’y a ici aucune ceinture de sécurité pour parquer le public. D’ailleurs, celui-ci est discipliné et se place naturellement en file indienne au lieu de s’agglutiner devant l’entrée. Un monsieur assez âgé manque de nous passer devant. Il reconnaît immédiatement son erreur et nous lui signifions que, de toute façon, cela n’a aucune importance puisque les places sont numérotées. Il n’empêche qu’il insiste pour que nous récupérions nos places dans la file d’attente. Tout cela prouve bien que ces bandes de délimitation en plus d’être une véritable insulte sont d’une inefficacité criante.
 

La salle 3 est la deuxième plus grande salle des Fauvettes. Elle dispose de 143 places qui ont le grand avantage d’être de vrais fauteuils et non pas des strapontins. Bon espace pour chacun, on y voit bien à n’importe quelle place. L’écran est très grand, la définition en 4K superbe. Tous les niveaux sont parfaits, ce qui permet de profiter d’une image excellente. Le son, lui, est tout à fait correct. Il y manque un effet immersif plus prononcé, mais nous sommes déjà là dans de l’exigence.
 

Rien à signaler au niveau du public. Pas d’écran lumineux qui surgit subrepticement dans l’obscurité. En revanche, il y a bien un bloc lumineux de sécurité en bas à droite de l’écran, qui indique une sortie de secours. D’autant plus visible si vous choisissez une place dans la partie gauche de la salle. Dommage.
 

Enfin, notez que les lumières de la salle ne se rallument qu’une fois le générique de fin terminé. Nous apprécions.
 

Après le film, un petit entretien est organisé avec Thierry Frémaux. Jean-Pierre Lavoignat (directeur artistique du plexe) fait le relais. C’est aussi cela les Fauvettes : des rencontres (nombreuses) organisées avec des artistes dont les films sont projetés.
 

Ensuite, l’évacuation de la salle se fait avec un pragmatisme déconcertant. A la sortie, les membres du personnel remplacent les cordons de sécurité et nous indiquent aimablement la direction à prendre, celle du salon, ce qui évite de créer un embouteillage en passant par l’entrée où attendent les spectateurs de la séance suivante.
 

Effectivement, arrivés au salon, il est aisé de rejoindre la sortie ou de prolonger l’aventure dans le salon où Thierry Frémaux dédicace son livre. Les conversations commencent à émerger entre personnes qui se rencontrent. Le plexe est vivant.

 


 

Mis en lumière par MAYDRICK dans PLEXES
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:00

-------------  MAX LINDER  -------------

Lundi 30 janvier 2017, 14h00
LA LA LAND de Damien Chazelle

 

                Autant le dire tout de suite, le Max Linder est le plus beau plexe parisien. Cette salle porte autant l’héritage d’une histoire qui l’a vue traverser l’âge d’or des cinémas des Grands Boulevards, qu’elle a su s’adapter et se rénover pour miser sur le luxe, la sobriété et la qualité.
 

Aussi, je réserve ma venue dans cet écrin pour les soirées de gala, c’est-à-dire pour ces films qui se fêtent plus qu’ils ne se regardent. Or, j’ai déjà vu LA LA LAND. C’était mercredi dernier, le jour de sa sortie. J’avais alors opté pour le Pathé Wepler. C’est un choix qui peu paraître étrange tant ce plexe est parmi les moins attrayants qui soient, mais la diffusion de ce film se faisait en Eclair Color, et j’étais intrigué de découvrir la révolution annoncée par ce procédé. Ajouté au son Atmos, la salle 1 du Pathé Wepler délivrait ainsi une expérience unique absolument délicieuse, qui aurait pu arriver à nous faire oublier le froid polaire que nous fûmes obligés de subir sur le trottoir dans l’attente de nos billets, ou encore les innombrables déchets qui jonchaient plus que jamais le sol de ce plexe.
 

Point de cela au Max Linder, toujours très bien tenu. Lieu élégant sans verser dans l’ostentatoire, d’une architecture fort agréable et d’une décoration sans excès, il sait être à la fois accueillant et convivial.
 

Il dispose d’une très belle caisse old school qui se trouve entre la porte d’entrée et celle de sortie. Malheureusement, ce jour-là elle n’est pas fonctionnelle et il faut aller prendre les billets au comptoir qui se trouve à l’intérieur. Est-ce définitif ou bien est-ce une disposition prise pour éviter aux spectateurs d’être transis de froid lorsqu’ils se trouvent dans la file d’attente à l’extérieur ? Toujours est-il que le comptoir est l’endroit le moins plaisant du lieu. Pensez donc, c’est ici que se trouve toute la junk food qui a désormais envahi les plexes et dont le Max Linder n’a pas fait l’impasse. Il a juste le bon goût d’exhiber tout cela avec modération en évitant les couleurs trop vantardes et les écriteaux-promotions hideux.
 

C’est un jeune homme au look très parisien qui nous délivre notre ticket. Il n’est pas souriant pour un sou et plutôt hautain. Il fait exprès de ne rien regarder à droite puis à gauche, comme s’il n’était pas à ce qu’il faisait. Blasé. Parisien. Cliché.
 

Ce petit ticket carré plein de chiffres bizarres au recto, recèle un charme secret dès qu’on le retourne. Une affiche de film en petit format apparaît (SLEUTH de Joseph L. Mankiewicz). C’est le détail qui nous révèle que nous venons bien d’acheter du cinéma et non pas un quelconque bien de consommation.
 

Pour profiter du film, trois choix s’offrent désormais à vous : l’orchestre, plus haut la mezzanine et encore plus haut le balcon. Ensuite, tout n’est qu’une question de goût. Peu importe l’endroit choisi, on y voit toujours bien, la salle étant ingénieusement adaptée pour répondre aux exigences de chaque place. Généralement, je choisis la mezzanine car c’est à ce niveau que l’on se trouve pile poil dans l’axe du projecteur. Comme je ne me sens pas l’âme d’un aventurier aujourd’hui, j’opte à nouveau pour ce choix.
 

Pour une séance en début d’après-midi hors vacances scolaires, il y a beaucoup de monde dans la salle. Ce n’est pas plein non plus et il est encore l’heure de trouver une place correcte.
 

Strapontins suffisamment moelleux, confort épatant. Sublimes dossiers arrondis, mais pas assez hauts pour appuyer sa tête. Pour les personnes aux grandes jambes, l’espace est juste suffisant, mais loin d’être inconfortable.
 

Au rayon des blocs lumineux de secours, il faut en noter deux, chacun en bas de l’écran des deux côtés. S’ils sont assez visibles depuis l’orchestre, ils le sont beaucoup moins depuis la mezzanine car ils se trouvent cachés par un promontoire qui empêche une grande partie du public de la mezzanine d’être incommodé. Depuis le balcon ils sont même probablement invisibles. En revanche, les lumières qui se trouvent sur les marches des escaliers restent allumées pendant toute la séance et provoquent une luminosité très pénible. Il faut aussi mentionner que les lumières de la salle se rallument à peine le générique de fin commencé, ce qui est proprement inadmissible pour une salle de ce standing. D’autant plus que le public ne s’est pas levé tout de suite mais a attendu un bon moment avant de lever le camp.
 

Le Max Linder est un gage de qualité quand à la projection des films. La salle dispose d’un son THX assez merveilleux. L’image n’est pas en reste et est sûrement l’une des plus belles sur le circuit. Seulement voilà, depuis la projection en EclairColor au Pathé Wepler, la différence est flagrante. Je ne parlerai pas de révolution pour commenter ce procédé, mais il est certain qu’à côté l’image du Max Linder paraît légèrement plus terne, les couleurs semblent moins ressortir et le contraste à retravailler. L’EclairColor est une vraie réussite et on se demande comment cela se fait qu’aujourd’hui, avec des logiciels aussi puissants, on ne disposait pas encore d’une image de cette qualité. Mais ne rabaissons pas le Max Linder et redisons que l’image qui est proposée ici en 4K est parfaitement suffisante et qu’EclairColor ou pas, cela ne fait pas d’un mauvais film un bon film.
 

Pour une image de cette qualité, il fallait un écran exceptionnel et c’est avant tout pour cela qu’il faut aller au Max Linder. L’écran est absolument sublime et complètement stupéfiant avec ses 16 mètres d’ouvertures ! Ses côtés sont incurvés et cela pose un problème conséquent. En effet, l’image qui apparaît à l’écran est droite. Ce qui signifie que le haut et le bas de l’image sont parfaitement horizontaux, si bien que l’espace est plus important entre les coins de l’écran et l’image qu’entre le milieu de l’écran et l’image. D’autre part, cette projection a bénéficié d’un souci flagrant, et ce dès les bandes-annonces. L’image était placée un peu trop bas. Or, dû aux problèmes d’incurvation dont je parlais plus haut, le bas de l’image était perdu au centre de l’écran. Concrètement, nous avons pu voir pendant une publicité qu’une mention légale écrite en tout petit en bas de l’image, disparaissait en son centre alors que l’on pouvait voir le début et la fin de la phrase près des coins !
 

Etant le dernier à sortir de la salle, j’en profite pour remarquer que le Max Linder fait bien là où les gros plexes font mal : aucun employé ne surgit dans la salle avec un sac en plastique pour ramasser les diverses cochonneries laissés par les spectateurs. D’ailleurs, c’est bien simple, il n’y en a pas. Le sol est propre. Pas un seul pop-corn.
 

Petit tour par les toilettes qui, elles aussi, sont excellemment tenues.
 

En me dirigeant vers la sortie, je croise la file d’attente pour la séance suivante, qui se poursuit presque sur le trottoir. Personne ne râle. La plupart discute cinéma. C’est comme cela qu’on aimerait voir un peu plus de plexes.

 


 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 23:42

-------  GAUMONT PARNASSE  -------
---------------  SALLE 5  ---------------

Jeudi 5 janvier 2017, 15h50
LE COEUR EN BRAILLE de Michel Boujenah

 

                Au cœur du quartier Montparnasse gît un plexe qui vend des films sans se soucier de devenir un lieu consacré au cinéma, mais bien plus au culte de sa personnalité. Si l’impression de ne jamais mettre les pieds dans un endroit qui s’apparente à un cinéma subsiste dans ce plexe, il faut principalement en chercher les causes dans une propagande à l’effigie de Gaumont, qui régit les moindres recoins de ce bâtiment. L’intérieur est intégralement décoré aux couleurs vives de l’enseigne. Jaunes, oranges, violets ad nauseam. Le tout agrémenté de formes convexes, arrondies, boursoufflées. Une infantilisation maximum règne ici comme dans la plupart des plexes Gaumont. Toute la décoration donne l’impression de se retrouver dans une sorte de grand magasin destiné aux jeux vidéos ou à une autre activité ludique destinée aux mineurs. Et qui plus est, tout cela est fait sans aucun goût. C’est très laid. Les finitions permettent d’affirmer l’identité du lieu en disséminant un maximum de marguerites, emblème évident de la Gaumont, qui jonchent notamment toutes les moquettes. Les indices du totalitarisme de la firme sont évidents et enserrent le spectateur dans un étau liberticide peu contraignant à priori puisqu’il ne l’empêche pas de voir le film qu’il a choisi. Il n’empêche qu’à trop vouloir mettre en avant son identité plus que ce qu’elle vend, Gaumont informe clairement ses clients du peu de respect qu’il confère aux films qu’ils sont venus voir, et donc du peu de respect pour ces mêmes clients.
 

L’entrée par la rue d’Odessa se fait par un immense hall-couloir avec des pertes de place conséquentes que les bornes de réservation essaient de combler. Un peu plus loin se trouve un énorme comptoir de boissons et sucreries. Proéminence agressive du stand, couleurs vives et publicités provocantes. Cet emplacement est plus imposant que la caisse qui se trouve tout au bout, sur la droite. Là, les cordons de sécurité font des zigzags pour discipliner les spectateurs. Comme si toute cette entrée n’était pas suffisamment grande pour accueillir une seule longue file d’attente. Celle d’aujourd’hui est composée d’environ une dizaine de personnes. Et l’avancée est lente. Très lente. Car Gaumont n’a pas jugé utile d’ouvrir au moins une autre caisse. Sur les quatre possibles, une seule est tenue par une jeune femme qui essaie de s’en sortir comme elle peut. Elle essaie de garder son sourire et son caractère avenant même si elle voit bien le nombre de personnes qui attendent et qui commencent à s’impatienter. Elle fait bien son travail puisqu’elle ne cherche pas à bâcler chaque demande, et prend le temps qu’il faut pour accueillir les clients. C’est bien malgré elle que les spectateurs s’agglutinent, car une étape lui demande à chaque fois plus de temps que nécessaire. Celle où elle demande à chaque spectateur de choisir sa place dans la salle sur un écran. Comme ce dernier ne rend pas bien compte du placement en salle, chacun hésite à choisir un siège adéquat. Cette bien mauvaise idée des plexes Gaumont et Pathé non seulement ne sert à rien puisque tout le monde choisit une place différente à l’arrivée dans la salle, mais elle est aussi cause du rallongement lors du passage en caisse. Son seul avantage est de pouvoir réserver sa place lorsque la salle est remplie et qu’on sait qu’on arrivera dans les derniers.
 

Le Gaumont Parnasse est un plexe rassemblant 12 salles divisées en 4 secteurs. La salle 5 se trouve dans le même bloc que la salle 6 et la salle 7. Il faut descendre un escalator pour y arriver, mais un ascenseur est aussi disponible pour les handicapés.
 

Une bonne rénovation serait ici nécessaire même si la moquette ne semble pas trop défraîchie. Une pancarte publicitaire cache un réduit en ruines, sans porte, où trainent des outils de nettoyage. L’escalator grince tous les deux secondes en produisant un bruit strident extrêmement désagréable qui provoque des frissons dans tout le corps. Attendre dans cet espace confiné est une souffrance.
 

Les toilettes sont assez exigües. La serrure d’une des portes est cassée. Propreté relative. L’essuie-mains est placé juste à côté du lavabo et il faut donc attendre que la personne précédente ait fini de s’essuyer les mains pour pouvoir laver les siennes. Well done !
 

La disposition de la salle 5 est plutôt charmante. Petite salle de 88 places, partagée en deux. Après les deux premières rangées, un espace plutôt large permet aux spectateurs du troisième rang de pouvoir étendre leurs jambes sans déranger personne. Ici, la place semble idéale et les rangs du devant apparaissent ainsi un peu trop proches de l’écran. Celui-ci occupe une bonne place malgré cette petite salle, plus large que profonde. En bas de cet écran, une traînée horizontale d’environ 20 centimètres donne l’impression d’un objet qui appuie contre l’écran par derrière. Ou peut-être est-ce une déformation définitive. Heureusement cela n’occasion pas de distorsion trop voyante pendant le film.
 

Les fauteuils sont malheureusement des strapontins et sont peu confortables. La jointure entre le siège et le dossier est très désagréable. Ce qui est bien dommage car la mousse qui se cache sous le rouge du velours est plutôt bien absorbante pour le poids de notre corps.
 

Sur la droite, au bout de l’allée qui sépare le deuxième et le troisième rang, se trouve une porte de sortie surmontée d’un bloc fortement lumineux. Quel intérêt de le laisser allumé puisqu’il signale une porte condamnée dont l’utilisation est rendue impossible par la chaîne de sécurité qui la bloque ?
 

L’image, elle, manque de luminosité. Le son, lui, est d’une puissance agréable, même si l’installation ne rend compte que d’un 5.1 basique.
 

Et puis, je m’en étais aperçu dès l’entrée dans le plexe, mais la projection révèle le caractère du public. 29 personnes ont pris place et j’aurais dû me douter que le milieu de l’après-midi serait propice à la sortie des personnes âgées voire très âgées. Ce qui est d’ailleurs assez étonnant pour un film destiné au jeune public. Cela a le mérité d’éviter les téléphones portables intempestifs, mais ne protège pas des conversations chuchotées à haute voix pour commenter les moindres détails du film. Pendant le générique de début, une personne âgée entre dans la salle :
 

LA PERSONNE AGEE (suffisamment haut pour qu’on l’entende) : Oh ! Il fait tout noir. Je n’y vois rien. Oh la la ! Je vais tomber. Je n’y vois vraiment rien. Pardon… Excusez-moi, c’est tout noir, je n’y vois rien.

UNE AUTRE PERSONNE AGEE (suffisamment bas pour qu’on l’entende) : Il n’y a rien à voir !
 

Les lumières se rallumeront doucement pendant le générique de fin, mais c’est vrai qu’il n’y avait pas grand-chose chose à voir au Gaumont Parnasse autant sur l’écran qu’en dehors.

 


 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 09:00

--------------  ESPACE 1789  --------------
---------  SALLE FLOREAL  ---------

Lundi 2 janvier 2017, 18h15
PAPA OU MAMAN 2 de Martin Bourboulon

 

                Que voyons-nous au loin alors que nous sommes encore à quelques enjambées de l’Espace 1789 ?  Des affiches ! Oui, ces satanées affiches en papier comme celles qui trônaient jadis en façade de chaque plexe. Et pas n’importe lesquelles. Des affiches grand format en veux-tu en voilà. Et d’autres encore en format moyen. Il faut dire qu’il y a ici beaucoup d’espace à combler. Ainsi sont annoncés les films à l’affiche et ceux qui le seront prochainement. Ici, pas d’écrans LCD dont les palpitations vous agressent les pupilles. Dans le très grand hall, vous trouverez aussi quelques articles concernant les films projetés. Enfin un endroit suffisamment vaste pour accueillir les spectateurs lorsqu’il fait trop froid ou qu’il pleut. D’autre part, la devanture est aussi abritée sur une grande surface, ce qui permettre d’attendre patiemment devant le plexe si besoin est.
 

Une grande caisse nous attend, avec une jeune femme qui semble perdue derrière sa vitre. Avec une grande gentillesse elle nous délivre notre large ticket qui ressemble bien plus à un billet de spectacle. Chouette ! Pour une fois nous avons un peu l’impression de nous cultiver en allant au cinéma. Il faut dire que c’est un lieu ou les salles accueillent aussi des spectacles. C’est comme cela qu’il faut comprendre les divers projecteurs qui ornent la salle.
 

Sur la droite, il existe une espace qui a l’air de faire de la restauration. Je n’ai pas bien regardé en détail, mais il me semble qu’il s’agit d’un endroit propice pour échanger avant ou après la séance. Ou plutôt lorsqu’il s’agit d’un spectacle car l’endroit n’a pas l’air ouvert et probablement qu’il ne l’est que lorsqu’il y a affluence.
 

Avant que la séance ne débute, j’en profite pour aller faire un tour aux toilettes. Evidemment, il n’y a pas eu beaucoup de passage mais je dois avouer que ce sont les toilettes les plus propres qu’il m’ait été donné de voir dans un plexe. L’endroit sent même un peu trop fort le détergent. Alors, certes, elles n’ont pas le côté moderne de celles des plexes derniers-nés, et tout cela donne plus à penser à une ancienne salle de spectacle rénovée, il n’empêche que cela est préférable à ces toilettes non entretenues qui sont trop souvent la norme.
 

La salle peut accueillir pas loin de 200 personnes et pourtant nous ne serons que 2 pour cette projection. Malgré le côté légèrement suranné de la déco, les strapontins semblent bien neufs et alternent de manière aléatoire entre les sièges rouges et ceux violets, plus nombreux. L’installation sonore est visible et promet une belle immersion. Il y a des baffles partout, chacune installée non loin de sa voisine. Devant, sur les côtés, derrière. Les lumières sont assez coquettes et proviennent du fond de la salle ainsi que des côtés. En fait, avec ses moyens limités, la salle cherche à être la plus conviviale possible, essaie de marier une certaine sobriété tout en cherchant à ne pas être morne. Même s’il faut noter une sortie de secours trop visible et trop laide, et des extincteurs qui viennent rompre avec le charme de la salle.
 

L’écran est bizarrement enfoncé dans une sorte de niche. Comprenez par là que ses deux murs directs sont bien plus avancés. En revanche, sans ces côtés, cela aurait permis de poser là un écran bien plus large. Autant privilégier les premières places pour un confort visuel optimum.
 

Bien qu’elle n’accueille pas 200 personnes, la salle est pourtant très grande. Vous aurez donc beaucoup de place pour vous installer confortablement. Les spectateurs aux grandes jambes seront à la fête. Ceux de petite taille un peu moins car les fauteuils sont tous au même niveau. Il vous faudra donc espérer ne pas avoir une personne trop grande placée devant vous. Mais une fois installés, vous bénéficierez de sièges confortables, à mi-chemin entre le moelleux d’U.G.C. et la fermeté de Pathé.
 

Comme prévu, le son de la salle bénéficie d’un modelé très riche avec de belles variations. L’image n’est pas en reste et révèle très certainement du 4K. L’écran, lui, est légèrement trop brillant et admet quelques reflets lorsque les blancs côtoient trop de noirs.
 

Pour ce qui est des blocs lumineux, il faut signaler celui qui indique la sortie de secours, à gauche de l’écran. Il casse l’obscurité de la salle qui, sinon, serait très appréciable compte tenu de la belle hauteur sous plafond et surtout du renfoncement de l’écran. Il y a aussi le bloc de sécurité au-dessus de la porte par laquelle nous sommes entrés, mais si vous n’êtes pas placés trop à droite et de préférence dans les premiers rangs, il échappera à votre angle de vue.
 

La spécificité qui fait que l’Espace 1789 se démarque des autres plexes vient dans ce qu’il propose avant le film.
 

D’abord, aucune musique d’attente avant  les bandes-annonces. Et uniquement des bandes-annonces. Aucune publicité. N’est-ce pas cela le luxe ? En plus, ce ne sont que des films qui sont diffusés ou seront diffusés ici. Bah, c’est vraiment délicieux car cela permet de voir des bandes-annonces de films que nous avons déjà vus. Dans ce sens-là, le circuit est bien plus fascinant !
 

Dix minutes de bandes-annonces. L’Espace 1789 a compris qu’il est inutile de gaver son public. Il est bien plus intéressant de le régaler. Et pour cela, il sort sa botte secrète : le court métrage. Eh oui ! Ca, c’est la belle surprise. Un petit film (déjà vu mais peu importe) qui permet de découvrir peut-être un futur réalisateur de longs métrages, mais surtout qui permet de mettre en avant la valeur cinéma autour d’une passion commune. Ca, c’est de l’entrée en matière ! De là à conclure qu’une séance de cinéma sans court métrage c’est comme faire l’amour sans préliminaires…
 

Après ce court métrage, les lumières de la salle se rallument pendant une minute. Comme lorsqu’il y avait un entracte et que nous achetions des Miko à l’ouvreuse. Nous n’irons pas jusque-là. Les lumières s’éteignent doucement. Elles ne se rallumeront que bien plus tard, alors que le générique de fin en est à peu près à la moitié. D’ailleurs, seules les lumières du fond de la salle se rallument avec une lenteur exquise.
 

Il est temps de quitter la salle, chose que nous ne sommes pas pressés de faire car les séances ne s’enchaînent pas à une allure déraisonnable, comme à l’U.G.C. Ciné Cité Les Halles. Et, comble de la bienséance, le jeune homme du personnel qui entre pour vérifier la salle, a l’élégance de na traîner aucun sac poubelle. Certains pourraient en prendre de la graine. Il nous dit même au-revoir en nous croisant. Mais là, ce n’est plus la politique de certains plexes qu’il faudrait revoir, non, il faudrait les raser purement et simplement.

 


 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 02:00

---------  U.G.C. NORMANDIE  ---------
---------------  SALLE 4  ---------------

Mercredi 28 décembre 2016, 19h10
PATERSON de Jim Jarmusch

 

                Ce n’est pas parce que l’U.G.C. Normandie se situe sur les Champs-Elysées qu’il faut s’attendre à un plexe de luxe. Et pour tout dire, ce n’est pas un plexe mais plutôt un couloir. Un couloir partagé avec le Lido et auquel il faut prendre garde car si nous ne faisons pas attention, nous nous retrouvons à attendre dans la file du Lido qui se masse devant l’entrée. Enfin, surtout à cette heure, car dans la journée il doit y avoir moins de monde.
 

Les bornes de réservation sont prises d’assaut alors qu’il suffit d’aller au bout du couloir pour parvenir à la caisse où il n’y a personne. L’ouvreuse discute avec le caissier. Une bonne humeur transparaît. Il n’empêche que nous sommes dans un couloir, qui plus est agrémenté des bruits de discussions émises par la foule du Lido. Rien de bien propice à l’ambiance cinématographique. Mais bon, nous échappons au traditionnel mur de sucreries, le manque de place a parfois du bon.
 

Le caissier est très sympathique. Il semble heureux d’avoir enfin un client, tout du moins quelqu’un qui vient lui donner une raison à sa présence. Il me remet un ticket avec un grand sourire et une fierté non feinte d’avoir enfin pu faire ce pour quoi il est payé. Le ticket est aussi laid que tous ceux qu’U.G.C. délivre désormais en caisse. L’ouvreuse l’a remarqué et s’empresse de le déchirer pour exprimer de manière non verbale tout ce qu’il mérite.
 

L’entrée se fait à gauche de la caisse. Il suffit de descendre quelques marches pour débarquer dans la salle, à la gauche de l’écran, ce qui signifie, vous l’aurez compris, que vous êtes visible par tout le public. Ce qui est d’autant plus étrange qu’une raison doit m’échapper pour laquelle la salle n’a pas pu être conçue à l’inverse. En apparence, rien ne s’y oppose.
 

Cette salle 4 est quelque peu atypique avec son allée qui longe les rangées et ses formes bizarroïdes, toujours sur le même côté, qui brisent le côté quadrilatère des salles conventionnelles.
 

Une autre allée partage les sièges. Deux sur la gauche, huit sur la droite. C’est une salle moyenne qui recense tout de même 161 strapontins. Les traditionnels sièges bleus d’U.G.C. avec leur moelleux profond et le revers de leur dossier en bois. Alors, pour faire rentrer autant de sièges dans une salle de cette dimension, il fallait bien ruser quelque part. C’est simple : une fois assis, vos genoux touchent le dossier en bois de devant. Et encore, je change de place car celui devant est défectueux et s’affaisse en arrière plus que les autres. Vous l’aurez compris, au niveau de la place, mieux vaut ne pas vous trouver dans une salle bondée. Dans ce cas-là, vous serez aussi confrontés au manque de visibilité occasionnée par la présence d’une personne un peu trop grande assise juste devant vous. Heureusement, ce soir-là, il n’y avait que 43 personnes dans la salle, ce qui était amplement suffisant pour trouver une place convenable.
 

Comme cette salle est plus profonde que large, je vous conseille de ne pas vous éloigner plus loin que la moitié de salle, pour bénéficier du meilleur confort de visionnage. Passé cette limite, l’écran pourra apparaître de plus en plus petit, et c’est bien connu : le cinéma, cela se regarde de près, sinon on ne voit pas tout.
 

Très belle image, mais un son qui manque d’impact et surtout de richesse dans la provenance des sources. Cette salle aurait bien besoin de repenser totalement son système audio.
 

Une longue toile d’araignée pend du plafond, ce qui provoque une ombre portée sur l’écran pendant les bandes-annonces. Je pense au film et je me dis qu’heureusement la lumière ne vient plus du fond !
 

Les bandes-annonces ne sont toujours pas diffusées en plein écran et, qui plus est, comme les lumières de la salle restent allumées, cela crée des halos lumineux sur l’écran qui perturbent grandement par une lumière orangée, la vision des ces publicités. Et d’ailleurs, il faut souligner que la projection du film est elle aussi perturbée par une lumière. Il s’agit de celle qui provient du corridor par lequel les spectateurs entrent (à la gauche de l’écran, si vous avez bien tout suivi jusque-là). Forcément, elle est extrêmement visible pendant tout le film, et elle arrive même à faire oublier le bloc lumineux de sécurité qui indique la sortie, au même endroit. C’est vraiment une erreur très dommageable car avec le côté atypique de cette salle, sans cet effet lumineux, il est fort à parier qu’elle bénéficierait d’une belle obscurité pour le film.
 

Notons aussi que les lumières de la salle se rallument pendant le générique de fin, mais elles ont au moins le tact de faire cela avec la plus grande douceur possible. Et puisque nous sommes dans la délicatesse, mention spéciale à la jeune femme du personnel en charge de la propreté de la salle, qui n’entre qu’une fois le générique terminé et qui fait son travail sans sac poubelle à la main.
 

A part cela, une chose assez étonnante. Sur les Champs-Elysées, avant les bandes-annonces, la musique d’ambiance c’est de la musique classique. Cela change des beats infernaux diffusés à l’U.G.C. Ciné Ciné Les Halles, par exemple. C’est une question de génération ou de valeurs ? Ce que je sais du public de cette séance, c’est qu’il était assez mélangé en termes d’âges et de classes sociales. Je dirais même que c’était pareil qu’aux Halles, avec un jeune qui n’arrête pas de consulter son téléphone toutes les dix minutes, un couple plus âgé au premier rang qui l’a fait une fois, et des personnes âgées qui chuchotent beaucoup pendant la séance quand elles ne peuvent se retenir d’aller soulager leur vessie. Alors, pour la musique classique, je dirais qu’on achète sa quiétude comme on peut.

 


 

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