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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 16:26

QUESTION : A qui Jean-Pierre Jeunet avait-il pensé en premier avant d’engager Audrey Tautou pour LE FABULEUX DESTIN D’AMELIE POULAIN ?

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 00:00
Pas très professionnel son tatoueur :  


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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 12:57

QUESTION : Quelle future star de la télévision et du cinéma est, en 1987, l’un des héros du film LE RETOUR DES TOMATES TUEUSES ?

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 00:00
Restons normaux :  


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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 21:18

            Tu sais que tu es devenu un autre homme le jour où tes amis arrêtent de te dire : « Ta mère c’est Renée Zellweger », le jour où tu peux répondre à cette question parue dans un grand quotidien : « Quand on étrangle un schtroumpf, de quelle couleur devient-il ? », le jour où tu t’aperçois qu’un chinois n’est pas un restaurant et que c’est pour cela qu’on ne peut pas manger dedans, et enfin le jour où tu n’éprouves plus aucune émotion à l’idée de te séparer de ta petite chienne qui est si mignonne quand elle se met en boule comme ça dans sa panière, oui, c’est certain, mais voilà maintenant 2 ans qu’elle est morte. Ce jour-là, tu sais que ta vie va changer. Tu te précipites alors sur ta boîte mail et tu découvres que tes interlocuteurs ont pour toi une forme de respect tout à fait nouvelle.

En témoigne ce mail reçu de la part d’Allociné qui te contacte personnellement en tant qu’expert du cinéma. Là, tu vois défiler ta vie en gros plan. Ce qui m’amène toujours à me demander si, juste avant de mourir, tout le film de notre vie défile devant nos yeux, est-ce que, pour les aveugles, ce n’est pas plutôt la bande sonore ? Donc, tu vois défiler ta vie en gros plan. Ton ancienne vie, car maintenant tu es devenu Expert du cinéma. A toi la vie de luxe, les projections privées, les honneurs lors de ta venue, les cocktails où le caviar coule à flots et les putes s’allongent sur des canapés chauds et dorés, ou le contraire peut-être… Bref, c’est la grande vie qui s’ouvre à toi : champagne, strip-teaseuses, cordillères de coke, soirées jet-set et virées en Fiat Punto. Tu réponds donc derechef au bienveillant Allociné que tu es très content de ta nomination en tant qu’Expert par lui-même, que c’est bien la moindre des reconnaissances à laquelle tu pouvais t’attendre, que tu avais déjà préparé un discours de remerciement où tu ne remercies que toi parce que cette victoire c’est TA victoire, que son site est bien pourri mais que tu prendrais volontiers les invitations aux projections qu’il pourrait te proposer et que s’il lui reste, par la même occasion, un petit sachet de coke dans un coin tu es preneur. Comme l’était le jeune marié. Et ça marche ! Bien évidemment puisque tu es Expert du cinéma ! Il ne peut rien te refuser et t’invite donc à sa deuxième soirée « Family and friends » à l’Elysées Biarritz. Alors là, les choses se compliquent. Au vu de la dénomination de cette soirée il va sûrement s’agir d’une grande fête internationale avec une dominante d’anglophones. Qu’à cela ne tienne ! Tu as une semaine pour perfectionner ton anglais et c’est bien plus qu’il ne t’en faut. Tu débarques donc le soir indiqué sur ton petit carton d’invitation (qui est en fait le mail imprimé sur du papier A4) et tu commences par te présenter dans cette jolie langue d’outre-Manche. Personne ne te comprend ! Tout ça pour ça, comme dirait le poète sans talent. Tu sens déjà que cela ne va pas être facile pour se faire des amis dans cette soirée ! Tu t’installes tranquillement dans ton fauteuil et tu essaies de trouver une explication plausible à cette formulation : « Family and friends » Qu’a-t-elle donc de plus que « Famille et amis » ? Et d’ailleurs pourquoi ta famille et tes amis ne sont pas invités ? Peut-être vont-ils surgir pendant la soirée pour te faire une surprise. Ce serait stupide puisque c’est annoncé dans le titre ! Heureusement, le film commence et empêche ta surchauffe neuronale. Putain, il est en français et même pas sous-titré en anglais !... Ensuite, c’est l’heure du cocktail. Et c’est là que tu te félicites d’avoir persévéré dans l’apprentissage de cette langue débile où « famous » veut dire « célèbre » et « journey » signifie « voyage ». Les rosbifs, il faut vraiment qu’ils comprennent rien à leur langue pour faire des contresens pareils ! Donc, c’est jour de chance puisque tu t’approches du bar où tu t’exprimes avec ce flegme typiquement britannique : « Do you have some Coke please ? » Et là, le serveur t’a compris. Véridique. Il t’entraîne vers les cuisines et te refile en cachette un petit sachet à prendre à dose homéopathique en cas de baisse de tension. Merci Allociné ! Juste le temps de passer par les toilettes où tu entends que d’autres ont aussi eu accès au mot de passe et te revoilà dans la salle de cinéma pour le second film. A la fin on te file un bouquin intitulé « Secrets de tournage » et tu te casses sans que personne n’ait une nouvelle fois compris ton petit mot de remerciement. On a beau dire ce qu’on veut sur les rosbifs, cela ne se serait sûrement pas passé de la même façon chez eux ! Bon, sinon, pour ne pas oublier de faire celui qui n’aime jamais rien, pendant la projection il y a des vigiles sur le côté qui circulent pour s’assurer que tu ne pirates pas le film et, franchement, le mec qui déambule à côté de toi pendant toute la séance, même au Pathé Wépler ils n’avaient pas encore osé ! Et puis, tu as aussi eu droit aux visites de Vincent Cassel (acteur qui n’a rien à dire) et de Thomas Langmann (producteur qui parle comme un producteur, et qui n’a donc rien à dire non plus), bien évidemment puisque l’on t’a projeté le diptyque MESRINE :

L’INSTINCT DE MORT - L’ENNEMI PUBLIC N°1


MESRINE - L'INSTINCT DE MORTMESRINE - L'ENNEMI PUBLIC N°1
 

          

            Beau programme citoyen en perspective ! Mais avant tout, parlons un peu de la production. C’est Thomas Langmann qui s’y colle via sa société La Petite Reine. Il était notamment à l’origine d’un film qui n’a jamais aussi bien porté son nom : LE BOULET (Bill), du prophétique ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES dont la débâcle artistique annonçait celle qui allait suivre en Chine, du mystérieux BLUEBERRY qui a failli être un film très réussi, et puis surtout de l’excellent STEAK dont tu as déjà parlé ici et qui ne méritait pas un tel dédain du public. Tu l’auras compris, lorsque le fils de Claude Berri sort l’artillerie lourde, c’est généralement du blockbuster ultra-formaté, inepte, qui rate tout ce qu’il entreprend et dont le seul titre de noblesse est d’arriver parfois à faire du chiffre d’affaire, ce qui ne garantit pas le succès d’un film comme tu le sais si bien.

Alors, Thomas Langman, tu as envie de lui dire deux mots, quand même. Tout d’abord, pour toi qui aimes le cinéma, il fait un peu figure d’ennemi. Il te donne l’impression d’une grosse boîte de production qui ne cherche qu’à faire du fric, un entrepreneur dans le plus mauvais sens du terme puisqu’il ne voit que le côté business sans se préoccuper du show. Finalement, tu pourrais en découdre en concluant que Thomas Langmann est au cinéma ce que William Saurin est au cassoulet. Si tu t’approches de plus près, tu verras que cela n’est pas tout à fait vrai. En fait, Thomas Langmann paie très cher l’arrogance qu’il a mise dans un projet comme ASTERIX AUX JEUX OLYMPIQUES (dont il n’a toujours pas conscience du ratage, soit dit en passant), arrogance qui était déjà palpable pour LE BOULET (Bill) et BLUEBERRY. Eh bien, toi, Thomas Langmann tu ne le détestes pas autant que cela. Attention, pas le gars en lui-même qui est humainement insupportable avec ses employés, non, tu t’attaches uniquement à ce qu’il entreprend en tant que producteur. Et tu irais même jusqu’à le féliciter et boire un coup avec lui au cours d’une grande fête médiévale dans la vallée du Dropt. Ou pas. Ce qu’il y a d’attachant avec lui c’est qu’il se donne les moyens de sa réussite. Thomas Langmann produit des films ambitieux. Enfin de la démesure dans le cinéma français ! Tu le préfères à un Luc Besson, par exemple. Finalement, chez ce dernier, un film d’action n’est jamais qu’un énième film d’action. Avec Thomas Langmann, c’est aujourd’hui non pas un mais deux films sur celui qui fut l’un des criminels français parmi les plus fascinants. Alors il y a de la débauche d’énergie, une vraie recherche de qualité (même si l’on ne sait pas très bien ce que cela veut dire), des investissements énormes, des plans de travail immodérés, Florence Thomassin au casting etc. C’est dionysiaque et tu aimes cela ! Tu aimes cette audace excessive et stakhanoviste, ce trop plein de volontarisme, cet océan d’exigences narcissiques. Le revers du décor c’est une dépense d’argent conséquente qui débouche inévitablement sur un gaspillage monstrueux. Et ce n’est pas forcément un compliment venant de ta part, puisque tu as toujours pensé que 50 personnes sur un plateau c’était déjà 49 personnes de trop. Tu exagères, mais il fallait vraiment le voir pour le croire à quel point le plateau de tournage était encombré de personnes qui ne servaient qu’à tenir un manteau, à prendre les commandes du repas de midi puisqu’il fallait choisir entre les menus 1, 2 ou 3, à numéroter tout et n’importe quoi même les numéros déjà numérotés, à faire la danse de la pluie pour le tournage du lendemain, et je ne compte pas les quelques clodos qui s’étaient glissés dans cette petite ville et qui passaient inaperçus. Bref, retour gagnant des années 80 et glorification de la politique de Ronald Reagan. Beurk !

Et si tu nous parlais de cinéma maintenant ? Cela va être corsé mais lançons-nous. Pas trop loin quand même. Ce diptyque est plutôt une bonne surprise vu que tu ne t’attendais à rien de pittoresque. C’est même légèrement au-dessus de la moyenne nationale, sans éviter certains grands pièges, comme nous l’allons voir.

JEAN-FRANCOIS RICHETLe plus gros défaut vient d’avoir choisi Jean-François Richet comme réalisateur. Fièrement décoré par le C.L.C. pour ses immondes ETAT DES LIEUX, MA 6T VA CRACK-ER, DE L’AMOUR et ASSAULT ON PRECINCT 13, voici quelqu’un qui ne fait que répéter ce qu’il a entendu et sans en dégorger la substantifique moelle. Cela va de ses premiers films où il essaie de se la jouer porte-parole de la banlieue, mais n’évite aucun cliché, lorgne du côté de LA HAINE (film très réussi, lui), délaisse le sujet social pour profiter de l’engouement pour la violence des banlieues et la peur qu’elle inspire (c’est le milieu des années 90, rappelons-le), jusqu’au remake d’un film de John Carpenter qui achève de nous prouver la vacuité cinématographique de ce jeune homme. Il fait ce que l’on appelle du cinéma de mode, c’est-à-dire qu’il jongle avec les sujets des journaux ou avec des effets stylistiques qui donnent une certaine allure à un film, un côté un peu fashion, je fais du cinéma dans le mouv'. Allure factice puisqu’elle n’est faite que pour masquer son peu de lyrisme. Laissons-lui du temps, te souffle-t-on dans ton oreillette, il vient juste de comprendre la signification du logo Carrefour. Malheureusement, le temps ne fait rien à l’affaire, c’est exactement la même chose pour ce diptyque.

Le film aurait énormément gagné s’il avait réussi à conserver Barbet Schroeder, cinéaste inégal, certes, mais qui se donne la peine de se réfugier dans un univers qui lui est propre (et toujours intéressant) même lors d’une commande.

C’est donc Jean-François Richet qui nous fera mal sur ce coup-là, et ça commence d’entrée lorsqu’il nous fait le coup de la fin qui est en fait le début du film et pourtant c’est bien la fin mais on l’a placé au début parce que… parce que… Mais parce que c’est du maniérisme, voilà tout ! Tu as beau ressortir cet exemple à tout bout de champ, lorsque Brian de Palma fait cela au début de CARLITO’S WAY c’est qu’il y a une idée derrière cet effet. Cela présente un intérêt de connaître le dénouement alors que tout ce qui va suivre est une lutte contre cette fin. En plus, dans le diptyque c’est absolument le contraire. C’est même dit dans le film, Vincent Cassel sait parfaitement que sa seule issue possible n’est autre que son exécution par les brigades de la mort. Oui, d’accord, la police si vous préférez. C’est fou de devoir rabâcher sans cesse cela ! C’est à croire que Jean-François Richet ne te lis pas ! Voilà donc une première scène complètement absurde d’autant plus que tout le monde sait que Mesrine est mort depuis bien longtemps et qu’il a été assassiné par les brigades de la mort. Outre cette considération, cette scène est très mal amenée puisqu’au travers de la tension qu’elle crée dès ses premières secondes, elle annonce immédiatement que quelque chose de grave va arriver. Et pour ceux dont tu fais partie, qui avaient déjà vu le film d’André Génovès (MESRINE, plutôt regardable d’ailleurs), l’affaire se plie plus vite qu’une petite culotte de jeune fille. Sûrement eut-il mieux valu tourner la séquence sans appuyer sur le nerf dramatique pour que le choc arrivant à la fin fasse plus l’effet d’une surprise que d’une mort annoncée et libératrice.

Ce qui fait la différence dans ce diptyque c’est le montage. C’est Hervé Schneid, le monteur attitré de Jean-Pierre Jeunet, qui recolle les morceaux, et il y a à faire vu le nombre de prises et d’angles différents choisis par Jean-François Richet, quasiment tout le temps en dépit du bon sens, sans cohérence. Autant l’avouer tout de suite, ce n’est pas dans le signifiant que travail ici Schneid (on lui doit pourtant DELICATESSEN, sûrement ce qu’il a fait de mieux, et le très beau ZIDANE, UN PORTRAIT DU 21ème SIECLE), mais plutôt dans le vivifiant, l’eau qui coule de source. Son montage est fluide et alerte. Cette célérité rend le film regardable d’un bout à l’autre sans trop d’ennui. Il y a beaucoup de rythme et le film garde une continuité qui ne faiblit qu’à de rares moments. Parce qu’il faut bien dire qu’au détour technique, le film apparaît plus que faiblard et extrêmement tiré par les cheveux. A commencer par les scènes d’action, toutes filmées au vibromasseur. A moment donné tu vois un truc qui bouge, après il y a quelqu’un qui fait quelque chose à quelqu’un d’autre, tu entends des coups de feu sans savoir qui vise qui, il y a des formes qui se tranforment, tiens un supporter du Real Madrid, ah non, c’est un setter irlandais qui traverse la route etc. Si ça ce n’est pas de l’effet de mode ! C’est tout ce que je déteste dans ce genre de scène. Je me suis d’ailleurs longtemps demandé pourquoi les réalisateurs utilisaient cette manière de faire qui obstrue toute visibilité. C’est très net dans ce diptyque. C’est un code qui va permettre au public de ne pas être dépaysé dans l’approche esthétique de l’action (ça tombe mal, je préfère exactement le contraire : être dépaysé, surpris, soumis à des émotions), cela permet de gagner énormément de temps sur un tournage (quel technicien ne sait pas balancer une caméra dans tous les sens ?), c’est aussi une manière de faire passer toutes les incohérences du script qui pourraient se voir dans un découpage plus classique (d’ailleurs, certains raccords sont un peu douteux dans certaines scènes), et surtout c’est un signe ostentatoire d’incompétence en matière de mise en scène (si le réalisateur savait un temps soit peu mettre en scène il n’aurait pas recours à cette solution de facilité, oui, seulement créer une atmosphère d’action c’est bien plus difficile que de faire passer le moindre mouvement pour de l’action !)

Passons sur une lumière sans invention, terne et poussiéreuse, ou encore sur des cadrages qui essaient parfois de se démarquer (si, si, il faut le reconnaître) mais toujours sans idée (encore cette logique de décorum artificiel). Rien de follement régalicieux à se mettre sous la langue. Peut-être au niveau du scénario tout de même. Tu ne sais pas trop quelle est la teneur exacte des éléments qui ont été gardés, mais s’il faut en croire Thomas Langmann, ils ont essayé de rester au plus proche du livre de Jacques Mesrine. Partons donc du principe que rien n’a été changé lors de son évasion de la prison canadienne. Et c’est assez formidable car cette évasion est tellement simple et peu complexe que, dans un autre film, tout spectateur dirait qu’il ne peut pas croire à une évasion aussi peu spectaculaire. Voilà qui nous ramène à ce que tu dis toujours : « Lis Le Parisien et tu verras que la réalité est bien plus extraordinaire que la fiction ! » En tout cas, cette scène est sûrement la plus réussie du diptyque.

THOMAS LANGMANNPas de quoi casser 3 briques à canard non plus en ce qui concerne la direction d’acteurs. Les bons comédiens restent bons, Florence Thomassin en tête qui est sublime même si trop peu présente, mais chacune de ses apparitions est une extase suprême. Ludivine Sagnier minaude comme à son habitude et tu commences maintenant à te demander si elle sait faire autre chose. Gérard Lanvin est ridicule avec son accent risible. Tu n’y as pas cru une seule seconde. Quand il a commencé à parler tu as pensé qu’il s’agissait d’une caricature, d’où ton rire mal à propos. Mathieu Amalric (comédien qui te plaît de plus en plus), Myriam Boyer, Michel Duchaussoy et Anne Consigny sont très bien même si tu étais en droit d’attendre un peu plus d’eux, mais vu que le réalisateur ne leur donne que des bribes d’états à défendre…

Et puis : Vincent Cassel. Tu les vois les néons qui clignotent pour attirer le spectateur ? Il y a fort à parier qu’il soit encensé après sa composition si « juste », si « c’est exactement ça », si « c’est tellement lui ! », si « j’avais l’impression de voir le vrai ». Un rôle qui va sûrement lui rapporter le César du meilleur comédien et là il faudra convoquer au plus vite le Bureau de Vérification des Récompenses, d’autant plus que ce n’est pas après coup mais bien avant que le film ne sorte que « La lumière vient du fond » vous révèle l’imposture. Pour commencer, ils t’ont épargné le travestissement des cours de récré où le comédien se grime jusqu’à ressembler physiquement au personnage. Genre LA MOME. Bon point. En général, cela te fait beaucoup plus penser à Patrick Sébastien qui « s’est fait la tête de… » qu’à autre chose. Et puis cela te fait bien rire dans ta fausse barbe quand on te parle de performance car, si performance il y a, elle est due aux maquilleurs et non pas au comédien. Ici, Vincent Cassel se contente surtout de se laisser pousser le ventre. Tu parles d’une performance ! Pour toi, le travail du comédien serait plutôt la transformation corporelle, trouver une attitude qui soit le reflet d’une personnalité, à la manière de ce que savait très bien faire Alec Guiness (je parle de lui mais ils sont très nombreux, jusqu’à Daniel Day Lewis actuellement). Le problème c’est qu’à l’écran Vincent Cassel reste Vincent Cassel. Pour t’en assurer il te suffit de le regarder marcher lorsqu’il est filmé de dos, c’est imparable : c’est exactement le même comédien que tu as déjà vu dans tous les films qu’il a tournés ! Vincent Cassel fait du Vincent Cassel et tu m’étonnes qu’il soit convaincant : il est le seul à le faire aussi bien ! Mais être comédien c’est avant tout la construction d’un personnage. Pour cela, il faut en avoir compris les aspirations et les divers antagonismes qui le forgent. Un personnage ne va jamais dans une seule et même direction. S’il est manichéen c’est soit qu’il est mal écrit, soit que l’auteur travaille sur un registre non réaliste. Mais Jacques Mesrine est un homme qui a existé. Alors pourquoi Vincent Cassel se contente de deux ou trois expressions au cours des deux films pour définir son personnage ? Il est là le point épineux du casting. Parce que Vincent Cassel n’a jamais été un grand acteur, profond et diversifié. Il passe très bien à la caméra, il a une forte présence, il est très à l’aise avec l’arrogance (le comédien l’est dans la vie réelle), mais il joue tout en force, dans une tension extrême. Ce comédien t’épuise. Il manque de simplicité. En le regardant, tu as constamment l’impression qu’il cherche à prouver sa légitimité en tant que comédien. Ce qui n’est pas faux d’ailleurs car, contrairement à ce qu’il peut dire en interview, évidemment qu’il a bénéficié de la carrière de son père pour en arriver là où il est. Quel manque d’humilité faut-il avoir pour prêcher le contraire ! Et surtout quel irrespect envers les comédiens qui ne sont pas aussi connus que lui et qui galèrent parce que les portes ne s’ouvrent pas aussi facilement pour eux ! Tout cela pour dire que Vincent Cassel est ici très souvent en train de jouer au mec couillu, qui prend des risques, qui va de l’avant, qui impose son point de vue, ses idées et qui ne fait pas dans la dentelle. C’est donc un jeu très apparent puisque le personnage de Mesrine était très extérieur. Mais dès qu’il s’agit de rentrer dans quelque chose de plus nuancé, le personnage s’efface et le comédien réapparaît. Et cela est pourtant la base paradoxale du théâtre et du cinéma : on ne doit jamais voir le comédien ! Toujours le personnage. Tu ne vois là qu’un jeu très brut, qui ne te touche que rarement et qui sent très fort le Drakkar. D’ailleurs, le personnage de Jacques Mesrine est beaucoup plus mystérieux que cet homme acariâtre, vaguement nihiliste, qui tance ses proches sans arrêt. C’est pour cela qu’il est fascinant. Parce qu’il persiste en lui quelque chose que personne n’a décelé, un comportement inexplicable pour beaucoup et donc une personnalité plus riche que la composition de Vincent Cassel. De toute façon, je crois instinctivement qu’il n’était pas un bon choix pour le rôle, qu’il aurait fallu un comédien quasiment pas connu, un peu comme ce que pouvait créer face à la caméra Stefano Cassetti, le ROBERTO SUCCO de Cédric Kahn. Parce que Mesrine c’est avant tout un homme qui a su enrôler des personnes dans son sillage grâce à cette chose indéfinissable que l’on appelle du charisme. A ce titre, Nicolas Silberg, le Jacques MESRINE d’André Génovès prouve que l’original était bien plus qu’un gros bonhomme rentre-dedans. C’est aussi pour cela qu’il séduisait énormément les femmes, un des axes non exploités du film. Elles n’ont qu’une présence informative (cette profusion d’informations est sûrement le défaut majeur de la conception de ce diptyque) alors qu’il y avait quelque chose de plus fouillé à en extraire selon le principe qu’une femme conquise n’est pas une femme acquise.

Ce diptyque réalisé par Jean-François Richet est étroitement lié au film de vigilante en temps que genre. Si l’on parle souvent des théories fumeuses de Charles Bronson dans la série du justicier, force est de constater que Jacques Mesrine n’a rien à lui envier. Charles Bronson se faisait justice lui-même. C’est exactement les mêmes relents qui nous arrivent via ce diptyque. Mesrine ne connaît qu’une loi : la sienne. T’es sûr que ce n’est pas plutôt un film avec Chuck Norris ? Notons au passage que le fascisme que l’on montre du doigt dans les films de Bronson a déjà trouvé son équivalent chez nous. Regardez LE MARGINAL de Jacques Deray où un flic tue pour des raisons personnelles et vous comprendrez que cela n’est pas l’apanage des Etats-Unis. Mais comme c’est Belmondo, on n’y touche pas…

L’histoire de Mesrine ne sent pas très bon, elle non plus. Dans ce qu’elle a eu de véridique, mais aussi, et c’est cela qui nous intéresse aujourd’hui, dans ce qu’elle met en avant tout au long de ce diptyque. Traitée par Jean-François Richet, elle manque de point de vue personnel. Il ne s’agit pas de changer les événements (quoique cela pourrait être rigolo, mais ce serait un autre film) mais de donner un ton aux métrages (tu mets depuis le début les deux dans le même panier car la critique va les trouver très différents, en fait il n’en est rien, ils ont simplement des enjeux scénaristiques qui ne sont pas les mêmes, mais la réalisation affiche la même (in)cohérence. Il s’agit tout bêtement du même film coupé en son milieu), quelque chose de subjectif qui démontre que le réalisateur a voulu nous montrer sa vision plutôt que de filmer banalement (tu disais informativement tout à l’heure) la vie de Jacques Mesrine. Or, il ne s’attache jamais à explorer la personnalité de Mesrine. Ses rapports avec les femmes, sa famille, ses enfants, ses amis, avec lui-même, avec ses opinions, tout cela est passé en revue mais expédié une fois l’allusion faite. Nous ne rentrons jamais dans le détail. Du coup, le réalisateur s’attarde sur les scènes d’action et le côté bad boy du personnage pour ne montrer que ce côté « grand bandit » du personnage, le seul que les médias ont bien voulu retenir. C’est en cela que le film est racoleur car il ne flatte le spectateur que par ce qu’il attend de celui qui fut considéré comme l’ennemi public numéro 1. Tout comme le jeune fan de Tony Montana ne retient que cette image d’un homme qui se terre derrière une montagne de cocaïne et qui tire avec une mitraillette sur tout ce qui bouge. Ce n’est finalement que le clinquant qui intéresse Jean-François Richet, le superficiel, la légende telle qu’on la connaît et que l’on veut qu’elle soit. Mais quelle est sa part en tant qu’artiste à l’intérieur du diptyque ? Il ne veut pas prendre parti. C’est dit par un carton (au tout débute du film) qui indique qu’il appartient à chacun de voir ce qui se cache derrière chaque individu. En gros, le film ne cherche pas à dire si ce qu’a fait Mesrine est bien ou mauvais, mais suivons-le pas à pas et tu pourras te faire une idée par toi-même. Seulement c’est faux car Thomas Langmann a fini par avouer qu’ils ont cherché à rester au plus près du livre de Jacques Mesrine, en tout cas pour le premier film. Et c’est là où il y a bien un problème. Car ce livre est forcément orienté. Il ne présente pas une réalité objective mais subjective puisqu’écrite pas Jacques Mesrine. Ce n’est donc pas LA vérité mais SA vérité. Ce n’est ni plus ni moins que du catéchisme. C’est un Expert qui te le dit.

Mis en lumière par MAYDRICK dans LUMIERES
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 20:15

Classement :

129 points : ODOMAR
63 points : CRE
45 points : FRISCO
42 points : TOUTDU
36 points : LE SEB
31 points : DON LOPE
28 points : LA SINGLA
26 points : DIRTYDIETZ - GUCHO - TITINE
19 points : MOVIE
15 points : ABORIGINAL
12 points : SIMON - HARVEY BOLLOCKS
11 points : WEPETE PRIEST - KENNEBUNKT
10 points : MANUE LA CLOCHARDE
8 points : SADMAN - RAYMONDE - AKARIZA
7 points : TWIG - LOMOK
6 points : LEF'
5 points : NADINE - MC MURPHY - SEB - LIMBO
4 points : GREG - MARIAQUE - MISS_PAPATTE - JP13 - SAMOM - TWAITS - LE BRU
3 points : CHRIS - UN VISITEUR - MAX - BIGBOBBO
2 points : COLUMBOY - GNOUCHY - ANNE - DICK LAURENT IS DEAD
1 point : DR. DEVO - WAKINOURS - GRIBOUILLE - LARCHANGE - MOULINVERT - JUL13N - ALEX - MIMI - AGNES - ADVER - MALTASARD - FLESH GORDON - MIK@ - RIDDICK - KIRDEC - DARKO


QUESTION : Quel rôle Meg Tilly aurait-elle dû tenir si une fracture de la jambe ne l’en avait empêchée quelques jours avant le tournage ?

Mis en lumière par MAYDRICK dans QUIZZ
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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 00:00
Une petite enbie de bobir ?  


Mis en lumière par MAYDRICK dans LANTERNE MAGIQUE
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 08:51

QUESTION : Quel était le titre initial de CITIZEN KANE ?

Mis en lumière par MAYDRICK dans QUIZZ
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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 00:00
CLASSEMENT
292 points ODOMAR 20 points UN VISITEUR
265 points TOUTDU 19 points MALTASARD
214 points KENNEBUNKT 18 points LE BRU
99 points SAMOM 17 points DIRTYDIETZ
98 points LEF' 16 points RIDDICK
85 points GUCHO 15 points DEAD[OR]ALIVE
75 points HARVEY BOLLOCKS   MISS_PAPATTE
  AKARIZA   SADMAN
68 points COLUMBOY 14 points SIN
64 points YANN KERBEC 12 points MC MURPHY
63 points MOVIE 10 points M
61 points WEPETE PRIEST   MESS
57 points SEB   NADINE
45 points ABORIGINAL   ROBERT PLANT JUNIOR
40 points CRE   KINGDOM HOSPITAL
39 points LIMBO 9 points DR DEVO
37 points GREG   TONTON BDM
31 points CHRIS 8 points NINA KCK
  RAYMONDE   AL
27 points LOMOK   BILLY
24 points DICK LAURENT IS DEAD 7 points TWIG
22 points LE SEB 6 points FLESH GORDON
  TITINE   ANNE
21 points ALAN SMITHEE 3 points SIMON
  HARTIGAN 1 point DON LOPE



Peut-être que plus tard nous verrons ce qu'il se passe un peu plus haut :


Mis en lumière par MAYDRICK dans LANTERNE MAGIQUE
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 14:38

QUESTION : Qui fut la première actrice noire à être nommée et à remporter un oscar ?

Mis en lumière par MAYDRICK dans QUIZZ
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