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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 02:06
CLASSEMENT
544 points KENNEBUNKT 15 points COLUMBOY
434 points TOUTDU   MISS_PAPATTE
325 points SAMOM   SADMAN
185 points ODOMAR   ISA
114 points AKARIZA 14 points DICK LAURENT IS DEAD
101 points LIMBO   SIN
68 points ABORIGINAL 12 points MALTASARD
61 points GUCHO   MC MURPHY
49 points RAYMONDE 10 points NADINE
44 points TITINE   ROBERT PLANT JUNIOR
43 points CRE   KINGDOM HOSPITAL
37 points HARVEY BOLLOCKS   KSCHOICE
34 points BILLY 9 points ALEXEI
33 points LEF' 8 points ALAN SMITHEE
32 points LE BRU   AL
27 points SEB   STONI
21 points MOVIE   ROBBYMOVIES
  HARTIGAN 7 points WEPETE PRIEST
17 points LOMOK 6 points ANNE
16 points RIDDICK    

 

 

Ceci est un animal mort :


Mis en lumière par MAYDRICK dans LANTERNE MAGIQUE
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 01:13
CLASSEMENT
544 points KENNEBUNKT 16 points RIDDICK
434 points TOUTDU 15 points COLUMBOY
325 points SAMOM   MISS_PAPATTE
185 points ODOMAR   SADMAN
114 points AKARIZA   ISA
101 points LIMBO 14 points DICK LAURENT IS DEAD
68 points ABORIGINAL   SIN
61 points GUCHO 12 points MALTASARD
49 points RAYMONDE   MC MURPHY
44 points TITINE 10 points NADINE
43 points CRE   ROBERT PLANT JUNIOR
37 points HARVEY BOLLOCKS   KINGDOM HOSPITAL
34 points BILLY 9 points ALEXEI
33 points LEF' 8 points ALAN SMITHEE
32 points LE BRU   AL
27 points SEB   STONI
21 points MOVIE   ROBBYMOVIES
  HARTIGAN 7 points WEPETE PRIEST
17 points LOMOK 6 points ANNE

 

 

Un bon gros toutou pour 10 bon gros points :


Mis en lumière par MAYDRICK dans LANTERNE MAGIQUE
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 12:19
Il en sera de 7 points :     


Mis en lumière par MAYDRICK dans LANTERNE MAGIQUE
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 05:43

            Les oscars nous reviennent avec la formule délaissée depuis 1943 : 10 films en compétition pour la statuette du meilleur film. Quitte à rajouter des nominations, il serait temps qu'ils en fassent de même avec les oscars des meilleurs maquillages et des meilleurs effets spéciaux, seules catégories qui ne regroupent bizarrement que trois nominés.

Autre nouveauté, cette fois-ci de taille, les votants sont chargés de classer les 10 films nommés dans l'ordre de leur préférence, et non pas choisir celui qu'ils préfèrent.

Les documentaires et les films d'animation sont toujours ostracisés. Et les films sortis en début d'année peinent à nouveau à investir les nominations, à l'image du brillant TWO LOVERS totalement rejeté.

            Comme pour les années précédentes, voici comment il faut comprendre la légende :

- en noir, le nominé pour lequel j’aurais voté parmi ceux proposés

- en bleu, ce qu’aurait été mon vote si j’avais tenu compte de tous les films susceptibles d’être en compétition et que j’ai vus

- en vert, mon pronostic. Il sera souligné lorsqu'il s'avèrera correct.

 

 

MEILLEUR FILM

INGLOURIOUS BASTERDS

INGLOURIOUS BASTERDS

THE HURT LOCKER

 

MEILLEUR ACTEUR (pas vus : CRAZY HEART et A SINGLE MAN)

GEORGE CLOONEY Up in the air

VIGGO MORTENSEN The road

JEFF BRIDGES Crazy heart

 

MEILLEURE ACTRICE (pas vu : THE LAST STATION)

CAREY MULLIGAN An education

CHARLOTTE GAINSBOURG Antichrist

SANDRA BULLOCK The blind side

 

MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND ROLE (pas vus : THE MESSENGER et THE LAST STATION)

CHRISTOPH WALTZ Inglourious basterds

CHRISTOPH WALTZ Inglourious basterds

CHRISTOPH WALTZ Inglourious basterds

 

MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND ROLE (pas vu : CRAZY HEART)

PENELOPE CRUZ Nine

DIANE KRUGER Inglourious basterds

MO'NIQUE Precious : based on the novel push by Sapphire

 

MEILLEUR REALISATEUR

QUENTIN TARANTINO Inglourious basterds

QUENTIN TARANTINO Inglourious basterds

KATHRYN BIGELOW The hurt locker

 

MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL (pas vu : THE MESSENGER)

QUENTIN TARANTINO Inglourious basterds

QUENTIN TARANTINO Inglourious basterds

QUENTIN TARANTINO Inglourious basterds

 

MEILLEUR SCENARIO ADAPTE

JASON REITMAN & SHELDON TURNER Up in the air

RICHARD KELLY The box

JASON REITMAN & SHELDON TURNER Up in the air

 

MEILLEURE PHOTOGRAPHIE

ROBERT RICHARDSON Inglourious basterds

STEVEN POSTER The box

MAURO FIORE Avatar

 

MEILLEUR MONTAGE

SALLY MENKE Inglourious basterds

JOHN AXELRAD Two lovers

BOB MURAWSKI & CHRIS INNIS The hurt locker

 

MEILLEURS DECORS

JOHN MYHRE & GORDON SIM Nine

MARC BENACERRAF & PETER ZUMBA Two lovers

RICK CARTER, ROBERT STROMBERG & KIM SINCLAIR Avatar

 

MEILLEURS COSTUMES

SANDY POWELL The young Victoria

MOIDELE BIKEL Das weisse band - Eine deutsche kindergeschichte

SANDY POWELL The young Victoria

 

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE

ALEXANDRE DESPLAT Fantastic Mr. Fox

WIN BUTLER, REGINE CHASSAGNE & OWEN PALLET The box

MICHAEL GIACCHINO Up

 

MEILLEURE CHANSON (pas vu : CRAZY HEART)

MAURY YESTON (Cinema italiano) Nine

MAURY YESTON (Cinema italiano) Nine

T-BONE BURNETT & RYAN BINGHAM (The weary kind) Crazy heart

 

MEILLEURS MAQUILLAGES

ALDO SIGNORETTI & VITTORIO SODANO Il divo

ALDO SIGNORETTI & VITTORIO SODANO Il divo

ALDO SIGNORETTI & VITTORIO SODANO Il divo

 

MEILLEUR SON

MICHAEL MINKLER, TONY LAMBERTI & MARK ULANO Inglourious basterds

MICHAEL MINKLER, TONY LAMBERTI & MARK ULANO Inglourious basterds

CHRISTOPHER BOYES, GARY SUMMERS, ANDY NELSON & TONY JOHNSON Avatar

 

MEILLEUR MONTAGE SONORE

WYLIE STATEMAN Inglourious basterds

KRISTIAN EIDNES ANDERSEN Antichrist

CHRISTOPHER BOYES & GWENDOLYN YATES WHITTLE Avatar

 

MEILLEURS EFFETS VISUELS

ROGER GUYETT, RUSSELL EARL, PAUL KAVANAGH & BURT DALTON Star trek

CHRIS MOLLERE, KENT SEKI, THOMAS TANNENBERGER & OLCUS TAN The box

JOE LETTERI, STEPHEN ROSENBAUM, RICHARD BANEHAM & ANDY JONES Avatar

 

MEILLEUR FILM D'ANIMATION

FANTASTIC MR. FOX

MARY AND MAX

UP

 

MEILLEUR FILM EN LANGUE ETRANGERE (pas vu : AJAMI)

EL SECRETO DE SUS OJOS

ANTICHRIST

DAS WEISSE BAND - EINE DEUTSCHE KINDERGESCHICHTE

 

MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE (pas vus : BURMA VJ : REPORTER I ET LUKKET LAND, THE MOST DANGEROUS MAN IN AMERICA : DANIEL ELLSBERG AND THE PENTAGON PAPERS et WHICH WAY HOME)

THE COVE

THE COVE

THE COVE

 

MEILLEUR COURT METRAGE DOCUMENTAIRE (pas vus)

 

MEILLEUR COURT METRAGE D’ANIMATION

LA DAMA Y LA MUERTE

MASQUES

WALLACE AND GROMIT IN "A MATTER OF LOAF AND DEATH"

 

MEILLEUR COURT METRAGE (pas vus)

Mis en lumière par MAYDRICK dans PALMARES
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 01:29
Il suffit de trouver ce que veut cette femme :     


Mis en lumière par MAYDRICK dans LANTERNE MAGIQUE
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 13:20

ROMAN POLANSKI

            Quelle vie éprouvante et improbable aura été celle de Roman Polanski ! Typiquement le genre de biopic qu’Hollywood se verrait bien porter à l’écran. Un bref calcul en probabilités nous laisse dubitatif quant à l’achèvement d’un tel projet à court ou moyen terme. A la question : « Verrons-nous de notre vivant un film sur Roman Polanski ? », une autre interrogation sous-tend cette problématique, à savoir : « Comment le réalisateur traiterait l’affaire Polanski ? » Ou, plus précisément : « Que choisirait-il de montrer sur ce qu’il s’est passé le 10 mars 1977 entre ce dernier et Samantha Gailey ? »

Ce réflexe est conditionné par l’orientation qu’a prise petit à petit cette affaire, depuis la fin de l’année 2009. Une déviation rondement menée par la perverse entreprise Internet, dont l’origine peut se trouver dans les divers mélanges et raccourcis relayés par quelques journalistes.

 

Le 13 février 2010.

 

            Récemment, c’est Yann Moix qui s’intéresse au fait divers. Paru chez Grasset, son livre « La meute » expose les grandes lignes de son soutien au cinéaste franco-polonais. Il était le 13 février dernier sur le plateau de l’émission « On n’est pas couchés » pour en faire la promotion. Par-là même, son égopromo. Oui, j’ai le droit ! Car chacune de ses interventions, qu’elle soit littéraire, télévisuelle, musicale ou cinématographique, est avant tout une occasion de parler de lui.

Belle preuve de cette recherche constante d’une légitimité à penser, à être original, à être à hauteur d’homme ! Un complexe d’infériorité d’autant plus net qu’il avait Eric Zemmour et Eric Naulleau face à lui.

            Je ne connais Yann Moix que par PODIUM et différentes parenthèses télévisées. Son premier long métrage m’avait agréablement surpris. C’était travaillé et rigoureux. Peut-être pas forcément un parangon de délicatesse, mais PODIUM avait l’avantage d’être un film plein. Et les rares fois où je l’avais entendu s’exprimer, je retrouvais ce libre penseur, souvent intéressant mais incapable de faire dans la demi-mesure. Un volontarisme trop porté par la soif de reconnaissance. L’impossible recours à l’humilité. Une propension effrénée à vouloir s’imposer comme le fondateur du nouvel intellectualisme, à chercher l’idée ultime. Une arrogance hypocoristique qui prétend éclairer la meute bercée d’ignorance crasse. Bref, Yann Moix est en avance sur son temps. Seul contre tous. Forcément. Et ce soir-là, il était très en avance...

 

Heckle et Jeckle ont la partie facile.

 

            Très souvent, les idées de nos deux drôles d’oiseaux sont sacrifiées sur l’autel de la démagogie populaire. Ils doivent alors batailler sec pour imposer un point de vue original voire novateur, en tout cas différent. Il était donc étonnant de voir à quel point ils étaient calmes et sereins lorsque Yann Moix passa l’examen.

« La meute » c’est du pain béni pour eux. Je n’ai pas lu le livre, je n’en ferai donc pas une analyse, et je me réfèrerai à chaque réponse que Yann Moix fit sur le plateau. Force est de constater qu’il était bien mal à l’aise face à ses écrits injustifiables et à sa provocation mal à propos. Il alla même jusqu’à employer plusieurs fois la technique de la flatterie, pensant adoucir nos deux joyeux corbeaux. Vil procédé inefficace. De même qu’il est éprouvant pour le spectateur de voir un comique continuer son spectacle face à un parterre qui ne rit pas, il était douloureux de suivre Yann Moix s’enfoncer dans sa prise au sérieux et ses justifications ridicules.

Donc, Yann Moix est du côté de Roman Polanski. Le déferlement d’une vague de haine populaire l’a décidé à aller regarder plus profondément du côté de cette affaire et plus précisément de cet homme. Il en revient polanskiste, et non pas polanskard. C’est une nuance importante car elle est l’objet de l’objection d’Eric Naulleau, précisant à juste titre qu’on ne peut pas se dire polanskiste comme certains se disaient dreyfusards. Ces deux affaires sont différentes sur un point fondamental : l’un est innocent, l’autre pas. En revanche, il est tout à fait possible de rapprocher polanskistes et dreyfusistes, désignations qui pourraient recouper ceux qui ont analysé ces affaires comme des conséquences directes d’un besoin de redéfinition et de remodelage de certains organes (la justice, en ce qui concerne la partie qui nous intéresse). C’est exactement ce que tentait de retracer le film de Marina Zenovich (ROMAN POLANSKI : WANTED AND DESIRED), sorti bien avant la capture du fugitif. Je me souviens du film moins attaché à l’artiste et à son acte qu’à l’exposition d’une justice écoeurante, inefficace, incohérente, absurde, prise par elle-même dans un engrenage fou.

 

Du côté de l’élan populaire.

 

            Pour en revenir à cette confusion entre -ards et -istes, elle est symptomatique de ce qui rend difficile et confuse la lecture d’une affaire qui l’est déjà de prime abord. Car c’est ainsi que nous avons vu fleurir un peu partout sur Internet, les avis de tout un chacun. Se sont succédées diverses informations erronées, des faits déformés, des amalgames de toutes sortes, des conclusions hâtives pour tout exercice mental, des points de vue cyniques et malsains, une pulsion de mort déplacée, une envie de lyncher qui rappelle de sombres épisodes, et une haine dont il n’y a vraiment pas de quoi être fier. C’est ce que l’on appelle une campagne de désinformation. La plus scandaleuse et celle sur laquelle je m’empresse de rebondir est l’accusation de pédophilie.

Voilà un terme qui sonne comme une insulte suprême ; le dernier rempart au-delà duquel la surenchère n’est plus possible. Pédophile et terroriste même combat. Car s’il y a bien un terme qui a sensiblement évolué entre 1977 et 2010, et dont l’acceptation n’est plus la même dans l’opinion publique, c’est bien « pédophile ». Je le concède à Yann Moix. Ce qui est bien triste, c’est de constater qu’il devient l’adjectif adjacent le plus récurrent à Roman Polanski. Tous ces internautes qui réclament sa condamnation en tombant eux-mêmes sous le coup de la loi pour diffamation ! C’est très révélateur. Ah ! Cet appel du sang fait plaisir. Le voir couler, assister à la douleur, en être à l’origine est encore plus jouissif. Voilà une vérité brutale, ancienne et pourtant élémentaire de notre condition humaine.

Non, Roman Polanski n’est pas un pédophile. Il n’a jamais été condamné pour cela et absolument aucune preuve ne peut l’affirmer. En tout cas, aucune de celles avancées par ces détracteurs. Il existe une différence très nette entre des adultes qui regardent des cassettes pornographiques ou de jeunes enfants sont soumis à des jeux sexuels, et des adultes qui ont des affinités pour les jeunes filles. J’affirme que je défendrai toujours cette seconde catégorie car elle s’oppose par définition à la pédophilie.

Parce que l’affaire Polanski a été réduite à un cinéaste qui a violé une jeune fille de 13 ans après l’avoir droguée, une voix collective s’est élevée pour réclamer que justice soit faite et qu’il n’ait que ce qu’il mérite. Evidemment. Il faudrait être la dernière des ordures pour ne pas considérer comme abject un tel crime et ne pas demander réparation. Présenté de la sorte, il est malaisé d’aller à l’encontre de cet élan populaire qui exhorte à l’extradition de l’infâme réalisateur, et qui s’encolère devant les propos de Frédéric Mitterand, de Bernard Kouchner ou d’une pétition de soutien signée par plusieurs grands noms. Pourtant, ce que l’on croit n’est pas tout à fait ce qui est.

 

La vérité.

 

            Roman Polanski est-il coupable ? Oui, nous pouvons le garantir et par-là même envoyer balader la présomption d’innocence. Roman Polanski l’a avoué, il a plaidé en ce sens. Mais de quoi est-il vraiment coupable ? D’avoir eu une relation sexuelle avec une fille de 13 ans. De détournement de mineure, si vous préférez. Voilà encore une précision qui a son importance. Parce que la plainte originelle est une plainte pour viol. Roman Polanski a toujours prétendu que Samantha Gailey était consentante. Propos évidemment démentis par la victime et, en lisant les minutes du procès, les détails qu’elle fournit sont accablants. Voilà d’ailleurs un exercice intéressant qui permet de se mettre dans la peau d’un juré et d’expérimenter la difficulté à déchiffrer la vérité entre deux discours contradictoires. Chacun se fait son jugement selon ses propres critères de recevabilité. Lorsque je lis ces documents, je suis bouleversé par les accents de vérité de Samantha Gailey et écoeuré par le sordide des événements. Roman Polanski a violé cette adolescente. Je n’ai plus aucun doute. S’il n’est pas coupable de viol pour la loi, il l’est à mes yeux. Voilà la première erreur judiciaire commise en 1977. Et 32 ans plus tard, ce salaud de Costa-Gavras vient nous dire à l’antenne d’Europe 1 qu’il n’y a pas de viol !!! Et il rajoute que la jeune fille avait 13 ans, certes, mais qu’elle en paraissait 25 sur les photos. C’est ignoble. C’est lui qui devrait se retrouver devant la justice pour tant d’incorrection.

A propos de ces photos, il serait bon aussi de savoir desquelles parle Costa-Gavras. Car il est essentiellement une photo de Samantha Gailey que la presse a mis en avant, celle où elle est de dos, légèrement retournée, et où elle tient des livres en main. Eh bien cette photographie qui la présente telle quelle a 13 ans, a été prise quelques années plus tard ! Et quand bien même aurait-elle paru le double de son âge, un « non » garde la même valeur quand une personne ne souhaite pas être contrainte.

Il a aussi été dit que Roman Polanski a été victime d’un traquenard. Or, c’est entièrement faux. Le festival dans lequel il se rendait n’a jamais coopéré pour monter ce coup de filet. Comment peut-on reprocher à la police d’élaborer un piège pour prendre un criminel dans ses filets alors qu’il s’agit d’une méthode travail qu’elle élabore constamment ? Puisque ça ne marche pas en demandant gentiment… Cette faculté à se scandaliser serait-elle la même si Oussama Ben Laden était capturé de la sorte ?

Notez aussi une information que nous n’avons pas entendue en France, mais qui provient de la presse suisse. Roman Polanski se serait jeté lui-même dans la gueule du loup en demandant une escorte policière pour se rendre au festival.

En fait, les Etats-Unis n’ont jamais cessé de traquer Roman Polanski. Ils ont constamment mis en marche des procédures d’extraditions, dont les mises en place ont parfois été gourmandes en temps. Or, Polanski s’étant réfugié en France, il ne pouvait pas être inquiété pendant toutes ces années passées ici puisque la France n’extrade pas ses ressortissants (en tout cas, pas hors de la Communauté Européenne).

Nous voyons donc bien que cette affaire ne peut se résumer à une ligne mentionnant le viol d‘une fille de 13 ans par un homme de 43 ans. Sans compter nombre d’éléments très importants comme l’attitude trouble de la mère de Samantha Gailey, le fait que ce soit la jeune fille qui ait volontairement pris de la drogue que Roman Polanski lui offrait, qu’elle avait déjà eu des relations sexuelles auparavant et qu’elle en avait informé Roman Polanski, qu’un accord fut passé entre les deux parties au début des années 90 selon lequel le réalisateur s’engageait à verser une somme d’argent en échange de quoi la victime retirait sa plainte, dédommagement que le cinéaste n’aurait pas intégralement versé à l’heure actuelle, sans oublier les jours de prison passés en Suisse alors que sa condamnation n’est toujours pas prononcée. Alors, bien sûr, la plainte est officiellement retirée mais si Roman Polanski continue à être inquiété par la justice américaine c’est qu’elle fonctionne différemment de la nôtre. Là-bas, le parquet est indépendant. C’est ce qui lui permet de continuer la procédure bien que Samantha Gailey (devenue Samantha Geimer) demande officiellement l’arrêt des poursuites.

Mais n’oublions pas qu’aussi importants que puissent être tous ces éléments annexes, ils peuvent nous éclairer sur la compréhension de cette affaire sans rien retirer aux faits originels. Ce sont surtout eux qu’une grande majorité retient pour justifier le lynchage qui s’organise. Allant même jusqu’à vilipender le cinéaste pour autre chose que les faits qui lui sont reprochés. Tout devient élément à charge. Tout s’interprète comme un acte malfaisant de la part de Polanski. Ce dernier devient l’un des pires cinéastes que le monde artistique ait porté. Malsain, racoleur, sataniste, pervers, laid etc. Les accusations viennent toujours du même camp. Comme si l’on ne pouvait pas aimer le cinéaste indépendamment de sa vie privée. Tout cela n’est qu’une occasion d’apposer un jugement subjectif censé renforcer son ignominie. [Polanski reste pourtant un cinéaste reconnu par ses pairs, les critiques et bon nombre de spectateurs. Personnellement, je n’ai jamais trop aimé ROSEMARY’S BABY. Mes affinités avec son cinéma commencent avec LE LOCATAIRE, sublime chef-d’œuvre oppressant et anxiogène. TESS est aussi un film absolument sublime. BITTER MOON vient enfin compléter ce que je préfère dans sa filmographie. Depuis ce film, il ne retrouvera jamais son niveau, ratant la plupart de ses oeuvres.]

C’est aussi par ce biais que nous apprenons que Samantha Geimer est sortie deux fois de son silence. La première fois en adressant une lettre à l’Académie des oscars pour leur demander de juger le film (THE PIANIST) et non l’homme. Et ensuite pour demander que l’on cesse les poursuites, que l’on laisse Polanski tranquille et elle-même par la même occasion. Laisser les faits au passé, pardonner et domestiquer les conséquences, seule trajectoire possible pour pouvoir vivre pleinement, se construire et gagner l’estime de soi. Précisons tout de même que ce ne sont pas les seules fois où Samantha a attiré sur elle les feux des projecteurs. Elle a participé à ROMAN POLANSKI : WANTED AND DESIRED, des photos la montrent à une avant-première du film et elle a participé à différentes émissions télévisées. Il devient un peu facile d’utiliser ce genre d’arguments, en présentant la victime dans toute sa bonté et sa magnanimité face à l’affreux prédateur qui n’a même pas daigné la remercier. Oui. Peut-être qu’éviter toute forme de remerciement peut s’apparenter à de l’impolitesse. Peut-être aussi que ne pas raviver sa présence à sa victime cela s’appelle du tact.

Polanski est diabolisé. Il devient l’autre bout de l’axe du mal médiatique, amorcé depuis quelques années par Dieudonné. Retour de vieux relents d’inhumanité que l’aseptisation de la société avait masqués. Avec Internet, nous pouvons constater que rien de cela n’avait disparu. Ces pulsions ne sont jamais apprivoisées et la prise de parole la plus débridée permet de voir surgir les idées les plus infâmes. C’est en tentant de les cacher que notre société croit qu’elle les atténue. Mais il n’en est rien. Il y a quelques temps, les émeutes en banlieue prouvèrent que les problèmes sont sous-jacents car non affrontés. C’est parce qu’une société ne sait pas écouter ses peurs qu’elle les attise.

 

Le cas de la France.

 

            Cette affaire est d’autant plus intéressante qu’elle implique plusieurs pays et particulièrement la France. Ce sont les réactions de ses citoyens qui sont les plus intrigantes.

Si Roman Polanski avait été capturé sur le sol américain, il tomberait sous le coup de la loi et une condamnation aurait à être prononcée. Le fait qu’il ait la double nationalité nous interpelle car, chez nous, il existe une prescription de 30 ans pour ce genre de crime. Si l’affaire avait eut lieu en France, à l’heure actuelle Polanski ne serait pas redevable de son chef d’accusation. Seuls subsisteraient ceux qui s’opposent à la prescription pour élever leur voix. Mais ceux qui sonnent l’hallali aujourd’hui n’auraient plus aucun argument valable à faire valoir. Le fonctionnement de la justice américaine n’est qu'une faille qu’ils agrandissent pour exposer leur furieuse animosité.

Aux Etats-Unis, il existe aussi une prescription. Elle est de 10 ans, je crois. Mais 10 années sans que la justice ne relance la procédure. C’est bel et bien parce que les Etats-Unis ont toujours essayé de piéger Polanski, de mettre en place des procédures d’extradition, que ce vide a toujours été rempli. Par la même occasion, cela prouve que cette affaire n’arrive pas maintenant comme un cheveu sur la soupe, qu’il n’y a pas de grand complot. S’il devait rester quelques soupçons sur la politique menée conjointement entre la Suisse et les Etats-Unis, ou sur l’action des juges (différente parce qu’ils sont élus), encore une fois, cela permettrait de mieux comprendre les tenants et les aboutissants, mais ce ne seraient que des éléments extérieurs aux faits et à l’application de la loi.

 

La loi n’est pas la même pour tous. La justice non plus.

 

            Alors, maintenant qu’il a été arrêté et assigné à résidence, que faire de Roman Polanski ? Que faire de ce coupable ? Un premier élan logique voudrait que nous lui fassions répondre de ses actes. Surtout parce que l’on nous brandit l’étendard de l'égalité, l’un des fondements de notre devise française. En ce sens, la loi est édictée pour tous. Idéologie superbement approuvée car il s’agit avant tout d’une donnée théorique. Sauf qu’elle est hypocrite et fausse. A commencer par le plus bel exemple, celui de notre Président de la République, qui jouit d’un statut pénal qui fait de lui un être humain à part. C’est ici que commence l’affaire Polanski. En acceptant de supprimer l’immunité présidentielle, qui affirme bien haut l’injustice d’un Etat et son caractère inique et archaïque, on accepterait de donner un signe fort montrant la voie de la régulation d’une loi enfin édictée pour tous.

La justice non plus n’est pas en reste, puisqu’il n’est plus à démontrer que l’échelle sociale règle en partie votre sort. En substance, le pouvoir et l’argent sont deux unités qui ont souvent permis de fausser les verdicts. Pour exemple, citons une affaire qui date d’environ 1 an, dans laquelle des juges ont été payés pour remplir des centres de jeunes délinquants (jolie dérive de la privatisation du système pénitentiaire américain).

Sans essayer de refaire le match, il est vrai que Roman Polanski aurait dû recevoir une peine pour ce qu’il a commis. Qu’elle soit sévère ou indulgente relève d’un autre problème, disons de l’essence même de la justice des hommes qui est, rappelons-le, l’un des rares termes à englober son opposé dans sa définition. Au moins, Polanski aurait été condamné. Or, presque 33 années se sont maintenant écoulées. Et aucun de ses opposants ne le mentionne comme un élément prépondérant dans l’impossibilité de le juger comme s’il avait commis son crime la veille. Il faut obligatoirement tenir compte de cette notion parce que c’est elle qui fait de cette affaire un cas spécial. Et comme il est spécial, sa résolution doit revêtir un caractère exceptionnel, c’est-à-dire qu’il ne doit être sujet à aucune jurisprudence. Il n’est plus temps de sonder les lois, seule l’humanité qui réside en chacun de nous doit être évaluée. Celle-là même dont le grand défi est d’organiser la cohabitation entre tous, de la manière la plus évoluée qui soit.

Pour cela, une sentence telle une peine de prison permet de remettre une personne dans le droit chemin. Le but n’est pas forcément atteint à chaque tentative, mais c’est l’ambition qu’elle se donne. Montrer à une personne qu’elle a commis une faute, qu’elle doit la payer car la victime demande réclamation et la société ne veut pas de ces agissements. C’est le sens de cette privation de liberté. Aujourd’hui, nous devons nous poser la question de savoir si Roman Polanski a assez payé. Est-il un danger pour son prochain ? Force est de constater qu’il n’a jamais récidivé pas plus qu’il n’a été pris dans un quelconque engrenage pédophile.

Samantha Geimer a pardonné à Roman Polanski. Je crois qu’il est temps que la société lui pardonne aussi. Cela n’a rien à voir avec la bonté. Car pardonner est une marque de cruauté, mais refuser de le faire l’est tout autant.

 

Dépassionnons le débat.

 

            Le film ROMAN POLANSKI : WANTED AND DESIRED s’achevait sur ce constat implacable : le cas Polanski ne fut jamais conclu. Si nous n’arrivons pas à résoudre un problème, arrêtons d’en suivre les règles. L’émotion devant un viol n’est pas ce qui doit dicter la justice. Ce n’est pas parce qu’une population s’émeut devant cette affaire qu’elle indique l’attitude à adopter. En 1981, la majorité des français était favorable à la peine de mort. Probablement qu’un référendum donnerait aujourd’hui le même résultat…

Ce que je demande pour Roman Polanski est un acte de clémence. L’ampleur de la tâche qui s’offre à nous est gigantesque. Elle nous demande de laisser nos pulsions de côté et de mesurer combien grande est notre âme. Si nous voulons devenir justes, il nous faut apprendre à être sages. L’occasion est toute trouvée pour Barack Obama de nous montrer enfin s’il est de cette étoffe qui forme les grands hommes.

Oui, selon certaines circonstances, ce n’est pas les approuver que de laisser certains crimes impunis. C’est simplement l’indicateur d’un pouvoir solide ainsi que d’une grandeur d’âme phénoménale. Parce que les exhortations des différents individus et leur haine vengeresse sont excusables, il ne peut en être de même du châtiment énoncé par celui qui rend la justice, en vertu même du pouvoir qu’il possède. Rendre la justice c’est aussi la possibilité de soustraire les coupables à leur peine. Dans ce cas présent, l’intransigeance ne résoudrait rien. Elle ne provoquerait, comme toujours, qu’une rébellion insensée. Nous le savons très bien, nous qui vivons la répression policière comme un vecteur de haine et d’insubordination.

L’affaire Polanski s’offre maintenant à nous comme une occasion d’affirmer notre valeur, d’établir que nous pouvons croire en l’homme, ce que Roman Polanski nous a déjà prouvé sans que sa condamnation ne soit prononcée. La justice s’appuie sur ces fortes assises que sont le respect et la droiture de notre conduite sociale. C’est la leçon que nous pouvons tirer de celle de Roman Polanski.

Cette clémence, c’est une preuve d’amour. Une preuve d’amour de l’humanité et de l’abjuration des pulsions bestiales, non dignes d’une société civilisée.

Mis en lumière par MAYDRICK dans LUMIERES
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 01:39
Nous jouons pour 9 points :     


Mis en lumière par MAYDRICK dans LANTERNE MAGIQUE
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 01:00
CLASSEMENT
544 points KENNEBUNKT 15 points COLUMBOY
434 points TOUTDU   MISS_PAPATTE
325 points SAMOM   SADMAN
185 points ODOMAR   ISA
114 points AKARIZA 14 points DICK LAURENT IS DEAD
101 points LIMBO   SIN
68 points ABORIGINAL 12 points MALTASARD
54 points GUCHO   MC MURPHY
49 points RAYMONDE 10 points NADINE
44 points TITINE   ROBERT PLANT JUNIOR
43 points CRE   KINGDOM HOSPITAL
37 points HARVEY BOLLOCKS 9 points ALEXEI
34 points BILLY 8 points ALAN SMITHEE
33 points LEF'   AL
32 points LE BRU   STONI
27 points SEB   ROBBYMOVIES
21 points MOVIE 7 points WEPETE PRIEST
  HARTIGAN 6 points ANNE
17 points LOMOK 1 point YANN KERBEC
16 points RIDDICK    

 

 

Touchez du bois :


Mis en lumière par MAYDRICK dans LANTERNE MAGIQUE
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 08:11
Ce qui devrait vous orienter :     


Mis en lumière par MAYDRICK dans LANTERNE MAGIQUE
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 01:07

            La cinquième nocturne hors série prend fin. Voici le classement final 

 

 

RONNIE 18 POINTS
LIMBO 15 POINTS
SAMOM 6 POINTS
AKARIZA 3 POINTS

 

 

 

            Classement général : 

 

 

TOUTDU 326 POINTS
LIMBO 324 POINTS
ABORIGINAL 275 POINTS
ODOMAR 236 POINTS
RAYMONDE 135 POINTS
SAMOM 99 POINTS
MOVIE 97 POINTS
GUCHO 76 POINTS
CRE 58 POINTS
TWIG 49 POINTS
TITINE 46 POINTS
DIRTYDIETZ 41 POINTS
HARVEY BOLLOCKS 38 POINTS
NADINE 29 POINTS
KIRDEC 22 POINTS
DINAUSAURE 20 POINTS
LE SEB 20 POINTS
RONNIE 18 POINTS
LOMOK 13 POINTS
JP13 13 POINTS
AKARIZA 12 POINTS
DICK LAURENT IS DEAD 11 POINTS
ALAN SMITHEE 10 POINTS
TIGNASSE 6 POINTS
ALEXEI 5 POINTS
TWAITS 0 POINT

 

 


            C'est Ronnie qui arrache la victoire et les places pour L'ARNACOEUR. Toutes mes félicitations ! Fais-moi parvenir tes coordonnées au plus vite par mail.

            Bravo à tous ceux qui ont participé et à très vite pour d'autres jeux.

Mis en lumière par MAYDRICK dans NOCTURNES
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