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12 octobre 2005 3 12 /10 /octobre /2005 00:00

QUESTION : Comment s’appelle la batte de base-ball de Robert Redford dans LE MEILLEUR ?


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11 octobre 2005 2 11 /10 /octobre /2005 11:27

QUESTION : Quel film la séquence prégénérique d’ACE VENTURA EN AFRIQUE parodie-t-elle ?


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11 octobre 2005 2 11 /10 /octobre /2005 08:40

Question de rapidité...

 

QUESTION : Pour quel film Sophie Marceau a-t-elle reçu le César du meilleur espoir féminin ?


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11 octobre 2005 2 11 /10 /octobre /2005 00:00

QUESTION : Où Brigitte Bardot entra-t-elle pour la première fois en 1959 ?


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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 15:45

QUESTION : Qui déclarait au Nouvel Observateur en 1986 : « Mon imagination, je la puise dans l’action, les villages et les bistrots. Mais pour écrire, je m’isole dans ma voiture. Ainsi séparé des autres, je les vois en travelling » ?


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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 00:00

QUESTION : Comment Sharon Stone surnomme-t-elle Michael Douglas dans BASIC INSTINCT ?


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8 octobre 2005 6 08 /10 /octobre /2005 00:00

            Cette semaine la sortie la plus intéressante n’est pas sur les écrans mais plutôt dans les bacs DVD. INNOCENCE de Lucile Hadzihalilovic est un bijou. Pas dans le sens dont on peut généralement l’employer pour qualifier un film, mais l’attirance qu’il provoque et le mystère qu’il génère sont des raretés qui lui donnent toute sa valeur. La réalisatrice peut être fière de l’arborer.

On a souvent comparé ce film au PICNIC AT HANGING ROCK de Peter Weir, mais il se rapproche plus de 2001 : A SPACE ODYSSEY dans sa conception. L’innocence dont il est question est en rapport avec celle de l’enfance et de l’insouciance qui l’accompagne. Cette dernière se caractérise par un lieu extrêmement singulier où les jeunes filles se retrouvent sous la protection de femmes plus mûres, qui les dirigent vers la Voie. C’est une étape de l’Homme dont il est question ici. Plus particulièrement de la Femme. INNOCENCE raconte l’évolution, de manière allégorique, de petites filles jusqu’à l’âge où elles deviennent de jeunes femmes. C’est fait avec un peu d’astuce et beaucoup d’espièglerie. Cette fable universelle se construit à travers les différents enjeux qui font de cette innocence l’élément déterminant dans l’établissement d’une vie future. C’est aussi la glorification d’une donnée innée, naturelle, qui se perd au fil des années. L’innocence n’est pas pervertie ou anéantie par une donnée sociale mais elle joue plutôt un rôle de cocon qui permet le développement de son sujet. L’innocence ne meurt pas, elle se transforme. C’est la métaphore qu’il faut voir dans ces chenilles qui deviennent des papillons et que Lucile Hadzihalilovic se plaît à filmer. Les cours de danse ou la classification par hiérarchie sont autant de traces avouées de cette mutation. Outre les chenilles, la réalisatrice s’attache aussi à de nombreuses formes de vie naturelle, mais aussi de mort (qui rôde tout au long du film). C’est donc bien ce caractère inné de l’innocence que traduisent tous ces facteurs naturels et qui en font avant tout un film naturaliste. Et surtout pas réaliste. On ne peut trouver aucune concordance avec une logique qui viendrait expliquer tous les comportements et éluciderait tous les points d’interrogation.

Pourquoi la nouvelle venue réclame-t-elle sans cesse de revoir son petit frère ? Comment les jeunes filles arrivent-elles ici ? Pourquoi ne pleurent-elles pas ? Comment se fait-il qu’après leur sortie elles n’expliquent à personne ce qui se passe dans ce lieu ? Pourquoi n’essaient-elles pas de s’échapper ? Pourquoi sont-elles si heureuses dans ce lieu si angoissant ?

L’allégorie dont nous parlions ne permet pas l’élaboration d’une histoire dans des principes narratifs normaux. Depuis que le cinéma est mort, c'est-à-dire depuis la fin des années 20 (tiens donc, la mort du cinéma, on ne nous avait plus fait le coup depuis Jean-Patrick Manchette !), personne n’avait fait la somme de ce qu’il avait accumulé dans les différentes formes de ses expressions, avant que n’arrive David Lynch qui a popularisé le processus de création fantasmagorique. A l’heure actuelle quelques rares cinéastes osent reprendre ce nouvel abord du cinéma et les frères Quay se classent parmi les premiers descendants. Lucile Hadzihalilovic en est aussi une digne représentante. Nous ne sommes donc pas dans un film où il est nécessaire de comprendre toutes les nuances abordées, alors que la vision globale et l’ambiance développée priment. Kubrick ne qualifiait-il pas 2001 : A SPACE ODYSSEY d’ « expérience visuelle, non verbale » ?

Les jeunes filles qui arrivent dans le repaire d’INNOCENCE sortent d’un cercueil. La naissance envisagée sous forme mortuaire. Ce n’est pas totalement idiot. C’est un prélude à la mort. Quelle part de l’enfance meurt en son propre cours ? C’est une vision cynique du monde, puisque comme nous l’avons dit plus haut, l’innocence ne meurt pas. Elle n’existe qu’à une certaine période de la vie et prépare le terrain de l’avenir. C’est de sa mutation dont nous parle Lucile Hadzihalilovic. Ou comment ces jeunes filles passent de leur état de petite princesse aux élans de féminité qui vont conditionner leur attrait. On peut ici s’attacher à cette scène où l’on compare les différents critères physiques des jeunes filles aux rubans bleus. On ne sait pas trop ce qui est recherché, mais l’étrangeté de la comparaison, l’analyse physique détaillée et humiliante ainsi que le mutisme de la présidente qui incarne l’esprit de référence, conduisent à la cruauté enfantine, aux espoirs déçus pour toute une vie et à l’impossible recours à l’icône déiforme qui nous a donné naissance. On pense alors au silence de Dieu souvent évoqué par Ingmar Bergman et notamment dans TYSTNADEN.

L’utilisation des enfants est assez troublante. Leur beauté évanescente n’est envisagée sous aucun angle sexuel, ce qui renforce leur esprit d’innocence bien évidemment. Leur faiblesse, le mystère sous-jacent et les différentes ambiguïtés qui émaillent le récit consolident une tension permanente qui laisse présager le pire. Par son sens du rythme, des plans fixes, du non-dit et des bruitages, elle est de la même nature que celle qui émaille les films de Gaspar Noé. Mais ici, elle ne débouche point sur les actes horribles qu’elle laisse présager chez ce dernier. Ici, elle n’est qu’une variante complexe de cette course consciente vers l’inconnu. C’est un parcours qui se veut rassurant vers un univers occulte qu’il est difficile de ne pas appréhender. C’est en cela que le film est apaisant. INNOCENCE est un film sur l’accompagnement. C’est par la force paisible qui se dégage de ce dernier qu’il se révèle finalement plus amical qu’il nous est présenté. Il faut pour cela aller jusqu’au bout et se retrouver face à la plus belle scène du film : la scène de la fontaine. C’est empli de calme, de tranquillité intérieure et d’une avidité de battre de ses propres ailes. C’est la libération du papillon hors de son cocon, qu’il va vite oublier, mais qu’il remercie une dernière fois. La caméra qui tourne autour de cette adolescente est un rappel à la joie que crée la perte de l’innocence. Il est des choses que l’on perd et que l’on ne retrouve jamais. C’est une nostalgie qui ne s’apitoie pas sur ces souvenirs. De l’espoir…

Le fait que les enfants du film soient toutes de jeunes filles n’est certainement pas innocent. Ce film n’est rien d’autre qu’une transposition cinématographique du « Deuxième sexe » de Simone de Beauvoir. « On ne naît pas femme, on le devient. » On y trouve cette même idéologie de la femme assujettie à un certain nombre de règles qui fabriquent le bonheur. C’est une opposition de la liberté au sein d’un établissement qui regroupe des prisonniers contre le sentiment d’être libre au sein d’une société qui a fait de nous des prisonniers. Attention, nous retombons dans le cynisme !

La féerie de ce film doit aussi beaucoup à la magnifique photographie de Benoît Debie. Les couleurs sont magnifiquement saturées. La blancheur immaculée rend encore plus atypiques et angoissants les tenants visuels. C’est absolument sublime dans les moindres détails.

On notera que Marion Cotillard est à créditer d’une prestation extrêmement juste et tout aussi touchante, ce qui est assez rare pour être écrit. Cette actrice n’avait jusque-là jamais poursuivi que des productions ineptes comme JEUX D’ENFANTS ou encore la saga TAXI, sans montrer de vrais talents à faire naître des émotions. Dans un registre plus subtil et un rôle magnifique, elle arrive enfin à se détendre et à imposer ses qualités. En espérant qu’elle applique maintenant cela à ses choix de films…

INNOCENCE est un film difficile, qui ne demande pas une exploration connue mais une réception sensitive primaire. Les talents de Lucile Hadzihalilovic et l’excellence du roman de départ en font une œuvre à part, qui rafle tout par son originalité et sa maîtrise. Il suffit parfois de se laisser envahir. Voici un film qui demande un lâcher prise total. De par tout cela, INNOCENCE est pour moi le meilleur film français de l’année 2005. Et pour les films américains ce ne serait pas MINDHUNTERS ?

            Nous parlions précédemment des frères Quay, alors attardons-nous plus précisément sur leur premier long métrage : INSTITUTE BENJAMENTA. Il n’y a que de tels artistes pour reprendre toute l’imagerie développée par David Lynch tout en y ajoutant leur propre univers. J’aime ces mondes marqués par une identité extrême. J’aime aussi les mises en scène très chorégraphiées. Ca l’est, parfois même un peu trop ici, jusqu’à tourner à l’obsession. En tout cas, c’est d’une richesse visuelle et d’un humour en filigrane tout à fait étonnants. C’est un peu chiant parfois, un peu monocorde et plein de défauts mineurs, mais on y trouve une générosité et une envie de nous faire rentrer dans un monde improbable si insistantes, qu’on se délecte de tant de virtuosité.

Cela ne m’avait qu’effleuré l’esprit après la projection de THE PIANO TUNER OF EARTHQUAKES, mais maintenant il m’apparaît clairement qu’ils mettent en forme un cinéma matérialiste. La précision dans la description et l’attachement des objets, ainsi que l’utilisation qui en est faite, produisent une vie de proximité particulièrement dense.

Lynch, Quay, Hadzihalilovic : c’est un bon complément de programme.

            Restons dans les bons films. Au sommaire des réjouissances, j’avais tenu THE JACKET de John Maybury pour un petit film de série B mené par un réalisateur obscur, que l’affiche grotesque ne m’incita aucunement à aller visionner dans la fraîche salle numéro 10 du Pathé Wépler. Mauvais jugement. Heureusement que j’ai été rattrapé par mon irrépressible manie de voir tous les films. Ce genre de surprise en est à l’origine. C’est une valeur inestimable.

Grâce à une esthétique extraordinaire, renforcée par un montage efficace qui insuffle désordre et vitalité, THE JACKET est une histoire un brin abracadabrante qui tient par des jeux d’acteurs inspirés et d’une sincérité plus que persuasive. John Maybury prend tout d’abord le temps d’installer les bases qui vont instaurer le processus d’une histoire retorse et fantastique. Par sa lente approche de deux époques qui viennent constamment se mêler l’une à l’autre, il nous désarçonne en nous laissant perplexe sur l’emboîtement des pièces du puzzle. Aucune donnée de temps ne vient frontalement nous guider. En tant que pauvre spectateur bassement crédule, nous ne disposons d’aucune prise temporelle qui pourrait nous aider à comprendre où tout se joue. Ce mélange assez subtil n’est pas dû au montage mais au scénario qui bénéficie d’une écriture très acérée. Nous nous retrouvons donc dans un sentiment d’incompréhension et notre instinct nous avertit d’une manipulation latente. La vigilance devient de mise. L’intention du réalisateur est bien évidemment de nous rapprocher de ce qui se joue chez Adrien Brody (impeccable), victime qui se rebelle. Je m’arrêterai surtout sur Keira Knightley, cette jeune vingtenaire que j’ai découvert dans BEND IT LIKE BECKHAM, qui reste son meilleur rôle à ce jour. Actrice pas forcément pourvue des mêmes qualités qu’une Jennifer Jason Leigh, elle est pour moi la plus espiègle et la plus attirante Vénus du cinéma mondial. Bon, c’est vrai, je suis de parti pris puisqu’elle ressemble à s’y méprendre à la douce Astrid qui se reconnaîtra et que j’aime. Voilà, ça, c’est fait. Comme dirait Terry Kevin.

            Le 9 novembre prochain sortira un film destiné aux SDF : THE 40 YEAR OLD VIRGIN de Judd Apatow, dont le titre résume assez bien l’idée qu'il véhicule. Nous sommes dans l’humour d'AMERICAN PIE. C’est gros, gras et boursouflé. Judd Apatow ne fait pas dans la dentelle mais il évite de tomber dans le grotesque. Il aime le frôler, c’est tout. C’est bien assez. Steve Carell, lui, est dans un rôle qui aurait dû lui permettre beaucoup de singeries. Mais non. Extrême reconnaissance. Tout cela est assez mal ficelé, réalisé avec un manque d’originalité qui rivalise avec les grands tubes de Georges Moustaki, et l’encéphalogramme se situe en Beauce. Il reste juste la splendide Catherine Keener, à sortir de cette effroyable mouture. L’étonnante Maxine de BEING JOHN MALKOVICH est toujours aussi parfaite. Mais elle peut difficilement rehausser le niveau de piètres répliques et de piètres situations. La comédie est avant tout une étude de mœurs. Ernst Lubitsch en est l’exemple le plus frappant. Bref, si vous n’avez pas d’endroit où dormir, courez-y. Ou si vous préférez retrouver Catherine Keener, elle sera à l’affiche dans THE BALLAD OF JACK AND ROSE de Rebecca Miller dès qu’une date de sortie française sera arrêtée. Le film est assez peu convaincant du fait d’une redondance dans le propos, mais il vaut néanmoins par la prestation de Daniel Day-Lewis. Mais rien que de le dire, cela devient aussi redondant. Beauté du mot qui m’évoque sans cesse l’élasticité du téton.

            Vu le succès exporté de LA MARCHE DE L’EMPEREUR, je me décidai enfin à voir le documentaire de Luc Jacquet. Commençons par dire qu’il ne s’agit pas d’un documentaire mais plutôt d’une fiction, que Luc Jacquet à construite à base d’images documentaires, puisqu’il essaie de nous relater l’histoire extraordinaire de ce manchot qui ne voit que du blanc, se donne rendez-vous pour copuler au sein d’une partouze géante et tente de singer Jackass en essayant de résister à une tempête de neige en plein Antarctique. Le plus con meurt de froid, évidemment.

Comment faire passer un long métrage pour un film extraordinaire qui gommerait toute l’âpreté du documentaire et ferait de cette lente marche une épopée digne d’un LAWRENCE OF ARABIA au pôle Sud ? Luc Jacquet a trouvé le plus beau des compromis en misant sur des images luxueuses et en ajoutant des voix off à ses pingouins, les filmant comme de vrais acteurs assujettis à un but. Pourquoi pas ? Mais ce n’est plus du documentaire alors… D’autant que la démarche pourrait apparaître louable si elle ne se contentait pas de réduire les risques en confiant le doublage aux voix trop reconnaissables de Romane Bohringer et Charles Berling. Ne parlons pas de Jules Sitruk qui ne peut cette fois-ci combler les déficiences de son maigre talent. Le physique peut parfois tromper les apparences, mais la voix ne ment jamais.

LA MARCHE DE L’EMPEREUR est au documentaire ce qu’André Rieu est à la musique classique : une vulgarisation proprette, démagogue et putassière. Et pourquoi pas l’oscar du meilleur comédien au pingouin tant qu’on y est ?

            Autre documentaire, autre définition du mot. Dans KURT & COURTNEY, Nick Broomfield relate par sa propre investigation le rôle que Courtney Love aurait joué dans l’assassinat de Kurt Cobain. Sans avancer d’opinion définitive, il s’attache surtout à définir la construction du personnage public de Courtney Love. Tout cela est assez troublant et amène de toute façon à conclure que cette affaire est plus complexe que la manière simpliste dont les médias s’en sont emparés. En lui-même ce documentaire est assez peu attrayant par son image et ses plans qui n’ont rien de prémédités, équipe réduite oblige. Mais la force de l’opiniâtreté de Broomfield permet de nous tenir en haleine tout du long. Finalement, on en a appris un peu plus, on s’est forgé sa propre opinion, mais il n’y a pas de véracité tangible à laquelle se rattacher. Et surtout le sentiment qu’une profonde injustice n’a pas été résolue. C’est l’effet JFK.

            THE QUIET AMERICAN de Phillip Noyce est un film à la réalisation très académique où Michael Caine se révèle une fois de plus plein d’une subtilité que nous ne pouvons seulement envier qu’aux anglo-saxons. C’est quand même très bien fait mais Phillip Noyce n’arrive pas à faire sortir son film d’un classicisme guindé assez exaspérant. C’est ce qu’il a toujours su faire, notamment au sein du pitoyable THE SAINT et surtout du soporifique CLEAR AND PRESENT DANGER. DEAD CALM laissait cependant espérer beaucoup mieux. Noyce nous confirme seulement que Brendan Fraser n’est pas un bon comédien. Merci d’avoir pris cette peine. Il n’y a que l’intention qui compte. Et je n’ai plus l’intention de parler de Brendan Fraser à l’avenir.

            Pas trop envie non plus de parler de DE GRONNE SLAGTERE de Anders Thomas Jensen. Un film qui se repose sur une idée qu’il croit exceptionnelle. Mais cette histoire de bouchers qui vendent de la viande humaine est d’une bêtise affligeante. Le film s’arrête là où il aurait dû commencer. Rien ne vient s’aligner sur la singularité qu’une telle idée impose et le film souffre terriblement de cette retombée dans la banalité familière. Jensen essaie de provoquer une réaction en revendiquant sa trouvaille mais essaie juste après de réorienter son propos vers une majorité qu’il cherche à ne surtout pas heurter. Preuve en est cette musique symphonique horripilante dénuée de corps et que Georges Moustaki ne désavouerait pas. Ce n’est ni drôle, ni choquant, ni passionnant. Passons.

            LA PREMIERE FOIS QUE J’AI EU VINGT ANS est la première réalisation de Lorraine Levy. C’est aussi une belle illustration d’un mauvais titre de film puisqu’il ne fait référence qu’à une phrase prononcée à un moment sans illustrer une quelconque référence à ce qui nous est relaté. Il n’établit aucune concordance avec ce qu’il est censé nous évoquer. Tout cela n’est pas bien grave et l’on peut trouver pire exemple : 21 GRAMS ! Rien à voir. Philosophie de bazar. Faire croire que l’on dit quelque chose d’important. Titre débile. Film à vomir.

Celui de Lorraine Levy est presque réussi. Un de ses grands défauts est qu’il nous fait regretter le temps où les dialogues étaient crédités au générique. Il faut dire qu’ici ils sont d’un anachronisme flagrant. Alors que l’action est censée se dérouler au cœur des années 60, tout le monde jacasse comme à l’heure d’aujourd’hui. C’est assez dommage car le film est par ailleurs très délicat dans son approche des personnages et rempli d’une intelligence rare dans l’appréhension du quotidien. Ce qui nous ravit. Marilou Berry est évidemment parfaite dans un rôle taillé sur mesure, mais elle nous avait déjà informés qu’elle savait jouer ce registre dans COMME UNE IMAGE.

            Du côté des films vus et revus, LITTLE BIG MAN m’avait laissé sur l’émerveillement qu’une âme d’enfant peut déceler dans ce récit hilarant et d’une beauté sauvage inouïe. Arthur Penn est décidément un immense réalisateur, sous-estimé de manière scandaleuse. Il a réalisé un chef-d’œuvre avec Marlon Brando, Jane Fonda et Robert Redford qui se nomme THE CHASE et que je tiens parmi les plus beaux films du monde.

LITTLE BIG MAN est pourtant une œuvre mineure de Penn car la folie du récit est assez inégale et ce qui meut Dustin Hoffman manque de force émotive. La grande satisfaction est de revoir un film qui sait nous faire retrouver l’enchantement de l’enfance. Ce n’est pas à Lars Von Trier qu’on peut demander ça… Oh la mauvaise foi !

Même quand on connaît le procédé médiatique, et l’intrigue sur laquelle repose le film, THE BLAIR WITCH PROJECT fonctionne toujours effroyablement bien. Les idées de réalisation sont purement géniales et leur simplicité a souvent provoqué leur refoulement par une partie des spectateurs qui ne pouvaient se résoudre à si peu. Snobisme. L’exploitation de la peur face à un élément inconnu est avancée de manière incroyablement réaliste et le drame humain renforce la notion d’impuissance. C’est un exercice de style assez brillant. Presque choquant. Les grandes idées reposent parfois sur des éléments simples. « Il arrive un moment où les choses sont si familières qu’elles en deviennent étranges ». C’est selon ce principe qu’ici ce n’est point tant la sorcière qui fait peur, que la forêt, qui possède ces trois jeunes gens. THE BLAIR WITCH PROJECT est une sorte de huis clos où tout ce qui entoure les personnages se ressemble, où tous les points de repère s’annulent. Le véritable ennemi c’est ce monstre de feuilles qui devient noir la nuit et qui émet des bruits qui rendent fou. C’est un bel exemple que la peur n’est qu’une vision subjective. D’ailleurs je n’ai jamais peur en forêt, par contre chaque année j’ai toujours peur que Georges Moustaki sorte un nouvel album !

A part LES POUPEES RUSSES (pardon), j’ai vu tous les films de Cédric Klapisch. Le pire : PEUT-ETRE, comme le meilleur : LE PERIL JEUNE. C’est un des rares réalisateurs français qui arrive à faire un cinéma dynamique, artistique et populaire. Cela demande beaucoup de talent. J’ai donc revu NI POUR NI CONTRE (BIEN AU CONTRAIRE) avec une grande impatience, vu que je l’avais déjà apprécié à sa sortie. C’est encore meilleur que je ne le pensais. Gros polar. J’arrive encore à me demander comment Klapisch est parvenu à imposer le cliché du bar à putes… L’histoire est originale, se construit en même temps que les personnages et entretient une morbidité sourde qu’il convient d’assouvir à moment donné. La photographie de Bruno Delbonnel est d’un clinquant qui justifie l’univers dans lequel les gangsters gravitent et qu’ils idéalisent. Delbonnel, impeccable une nouvelle fois. Bravo. C’est un film français prenant, sombre et suprêmement cynique, qui ressemble à un hommage aux années 70. Une sorte de savoir-faire perdu dont l’héritage s’impose comme la relecture d’un mythe dont la décadence n’a laissé qu’un chaos généralisé. Klapisch a réalisé un film plus ambitieux qu’il n’y paraît.

Enfin, terminons nos relectures par un morceau d’anthologie du comique français : LE PERE NOEL EST UNE ORDURE. On se demande si ce film pourra arrêter de faire rire à une époque. La comédie évolue. Le comique est intemporel. Dans la rue, une personne qui glisse devant vous sur une peau de banane vous fera toujours rire un temps. Le comique de ce film a quelque chose à voir avec Chaplin. Il touche quelque chose d’intrinsèque à la personne humaine. Le rire du PERE NOEL EST UNE ORDURE est génétique. C’est aussi pour cela qu’il s’apprécie encore mieux en famille ou en groupe. Et puis, c’est tout de même le meilleur rôle de Christian Clavier. On oublie souvent de parler de lui (toujours à juste titre), mais il n’a jamais été aussi juste et touchant que dans le rôle de Katia.

Voilà un exemple que nous aurions pu citer lorsque nous parlions de THE 40 YEAR OLD VIRGIN. La comédie n’est qu’une histoire de contre-temps et de décalage. Tout de même, tout ce qu’on peut faire avec un peu d’astuce et d’espièglerie !!!

Mis en lumière par MAYDRICK dans LUMIERES
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7 octobre 2005 5 07 /10 /octobre /2005 12:00

QUESTION : Quel est le long métrage le plus visionné au Forum des Images de Paris ?


Mis en lumière par MAYDRICK dans QUIZZ
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7 octobre 2005 5 07 /10 /octobre /2005 00:00

Ce regard est quand même connu, non ?


Mis en lumière par MAYDRICK dans LANTERNE MAGIQUE
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7 octobre 2005 5 07 /10 /octobre /2005 00:00

QUESTION : Qui Gérard Jugnot découpe t-il en morceaux dans le film LE PERE NOEL EST UNE ORDURE ?


Mis en lumière par MAYDRICK dans QUIZZ
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