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22 juin 2005 3 22 /06 /juin /2005 00:00

QUESTION : De quel film est tirée la réplique suivante : « Tu vois cette gonzesse ? Il y a que le train qui ne lui soit pas passé dessus… Et manque de bol, j’étais dedans ! » ?


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21 juin 2005 2 21 /06 /juin /2005 21:00

QUESTION : Dans lequel de ses films Alfred Hitchcock figure-t-il sur une photo de groupe accrochée au mur ?


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21 juin 2005 2 21 /06 /juin /2005 00:00

QUESTION : A propos de quel film Jean Cau a-t-il écrit en 1973 dans Paris-Match : « Honte pour le producteur de ce film, honte pour son réalisateur, honte pour les comédiens » ?


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21 juin 2005 2 21 /06 /juin /2005 00:00

RINGU

            Avoir peur au cinéma est devenu une chose plutôt rare. A la base, c’était le film de genre qui se prêtait le mieux à cet exercice. La vague des films d’épouvante des années 30 en est la meilleure concrétisation. Faire des films qui font froid dans le dos. On peut aujourd’hui discourir sur leurs effets stylistiques, il n’en reste pas moins que des films comme FRANKENSTEIN de James Whale ou THE MUMMY de Karl Freund restent des œuvres de terreur propre, dues à un traitement brutal et cru. Quelques années plus tard, la Hammer s’emparera de ces grandes figures mythologiques à travers un revival qui s’axera plus sur le spectaculaire. Mais l’effroi reste toujours vivace à travers des films comme THE HAUNTING de Robert Wise, VILLAGE OF THE DAMNED de Wolf Rilla ou encore LES YEUX SANS VISAGE de Georges Franju. Puis les années 70 arrivent et les films à grand spectacle reprennent toute cette idéologie et cette culture, ce qui aboutit à des œuvres particulièrement maîtrisées, parfois extrêmement terrifiantes. THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE, THE EXORCIST, THE AMITYVILLE HORROR ou THE SHINING en font partie. Les films d’horreur vont alors exploiter le filon pour en faire toute une série d’œuvres particulièrement nauséabondes qui finiront par enterrer le genre. Et puis SCREAM est arrivé. Beaucoup de personnes y ont vu une refonte des codes. Si l’on se réfère à toutes les suites, les scénarios et les pseudo films qui s’en réclamaient, aucun n’a véritablement réussi à dépasser ce stade et renouveler l’esprit. En fait, il s’agissait plutôt d’une réappropriation de ces codes.

Quel est le dernier film qui vous a réellement fait peur au cinéma ? 

            La peur s'axionne à chaque fois par l’imposition d’un climat, d’une ambiance. Et les meilleurs exemples fonctionnent dans des retranscriptions ancrées dans notre quotidien. Développer le quotidien avant tout.

THE SHINING : Kubrick insiste d’abord sur la famille de Jack Torrance et leurs comportements intimes. L’étrangeté du lieu est juste effleurée et n’imprègne l’histoire qu’au fur et à mesure par petites touches.

JAWS : avant tout annoncer le danger. C’est la première scène du film. Puis s’ingénier à créer l’effervescence de la station balnéaire et la dynamique du cocon familial du shérif Brody. Enfin, ne montrer la menace que vers la fin du film.

THE EXORCIST : la référence en matière de réalisme quotidien. Toute la première partie du film est conçue comme un drame. Les liens mère-fille, les choses « sans conséquence » qui émaillent chaque jour vécu, la recherche médicale… Rien n’oriente vers l’horreur. Tragédie moderne.

Ces données permettent une appropriation de l’histoire par une totale identification à des actes, des personnages ou des émotions proches du réel. C’est la base. L’horreur ne vient pas de la vision d’une tête tranchée mais de la représentation que l’on peut en avoir. Combien de films peuvent encore se prévaloir d’avoir digéré cette valeur essentielle ?

            Le dernier film qui m’a procuré ce genre de sensation, ce fut RINGU de Hideo Nakata, samedi 26 août 2000, au cours de « l’Etrange Festival ». Ce fut plutôt une expérience qu’une séance de cinéma. 1000 personnes réunies pour voir ce film venu tout droit d’Asie. A cette époque, la déferlante RINGU a déjà largement frappé le Japon depuis 2 ans et demi et s’apprête à envahir l’Europe. Dans son pays d’origine, le film et ses différentes suites sont un phénomène sans précédent. L’engouement est tel qu’il prend le pas sur toutes les grosses productions américaines.

Confortables dans nos fauteuils, personne n’est préparé au choc. Jean-Pierre Dionnet nous prévient pourtant que nous nous apprêtons à avoir peur encore longtemps après sa vision, mais rien n’y fait. Personne ne quitte la salle. Dire que nous nous attendons à voir un énième film d’horreur à l’originalité discutable ne serait pas minimiser l’état dans lequel nous nous trouvons, suite au synopsis qui nous a été livré : une cassette maléfique, qui circule sous le manteau, décime tous ceux qui la regardent.

La projection débute. L’angoisse ne vient pas d’entrée. La première scène est la moins réussie et correspond bien à ce que nous attendions. Mais le visuel est éclatant. Différent. Pertinent et percutant. L’histoire se crée et percute notre attention. L’angoisse monte. Il faut s’accrocher au siège. Nous sommes pris dans une tragédie complètement démente où les affres de la vie percutent des sens nouveaux, inexplorés. La peur naît de l’inconnu. Il s’agit de personnes qui se lancent dans le vide et qui font tout leur possible pour revenir en arrière. Je suis comme happé par l’écran. Les rares fois où j’arrive à décrocher mon regard pour prendre du recul et reprendre conscience qu’il ne s’agit que d’un film, je me tourne afin de regarder les réactions des autres personnes présentes et là… Stupéfaction. L’horreur s’est transmise dans la salle. Les corps sont tendus, les visages émaciés, les mains crispées et les cris continuent à se propager avec une intensité croissante. Comme si chacun ressentait la peur des 999 autres personnes qui participent à cette expérience. La peur décuplée. A la fin de la projection nous sommes abasourdis par ce que nous venons de vivre. Une expérience étrange. Et une peur quasiment personnifiée. Presque palpable.

Ce soir-là, quelque chose de rare s’était produit. Je ne le savais pas encore car 8 mois plus tard, je traînais ma copine de l’époque à la projection du film enfin sorti en salle. Mal m’en prit ! La salle, presque vide, ne participa pas au retour de la magie du fameux soir. Conclusion : ne jamais voir un film d’épouvante en journée et ne jamais vanter les mérites d’un film de manière excessive. Finalement, le DVD m’apporta les réponses définitives que je m’ingéniais à trouver. RINGU est le dernier film d’angoisse réalisé, au climat insidieusement effroyable et à la complexité redoutablement maligne. Un film qui joue avec les peurs car il les inscrit dans un univers extrêmement proche de notre réalité.

            Hideo Nakata a réalisé un véritable chef-d’œuvre de détresse, qui fait appel à nos angoisses profondes et à nos propres questionnements métaphysiques. L’histoire de cette cassette maudite ne s’arrête pas à ce scénario de série B, il est beaucoup plus conséquent que cela. La multiplicité des thèmes abordés participe à la considérable élaboration d’une trame particulièrement riche. Au centre de tout cela, il est un facteur qui joue un rôle primordial dans le lien qui unit tous les protagonistes de l’histoire. L’eau. Les japonais ont un rapport à l’eau qui est ancestral. Chez eux, l’eau est considérée comme une entité particulièrement vénérée. Une sorte de demi dieu car elle est à l’origine de la vie, ce qui lui confère un caractère sacré. Ce qui crée la vie crée aussi la mort. Elle est ici abordée sous cette dualité. Invoquez-la et vous invoquerez aussi son cortège de fantômes inquiétants. Jeux d’eau de mer, spectres en vue. Elle symbolise la vie lors de la première rencontre entre Yoichi et Ryuji. A ce moment précis elle se caractérise par une pluie battante sous laquelle les deux protagonistes n’échangent aucun mot mais où beaucoup d’éléments entrent déjà en scène. On appréciera particulièrement d’avoir tu leurs rapports. Rien n’exige l’explication du lien et Nakata préfère suggérer qu’imposer une logique, ce qui est bien plus intelligent. Une autre relation laissée en suspend est celle entre Asakawa et Ryuji. On sait qu’ils ont été mariés mais les silences et les regards qui s’érigent entre eux sont autant de mots qui construisent la complexité et l’ambiguïté de leurs attaches. L’immense douleur qui les unit est un gouffre d’amour où les plaies peinent à se refermer. Deux personnes qui se tiennent la main à travers un mur. Sûrement l’une des plus belles retranscriptions d’un couple qui n’a plus rien à se dire mais qui se nourrit encore de leurs douleurs communes. L’amour envisagé sous l’aspect du fardeau du passé et des sentiments inapaisés. De l’amour. Beaucoup d’amour. Et aucune concrétisation possible.

L’eau symbolise aussi la mort lorsque la mer appelle Shizuko à elle. Son emprise développe une attirance malsaine. Shizuko s’expose à la dualité et Sadako amplifiera le côté obscur. Sadako est l’ombre, la face cachée. Le mal qui s’expérimente… Et ses longs cheveux cachent sa véritable identité : la souffrance qui hante son visage et la terreur pure qui se lit dans ses yeux. Symbole évident de son enfermement : le puits !

Magnificence aussi dans l’élaboration des plans du réalisateur. Des plans d’une beauté très formelle, d’autres d’une tension extrême, d’autres encore nous révélant plus d’éléments que de simples mots. La photo oscille entre des zones d’ombres tenaces et une lumière crûe criante de réalisme. Jouer avec le noir comme avec la lumière, voilà encore une autre dualité. Car s’il y a bien un vecteur d’angoisses c’est assurément le noir. La peur du noir. La peur de ce qui s’y trouve. La peur de son ombre. Avoir peur de son côté sombre. Sadako en est certes une personnification mais elle symbolise aussi une sorte de pureté pervertie avec son habit impeccablement blanc. Nouvelle peur : le blanc. L’éclat de la couleur nous étourdit.

Le pari sûrement le plus réussi est de nous faire pénétrer cette ambiance étrange. D’abord par la description d’un quotidien fait de blessures, d’histoires à poursuivre et de journées peu héroïques. Identification facilitée. L’héroïsme viendra plus tard. Il faut à ce titre saluer l’élaboration absolument sans précédent du personnage de Ryuji. C’est bel et bien lui le véritable héros du film. Un personnage complexe, au vécu énorme, à l’assurance volontaire et tout cela montré en filigrane sans aucune explication. Pas d’explication non plus sur le caractère paranormal qu’il a développé, que possède peut-être Asakawa et qui est sans aucun doute dans les gênes de Yoichi (leur enfant ?). Rien n’est dit, ce n’est pas essentiel. Cela donne de la consistance au propos et renforce notre attrait par cette honnêteté. Ryuji est l’homme qui ne montre pas ses doutes. Il est investi. Il agit. C’est l’actif. La réflexion est brève et intelligente. L’action lui succède immédiatement et confère au récit un rythme effréné. Ryuji va toujours de l’avant. Il n’est pas dans la peur. On a envie de le freiner face au danger auquel il s’expose. Pourquoi fait-il tout cela ? Pour son présumé fils ? Pour son ex-femme ? Pour l’amour qu’il éprouve encore pour elle ? Autant de réponses en suspend qui enrichissent le film. Et lorsque sa mort survient nous sommes d’autant plus affectés car les sentiments que nous avions noués à son encontre atteignaient leur paroxysme. Nouveau tour de force du réalisateur.

Je me souviens des différents éléments insubmersibles et du moment où l’on se dit que tout est fini, que la malédiction est levée, mais où tout repart de plus belle. Je me souviens qu’à l’époque j’avais été stupéfait par les effets spéciaux du film. Sadako sortant de l’écran de télévision m’avait fortement impressionné. Je me souviens surtout du travail sur les bruits, des horribles grincements, de l’œil révulsé, des masques mortuaires. Je me souviens avoir vaguement invoqué un quelconque dieu en demandant à ce que le film de la cassette ne nous soit jamais montré par peur d’être déçu, et puis finalement d’avoir été incroyablement surpris de l’atmosphère oppressante, angoissante, malsaine et surtout dérangeante qui en émanait après sa vision. Lynch pour l’étrangeté. Et des questions, des questions… Quel est donc ce plan où Yoichi s’arrête, puis plus tard Asakawa, avant de rentrer dans la chambre de Tomoko ? A qui Ryuji dit-il en plein rue : « C’était donc toi ? ». Les chaussures blanches de cette personne sont-elles celles de Sadako, qu’il ne connaît pourtant pas ? Asakawa demande-t-elle à son père de visionner la cassette à la fin du film pour sauver Yoichi ? Qui a gagné la coupe du monde de football en 1938 ? Non, peut-être pas celle-là ! 

            Un chef-d’œuvre décidément bien mystérieux où l’effroi fonctionne comme un révélateur de vie. Distiller ses angoisses à travers un filtre facilement identifiable. Ressentir des émotions pour mieux épancher ses souffrances. La peur comme scarification.

            Suite au succès colossal du film au Japon et dans une grande partie de l’Asie, plusieurs suites ont été élaborées mais aucune n’a revêtu le caractère unique de RINGU.

RINGU 2 fut aussi réalisé par Nakata, mais si l’atmosphère était aussi pesante, la magie ne fonctionnait plus. RINGU 0 : BASUDEI était censé expliquer la genèse de la cassette et nous éclairer sur la jeunesse de Sadako, mais n’expliquait finalement rien et continuait à jeter le trouble sur les événements. RING VIRUS et RASEN étaient à peine montrables, et THE RING de Gore Verbinski nous surprenait pour avoir gardé l’essence même de l’histoire, mais pour avoir cherché une explication logique aux moindres détails, le film redevenait banal et perdait toute aura.

Mais le plus intéressant restait toutes les séquelles que Sadako inspira. Toutes ces jeunes filles et autres fantômes aux cheveux longs qui commencèrent à envahir les productions asiatiques. Je me suis alors plongé dernièrement dans la saga Tomie. TOMIE, TOMIE : ANAZA FEISU, TOMIE : REPLAY, TOMIE : RE-BIRTH, TOMIE : SAISHUU-SHO - KINDAN NO KAJITSU. Mais c’est quoi cette idée de nommer tous les films dans leur titre original ? Il pourrait y en avoir 7 ou 8 de plus, je pense qu’aucun ne saurait être digeste tant ces tomes là ne m’ont rien inspiré de comestible. C’est à celui qui fera la suite la moins inspirée et la moins en rapport avec son sujet. Rien à voir avec RINGU, du moins du côté de la qualité artistique.

Passons plutôt à JU-ON et JU-ON 2. Deux réalisations de Takashi Shimizu. Le second est la suite du premier et raconte la même chose. On peut les inverser, ça marche quand même. On ne peut pas non plus les différencier qualitativement. C’est la même médiocrité. Une bonne idée, deux tout au plus. Et puis surtout ce sont des films destinés à la vidéo qui ont été tournés en D.V., et qui sont esthétiquement dépourvus d’harmonie visuelle. Une horreur à regarder. J’suis assez fier de cette phrase ! Le rythme est complètement distendu. Les effets de surprise s’enchaînent et n’effraient plus. Pire que tout : le petit Toshio maquillé de manière outrancière et mis en scène dans des postures pas croyables est risible à souhait. Bon, on est encore loin de l’effet escompté. Je poursuis alors avec JU-ON : THE GRUDGE et JU-ON : THE GRUDGE 2 du même Shimizu. Bon, on l’a compris c’est son STAR WARS à lui. Que va-t-il bien pouvoir apporter de nouveau à cette histoire maléfique ? Réponse : rien. Il refait exactement tout ce qu’il a déjà fait dans les deux précédents films mais avec plus de moyens. On a à faire ici à de vrais films avec (ô joie !) une image complètement regardable. Pour le reste, je pourrais faire un copier-coller de ce que j’ai écrit plus haut, je ne ferais qu’un trajet mais je me foutrais complètement de vous. Je préfère employer un verbe comme « se conférer à » ou un truc du genre. Mais ne vous y attardez pas trop quand même. Je dois encore parler de THE GRUDGE, l’adaptation américaine. Toujours par devinez qui… En fait, j’avais vu précédemment cet opus au cinéma et je m’étais justement demandé quels étaient les éléments qui avaient été enlevés, rendant le film creux, sans intérêt et développant une mythologie de bazar. C’est cela qui avait attisé ma curiosité et donné l’envie d’en saisir quelques clés à travers les originaux. Ces derniers étant aussi vides, difficile de donner de l’épaisseur à Sarah Michelle Gellar et aux événements qui l’entourent. Je décidai quand même de le revoir, histoire de clore cette série. L’image est toujours de mieux en mieux, la réalisation aussi, le petit est de moins en moins maquillé et le rythme devient plus ténébreux. Mais en vain. L’histoire est faible et n’intéresse personne. THE GRUDGE 2 va bientôt sortir et JU-ON : THE GRUDGE 3 est d’ores et déjà en préparation. Nouveau copier-coller ?

            Du côté des films normaux, HOLY LOLA de Bertrand Tavernier dépasse largement la norme. Tavernier est un type intelligent. Il nous parle de choses importantes et il a raison. C’est un peu notre Ken Loach à nous. Et puis c’est aussi l’un des rares cinéastes français qui ne filme pas le cinéma à la française, en tout cas plus du tout depuis dix ans. Il a raison de persévérer. Du cinéma bien fait et très attachant. Nous retrouvons aussi avec une grande joie la formidable Isabelle Carré, qui nous avait tellement ému dans SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES. Une fois de plus elle trouve un rôle extraordinairement fort, qui sert tout son immense talent. Bertrand Tavernier a eu une fois de plus raison. Raison de l’employer. Par contre, que vient faire ici Jacques Gamblin, ce sous-acteur que Tavernier avait déjà utilisé dans le mésestimé LAISSEZ-PASSER ? L’une des plus grandes impostures du cinéma français balade sa nonchalance et son manque d’assurance tout au long du film, ne cessant de nous montrer qu’il joue au lieu d’être. Aucun charisme, aucune technique, beaucoup de prétention. A quoi rime tout cela ? Je me mets alors à douter de mon jugement. Et comme Bertrand Tavernier est quelqu’un qui a toujours raison, je lui laisserai le dernier mot.

            Pour tous ceux qui aiment le poker, je ne saurais que trop vous recommander le WORLD POKER TOUR diffusé tous les jeudis soirs sur Canal +. C’est une émission superbement mise en scène, avec des jeux de lumières parfois très provocateurs. Mais question poker voici enfin la grande émission qui va vous faire comprendre les tenants et les aboutissants du jeu, sans pour autant vulgariser tout le processus. Et puis il faut bien avouer que Patrick Bruel est ici un commentateur hors pair, qui rend toute partie extrêmement passionnante par l’à-propos de ses interventions. Voilà quelqu’un de plus intéressant qu’il n’y paraît.

Par contre, pour tous ceux que le poker n’intéresse pas, je leur conseillerai de regarder plutôt le WORLD POKER TOUR diffusé tous les jeudis soirs sur Canal +. C’est une émission superbement mise en scène, avec des jeux de lumières parfois très provocateurs. Ca va les copier-coller, on s’éclate ? S’ils ne trouveront pas leur compte dans les différentes tactiques abordées, ils pourront s’amuser en s’attachant aux diverses personnalités des joueurs qui frôlent parfois la caricature. Drôlissime.

RINGU

Mis en lumière par MAYDRICK dans LUMIERES
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20 juin 2005 1 20 /06 /juin /2005 00:00

QUESTION : Quel est le nom du cargo interstellaire du film ALIEN - LE HUITIEME PASSAGER ?


Mis en lumière par MAYDRICK dans QUIZZ
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13 juin 2005 1 13 /06 /juin /2005 00:00

QUESTION : A qui Jean-Louis Trintignant a-t-il dit, en 1982 : « En France, nous avons un jeune acteur à qui tu ressembles. Il s’appelle Depardieu. Excuse-moi, mais je pense qu’il est mieux que toi » ?


Mis en lumière par MAYDRICK dans QUIZZ
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11 juin 2005 6 11 /06 /juin /2005 00:00

BATMAN BEGINS BATMAN BEGINS BATMAN BEGINS

            En France, le cinéma étranger occupe la plus large part du marché cinématographique. Mais si l’on excepte les films provenant des Etats-Unis, la portion restante est plutôt maigre pour chaque pays. Le Japon ou même la Chine arrivent constamment à tirer leur épingle du jeu, la plupart du temps de manière assez brillante, et beaucoup de pays bénéficient d’une figure de proue, tels Ingmar Bergman pour la Suède ou Youssef Chahine pour l’Egypte. Certaines nationalités nous amènent parfois à nous interroger sur la vivacité de leur cinéma. Quid du cinéma philippin ? Népalais ? Camerounais ? Equatorien ? Beaucoup de cinémas semblent définitivement écrasés par la concurrence américaine, d’autres subsistent on ne sait trop grâce à quelle volonté politique.

Le cinéma argentin a failli complètement disparaître suite aux dix années de dictature militaire qui l’ont complètement atrophié. C’est donc une joie de le revoir s’épanouir sur deux plans. Le premier au niveau de sa production nationale, car c’est l’un des rares pays où ses films arrivent à faire jeu égal avec le cinéma américain. Et le second au niveau de la percée sur notre territoire. Ces dernières années nous avons effectivement commencé à voir surgir des films argentins de grande qualité. Celui qui m’a le plus marqué est sans conteste FIGLI / HIJOS de Marco Bechis, qui tentait d’exorciser certains démons de la dictature passée, à travers les enlèvements et les assassinats des enfants des opposants au régime. Il ne fut pas distribué en France. Mais parmi ceux qui parvinrent jusqu’à nos écrans blancs, on retiendra l’intriguant scénario de NUEVE REINAS de Fabian Bielinsky. Ce mois-ci : deux films au programme. EL CIELITO de Maria Victoria Menis, dont j’espère que les images ne sont pas aussi putassières que les affiches qui déferlent sur les murs de Paris; et puis surtout WHISKY ROMEO ZULU de Enrique Pineyro. Un film très surprenant car loin des effets faciles des blockbusters. Simple. Et qui nous conte une histoire prenante de bout en bout. Une évocation du drame survenu le 31 août 1999 à Buenos Aires. Un avion qui s’enflamme. 67 morts.

Cette vision des choses, c’est l’histoire vraie de Enrique Pineyro. Il l’a vécue. Maintenant il en est l’acteur, l’auteur, le producteur et le réalisateur. L’acteur parce qu’il fallait bien trouver un comédien qui soit compétent au niveau de l’art dramatique mais aussi qui sache piloter un Boeing. Car les scènes de vol ne sont pas tournées en studio. Majesté des images. Nouvelle preuve de l’inutilité des images de synthèse. Monter dans un cockpit. Ressentir l’extraordinaire excitation des pilotes à la vue du monde survolé. Pineyro filme les avions comme Ford filmait les chevaux. Et sans autorisations. Toutes les scènes en aéroport et en avion ont été tournées sans aucune autorisation !!! D’où la volonté d’être aussi producteur. Et le pire c’est que personne n’est jamais venu rien réclamer à l’équipe du tournage. Par ce biais, il dénonce l’incroyable corruption qui régit l’aviation argentine. Et par là l’insécurité outrancière qui y règne. Parce que si une équipe peut filmer dans un aéroport sans que personne ne s’en inquiète, Al-Qaïda dans tout ça ?

Le ciel argentin n’est pas sûr. Les compagnies se livrent une guerre des prix qui a une répercussion directe sur les services proposés au client. Après avoir refusé de faire partir plusieurs avions pour défaillance technique, Enrique a remis plusieurs rapports dénonçant notamment 96 fausses alarmes survenues en 4 mois (sachez que lors d’un vol, chaque pilote fait en moyenne 7 à 9 erreurs. Minimes, certes, mais si une alarme se déclenche à chaque vol, quatre mois plus tard, la vigilance du pilote s’en trouve forcément perturbée). La catastrophe que l’on attend tout le long du film surgit finalement, et les dernières minutes du film sont pour les images réelles tirées de ce drame. Le générique nous révèle le mépris des dirigeants de Lapa, heureusement précipités aujourd’hui dans un procès qui se terminera à la fin de l’année.

La véritable force du film de Pineyro est de s’inscrire dans un cinéma pas forcément militant mais avant tout contestataire. Les problèmes sont les mêmes chez nous. A une autre échelle. Les pressions que connaît Enrique dans son film se retrouvent aussi chez les pilotes français. A une autre échelle.

Or, ce genre cinématographique se nie lui-même si il devient démago. C’est loin d’être le cas ici. Le client n’est plus roi : l’entreprise augmente sa valeur ajoutée en diminuant ses services de base. La maintenance n’est plus qu’une illusion. Les pilotes sont surexploités. Toujours plus de fric. Air connu.

WHISKY ROMEO ZULU délivre un message parfaitement maîtrisé. La sincérité de l’engagement est une vertu que l’on aimerait voir plus souvent. Bon, c’est vrai que le montage cède parfois inutilement à une certaine mode qui consiste à déstructurer le récit. Et même si l’emploi de la caméra subjective ouvre parfois plus de questions qu’elle n’est censée en résoudre (je vous avais dit qu’il allait y avoir de la dénonce !), on se plaira à analyser avec quelle intelligence Pineyro joue avec les codes cinématographiques universels. Notamment lorsqu’il insiste sur le dernier regard qu’il échange avec l’hôtesse restée dans l’avion qu’il vient de refuser de faire décoller et qu’un autre pilote va prendre en charge.

Gardons un œil sur la vivacité du cinéma argentin.

            On peut avoir encore de la dénonce ?

            Oui, dénonçons les remakes qui ne cherchent qu’à profiter du succès des films qu’ils veulent plagier. THE AMITYVILLE HORROR de Andrew Douglas est une chose informe, complètement débile, où les effets chocs ne cherchent qu’à faire oublier l’ambiance malsaine que dégage la bâtisse et que le réalisateur n’a pas sur recréer. Tous les éléments intéressants de l’original sont abandonnés parce qu’ils n’ont pas été compris. Mais finalement c’est assez normal : il faut être un bon réalisateur pour savoir créer une ambiance. Alors, là, ça balance grave ! Cotisons-nous pour acheter le DVD de THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE de Tobe Hooper à monsieur Douglas, et par la même occasion à son acolyte Marcus Nispel qui a tenté de faire un remake de ce film il y a 2 ans. Parmi toutes les lois du Texas qui condamnent à la chaise électrique, il n’y en aurait pas une pour les réalisateurs de mauvais films ?

            En parlant de débilités, si vous connaissez le nom de la boîte qui a conçue les affiches de BATMAN BEGINS, n’hésitez pas à la dénoncer ici-même. Ca m’intéresse. Il faut dire qu’elles sont assez sublimes pour une série où la médiocrité cinématographique se mesure à l’inverse des budgets engagés dans l’élaboration de chaque film. Tiens, revoilà la dénonce. Bon, je ne l’ai pas encore vu évidemment car la sortie mondiale c’est incessamment sous peu.

            Pas vu non plus TRAVAUX de Brigitte Roüan. Je ne vais pas voir les films dont le scénario est en cours d’écriture. Tiens, je sais d’où vient le titre maintenant ! Vous vouliez de la dénonce, non ?

            Surtout pas vu KUNG FU que l’on nomme en France CRAZY KUNG-FU. L’avantage quand on a vu 11000 films dans sa vie c’est qu’on est capable de reconnaître un bon film à la vision de sa bande-annonce.

            Vu par contre THE INTERPRETER de Sydney Pollack. Nicole Kidman est une très bonne actrice. Sean Penn aussi. Mais nous savions déjà tout cela. Faire un film juste pour nous le dire, c’est un peu léger quand même. J’aurais préféré qu’ils envoient un fax.

            Vu aussi CONSTANTINE de Francis Lawrence. Un film qui fait se poser beaucoup de questions. Quel intérêt ? Qu’est venue faire Rachel Weisz là-dedans ? Pourquoi les méchants sont-ils si méchants et les gentils si gentils ? Ai-je bien fait de ne pas avoir payé ma place de cinéma ? Ah, j’ai une réponse là ! Pourtant les effets spéciaux sont pas mal faits, Rachel Weisz pique la vedette à Keanu Reeves, qui est pourtant un bon comédien, mais quelle inconsistance et quelle niaiserie !

            Et puis tous les admirateurs d’Adriana Karembeu peuvent aller voir TROIS PETITES FILLES de Jean-Loup Hubert. Pour trois raisons. D’abord pour l’admirer, car c’est la principale raison d’être d’un admirateur d’Adriana Karembeu, et puis, après tout, elle se laisse très bien admirer. Ensuite parce que dans tout ce qu’il y a de plus mauvais il y a une perle. Mais attention, une vraie perle. Si vous l’avez aimée dans L’ESQUIVE, je vous demande de faire un triomphe à Sabrina Ouazani. Quelle joie de pouvoir la revoir dans un rôle où elle nous confirme toute l’étendue de son talent. Et puis, le César mérite d’être partagé car Sara Forestier est tellement brillante ! Il va falloir compter avec ces deux très grandes comédiennes. La troisième raison, maintenant. Certainement pas la moindre. Parce que si vous le redoutiez, eh bien sachez que c’est fait. Voilà. Ils ont enfin osé mettre du Julie Piétri dans un film de cinéma. C’est en France que ça se passe et c’est signé Jean-Loup Hubert. Shame on you !

            Y’a un peu plus pour la dénonce, je laisse ?

            Bon, alors c’est uniquement pour ceux qui ont réussi à lire jusqu’ici. Si vous vous posez encore la question : « Faut-il coucher pour réussir ? », je réponds par l’affirmative et j’avance la preuve. De source sûre j’apprends qu’une actrice très connue est arrivée à s’imposer dans ce milieu en prenant toujours les devants et qu’elle est aujourd’hui connue pour être celle sur qui l’on peut toujours compter. Pas de nom ni de prénom sur cette page, mais je vous donne un indice : son dernier film est sorti en 2003. Si ça c’est pas de la dénonce… Bah non, la dénonce ça aurait été de nous dévoiler comment elle s’appelle ! Bon, alors d’accord, mais uniquement par mail. Si ça c’est pas de la dénonce…

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8 juin 2005 3 08 /06 /juin /2005 00:00

QUESTION : Dans THE PLAYER, avant de commettre l’assassinat de David Kahane [Vincent d’Onofrio], Griffin Mill [Tim Robbins] se rend dans un cinéma de Pasadena. Quel film y est projeté ?


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3 juin 2005 5 03 /06 /juin /2005 00:00

Voici une question un peu plus difficile...

 

QUESTION : Dans E.T., quel acteur jouait le proviseur d’Elliott lors d’une scène finalement coupée au montage ?


Mis en lumière par MAYDRICK dans QUIZZ
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2 juin 2005 4 02 /06 /juin /2005 00:00

            THE BONFIRE OF THE VANITIES est un film particulier dans la carrière de Brian de Palma. Jusque-là on pouvait se féliciter de son parcours quasi parfait. Et puis cet épisode le précipite dans une sorte de chute vertigineuse et tourmentée dont nous attendons toujours qu’il se remette.

PSYCHO ou l’effet inverse. Lorsque Alfred Hitchcock entreprend sa réalisation, il a déjà derrière lui une filmographie assez conséquente, jonchée de nombreux chefs-d’œuvre. PSYCHO est l’aboutissement d’une recherche et d’une théorie filmique qui achève de l’imposer comme l’un des metteurs en scène les plus talentueux. L’onde de choc populaire est fantastique. Hitchcock atteint le spectateur dans un paroxysme qu’il ne retrouvera plus jamais.

Chez un réalisateur l’envie de faire des films doit prendre le pas dans l’élaboration d’un projet. Lorsque cette envie disparaît (les causes étant diverses, allant jusqu’à s’inscrire dans le domaine sentimental, c’est le cas chez Blier), l’échec n’est pas loin.

Le premier cas dont nous avons parlé est le plus répandu : l’échec commercial et/ou artistique qui bloque la créativité du maître d’œuvre. C’est la cas de Michael Cimino avec HEAVEN’S GATE, de Joseph L. Mankiewicz avec CLEOPATRA ou encore de Ken Russell après ses drames biographiques. L’effet PSYCHO est plus rare. C’est surtout l’embrasement populaire qui cristallise certaines passions sur un metteur en scène. Transfert. Pour exemples, citons James Cameron et son TITANIC, William Friedkin et THE EXORCIST, et même George Lucas et STAR WARS.

Et puis il y a ceux qui font déjection sur déjection et qui s’en remettent toujours : Jean-Jacques Annaud, Robert Bresson, Lars Von Trier, Renny Harlin et autres. Nous les appellerons le Consortium des Laxatifs du Cinéma.

WES CRAVENWes Craven, lui, appartient à la seconde catégorie. Gentil artisan qui a principalement œuvré dans le thriller fantastique et horrifique, en commençant par quelques films de commande à petits budgets, très habilement réalisés, qui précisèrent son style concis, parfois crû, mais très efficace. Le slasher movie est l’effet de style le plus propre à développer son savoir-faire. Premier coup de griffe (aïe !) : A NIGHTMARE ON ELM STREET affiche clairement toute la maîtrise de Craven (- C’est de la famille du fondateur de la cérémonie des Césars ? - Tu sors !). Gros succès. Il ne fait pas forcément dans la dentelle (re-aïe !!), mais toujours dans l’efficacité. C’est regardable. Et puis, le genre s’essouffle et au moment où il n’est plus d’aucun intérêt, Craven réapparaît et le tarantinise (tiens, je vais me permettre ce genre de néologisme de temps en temps, c’est tout à fait approprié). Deuxième coup de griffe (mais aïe !!!) : SCREAM. Méta-film qui réhabilite le slasher. Il n’apporte rien de nouveau au cinéma (il y a des ignares qui croient encore qu’on peut lui apporter quelque chose !), mais il aborde le genre à contre-pied. Succès planétaire. Erreur de Craven : plus il s’enfonce dans la série, plus la série s’enfonce. La trilogie s’achève. SCREAM, son film le plus abouti, s’est imposé à travers son style comme le renouveau du genre. Ce qu’il n’est pas. Ce sont même ses limites. C’est aussi pour cela que ses séquelles ne fonctionnent pas. Wes Craven est sonné. Il mettra alors cinq ans avant de refaire un autre film. Dernier coup de griffe (c'est-à-dire que là, ça devient lourd !) : CURSED. Craven revient à ce qu’il sait faire : le suspense fantastique. On ne décroche évidemment pas tellement c’est bien réalisé et bien monté, mais c’est assez mauvais. Wes Craven a été institué comme celui qui redéfinit les bases d’un concept afin de le transcender. On lui donne alors le mythe du loup-garou à sublimer. L’enjeu est de taille et pas forcément irréalisable. Hop, cascade, droit dans le mur. Chacun son métier ! Seul AN AMERICAN WEREWOLF IN LONDON s’était imposé dans ce domaine. Et WOLFEN, assez passable, avait quand même de belles choses à dire. Mais dans CURSED on ne sait pas trop ce que ça sent. Oui, c’est vrai, c’est quoi cette odeur ? Ca sent le vieux script qui traînait dans un tiroir, ça sent le scénario-type qui va donner l’occasion à Craven de se remettre en selle, ça sent la commande qui pourrait lui permettre de réaliser un film plus personnel, voire ambitieux, mais plus risqué financièrement. On attendra donc RED EYE, déjà en post-production, et dont le synopsis est très alléchant.

A travers ses films, c’est essentiellement de la mort dont nous parle Wes Craven. La mort comme chemin métaphysique. Ah, voilà, j’ai trouvé : ça sent le sapin ! Dans CURSED, c’est la mort de Wes Craven qui est mise en scène. La mort d’un homme qui peine à se rétablir des attentes que le succès de SCREAM a générées. C’était évident dès les épisodes suivants de la trilogie, ici c’est explicatif. Même MUSIC OF THE HEART ne faisait que le confirmer par ses clichés glacés et son scénario finalement peu inspiré.

Craven réalise donc son plus mauvais film depuis longtemps. Et pourtant c’est toujours une joie de retrouver Christina Ricci (le premier qui fait le rapport avec la couturière prend un caviar à cinq manches en pleine face). Repérez bien l’évolution de cette actrice. C’est tout en subtilités de jeu et choix de carrière pertinents. Pertinent donc son rôle dans CURSED, car plus consistant et ambivalent qu’il n’y paraît. S’il pouvait vous donner envie de regarder BUFFALO ’66, je vous conseillerais sans retenue de courir le voir.

Wes Craven est mort, c’est sûr. Son oraison funèbre aura lieu, en France, le 29 juin 2005. Amen.

            Pour faire le lien avec mon article précédent, sachez que si vous avez vu A LOVE SONG FOR BOBBY LONG et aimé Scarlett Johansson, vous pouvez vous précipiter sur IN GOOD COMPANY et l’aimer de nouveau. Elle y fait la même chose : elle balaie le film de sa générosité et de son charisme particulier. Elle ne fait rien et c’est ce qui fait tout. Scarlett Johansson ou la comédienne de la simplicité.

Par ailleurs, le film est assez plaisant. Grâce à elle, mais aussi à la description des liens humains qui y est faite. C’est sans prétention, c’est sympathique, c’est bien fait, c’est une bonne surprise. On aura passé un bon moment, on n’y pensera plus demain. Et puis ça fait plaisir d’avoir des nouvelles de Dennis Quaid !

            LA CONFIANCE REGNE est un film intéressant à plus d’un titre. D’abord parce que c’est un film raté d’Etienne Chatiliez et c’est plutôt rare (même si sa carrière est un peu surfaite). Ensuite et surtout, parce que l’on n'aborde que rarement la vulgarité au cinéma et en général d’une manière conventionnelle et lourdingue. Il faut voir comment Cécile De France joue la vulgarité ! Je crois que ça n’a jamais été fait au cinéma. J’ai passé un mauvais moment, je ne le regrette pas.

            Vu BOOGEYMAN. Indifférence totale dans la salle.

            Revu JUST A KISS de Ken Loach. Leçon de cinéma. Je ne parle pas de ce genre de films, je ne pourrais dire que des banalités. Courez au vidéo-club.

            Et comme vous semblez enclins à suivre mes conseils, je vous supplierais de ne plus regarder les figurants au cinéma et à la télévision. Voici une faune dont la compagnie est particulièrement désagréable. Ce n’est que fainéants, mécontents et divers prédateurs qui ne pensent qu’à empocher leur pécule et qui n’ont aucune rigueur dans le travail. Ces bandes de frustrés, elles existent et sévissent dans quasiment tous les métrages. J’appelle au boycott de cette population qui n’a aucun respect si ce n’est celui de sa propre personne. L’égo d’un comédien est surdimensionné, celui d’un figurant est égocentrique. En y réfléchissant, je ne suis pas le premier à l’avoir dit. William Wyler l’a même démontré. La preuve : la course de chars dans BEN-HUR. Sans figurants, ça a quand même une autre gueule ! Imaginez deux frères ennemis qui s’affrontent, seuls dans l’arène… Aujourd’hui, c’est un match du P.S.G. au Parc des Princes, sans spectateurs. C’est une tragédie entre 22 joueurs. BEN-HUR aussi est une tragédie entre deux princes. Et ceux qui insultent, qui crient à la haine, qui déversent leur amertume, qui sont assoiffés de sang, c’est quand même pas les joueurs du P.S.G., non ?

Mis en lumière par MAYDRICK dans LUMIERES
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