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BONUS CACHES

Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 17:05

            Le cri Wilhelm est un effet sonore reconnaissable dans de nombreux films.

            Son origine remonte à 1951. A cette date, Raoul Walsh réalise LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT (DISTANT DRUMS). Au cours d’une scène, des soldats traversent un marécage dans les  Everglades. L’un d’eux est attaqué et entraîné sous l’eau par un alligator.

Comme c’était habituellement le cas, le cri de cet homme fut post-synchronisé. Une séance d’enregistrement aboutit à 6 cris estampillés « man getting bit by an alligator, and he screams ». Le cinquième cri fut utilisé pour la scène en question. Mais nous entendons aussi le quatrième, le cinquième et le sixième plus tôt dans le film, lorsque trois indiens sont tués pendant l’attaque d’un fort.

            Il est actuellement impossible d’affirmer avec certitude qui est l’auteur original de ce cri. Cependant, la piste la plus sérieuse semble mener à Sheb Whooley, acteur et chanteur surtout connu pour son tube « Purple people eater », resté six semaines en tête du Billboard. Dans LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT, il jouait le soldat Jessup, rôle trop secondaire pour lui permettre de figurer au générique. Il fit partie de la courte liste d’acteurs qui devaient enregistrer différentes lignes de dialogue censées illustrer quelques passages du film. Il est très probable que ce soit à lui qu’on ait demandé d’effectuer plusieurs interventions pour le film, y compris le cri d’un homme se faisant agresser par un alligator.

Sheb Whooley est mort d’une leucémie en 2003. Il n’a jamais pu attester de l’histoire de ce cri. Toutefois, sa femme a déclaré à quel point Sheb était talentueux pour les rires, les cris et les voix de personnes mourant dans les films.

            Après LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT, le cri fut archivé dans la biblitohèque des effets sonores de la Warner, qui produisait le film. Cette production réutilisa alors ce cri dans plusieurs de ces films.

Ainsi, nous le retrouvons dans LA CHARGE SUR LA RIVIERE ROUGE (THE CHARGE AT FEATHER RIVER), lorsque le soldat Wilhelm (joué par Ralph Brooks) reçoit une flèche dans la jambe. Film réalisé par Gordon Douglas en 1953, et dans lequel nous trouvions déjà un soldat Ryan !

            Un certain Ben Burtt avait alors remarqué qu’un cri distinctif récurrent se faisait entendre dans plusieurs films de la Warner. Avec ses amis Rick Mitchell et Richard Anderson, il réalise un film parodique (THE SCARLET BLADE) où il introduit le son issu de la piste sonore d’un des films.

Plus tard, Ben Burtt sera chargé des effets sonores de LA GUERRE DES ETOILES (STAR WARS). C’est ainsi qu’il commence à faire des recherches dans les départements son de plusieurs studios de cinéma. Et c’est pendant son séjour à la Warner qu’il trouve le master original des AVENTURES DU CAPITAINE WYATT, qu’il renomme lui-même « Wilhelm scream » d’après le nom du soldat qui le pousse dans LA CHARGE SUR LA RIVIERE ROUGE.

A partir de ce moment, Ben Burtt l’emploi comme une sorte de signature, l’incluant dans tous les STAR WARS, les INDIANA JONES et encore bien d’autres films.

Cela marque le début d’une private joke entre bruiteurs du cinéma, et tout particulièrement entre ceux de Skywalker Sound et ceux de Weddington Productions (devenue depuis une branche de Technicolor Sound Services). La grande blague consiste alors à l’employer dans chacun des films auxquels ces bruiteurs travaillent et lorsque cela est approprié, bien évidemment. C’est ainsi que les films d’action sont les plus à même de répondre à cette exigence. Mais l’effet épate plus lorsqu’il en est fait un usage naturel dans des films tels qu’UNE ETOILE EST NEE (A STAR IS BORN), JUNO ou DINGO ET MAX (A GOOFY MOVIE).

Bien qu’il n’ait jamais figuré dans aucune bibliothèque commerciale d’effets sonores, l’enregistrement fait alors le tour de la communauté son qui en apprécie l’histoire.

            Aujourd’hui, ce cri se retrouve employé jusque dans les séries télévisées et les jeux vidéo, les courts métrages pour parcs d’attraction, voire la publicité. Il existe même un groupe de punk rock nommé A Wilhelm Scream !

            Ecouter le cri Wilhelm : 


            Liste de tous les longs métrages où il est possible d’entendre le cri Wilhelm :

ADMIS A TOUS PRIX (ACCEPTED) / 2006

AEON FLUX / 2005

ALADDIN / 1992

ALWAYS / 1989

AMERICAN GRAFFITI, LA SUITE (MORE AMERICAN GRAFFITI) / 1979

AMERICAN PARTY - VAN WILDER RELATIONS PUBLIQUES (VAN WILDER) / 2002

AUSTRALIA / 2008

BABY-SITTOR (THE PACIFIER) / 2005

BATMAN, LE DEFI (BATMAN RETURNS) / 1992

BLACK SHEEP / 2006

BOULEVARD DE LA MORT (DEATH PROOF) / 2007

CAPITAINE SKY ET LE MONDE DE DEMAIN (SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW) / 2004

CARS / 2006

CHISUM / 1970

CODY BANKS : AGENT SECRET (AGENT CODY BANKS) / 2003

CONFESSIONS D’UN HOMME DANGEREUX (CONFESSIONS OF A DANGEROUS MIND) / 2002

CORRIDORS OF BLOOD / 1958

LE PIC DE DANTE (DANTE’S PEAK) / 1997

DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (THEM !) / 1954

DESPERADO 2 - IL ETAIT UNE FOIS AU MEXIQUE (ONCE UPON A TIME IN MEXICO) / 2003

DETECTIVE PRIVE (HARPER) / 1966

DINGO ET MAX (A GOOFY MOVIE) / 1995

D-WAR : LA GUERRE DES DRAGONS (D-WAR) / 2007

EN SURSIS (CRADLE 2 THE GRAVE) / 2003

EXPLORERS / 1985

FACE EATER / 2008

GREMLINS 2, LA NOUVELLE GENERATION (GREMLINS 2 : THE NEW BATCH) / 1990

HANCOCK / 2008

HAROLD & KUMAR CHASSENT LE BURGER (HAROLD & KUMAR GO TO WHITE CASTLE) / 2004

HELENE DE TROIE (HELEN OF TROY) / 1956

HELLBOY / 2004

HERCULE (HERCULES) / 1997

HOLLYWOOD BOULEVARD / 1976

HOWARD... UNE NOUVELLE RACE DE HEROS (HOWARD THE DUCK) / 1986

I AM DAVID / 2003

IL ETAIT UNE FOIS... (ENCHANTED) / 2007

IMPASSE / 1969

INDIANA JONES ET LA DERNIERE CROISADE (INDIANA JONES AND THE LAST CRUSADE) / 1989

INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT (INDIANA JONES AND THE TEMPLE OF DOOM) / 1984

INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL (INDIANA JONES AND THE KINGDOM OF THE CRYSTAL SKULL) / 2008 Ici, le son est un hommage à son emploi originel puisqu’il est utilisé lorsque Mola Ram (interprété par Amrish Puri) se fait dévorer par des crocodiles

INGLOURIOUS BASTERDS / 2009 Le cri est inclus dans le film projeté aux allemands

INVISIBLE (THE INVISIBLE) / 2007

JUNO / 2007

KILL BILL : VOL. 1 / 2003

KINGDOM OF HEAVEN / 2005

KING KONG / 2005

KITCHEN PARADISE (HET SCHNITZELPARADIJS) / 2005

KUNG FU PANDA / 2008

LA BELLE ET LA BETE (BEAUTY AND THE BEAST) / 1991

LA CHARGE SUR LA RIVIERE ROUGE (THE CHARGE AT FEATHER RIVER) / 1953

LA CREATURE DU MARAIS (SWAMP THING) / 1982

LA FOLLE HISTOIRE DE L’ESPACE (SPACEBALLS) / 1987

LA FOLLE HISTOIRE DU MONDE (HISTORY OF THE WORLD : PART I) / 1981

LA GUERRE DES ETOILES (STAR WARS) / 1977

LA HORDE SAUVAGE (THE WILD BUNCH) / 1969

LA LEGENDE DE SURIYOTHAI (SURIYOTHAI) / 2001

LA MISSION DU COMMANDANT LEX (SPRINGFIELD RIFLE) / 1952

LA PETITE SIRENE 2 : RETOUR A L’OCEAN (THE LITTLE MERMAID 2 : RETURN TO THE SEA) / 1989

LA PLANETE DES SINGES (PLANET OF THE APES) / 2001

LA POURSUITE DURA SEPT JOURS (THE COMMAND) / 1954

L’ARME FATALE 4 (LETHAL WEAPON 4) / 1998

LA TERRE DES PHARAONS (LAND OF THE PHARAOHS) / 1955

LE CERCLE - THE RING 2 (THE RING TWO) / 2005

LE CHINOIS (THE BIG BRAWL) / 1980

LE CINQUIEME ELEMENT (THE FIFTH ELEMENT) / 1997

LE DRAGON DES MERS - LA DERNIERE LEGENDE (THE WATER HORSE) / 2007

LEGION OF IRON / 1990

LE JOUR OU LA TERRE S’ARRETA (THE DAY THE EARTH STOOD STILL) / 2008

LE MONSTRE DES TEMPS PERDUS (THE BEAST FROM 20,000 FATHOMS) / 1953

L’EMPIRE CONTRE-ATTAQUE (STAR WARS : EPISODE V - THE EMPIRE STRIKES BACK) / 1980

LE RENARD DES OCEANS (THE SEA CHASE) / 1955

LE RETOUR DU JEDI (STAR WARS : EPISODE VI - RETURN OF THE JEDI) / 1983

LE RETOUR DU JEDI (EDITION SPECIALE) (STAR WARS : EPISODE VI - RETURN OF THE JEDI (SPECIAL EDITION)) / 1997

LES AVENTURES DU CAPITAINE WYATT (DISTANT DRUMS) / 1951

LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE (RAIDERS OF THE LOST ARK) / 1981

LES BERETS VERTS (THE GREEN BERETS) / 1968

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LE RETOUR DU ROI (THE LORD OF THE RINGS : THE RETURN OF THE KING) / 2003

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LES DEUX TOURS (THE LORD OF THE RINGS : THE TWO TOWERS) / 2002

LE SERGENT NOIR (SERGEANT RUTLEDGE) / 1960

LES LARMES DU SOLEIL (TEARS OF THE SUN) / 2003

LES LOONEY TUNES PASSENT A L’ACTION (LOONEY TUNES : BACK IN ACTION) / 2003

LES 4 FANTASTIQUES (FANTASTIC FOUR) / 2005

LES ROIS DU PATIN (BLADES OF GLORY) / 2007

LES TROIS FUGITIFS (THREE FUGITIVES) / 1989

LES VISITEURS EN AMERIQUE (JUST VISITING) / 2001

MADAGASCAR / 2005

MARY A TOUT PRIX (THERE’S SOMETHING ABOUT MARY) / 1998

MONSTER HOUSE / 2006

MY NAME IS BRUCE / 2007

‘N BEETJE VERLIEFD / 2006

NEW YORK TAXI (TAXI) / 2004

NORBIT / 2007

NOS VOISINS, LES HOMMES (OVER THE EDGE) / 2006

NUTCRACKER : THE MOTION PICTURE / 1986

OOLOGSWINTER / 2008

OSMOSIS JONES / 2001

PANIC SUR FLORIDA BEACH (MATINEE) / 1993

PAPARAZZI : OBJECTIF CHASSE A L’HOMME (PAPARAZZI) / 2004

PAROLE D’HOMME (SHOUT AT THE DEVIL) / 1976

PATROUILLEUR 109 (PT 109) / 1963

PETER PAN / 2003

PIRATES DES CARAIBES : JUSQU’AU BOUT DU MONDE (PIRATES OF THE CARIBBEAN : AT WORLD’S END) / 2007

PIRATES DES CARAIBES : LA MALEDICTION DU BLACK PEARL (PIRATES OF THE CARIBBEAN : THE CURSE OF THE BLACK PEARL) / 2003

PIRATES DES CARAIBES : LE SECRET DU COFFRE MAUDIT (PIRATES OF THE CARIBBEAN : DEAD MAN’S CHEST) / 2006

POLTERGEIST / 1982

PREDICTIONS (KNOWING) / 2009

PRESENTATEUR VEDETTE : LA LEGENDE DE RON BURGUNDY (ANCHORMAN : THE LEGEND OF RON BURGUNDY) / 2004

RENDEZ-VOUS AVEC UNE STAR ! (WIN A DATE WITH TAD HAMILTON !) / 2004

RESERVOIR DOGS / 1992

REUSSIR OU MOURIR (GET RICH OR DIE TRYIN’) / 2005

SALE MOME (THE KID) / 2000

SALTON SEA (THE SALTON SEA) / 2002

SA MERE OU MOI ! (MONSTER-IN-LAW) / 2005

SAVING SILVERMAN / 2001

SCORCHED / 2003

16 BLOCS (16 BLOCKS) / 2006

7 JOURS ET UNE VIE (LIFE OR SOMETHING LIKE IT) / 2002

SEULS TWO / 2008

SHE’S THE MAN / 2006

SHREK LE TROISIEME (SHREK THE THIRD) / 2007

SIN CITY / 2005

SOURIS CITY (FLUSHED AWAY) / 2006

SOUS LE SOLEIL DE TOSCANE (UNDER THE TUSCAN SUN) / 2003

SPEED RACER / 2008

SPIDER-MAN / 2002

STAR TREK : LE FILM - DIRECTOR’S EDITION (STAR TREK : THE MOTION PICTURE - THE DIRECTOR’S EDITION) / 2001

STAR WARS : EPISODE I - LA MENACE FANTOME (STAR WARS : EPISODE I - THE PHANTOM MENACE) / 1999

STAR WARS : EPISODE II - L’ATTAQUE DES CLONES (STAR WARS : EPISODE II - ATTACK OF THE CLONES) / 2002

STAR WARS : EPISODE III - LA REVANCHE DES SITH (STAR WARS : EPISODE III - REVENGE OF THE SITH) / 2005

STAR WARS : THE CLONE WARS / 2008

TEAM AMERICA : POLICE DU MONDE (TEAM AMERICA : WORLD POLICE) / 2004

THANK YOU FOR SMOKING / 2005

THE MAJESTIC / 2001

THE MIST / 2007

THE SECOND CIVIL WAR / 1997

THIRTEEN DAYS / 2000

TOMCATS / 2001

TONNERRE SOUS LES TROPIQUES (TROPIC THUNDER) / 2008

TRANSFORMERS / 2007

30 JOURS DE NUIT (30 DAYS OF NIGHT) / 2007

TROIE (TROY) / 2004

UNE ETOILE EST NEE (A STAR IS BORN) / 1954

UNE JOURNEE EN ENFER (DIE HARD : WITH A VENGEANCE) / 1995

UN HOMME A PART (A MAN APART) / 2003

WALLACE ET GROMIT : LE MYSTERE DU LAPIN-GAROU (WALLACE & GROMIT IN THE CURSE OF THE WERE-RABBIT) / 2005

WATCHMEN - LES GARDIENS (WATCHMEN) / 2009

WET HOT AMERICAN SUMMER / 2001

WILLOW / 1988

X-MEN : L’AFFRONTEMENT FINAL (X-MEN : THE LAST STAND) / 2006.

            Quelques extraits du cri Wilhelm :

Par MAYDRICK - Publié dans : BONUS CACHES
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /2008 01:24

            Le SPIDER-MAN réalisé par Sam Raimi est sorti le 03 mai 2002 sur le territoire américain. Auparavant, un premier trailer avait commencé à être diffusé pendant l’été 2001. Lorsque les événements du 11 septembre 2001 survinrent, la Columbia qui produisait le film s’efforça de retirer ces premières images où nous pouvions voir le World Trade Center. Malheureusement, avec l’expansion d’Internet, certaines vidéos ont subsisté.

Voici ce trailer que j’avais récupéré à l’époque, et que je vous propose de redécouvrir.

            Cette scène devait figurer dans le long métrage, mais le 11 septembre poussa les producteurs à exiger son retrait. Finalement, Sam Raimi ne fut autorisé qu’à garder le reflet du World Trade Center dans les yeux de Spider-man, alors qu’une retouche numérique fut premièrement envisagée. Un hommage aux personnes décédées fut évoqué comme raison officielle.

Si vous possédez le DVD vous pouvez voir ce reflet dans son œil droit au bout de 53 minutes et 33 secondes de film.

            Cette vidéo ne fut pas la seule à être affectée. Plusieurs pré-affiches avaient déjà circulé. Nous pouvions y voir les tours jumelles se refléter dans les yeux de l’homme-araignée. Elles étaient au nombre de 3 à circuler avant le 11 septembre 2001. La première mentionnait « 2002 », la seconde « COMING 2002 » et la dernière « 3 MAY 2002 ». Ces différences reposent sur la nécessité de disposer de trois affiches pour vendre le film à travers le monde.

Après les attentats, si la Columbia a fait circuler une lettre stipulant que tous les teasers et les affiches devaient être retirés d’Internet et des cinémas, il n’a jamais été question de retoucher les affiches afin d’effacer les tours. Pourtant, une rumeur propagea le contraire et continue à circuler en dépit des divers démentis qui furent faits plus tard.

            D’autres films furent touchés par l’impact du 11 septembre. Exemples :

- la sortie de COLLATERAL DAMAGE d’Andrew Davis fut décalée d’octobre 2001 au 08 février 2002. Sa phrase d’accroche « The war hits home » fut enlevée des nouvelles affiches

- dans ZOOLANDER de Ben Stiller, les tours ont été effacées ou retravaillées de manière à ce qu’elles ne puissent plus être décelables

- SERENDIPITY de Peter Chelsom : tours effacées numériquement

- NOSEBLEED est un film où Jackie Chan devait jouer un laveur de carreaux du World Trade Center, qui mettait à jour un complot terroriste visant à détruire la Statue de la Liberté. Le tournage avait déjà débuté et, pour la petite histoire, Jackie Chan aurait dû être en train de tourner en haut d’une des tours si le plan de tournage n’avait changé peu de temps avant. Dans le scénario, un des personnages devait dire : « It represents capitalism. It represents freedom. It represents everything America is about. And to bring those two buldings down would bring America to its knees ». Le film fut stoppé et annulé

- dans KISSING JESSICA STEIN de Charles Herman-Wurmfeld, des images du WTC furent enlevées

- la fin de MEN IN BLACK II fut complètement remaniée puisqu’elle devait originellement se dérouler dans le World Trade Center

- dans THE TIME MACHINE de Simon Wells, une scène fut coupée. Elle représentait une pluie de météorites qui s’abattaient sur New York

- dans SPY GAME, l’épaisseur de la fumée résultant d’un attentat à la bombe fut réduit en raison de sa ressemblance avec la fumée des ruines du World Trade Center

- la sortie de HEIST de David Mamet fut reportée au 09 novembre 2001 à cause d’une scène où Gene Hackman devait déjouer la sécurité d’un aéroport

- la sortie de BIG TROUBLE réalisé par Barry Sonnenfeld fut reportée de sept mois à cause du scénario qui incluait une bombe de contrebande à bord d’un avion

- la sortie de PEOPLE I KNOW de Daniel Algrant fut reportée d’une année pour permettre un nouveau montage qui permettrait d’enlever toute référence au lieu

- la date de sortie de BAD COMPANY de Joel Schumacher fut aussi reportée au 07 juin 2002

- la sortie de TRAINING DAY fur repoussée au 05 octobre 2001 à cause du manque de place à la télévision pour en assurer la promotion

- WAYDOWNTOWN (inédit en France) connut aussi une date de sortie repoussée d’octobre 2001 à janvier 2002

- une des versions des INCREDIBLES contenait une scène où Mr. Incredible passait ses nerfs sur un immeuble, endommageant accidentellement un bâtiment voisin. Les producteurs ayant jugé qu’elle faisait trop penser au World Trade Center qui s’effondre, elle fut remplacée par une scène où Mr. Incredible et Frozone sauvent des civils pris au piège d’un immeuble en feu.

- le projet TRUE LIES 2 fut annulé car il ressemblait trop aux attentats du 11 septembre

- le scénario du film THE BOURNE IDENTITY fut considérablement remanié en raison d’une histoire marquée par le terrorisme

- dans LILO & STITCH, une scène montrait Stitch conduisant un 747 volé qui traversait divers bâtiments à Honolulu. Elle fut enlevée et placée dans les bonus du DVD

- la sortie de SIDEWALKS OF NEW YORK fut retardée de deux mois jusqu’au 21 novembre 2001 (les producteurs ne trouvant pas judicieux de sortir une comédie sur des célibataires dans Manhattan). Son affiche fut remaniée de manière à ne plus apercevoir les tours en fond.

Par MAYDRICK - Publié dans : BONUS CACHES
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 15:34

 


           
Scène finale de HAEGYEOLSA (1982), plus connu en France sous le titre : L’EXECUTEUR DEFIE L’EMPIRE DU KUNG-FU. A noter qu’il se reconnaît aussi sous les titres L’EMPIRE DU CRIME, SECRET EXECUTIONERS et THE TROUBLE-SOLVING BROKER. Nous le devons à Lee Doo-Yong et surtout à Godfrey Ho, piètre réalisateur de séries Z provenant de Hong Kong. Il avait la fâcheuse habitude de tourner de petites scènes mal écrites avec des acteurs occidentaux en mal de succès, et de les insérer dans d’anciens films asiatiques oubliés ou inachevés. Il était d’ailleurs possible de retrouver ces mêmes scènes dans plusieurs de ses productions. C’est pour cela qu’il officiait dans des sociétés suspectes, sous divers pseudonymes tels que : Elton Chong, Chi-Mou Ho, Benny Ho, Bruce Lambert, Antonin Gasner ou encore Jerry Sawyer. Mais son véritable nom a toujours été Chi Kueng Ho.

Fin des années 80, il fait finalement preuve de bon sens en refusant de travailler avec Jean-Claude Van Damme, en qui il ne voit qu’un petit comédien de kung-fu qui ne fera jamais carrière. Nous pouvons le remercier, malheureusement, d’autres n’auront pas eu ce courage en offrant du travail au sage belge.

            Godfrey Ho a quand même osé dire : « I used to be a movie maker. Now I am teaching people to make movies. It really makes me glad when my students are happily showing me their works. Only if you've been through the whole process, can you understand how satisfactory and delightful it is. »

            Il enseigne aujourd’hui la réalisation à la Hong Kong Film Academy.

            Nul doute que la vision de cet extrait vous aura donné envie de poursuivre votre soif de culture en vous procurant d’autres films de Godfrey Ho, aux titres déjà très alléchants :

KICKBOXER FROM HELL

LES ENRAGES DU KUNG-FU

NINJA TERMINATOR

DYNAMITE KUNG-FU

MAGNIFICENT WONDERMAN FROM SHAOLIN

BIONIC NINJA

ZOMBIE VS. NINJA

FULL METAL NINJA 

            Vous remarquerez la chance que nous, français, avons de pouvoir bénéficier d’un doublage audio de grande qualité. Dans sa version originale, le film ne revêt pas toutes les qualités que lui ont conférées les post-synchronisateurs, lors de séances où ils semblent s’être follement amusés à improviser des dialogues d’une large richesse imagée, et se sentir obligés de faire montre de l’étendue de leur palette vocale, en expérimentant des accents censés rendre leurs personnages plus authentiques. Du travail admirable, qui nous laisse perplexe quand on connaît le peu de soin que la post-synchronisation accorde de nos jours aux longs métrages.

Je vous livre la bande-annonce. Sans images, vous vous rendrez mieux compte.

 

Par MAYDRICK - Publié dans : BONUS CACHES
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Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /2006 15:12
 
              Extrait du livre « Itinéraire d’un enfant très gâté » de Claude Lelouch et Jean-Philippe Chatrier :
 

« Je roule comme Trintignant dans UN HOMME ET UNE FEMME, pied au plancher, compteur cloqué à 180, prenant tous les risques. Et même davantage, puisque je ne suis pas au rallye de Monte-Carlo, mais en plein Paris.

A côté de moi, mon chef opérateur contrôle la vitesse de la caméra accrochée au pare-chocs. Nous brûlons systématiquement tous les feux rouges. Les rues et les avenues défilent à une vitesse terrifiante. Les futurs spectateurs seront collés à leurs fauteuils, écrasant un pied de frein imaginaire.

Car c’est un film, bien sûr, que je tourne. Un film qui durera exactement le même temps que son tournage. Neuf minutes trente secondes. Neuf minutes trente secondes de pellicule, c'est ce qui me restait à la fin du tournage de SI C’ETAIT A REFAIRE, au moment des rendus.

Trouvant dommage de laisser perdre ces précieux trois cents mètres de celluloïd, j’en ai profité pour réaliser un projet qui me tenait à cœur depuis longtemps : un film en un seul plan-séquence où la camera traverserait Paris à grande vitesse, son regard étant celui d'un homme qui conduit comme un fou parce qu’il est en retard à un rendez-vous.

J'ai eu cette idée un jour ou, moi qui suis toujours ponctuel, j'étais dans la même situation. Comme il était vital que j'arrive à l'heure, j’ai traversé Paris à une vitesse hallucinante, brûlant des feux rouges, empruntant des sens interdits, prenant des risques insensés. Comme je suis en train de le refaire en ce moment même. 570 secondes, pas une de plus, c'est le temps que j’ai pour effectuer le trajet porte Dauphine-place du Tertre.

Avec deux principaux problèmes techniques. Le premier consiste à coordonner le parcours de la voiture avec l'action des dix dernières secondes, quand Gunilla, ma compagne (qui est aussi la mère de ma fille Sarah) s'avancera vers le véhicule qui s'arrêtera enfin devant elle. C'est le bruit du moteur, à mon approche de la place du Tertre qui l'avertira qu'il est temps de s'avancer jusque dans le champ de la caméra. Le second problème réside dans l'impossibilité d'assurer la sécurité de l'opération.

J'ai limité les risques en tournant ce film-cascade au mois d'août, à cinq heures trente du matin, au lever du jour. La circulation est donc quasiment inexistante.

Je n'ai pu cependant obtenir l'autorisation de bloquer les rues débouchant sur mon parcours. Un véhicule peut donc déboîter devant moi à n'importe quel moment. Si cela se produit, je prie pour avoir le coup d’œil et les réflexes nécessaires pour réagir au quart de seconde.

L'étape la plus dangereuse du parcours demeure le passage des guichets du Louvre.

Il n’y a aucune visibilité à la sortie. Si une voiture surgit à ce moment devant mon capot, la collision sera inévitable. J'ai donc posté mon assistant, Elie Chouraqui, à cet endroit stratégique. Grâce à son walkie-talkie, il me préviendra en cas de danger.

J'arrive à la hauteur des guichets du Louvre. Aucun signal de la part de « Chouchou ». Je fonce.

Le reste du parcours s’accomplit sans problème. Je ralentis place du Tertre, et Gunilla, avec un chronométrage parfait, s'avance à ma rencontre.

Un quart d'heure plus tard, je retrouve Chouraqui, en train de bricoler son « talkie ».

- Qu'est-ce qui se passe?
- C'est cette saloperie ! Me dit-il en désignant l'appareil. Il est tombé en panne au début de la prise !

J'ai eu un grand frisson d'angoisse rétrospectif.

            Debout dans le bureau du préfet de police, j'ai la sensation d'être un enfant puni. Je m'apprête d' ailleurs à l'être. Et sévèrement.

D'une voix de procureur, le préfet, qui m'a personnellement convoqué, dresse à mon intention la liste de toutes les infractions que j'ai commises pendant les quelques minutes de tournage de RENDEZ-VOUS.

Elle est interminable.

Quand il a fini, il lève sur moi un oeil noir et dit en avançant la main :

- Remettez-moi votre permis de conduire, s'il vous plaît.

Le moment serait mal choisi pour discuter. Je m'exécute. Le préfet de police s'empare du document, le contemple rêveusement pendant quelques secondes, puis me le rend avec un large sourire.

- Je m'étais engagé à vous le retirer, me dit-il. Mais je n'ai pas précisé pour combien de temps.

Devant ma stupéfaction, il ajoute :

- Mes enfants adorent votre petit film ! »

 

 

            La voiture du film est en fait une Ferrari 275 GTB, appartenant au metteur en scène. Lorsqu'il a présenté le film au public, Claude Lelouch a été interrogé pour donner des informations sur qui aurait piloté le bolide. Il a répondu qu'il s'agissait d'un pilote de Formule 1, mais s'est refusé à révéler son nom. Plus tard, après des investigations, la police parisienne est arrivée à deux noms : Jacques Laffitte et Jacky Ickx.

C’est du moins ce que dit la légende.

Car pour une Ferrari, elle a bien du mal à doubler certaines voitures ! La caméra au ras du sol amplifie sûrement l'allure.

Alors : vitesse accélérée ou pas ? Rien n'est moins sûr. Il y aurait aussi une incohérence au niveau de la post-synchronisation qui semble suspecte, ne tenant pas vraiment compte des distances et du régime du moteur. Bande sonore rajoutée mais en prenant le son d’une vraie Ferrari pour entretenir la légende, bien sûr.

Voici le trajet effectué :

Cela nous donne 11 kilomètres 400 effectués en 7 minutes et 54 secondes, soit une moyenne de 86,58 kilomètres à l'heure. Ce qui n'est pas énorme, vous en conviendrez.

Au fil des années, Claude Lelouch a su entretenir un véritable flou autour de ce film, se préservant face aux diverses réserves qui pourraient déceler son mensonge.

Se promenant sur le site des films 13, nous pouvons trouver ceci :


Dans quelles circonstances avez-vous entrepris RENDEZ-VOUS ?
Je venais d'achever le tournage de SI C’ETAIT A REFAIRE. Quand un film se termine, on effectue les rendus. J'ai donc demandé à mon régisseur quel métrage de pellicule il nous restait. Après inventaire, nous avions pas mal de chutes, entre 3000 et 4000 mètres au total. Beaucoup de petits rouleaux de 30 ou 50 mètres, mais aussi un magasin de 300 mètres, qu'il était prévu de rendre. Moi, j'avais envie de faire un court métrage que nous aurions placé en première partie du film. Depuis longtemps je voulais raconter l'histoire d'un type en retard à un rendez-vous qui commet plein d’infractions pour arriver à l’heure. Pour moi, être à l'heure est une obsession. Je suis capable de prendre des risques inouïs pour ne pas être en retard. J'ai suggéré à mon opérateur Jacques Lefrançois, l'idée d'un plan-séquence, la caméra accompagnant un type qui a rendez-vous à Montmartre avec une fille. Comme il est à la bourre, il traverse Paris à toute allure, en grillant les stops et les feux rouges.

 

Dans le film, le conducteur prend-il le chemin le plus direct ? Si un Parisien veut aller de l'avenue Foch à Montmartre, il n'est pas obligé de passer par les guichets du Louvre...
Il va prendre l'avenue de Wagram, bien sûr. Mais, vous vous en doutez, je voulais en même temps proposer une sorte de reportage. Mon problème était d'élaborer un plan qui n'excède pas dix minutes et qui trouve son intérêt à la toute fin avec la fille qui arrive sur les marches.
J'ai réfléchi au projet. J'ai demandé à Elie Chouraqui, mon assistant à l'époque, de voir quelles autorisations il nous faudrait obtenir. Nous nous sommes vite rendus compte qu'un plan comme celui-ci nécessitait de bloquer tout Paris. Ce n'était même pas la peine de demander nous n'étions pas prêts à mettre en œuvre les moyens d'un long métrage pour réaliser un court. J'ai interrogé un cascadeur : « Si je filme très tôt, qu'est-ce que je risque en grillant les feux rouges ? ». Il m'a expliqué que c'était de deux choses l'une. En arrivant à un feu rouge, s'il n'y a personne dans le champ de vision, le risque n'est pas bien grand de passer en force : il faudrait qu'au même moment, un même cinglé déboule à la même vitesse. Et s'il y a quelqu’un dans le champ de vision, il est toujours possible de freiner. Je suis donc parti du postulat que si je roule vite et que je ne vois rien, c'est qu'il n'y a rien... Le seul inconvénient majeur c'étaient les guichets du Louvre. Ils me faisaient peur à cause de leur absence de visibilité. Pour le tournage, j'ai demandé à Chouraqui de s'y installer avec un talkie-walkie et de me prévenir au moment où j'arrivais. S'il ne me disait rien, c'est que tout allait bien. C'est la seule véritable précaution que j'ai prise. Pour la beauté du film, il fallait vraiment que je ne m'arrête pas. Que je stoppe à un feu rouge, et le film disparaissait. Il y avait d'ailleurs neuf chances sur dix pour que nous n'arrivions pas au bout.

 

La caméra est fixée à la calandre de la Mercedes. Comment la voiture était-elle équipée ?
Nous avons accroché la caméra sur le pare-chocs de la voiture, une 6,9 litres Mercedes. A l'intérieur nous étions trois, attachés comme des mulets : moi-même au volant, mon chef machino, et mon chef opérateur pour éventuellement changer le diaphragme. Au dernier moment, il a fallu régler un diapo moyen. L'image devait être au ras du sol pour être encore plus spectaculaire. Nous sommes en plein mois d'août. Bien sûr, nous avions décidé de sacrifier le film et de tout arrêter au premier danger. Nous roulions vraiment vite.

 

Quand vous dites : "Nous roulions vite" vous parlez de quelle vitesse ?
La montée de l'avenue Foch, entre 150 et 180 km/h. Les Champs-Élysées à 130 à 150 avec une pointe à 160 km/h au niveau de Franklin Roosevelt. Puis jusqu'à la Concorde, comme c'était bien dégagé, j'ai dû monter à 200 km/h. J'ai pris la place de la Concorde à 150. Sur les quais, j'ai franchi les 200 km/h. J'ai pris les guichets presque normalement, c'est-à-dire à 80 ou 90 km/h. Comme Chouraqui ne m'appelait pas, je suis passé sous les guichets à fond, 100 km/h, car le passage est tout de même assez étroit. Je ne savais pas que le talkie de Chouraqui était en panne ! Je ne l'ai su que le tournage terminé. Puis j'ai remonté l'avenue de l'Opéra. Le carrefour était bloqué par un bus. Pour éviter de ralentir, j'ai dû passer de l'autre côté de la chaussée, des voitures venant en sens inverse. Place de l'Opéra, pas de problème ! J'ai ensuite pris la rue de la Chaussée-d’Antin vers Clichy. Je suis tombé sur des camions poubelles que je n'ai pu dépasser qu'en montant sur le trottoir. Je croyais ne plus avoir de problèmes. Mais en arrivant rue Lepic, j'ai été bloqué par un type qui livrait. J'ai pris de l'autre côté, vers le Gaumont Palace, en destruction à l'époque. J'ai remonté l'avenue Rocquencourt, ce qui me rallongeait énormément. Je ne savais pas s'il allait me rester suffisamment de pellicule. J'ai donc pris des rues en sens unique pour arriver à Montmartre dans les temps...

 

Vous aviez effectué des repérages ?
J'avais fait le parcours une fois, lentement, pour bien déterminer les passages. Je disposais de l'équivalent de 9-10 minutes de pellicule ! Il me restait 15 secondes pour couper le moteur descendre de voiture et prendre la fille dans mes bras. Nous avions convenu que lorsque je klaxonnerais elle monterait deux marches, pénétrant ainsi dans le champ. Le plan-séquence ne pouvait être réussi que sur ces dernières secondes. Je m'étais dit que si je ne réussissais pas la première prise, je ne recommencerai pas. Par superstition. Si le miracle devait avoir lieu, il aurait lieu... Et il a eu lieu. En forçant quand même le destin, puisque nous avons grillé dix-huit feux rouges.

 

Comment expliquez-vous la notoriété de ce court métrage, qui est devenu un film culte, ce qui est plus que rare pour un film court...
J'ai montré le film un peu partout. Il n'a pas toujours été très bien accueilli compte tenu de son manque de sens civique flagrant, ce que je ne saurais contester. Mais il a aussi ses fanatiques. Quand j'ai montré le film pour la première fois à Los Angeles, où le non-respect des règles de conduite est toujours fortement sanctionné, le triomphe s'est mêlé à d'incroyables sifflets. RENDEZ-VOUS a toujours suscité la polémique, mais il montre aussi tout ce qu'on aime dans le cinéma. Comme j'aime le cinéma plus que la loi... Je savais que je tenais un morceau de bravoure. Je me disais, en toute modestie, qu'il y avait là la possibilité de faire l'un des plus beaux plans de l'histoire du cinéma. Les plans-séquences de dix minutes sont rares, en raison de l'étroitesse du magasin de la caméra. Même Hitchcock dans LA CORDE a anticipé ses changements de pellicule.

 

Qu'est-ce que vous risquiez ?
D'abord, un accident ! Ensuite, les conséquences d'un tournage sans autorisation. Enfin un retrait de permis de conduire. Le film est beau par sa prise de risque. S'il a eu autant de succès et qu'il prête tant à discussion, c'est qu'il est risqué.



            Voyons maintenant ce qu'en pense le principal intéressé, de retour sur les lieux de son crime :
Par MAYDRICK - Publié dans : BONUS CACHES
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