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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 10:52

CLOSER

            Quoi que puisse dire Bernard-Henri Lévy et toute la philosophie, PRETE-MOI TA MAIN n’est pas une histoire d’amour entre deux lépreux.

            Ma vie sentimentale est un désastre. C’est un désastre parce que je recherche une femme intelligente. Et une femme intelligente, cela n’existe pas. Ca n’existe pas sinon elles n’auraient pas besoin des hommes. Alors, bien sûr, vous me direz, qu’il existe bien des femmes qui vivent seules parce qu’elles n’ont pas besoin d’homme. C’est bien là mon problème : je ne peux pas les avoir.

            LOVE STORY n’est pas devenu ringard. Il l’était déjà à sa sortie.

            C’est quand vous commencez à voir les limites de vos maîtres que vous devenez un artiste important.

            Dans EL AURA vous trouverez une petite curiosité exotique qui répond à un théorème extrêmement concis du cinéma mondial : si vous tirez sur un homme dans une forêt vous toucherez toujours les troncs des arbres en bois et jamais à côté !

- Il ne faut jamais dire à une femme qu’on l’aimera pour toute la vie.

- Pourquoi ?

- LE CHAT !

            A la fin de CLOSER Natalie Portman n’aime plus Jude Law. Comme ça, d’un instant à l’autre. Juste, précis, cinglant. Les femmes. La psyché féminine. Une seconde avant c’était les feux d’artifices, et puis un peu de fumée magique et tout a disparu. Tout est fini. Aucune explication. Jamais. Evidemment, ceux qui l’ont vécu comprendront, les autres trouveront qu’ont n’y croit pas une seconde. Lisez les journaux, ce que l’on y trouve est bien plus incroyable que ce que nous racontent les films. Après vous irez parcourir les critiques spectateurs de MESRINE : L’INSTINCT DE MORT sur Allociné, vous verrez comme ils sont drôles ceux qui ne trouvent pas le scénario très crédible !

            J’aime bien les hôpitaux. Ils mettent la télévision en hauteur. Vous levez la tête et hop ! Vous avez l’impression d’être au cinéma.

            Louis Garrel a un physique de cinéma muet. Malheureusement, dans les films qu’il tourne, il parle.

            Dans WHO’S AFRAID OF VIRGINIA WOOLF ? il y a des flous qui pourraient nous faire croire que la mise au point est un peu lâche. C’est pour emmerder ceux qui n’aiment pas les mises en scène littérales. Vapeurs d’alcool. J’avais lu un jour que Mike Nichols serait très vite oublié. C’est triste parce que je crois que cette personne a eu raison pour la seule fois de sa vie. Et pourtant on n’a jamais dit que ce fut un grand metteur en scène. Trop inconstant pour que son œuvre subsiste à ses films.

            Le mec qui a inventé le sifflet est quand même le plus sadique que j’ai jamais rencontré. Le mien, si je siffle dedans, c’est quand même super car on peut m’entendre à cinq kilomètres à la ronde, mais ce faisant il m’explose les tympans. Ce devait être un mec qui n’aimait pas les arbitres…

J’en ai plein ma chaussure du dernier film de Ridley Scott ! Que du dernier ?

C’est au moment des saluts que l’on reconnaît un bon comédien de théâtre.

Dans DU JOUR AU LENDEMAIN de Philippe Le Guay, Rufus est une erreur de casting. Pas pour ses compétences professionnelles, qui ne sont plus à prouver, mais pour l’importance de son rôle. Sa première apparition est complètement anecdotique, puisque le réalisateur le présente comme un personnage lambda que Benoît Poelvoorde croise. Or, comme il s’agit d’un acteur connu, tout laisse à penser qu’il va devenir par la suite un personnage important du film. Ce qui ne manque pas d’arriver !

            Harpo Marx est un animal de compagnie.

            Nous sommes passés d’un cinéma global à un cinéma particulier.

            Au top ten des choses qui m’énervent le plus chez les critiques, arriverait sûrement en pole position leur soumission à leur propre jugement. Lorsque les meilleurs se donnent la peine d’argumenter leur propos, il est souvent très enrichissant de les entendre discourir et théoriser sur l’idée qu’ils se font du cinéma. Le pire critique est celui qui impose des affirmations arbitraires et définitives. « Ce n’est film pas bon. » « Les cadres sont laids. » « Les dialogues sont mauvais. » Le fond est atteint lorsqu’ils abordent l’interprétation des comédiens. Encenser ou conspuer un comédien n’a aucune valeur si cela n’est accompagné de preuves. Vous n’avez pas aimé un acteur ? Prouvez-le ! Tel autre joue comme un balai à chiottes ? Prouvez-le. Jusqu’à présent, la meilleure méthode pour déceler les bons critiques des mauvais reste encore de s’attarder sur ce que chacun dit des interprètes d’un film. Il est un peu trop facile de dire : « Ce comédien est absolument fabuleux » ou encore : « Cette comédienne en fait des tonnes ». Nous voulons un développement qui explique ce ressenti, peu importe qu’ils aient raison ou tort.

            Un critique qui n’est pas capable de parler de lui n’est pas un critique, il ne fait que de la théorie.

            Les éléphants sont les seuls animaux qui ne peuvent pas sauter.

            Le Vin Diesel français s’appelle Didier Super.

            Lorsque j’étais enfant, mes grands-parents avaient une platine tourne-disques qui faisait aussi radio et lecteur-enregistreur de cassettes. A travers le gros bouton qu’il suffisait de tourner pour chercher les bonnes stations de radio, une forte lumière scintillante me faisait croire que les musiques que nous écoutions provenaient de l’intérieur de la platine où les chanteurs se trouvaient forcément. Mon grand jeu consistait alors à faire tourner en boucle un 45 tours de Georges Moustaki en essayant de laisser le moins de temps possible entre la fin du morceau et le moment où je remettais le disque au début, afin que le chanteur ne puisse pas souffler. Evidemment c’était peine perdue. Ce n’est que plus tard que j’ai compris que les mauvais chanteurs ne s’épuisent jamais.

            Isabelle Carré a un physique de télé.

            Tiens, j’ai revu A BOUT DE SOUFFLE. C’est pas du tout avec Grégory Lemarchal !!!

CLOSER

            Le débat entre deux personnalités prétendant au poste de président de la République devrait être réalisé dans les conditions du direct mais diffusé en différé d’un ou deux jours. Cela permettrait de mettre fin à toutes ces querelles chiffrées puisqu’après vérification, un message défilerait à l’antenne au moment voulu, énumérant les vrais chiffres sur lesquels ces deux personnes se bagarrent, décrédibilisant tout à coup celui ou celle qui a voulu prendre l’ascendant par son mensonge.

            Reconnaître une bonne actrice. Ce n’est pas uniquement par le talent. Exemple : Margot Kidder dans les bonus castings de SUPERMAN.

            LA MOUCHE c’est une tapette.

            C’est dans KLUTE qu’il y a la seule vision d’une psychanalyse sans clichés. Dans ce même film, remarquez le travelling arrière quand le téléphone sonne. C’est de l’anti film d’horreur.

            L’orgasme est psychologique.

            Le gamin le plus intéressant qu’il m’ait été donné de voir depuis longtemps s’appelle Jackson Bond et joue aux côtés de Nicole Kidman dans le film d’Olivier Hirschbiegel : THE INVASION.

            J’ai remarqué qu’après un chewing-gum à la cannelle, si tu manges une pomme, ça te donne le goût de cerise dans la bouche !

            MILLE MILLIARDS DE DOLLARS est encore très d’actualité. A la différence qu’avant on dénonçait la mondialisation en espérant y venir à bout alors que maintenant on sait qu’on n’y pourra rien.

            Vu Dario Argento faire des transitions croisées dans IL GATTO A NOVE CODE. Vu la même chose dans le BLUEBEARD d’Edward Dmytryk. Ce sont les deux seuls depuis EASY RIDER.

            J'espère que Renny Harlin va bientôt mourir pour qu'ils fassent un beau coffret de DVD.

            En 2008, Louise Szpindel n’a pas été nominée pour le César du meilleur jeune espoir féminin. C’est un scandale. Non seulement elle aurait dû l’être mais, en plus, elle aurait dû le gagner. C’est l’éternel problème des films qui ne sont pas vus par les votants. C’est la même chose qu’un film qui sort avec 1000 copies. C’est mathématique. C’est joué d’avance.

            Une fois je suis sorti avec une fille qui m’a dit qu’elle n’allait pas au cinéma pour voir des corps se faire déchiqueter. Je l’ai plaquée aussitôt.

Bravo les traducteurs du titre français d’ABSENCE OF MALICE de Sydney Pollack ! « Malice » se traduit par « méchanceté » ou « malveillance » ! Décidément il faut tout faire !!!

            Ce n’est pas un peu bizarre toutes ces jolies filles au premier rang du concert dans SHINE A LIGHT ?

            On est amateur de cinéma fantastique ou on n‘est pas cinéphile.

            Petite blague raciste dans FROST/NIXON : Michael Sheen dit à Rebecca Hall que Vienne c’est comme Paris mais sans les français. Les deux éclatent d’un rire arrogant. Il existe donc un rire à deux vitesses. Celui qui est jugé de bon goût, et celui qui n’est pas de l’humour pour les bien pensants, qui le considèrent plus comme l’expression distinguée d’une idéologie nauséabonde. Vous imaginez le premier rôle du prochain Ron Howard dire : « Brasilia c’est comme Abidjan sans les noirs » ? Deux fois deux mesures. Ce n’est pas la blague à incriminer. Nous ne sommes tributaires que de nos propres goûts face à cela. Si elle ne m’a pas fait rire, je ne la trouve pas malvenue et aucunement dérangeante. En tout cas, elle a au moins le mérite de prouver que l’humour raciste n’est pas une idéologie (même si certains peuvent le récupérer), et que l’on peut encore en rire sans pour autant être raciste.

            Dire du mal d’ERIN BROCKOVICH.

            Il faut toujours trier ses oreillers avant leur mort parce que les taies meurent triées.

            Paradoxe de ma vie : le cinéma m’enferme et me soulage de mon enfermement.

            La plaie du film d’action : dans BABYLON A.D. Vin Diesel se trouve juste à côté d’un véhicule qui explose. Les flammes sont magistrales. Il est impossible que quiconque réchappe d’une telle déflagration. La mise en scène s’échine alors à nous faire croire qu’il a sûrement succombé. L’action se déporte un temps sur Mélanie Thierry pour nous faire oublier le grotesque d’une telle situation. Puis… Vin Diesel se relève en un rien de temps, même pas choqué, même pas le blouson rongé par le feu, et grosse contre-plongée à la gloire du héros surhumain. C’est ce qui s’appelle de l’esbroufe. Nous avions déjà vu un peu la même chose dans PANIC ROOM et sa risible explosion de gaz (mais THE HILLS HAVE EYES d’Alexandre Aja ne vaut guère mieux). La surenchère nous prend pour des cons. Mais le plus triste c’est de voir à quel point Mathieu Kassovitz dans sa période française (et toujours dans ses propos !) a clairement milité contre cette paupérisation du cinéma.

Si les réalisateurs faisaient des films avec rien sur la pellicule, ils auraient quand même des critiques différentes.

Télérama c’est Yann Moix.

Le 05 mai prochain sortira EL SECRETO DE SUS OJOS, qui s’appellera chez nous DANS SES YEUX. Comme ce dernier titre ne le laisse pas présager, précisons que ce film n’est absolument pas une ode à l’éjaculation faciale.

Les infirmières sont régressives. Tout comme le verbe « confisquer ».

Hier j’ai vu LE JOUR D’APRES.

J’aime bien l’actrice Juliette Arnaud. Elle semble être constamment à la recherche de son sourire.

Dans FAISONS UN REVE, Sacha Guitry fait des fautes de français même en parlant.

Lu dans « Conversation avec Sergio Leone » de Noël Simsolo, mot pour mot ce que je pense de Michelangelo Antonioni. Voici les paroles du génial metteur en scène : « Un jour, on découvrira qu’Antonioni et son incommunicabilité produisent une œuvre qui prête à rire. Soyons bien clairs. Je pense que c’est un grand metteur en scène. Mais en tant qu’auteur, cela ne va pas du tout. Quand on revoit Le Désert rouge, on rigole en entendant le dialogue. C’est la banalité de la banalité. On ne peut pas affirmer : « Moi, je fais la banalité parce que, dans la vie, il y a la banalité. » C’est un peu trop facile comme justification. Mais je le répète : Antonioni est un metteur en scène extraordinaire. Avant que l’on ne glose sur l’incommunicabilité, il faisait des chefs-d’œuvre comme Femmes entre elles. Mais déjà, il valait mieux voir le film sans le son ! »

            La musique révèle ce que crie ton âme.

            La théorie de la propagation de l’écho est différente du bouche à oreille.

CLOSER

commentaires

Z
<br /> <br /> Nous le prendrons :)<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> MERCI POUR LE COMMENTAIRE. SI CELA VOUS PLAIT, IL Y A ENCORE 152 AUTRES TEXTES... FAUT JUSTE AVOIR UN PEU DE TEMPS <br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Ce texte est admirable...vraiment<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> PARCE QUE VOUS LE VALEZ BIEN !!!<br /> <br /> <br /> <br />
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O
<br /> <br /> Tu t'es surpassé, aujourd'hui !!!<br /> <br /> <br /> <br />
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