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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 01:43

            Bonjour. Ou bonsoir, si vous êtes à table.

Voilà. Ca, c’est fait. Comme dirait Terry Kevin. Petit passement de jambes. Clin d’œil complice à la compagne qui fait mes nuits plus belles que mes jours. Et notre majordome vient nous annoncer avec un sourire non feint la suite de notre programme dès que Margaret Thatcher sera décédée dans des souffrances scolastiques.

L’attente est longue…

2009 touche à sa fin…

« Non, je n’irai pas passer le réveillon au Bus Palladium ! Avec toi qui plus est. Aller en boîte avec sa femme c'est comme aller à la boulangerie avec son pain. » Comment peut-elle ne pas s’en remettre à cette évidence toute latine ? Les femmes sont vraiment invincibles dans l’art de se voiler la face. Surtout dans les pays musulmans !

            Le Bus Palladium… C’est quand même bizarre ce nom. On a comme l’impression d’aller se trémousser dans une chaussure géante…

            Le Bus Palladium va-t-il revenir à la mode grâce au film de Christopher Thompson ? On dirait qu’on serait copains. Et comme on s’aimerait bien je ferais de ton dancing le titre de mon film et alors tout le monde voudrait y revenir parce que c’était pas mal quand même dans les années 80 quand on y allait tous, qu’on pouvait encore danser sur du rock, se faire des rails de coke et se taper des prostiputes dans le carré V.I.P. Oui, on dirait qu’on ferait comme cela parce que sinon je ne verrais pas trop l’intérêt de ce titre.

L’intérêt c’est évidemment l’ambiance sweat-shirt et brushing « Tout doux Dinky ». Genre c’était le symbole de cette époque et que si vous ne l’avez pas vécu vous ne pouvez comprendre que les histoires de la Comtesse de Ségur. A part cela, le Bus Palladium n’y est pour rien, mais absolument pour rien dans ce grand capharnaüm, tant son importance est anecdotique et ne préfigure en rien le film. Publicité déguisée ? Imagination déficiente ? Preuve d’amour aveugle ? Retard à l’allumage ? Faut-il faire vivre les langues mortes ?

BUS PALLADIUMNon, BUS PALLADIUM ne retrace pas l’historique de cette agence de rencontres sur fond vaguement musical. Il s’agit juste de ce même lieu où avait l’habitude de se rendre un groupe d’amis lorsqu’ils avaient envie d’assaisonner le public avec leur musique éthyliquement composée. C’est plutôt mince, jeune homme. Comme disait la jeune mariée. Parce qu’il va falloir trouver de l’enjeu pour votre film, et du thérapeutique. Cela tombien, nos quatre garçons au cheveu tout fluffy, vont tomber entre les mains de Géraldine Pailhas (preuve d’amour aveugle ?) qui se croyait malheureusement à Liverpool. Début des aventures de nos cow-boys parisiens, à la recherche de la fée des accords musicaux…

Dès les premières secondes de projection, la première chose qui marque est le choix du numérique. Retravaillée sans excès, l’image balbutie une sorte de document souvenir filmé par votre demi-oncle inscrit au Club Vidéo local. Passé cet effet « film de vacances à la Grande Motte », il reste un piqué d’image particulièrement affûté. Une précision chirurgicale. Paraît qu’avec le numérique nous pouvons voir tous les détails. Un peu comme la lessive qui lave plus blanc que blanc. Sauf que là nous voyons mieux que mieux. Et comme notre histoire concerne une bonne tripotée d’ados acnéiques, je vous entends déjà répliquer de tout votre air nauséeux. Allons, allons ! Pas de mauvais esprit. Ne me faites pas dire ce que j’ai pensé. Allons, allons… Chut !... Mais chut !... Silence, ou je fais éjaculer la salle !!!...

Bien. Reprenons où je vous avais laissés pantelants.

Le gros défaut de cette image c’est qu’elle est lisse. Elle n’a donc pas de « poids ». Tout semble éthéré, sans plus d’importance que cela. Quasiment tout se retrouve sur le même plan puisque Christopher Thompson n’use d’aucun jeu sur les focales. Tant et si bien que le rendu est plat, sans envergure. Il y manque un peu de grain, un peu de « saleté », quelque chose qui donne du corps à l’image, qui lui donne de la profondeur et de la texture.

Et à l’intérieur ? Y a-t-il un film ? A dire vrai, il y en a plusieurs mais aucun n’est signé Christopher Thompson.

Pour ce qui est du plus évident, le film s’ouvre et se referme à la manière du PERIL JEUNE, c’est-à-dire sur une bande de potes qui viennent de perdre l’un des leurs, mais pas genre ils l’ont perdu pouf-pouf il n’est plus là, non, genre il est mort et nos amis font du calcaire car ils n’ont plus du tout l’esprit Canal. Le film ne sera qu’un énorme flashback s’engluant dans cette bonne vieille comédie nostalgique du film entre potes qui passeront le reste de leur vie à dire que ce n’était pas si mal avant. Reconstitution de l’époque ad hoc. Défilé de mode et mise en vitrine de toute la panoplie. Cela sent très nettement le film calibré, qui coche les cases au fur et à mesure et fait ses devoirs avant de regarder la télévision. Et déjà nous nous éloignons du chef-d’œuvre de Klapisch, qui ne cloisonnait jamais ses personnages dans des représentations schématiques, mais permettait une dérive importante de l’acteur. C’est ainsi qu’il capte par moments ce que Klapisch et ses scénaristes n’auraient jamais pensé coucher sur le papier. Et BUS PALLADIUM semble s’en écarter d’autant plus que tout sonne faux. Il est particulièrement difficile de se repérer chronologiquement par toutes les erreurs que le film cumule. Les costumes sont complètement à côté de la plaque, mélange aléatoire des années 70 et 80, le cheveu florescent n’aidant pas à l’identification. Certes, l’exercice est toujours difficile, surtout en France où les films d’époque ne sont qu’une immense brocante où chacun étale ses apparats. Mais avec un peu d’astuce et d’espièglerie, d’autres s’en sortent de manière tout à fait régalicieuse. Je pense particulièrement à TONY MANERO de Pablo Larrain, film chilien sorti par nos instances le 11 février dernier. L’un des rares films dont l’histoire se déroule 30 ans avant sa réalisation, et dont il est impossible (outre la réalisation version docu-fiction à la THE WRESTLER) de savoir s’il ne daterait pas réellement de 1978. Les costumes marquent l’époque, bien entendu, mais ce sont surtout les décors et les attitudes des personnages qui l’entérinent dans un passé artificiel qui semble bien vivace. Un travail sublime qui n’a jamais été aussi poussé au cinéma. Et ce n’est pas BUS PALLADIUM ou le diptyque MESRINE qui prouveront le contraire.

Aviez-vous remarqué comme les années 80 sont marquées par l’intrusion du saxophone dans les campagnes musicales menées par le cinéma de ces années fric ? BUS PALLADIUM en est complètement dépourvu. Je dis bravo. Malheureusement, il est tout aussi pauvre en rock (aussi bien musicalement qu’en esprit), ce qui est dommage pour un film dont c’est l’univers principal. Figure dépitée de l’actionnaire voyant chuter le cours de ses stock-options. Pour BUS PALLADIUM, cela se résume à exhiber Philippe Manœuvre en guest. Tout Eddy. Autant Dick. Seule l’interprétation d’Arthur Dupont arrive à s’extraire de ces images d’Epinal.

Sur la même ligne de conduite chronologique, il convient de signaler que le film s’offre quelques anachronismes rendant sa lecture toujours plus alambiquée. Par exemple, dès le début des années 80, le « buzz » fait son apparition dans le vocabulaire de nos experts en louche crochetée. En soi, l’anachronisme peut être fort intéressant s’il est utilisé comme un élément à part entière qui intervient sur la mise en scène (comme dans DEUX HEURES MOINS LE QUART AVANT JESUS-CHRIST ou MONTY PYTHON AND THE HOLY GRAIL, pour exemples). Or, ici, il ne fait son apparition qu’à de rares occasions si bien qu’il semble figurer malgré lui, comme si personne ne s’était aperçu de ces incohérences. Qui paie qui ?

Bizarrement, dans ce genre d’entreprise (premier film mené par plusieurs jeunes non médiatiques) c’est souvent le jeu des comédiens qui en prend un coup, tous en roue libre, certains ayant parfois perdu une roue ou deux dans la descente. Dans le film de Christopher Thompson, ce n’est pas le plus infamant. Certes, nous sentons bien que le réalisateur ne fait pas de folie et tant que la phrase sonne juste cela lui convient. Géraldine Pailhas est toujours à la limite d’en faire plus avec les mains qu’avec les yeux. Marc-André Gondrin que nous aimons beaucoup par ici, est très loin de ce qu’il aurait de mieux à proposer et parfois même très en dessous dans les scènes d’émotion. Faisons tout de même une place de choix à Noémie Lvovsky qui n’a qu’une courte apparition, mais qui est irrésistiblement impeccable comme à son habitude (la seule bonne raison d’aller voir ce film !). Quant à Elisa Sednaoui, elle symbolise à elle toute seule toute l’expédition brinquebalante que représente BUS PALLADIUM, et que nous allons maintenant tenter de décortiquer.

Dès qu’elle apparaît à l’écran, Elisa Sednaoui représente une sous-espèce de femme fatale qui manipule les hommes. A grands coups de eye acting elle prétend entretenir l’ambiguïté entre les deux personnages masculins principaux. Finalement, les promesses ne seront pas tenues puisqu’elle n’interviendra que comme un élément du scénario parmi tant d’autres, même s’il est vrai qu’il figure le ressort de la discorde entre les deux amis. Exit l’ambiguïté. Juste une resucée maligne d’un personnage dont l’image est plus mystérieuse que la charactérisation. Et tout est à peu près du même acabit dans BUS PALLADIUM. Diagnostic : le film souffre du syndrome de la vérité externe.

Dans un souci de représenter l’histoire à raconter, il existe deux manières d’obtenir un résultat. Dans le cas de la vérité externe, elle se bornera à rendre compte de toute l’authenticité qui entoure le récit. C’est exactement ce qui caractérise BUS PALLADIUM. Tout y est envisagé sous l’angle de la reproduction : reproduire le style musical, reproduire les modes vestimentaires, reproduire les voitures de l’époque, reproduire de jeunes rockers, reproduire des groupies, reproduire des amours futiles, reproduire le Bus Palladium tel quel etc. Si tout cela sonne juste, l’inconvénient de la reproduction est donc qu’elle ne mène qu’à la copie, qu’à l’imitation. Parce que tout cela manque de vie organique, de ressenti, de vision, d’univers. Un réalisateur aura beau figurer un monde le plus proche possible de celui qui existe, il aura beau multiplier les documentations, discuter avec des personnes qui ont bien connu l’époque ou l’événement à resituer, il aura beau parer ses comédiens des uniformes nécessaires aux corps de métiers concernés, des accessoires d’époque, du langage approprié, s’il ne transpose pas son ouvrage il sombrera dans une représentation rigide, une réplique, ce qui a déjà été vu et revu et qui porte le nom d’académisme. Sans la patte de l’artiste, l’imitation est nulle. C’est une règle d’or. Les Guignols de l’Info n’auraient aucun intérêt s’ils ne faisaient de caricature.

A l’opposé, la vérité interne se charge de comprendre les problèmes d’une époque, d’une situation, d’un corps sociétal. Le réalisateur n’aura pas nécessairement besoin d’être inattaquable sur l’image collective que doit nécessiter la moindre représentation. S’il a une connaissance précise des tenants et des aboutissants de chaque situation, de chaque identité, il convaincra sans hésiter n’importe quel public.

D’une manière plus prosaïque, BUS PALLADIUM est empli de clichés grossiers et douteux. Revenons-en au rôle incarné par Elisa Sednaoui. Selon les principes précédemment énoncés, Christopher Thompson fait de ce personnage une très belle jeune femme au corps élancé, usant d’une batterie d’armes qui vont du regard enjôleur aux gestes lents et sensuels. Bref, il décide de tomber dans l’imagerie et donc dans la vérité externe. Mais si le réalisateur ne s’était pas arrêté à ces clichés cinématographiques, il aurait sûrement constaté que la réalité est pleine de ces personnalités féminines qui ne paient pas de mine, savent s’effacer, ne recèlent pas un charisme sensationnel, sont parfois très timides, mais savent se parer d’une poigne de fer spirituelle lorsque leurs désirs sont en marche. Dès lors, il se serait aperçu qu’il n’avait plus à fabriquer l’ambiguïté recherchée.

Ce que nous pouvons appeler la réalisation de Christopher Thompson c’est cela : une accumulation de tics et d’effets colportés par une horde de mauvais films, suffisamment rediffusés pour s’insinuer dans ses automatismes. Et le plus important n’est pas de pouvoir le faire mais de savoir le dire…

            Coïncidence que le dernier James Cameron soit sorti précisément au moment des fêtes de fin d’année ? Evidemment, il faut toujours un bon gros blockbuster pour passer le réveillon tranquille au coin du feu, un toffee dans la bouche et un verre d’Armagnac dans la main, à discuter fermement des bonnes résolutions auxquelles nous nous tiendrons enfin en cette nouvelle année, de cette œuvre caritative pour laquelle nous allons augmenter nos dons, du tri sélectif particulièrement bien organisé dans notre commune et il faut féliciter les employés municipaux, du prochain Ridley Scott que nous n’irons pas voir et en rire goulûment jusqu’à s’étrangler de travers avec son toffee mais cela fait du bien de rire parfois de si bon ton. Vous ne croyez pas si bien rire. Car AVATAR fait d’une pierre deux coups. « Pas besoin de pierre pour ça ! » s’écrie alors le jeune marié. S’il profite de Noël, c’est aussi parce que James Cameron a décidé de souscrire à la théorie du Père Noël. Vous savez, celle qui consiste à faire croire aux enfants qu’un gros bonhomme relooké par Coca-Cola vit au Pôle Nord et profite de la nuit du 24 décembre pour distribuer des cadeaux à tous les enfants du monde qui ont été bien sages. Même qu’il a des lutins pour l’aider à plier les cadeaux, et un renne qui s’appelle Niko.

- Mais comment il fait pour parcourir le monde entier et donner tous ces cadeaux ?

- Eh bien, il dispose d’un traîneau volant qui lui permet d’éviter les embouteillages et de ne pas polluer la mer en cas de marée noire.

- Ah bon ? Parce qu’il fonctionne au pétrole son traîneau ?

- Euh… Oui, voilà. Mais c’est un pétrole spécial. Un que personne ne peut envoyer des troupes pour contrôler son exploitation en faisant croire qu’en fait ils cherchent des armes de destruction massive. Parce que, tu vois, ce pétrole il se trouve au Pôle Nord et le Pôle Nord il appartient au Père Noël.

- Oui, mais il paraît que le Pôle Nord il est en train de fondre même que les ours polaires ils meurent de pas savoir respirer sous l’eau. Alors comment il va faire le Père Noël quand sa maison et ses lutins ils seront tous fondus ?

- Oh, mais tu sais, ça c’est pour dans très longtemps. D’ici là, le Père Noël il sera devenu en 3D, il se peindra en bleu et il ira habiter sur d’autres planètes comme dans AVATAR.

- Ah oui !... N’empêche que ça doit être dur de faire le tour du monde en une seule nuit. Il fait comment pour pas être fatigué, le Père Noël ?

- Il prend des Chocapic.

- Ah bon ?! Ca suffit ?

- Mais non, je plaisante. Il marche à la coke !

C’est marrant. Les adultes ils aiment bien faire croire toutes sortes de choses à leurs gamins. Ils ont l’impression que leurs rêves existent quelque part.

AVATARJames Cameron va donc pousser la théorie du Père Noël à son paroxysme. Une fois la légende du Père Noël validée, celui-ci débarque. Jamais vous ne verrez son traîneau et ses rennes. Il porte un immense sac en plastique ou en toile au lieu d’une hotte. En guise de gros ventre, si on lui appuie dessus on dirait qu’il dissimule comme un gros coussin sous son habit. Et puis, il se met à parler… C’est quand même très étrange cet accent de Toulouse pour un gars qui vit au Pôle Nord. En plus, s’il vit là-bas comment se fait-il qu’il ne connaît même pas le Captain Iglo ? Il arbore aussi des sourcils à la Raymond Domenech pour faire peur aux enfants et qu’ils pleurent sur la photo, ainsi qu’une fausse barbe achetée dans un magasin de farces et attrapes. Vous voyez bien que c’est une bande de plastique sur laquelle sont cousus quelques fils blancs qui font office de poils, mais les enfants, eux, font semblant de ne pas s’en apercevoir. Malgré tout cela, ils y croient !!! Ils le regardent débarquer en ouvrant de grands yeux ébaubis, tout intimidés et un peu cons tout de même ! Voici exactement le phénomène que la sortie d’AVATAR a cherché à exploiter.

Parce que le marketing d’AVATAR c’est le nouveau film du réalisateur de TITANIC, mais c’est surtout la 3-D qui est censée vous en mettre plein les luminaires. C’est justement comme cela qu’elle a été reçue, avec force ébahissements, enthousiasmes délirants, stupéfactions tenant du miracle, pertes de connaissance devant tant de beauté, anesthésies du cerveau etc. Il fallait au moins cela pour faire diversion face à une idéologie plus que suspecte. Cameron s’avère peu finaud dans ses diverses appréciations et met en œuvre des thèses plus que douteuses que nous ne nous attendions pas à trouver en plein virage. Et j’écris « en plein virage » car tout cela est fait d’une manière très sournoise, sous couvert de bonne conscience populiste. Car l’un des arguments premiers du film est une réflexion (vous remarquerez que, pour Cameron, une réflexion c’est quand on laisse les contre-arguments de côté, ce qui amène à penser qu’il n’en existe pas !) du comportement humain sur l’environnement. James Cameron en meneur de revue qui nous emballe son didacticiel sous le poids culpabilisant du spectre écologique ! Parce que l’écologie est un vice à la mode. Parce qu’en rentrant chez vous, vous pourrez vous féliciter de ne pas contribuer à l’anéantissement de notre belle planète. Parce que nous devons tous nous montrer solidaires. Ce genre de guimauve poivrée.

L’argument de vente étant dressé et le pitch fédérateur clignotant de tous ses néons, Cameron va alors développer toute une série de points de vue tous plus stupéfiants les uns que les autres. Il nous refait le coup du flower power et de ses adeptes qui se tenaient la main en chantant bien à l’avance « We are the world ». Ce faisant, il noie l’individu dans la masse. Il le rejette au profit de la communauté. Chacun ne parle plus. C’est une voix commune qui doit s’élever. Et elle doit s’exprimer au nom d’un Dieu qu’elle a choisi ! Il existe une force supérieure qui a droit de vie ou de mort sur chacun. Le communautarisme est loué. L’original n’a pas sa place car l’aristocratie a repris ses droits. Ne subsistera qu’une élite, comme nous le disait récemment Roland Emmerich dans son 2012. Et cette bouillie est assurée de la garantie la plus bigote qui soit. Il suffit d’en juger par les corps dénudés de Sigourney Weaver et Sam Worthington dont la Nature recouvre les parties que l’on ne saurait voir, dans un esprit de ne choquer personne et d’éviter tout accroc avec le comité de censure américain. Il en va de même parmi les Na’vis où vous pourrez remarquer que les concepteurs ont inséré des quotas d’afro-extraterrestres !!! C’est tordant. Ce qui l’est moins c’est de savoir qu’une personne comme James Cameron, qui pouvait faire tout ce qu’il voulait après le succès de TITANIC, a pu réussir à insérer dans son film d’aussi contestables perspectives. Ceux qui sont le plus à blâmer dans cette entreprise sont évidemment ceux qui sont en tête de gondole. Evidemment que je ne pense pas ici aux innombrables assistants qui ont contribué de leur mieux en allant chercher les donuts, tous contents qu’ils étaient d’avoir trouvé du boulot. Mais quand on s’appelle Sigourney Weaver, CCH Pounder ou encore James Horner, quelle peut donc être la motivation pour accepter de participer à un tel film si ce n’est un intérêt uniquement égoïste ? Dans ce cas-là, je pense que vous n’êtes tous qu’une bande d’idiots. Et c’est parce que vous êtes complètement inconscients de ce que vous faites qu’il faut se méfier de vous parce que vous permettez aux pires idées d’être véhiculées par la grande porte, la plus légitime qui soit. Je dis cela parce qu’AVATAR n’est rien d’autre que du catéchisme. Ce n’est ni plus ni moins qu’une grande messe ou James Cameron expose ses Tables Sacrées et ses Dix Commandements. Cette manière de faire est connue de longue date. Elle est connue de tous. Tous l’appellent le cinéma de propagande. Et moi, cela me hérisse le poil que d’avoir affaire à des charlatans qui essaient d’imposer une vision unique du monde. Mais le plus terrible dans tout cela c’est que ceux qui auraient très bien pu s’abstenir de travailler sur AVATAR l’ont fait en pensant sincèrement qu’ils oeuvraient pour le bien collectif, pour une grande idée universelle, pour la démocratie, pour la paix. Et c’est pour cela que je dis qu’ils sont dangereux. Parce qu’en oeuvrant pour ces valeurs, ils fomentent cependant leur suppression.

James Cameron se pose donc là. Non, pas là, juste à côté. Voilà. Merci. Avec sa 3D en forme de Père Noël, il arrive à captiver son auditoire qui ouvre de grands yeux ébaubis, tout impressionné et un peu con lui aussi ! Oui, il faut dire ce qui est. S’il considère la 3D comme une révolution c’est sûrement qu’il doit répéter ce qu’il a entendu de-ci de-là. Mémoire sélective qui oublie un peu vite que la 3D date de 1952. Elle fut mise au point par une poignée de personnes influentes qui croyaient qu’elle était le seul moyen d’éviter la mise à mort du cinéma par la télévision. L’origine de la 3D remonte même avant l’invention du cinéma puisque des travaux sur des dessins avaient déjà donné des résultats très étonnants. Mais c’est le principe de l’image polarisée qui a lancé la grande vague de la 3D à partir de 1952, avec des films comme DIAL M FOR MURDER, IT CAME FROM OUTER SPACE, HOUSE OF WAX, THE CHARGE AT FEATHER RIVER, THE MAD MAGICIAN et surtout celui dont nous nous rappelons tous pour avoir été diffusé dans « La dernière séance » : CREATURE FROM THE BLACK LAGOON. Malheureusement, le procédé était trop lourd et commercialement peu rentable (il fallait notamment que l’écran soit métallisé). Il faut attendre une modernisation de cette technique pour qu’une seconde vague 3D fasse son apparition dans les années 80, sans que l’écran ne nécessite d’intervention. C’est ainsi que surgissent : FRIDAY THE 13TH PART III, CAPTAIN EO, JAWS 3-D, AMITYVILLE 3-D, EMMANUELLE IV, PARASITE etc. Aujourd’hui la 3D refait son apparition et entre dans l’ère numérique avec AVATAR, réalisé avec la caméra numérique Fusion 3D. En fait, pour être tout à fait exact, la 3D n’a jamais vraiment disparu. Elle n’a connu que des phases plus fastes que d’autres (sujettes au rythme des innovations techniques), mais des films en 3D ont constamment vu le jour. THE MASK en 1961, THE BUBBLE en 1966, THE STEWARDESSES en 1969, FLESH FOR FRANKENSTEIN en 1973, BLACK LOLITA en 1975, FEI DU JUAN YUN SHAN en 1978, FREDDY’S DEAD : THE FINAL NIGHTMARE en 1991, THIRTEEN EROTIC GHOSTS en 2002, THE POLAR EXPRESS en 2004, MONSTER HOUSE en 2006, BEOWULF en 2007 etc. Ce qu’il faut bien voir, c’est que 2009 n’est pas le renouveau de la 3D par AVATAR puisqu’avant lui pas moins de 13 longs métrages s’étaient chargés de la remettre au goût du jour :

MONSTERS VS ALIENS

CORALINE

BOLT

CLOUDY WITH A CHANCE OF MEATBALLS

A CHRISTMAS CAROL

SCAR

MY BLOODY VALENTINE

ICE AGE : DAWN OF THE DINOSAURS

THE FINAL DESTINATION

ASTRO BOY

G-FORCE

UP

JONAS BROTHERS : THE 3D CONCERT EXPERIENCE

De là à dire que la 3D est un argument de vente imparable... Ce qui est surtout imparable c’est que ces films ont connu des fortunes diverses. Le nombre d’écrans et d’encarts publicitaires alloués révèlent bien mieux l’inéluctable chemin qui leur était tracé.

Ce qui est sûr c’est que nous sommes en plein dans l’œil du cyclone et qu’il va être ardu de se débarrasser des idées bientôt reçues. Car la machine est en marche. Le patron de Dreamworks vient de déclarer : « Dans cinq ans, tous les films hollywoodiens seront en 3D ». Bel effet d’annonce qui rappelle pourtant qu’à chacune des vagues 3D, toute proclamation de cet ordre s’est avérée aussi prophétique qu’une allocution de Paco Rabanne. A l’heure actuelle, la 3D ne relève que du gadget. Ce n’est qu’un élément de décorum d’un film. Une cerise sur le gâteau. Si elle permettait d’améliorer la qualité d’un film, il est fort probable qu’elle serait au point depuis longtemps. Ce qui a beaucoup plus d’avenir, à mon sens, c’est la 3D sans lunettes. Mais si la 3D s’impose il est fort à parier qu’arrivera très vite un moment où elle ne sera plus un élément décisionnaire dans le choix d’un film. Alors, nos chers producteurs pareront leurs films d’autres ornements aujourd’hui délaissés, à commencer par l’odorama. Ca va être sympa la reprise de PINK FLAMINGOS !

En ce qui concerne AVATAR, la 3D n’est pas la grande révolution promise. Après deux années de post-production nous étions plutôt en droit de nous attendre à quelque chose de chiadé niveau technique, et il faut bien admettre que nous sommes loin des côtes bretonnes. Passé le premier niveau toujours un peu magique, nous domestiquons peu à peu la machine et commençons à faire connaissance avec reniflage de séant réciproque. Et c’est là que nous nous apercevons du problème. Lorsque l’image est fixe tout semble fonctionner correctement mais dès qu’un mouvement envahit l’écran, une espèce d’effet de rémanence (dû aux images entrelacées du numérique) empêche toute netteté de l’image, si bien que la 3D s’amenuise et laisse place à un flou pas du tout artistique, une grosse marmelade sans nom qui salope toute la pellicule. Et quand on a payé 8,60 euros plus 3 euros de location de lunettes pour voir qu’on ne voit rien, là, oui, on est en droit de dire qu’AVATAR sent très nettement du cul par la bouche. Et la suite ne va pas démentir notre ressenti puisqu’avec le magnifique joujou que Cameron a entre les mains, il ne va nous offrir qu’une carte postale décorative pas forcément de bon goût. Parce qu’il faut dire qu’il n’a pas lésiné sur les couleurs de synthèse ! C’est vrai que nous sommes loin de l’immonde surtraitement d’un SPEED RACER, mais tout est toujours un peu too much. Comme nous sommes dans de la décoration, cela nous fait penser à ces cadres lumineux avec cascade animée. Nous sommes dans le beauf le plus épais. Du genre Yankee Stadium.

Tout ce que je vous dis là, évidemment personne n’en parle. La presse est emballée et délivre ses étoiles à tout va mais ne fait aucun commentaire sur ce qui est pourtant flagrant.

AVATARTout cela est bien pratique pour notre Cameron, de se retrancher derrière l’argument de la 3D. Il n’offre ni plus ni moins que ce que je mentionnais plus haut : un objet propre à impressionner le spectateur. Parce que la 3D n’est rien d’autre qu’un artifice fashion, au même titre que les effets spéciaux. Avec AVATAR, Cameron livre son lot de tableaux en relief et ramasse les cris de contentement. La base de la 3D étant la sensation, il essaie de placer notre regard là où il n’aurait jamais pu s’aventurer. Parfois il s’autorise quelques objets lancés en direction du spectateur. Mais tout cela n’a qu’un seul et même but, la plupart d'entre vous l’ayant déjà connu en parcs d’attraction. C’est d’ailleurs dans ces lieux que la 3D s’est perfectionnée. S’il est vrai que l’exercice est saisissant dans certains manèges, il ne dure pas plus que quelques minutes, et AVATAR s’éternise sur 2 heures 42 ! Je ne suis pas contre l’utilisation de ce procédé pour ce qu’il est et c’est même parfois plaisant, mais au bout d’un moment, s’il ne se renouvelle pas il tourne à vide. Cette année, dans THE FINAL DESTINATION, la 3D n’a été employée que dans ce même dessein de sensationnalisme. Mais cela a été fait avec beaucoup d’imagination. Le film est d’un intérêt ternaire mais il joue avec les cadres et avec ce qui semble en sortir pour se diriger vers nous. Ainsi, dans une course de voitures, un pneu de détache de l’une d’elles et fonce sur nous ; une balle de golf semble nous tomber dessus ; vu du plafond, un bouchon de champagne est prêt à nous heurter jusqu’à ce que la gravité le fasse revenir au sein de l’écran ; un serpent semble avoir fait de nous sa proie etc. C’est très proche de ce que nous avions pu voir dans FRIDAY THE 13TH PART III, où tous plein d’objets dirigés vers nous désorientaient constamment la problématique de l’action. Tous ces éléments ne participent pas nécessairement à la mise en scène et ne sont là que pour remplir le contrat. C’est pour cela qu’il me semble que ces films sont encore meilleurs en 2D, car s’y installe une bizarrerie de la mise en scène avec des mouvements et des angles qui ne servent à rien et instaurent de suite une étrangeté. La 3D s’est d’ailleurs beaucoup investie au sein de productions fantastiques car elle se fait un devoir de nous surprendre et de nous effrayer. C’est son impact le plus immédiat. Pourtant, il existe une autre utilisation du relief beaucoup plus subtile et intelligente, qui peut participer à la mise en scène. Il m’a été donné de voir récemment DIAL M FOR MURDER d’Alfred Hitchcock dans sa version 3D. Pas Alfred. Quoique. Cela aurait pu s’avérer fort drôle ! J’avais déjà vu le film à la télévision il y a de cela presque vingt ans. Dans sa version plate, donc. N’étant pas un grand fan du réalisateur, ce film ne m’avait pas marqué et je le considère encore aujourd’hui comme l’un de ses plus faibles. Il est terriblement théâtral, vieillot, l’intrigue fonctionne mal, l’exposition s’embourbe et c’est verbeux au possible. Malgré cela, il faut lui reconnaître quelques qualités amenées par le savoir-faire d’Hitchcock, et notamment le visuel, les moments de suspense, les entrées de champ et les périodes silencieuses. Bref, le film se redécouvre volontiers. Avec la 3D, nous nous apercevons qu’Hitchcock a eu une vraie réflexion sur les possibilités qui lui étaient offertes. Dès le début, il exploite à fond la nouveauté du relief. Toute une série d’objets viennent jouer au premier plan. Les bouteilles qui, avant, se voyaient, maintenant se regardent. De cette manière, Hitchcock familiarise petit à petit son spectateur avec le lieu, les personnages, puis son histoire. Malheureusement, j’ai l’impression que cela renforce les longueurs de la scène d’exposition. Passons. Parce qu’au fur et à mesure qu’Hitchcock s’aperçoit des limites de la 3D, il parvient à en découvrir aussi sa véritable richesse. Au lieu de continuer à faire s’extasier le spectateur, il va avoir la grande idée de le faire participer à l’action, il va petit à petit le considérer comme un acteur à part entière de l’histoire. C’est à cela que servent les différents éléments mis en avant. Ils permettent au spectateur de le faire participer peu à peu, de le véhiculer dans chaque pièce pour qu’il se sente un peu comme chez lui, de faire en sorte qu’il ne s’aperçoive pas qu’il devient au fur et à mesure un acteur du film, ou, s’il s’en aperçoit, qu’il ne sache pas très bien quel rôle lui est réservé. Hitchcock a alors mis en place son piège, il ne lui reste plus qu’à agrémenter sa théorie de moments clés qui viendront confirmer que le spectateur est partie prenante. Hitchcock n’a que peu de latitude. Il sait qu’un élément doit sortir de l’écran. Pour éviter tout aspect artificiel, il va utiliser le corps des autres personnages, et mettre le libre arbitre du spectateur à rude épreuve. Voilà qui est bien. Il se sert de notre grande doctrine professée au jour le jour, à savoir que le spectateur est avant tout actif. Comme nous l’avons dit, la 3D qui recherche l’efficacité joue avec son état de soumission. Elle lui fait subir le coup qui s’amorce vers lui. Mais pour exploiter au maximum les ressources du relief, Hitchcock émet l’idée que l’interaction n’est effective qu’à partir du moment où le spectateur a l’intention de s’avancer dans l’écran (lui aussi, j’allais écrire). Pour que cela fonctionne, il se doit de ne pas abuser de ses préceptes et choisir avec attention ces moments qui agiront comme des électrochocs. Ainsi, lorsque Grace Kelly se fait attaquer, la main qu’elle tend vers le spectateur résonne comme un appel au secours, une main qui appelle la nôtre, qui implore notre aide, qui cherche une réaction de notre part. C’est une réaction d’impuissance qui nous parcourt, de culpabilisation, de rancœur aussi envers la perversité de la situation qui nous est proposée, bien loin du caractère terrible car inéluctable, mais complètement détaché, que la 2D nous dictait. Pareil lorsque Ray Milland et Robert Cummings exécutent leur plan avec minutie. Le spectateur est sommé de prendre position. Idem lorsque la clé nous est tendue en fin de film. Il y a un jugement moral, il y a une possibilité d’action, il y a un choix et il y a toutes les conséquences qui en découlent. C’est ce qu’offre DIAL M FOR MURDER en 3D, c’est-à-dire une lecture complètement différente de la version standard.

Il existe donc bien d’autres possibilités pour la 3D que le seul décorum dont semblent user la plupart des réalisateurs. Ses véritables enjeux sont là : forcer le spectateur à prendre part à l’action au lieu de la lui faire subir. Mais à aucun instant James Cameron ne met cela en pratique dans AVATAR. Il faut dire qu’il n’utilise vraiment pas grand-chose du kit de survie du petit réalisateur en milieu hostile. Ne serait-ce qu’un peu de montage. Ce n’est pas bien compliqué et vous pouvez toujours masquer un bon nombre d’erreurs ou de manquements dès lors qu’il fait suite à une idée de mise en scène. Sorti le même jour, WHERE THE WILD THINGS de Spike Jonze évite les excès de spectaculaire (ce qui est assez déroutant pour un scénario de la sorte), mais il combine un tel sens du montage (bravo James Haygood et Eric Zumbrunnen) que James Cameron aurait tout intérêt à le visionner consciencieusement. Regardez ne serait que l’une des toutes premières séquences du générique, lorsque Max Records joue avec son chien. Saisissez comme le titre vient se greffer sur l’image en pleine action (la place qu’il occupe sur l’image et la forme de l’écriture). Voilà ce que l’on appelle de la fulgurance. Ce qu’il manque et tant d’autres choses à AVATAR. Le hiatus fait mal.

 

            Bonus de fin d’année. Les 10 meilleures affiches de films sortis en 2009 dans la colonne de gauche, les 10 pires dans la colonne de droite.

 

KYNODONTAS     SABLE-SUR-SARTHE, SARTHE

TETRO     POUR UN FILS

NOS DESIRS FONT DESORDRE      UN ALLER SIMPLE POUR MAORE

THE PLEASURE OF BEING ROBBED     AQUELE QUERIDO MES DE AGOSTO

PERL ODER PICA     TOUS LES HOMMES SONT DES ROMANS

THE SQUARE     DANCE FLICK

FLASH OF GENIUS     SAFARI

REVOLUTIONARY ROAD     MOTHERHOOD

THE WRESTLER     I AM BECAUSE WE ARE

A L'ORIGINE      LE SEMINAIRE

commentaires

M
<br /> D&D ---> TOUT A FAIT. JE CROIS QUE LE POUVOIR REVELE LES PERSONNALITES. LES REELLES INTENTIONS DE CAMERON ETAIENT BIEN PLANQUEES. LES VOILA MAINTENANT REVELEES. IL ETAIT BIEN PLUS<br /> INTERESSANT QUAND IL MANQUAIT D'ARGENT ET DE CREDIBILITE. IL EST LOIN LE TEMPS OU IL FAISAIT PASSER DU COURANT SUR DES ASTICOTS POUR LES RENDRE PLUS LOQUACES ! LA CONTRAINTE GENERE LA CREATIVITE.<br /> VOILA CE QUE CONFIRME "AVATAR".<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Bonjour Maydrick,<br /> Je ne découvre tes propos sur Avatar que maintenant, n'ayant vu le film que très récemment. Je suis très surpris. Que ce soit "l'idéologie" du film ou son utilisation de la 3 D, je ne<br /> m'attendais guère à l'une comme à l'autre.<br /> C'est fou, cette 3D. "Mais tout cela n’a qu’un seul et même but, la plupart d'entre vous l’ayant déjà connu en parcs d’attraction." Je partage ton avis, alors que je croyais vraiment que<br /> Cameron en ferait autre chose.<br /> Mais non, rien.<br /> Là où c'est vraiment dommage(able), et tu le soulignes, c'est qu'après Titanic, Cameron avait gagné un pouvoir, snas doute pas absolu, mais rare... Précieux dans le système où il est<br /> inscrit. Et il fait du marketing pur. <br /> Bizarre...<br /> <br /> <br />
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O
<br /> C'est rigolo, maintenant que je m'éloigne progressivement du cinéma dans un contexte professionnel, il y a de plus en plus de films que je n'ai pas vus dans tes 20, et même plusieurs dans la<br /> colonne de droite dont j'ignorais la sortie.<br /> <br /> A part ça, un point d'histoire : le Bus Palladium a été ouvert, sauf erreur de ma part, en 1965. Il est cité dans la chanson de Gainsbourg "Qui est in, qui est out", qui date de 1966. Ses années<br /> fastes restent les années 60.<br /> <br /> Un commentaire aussi, je n'ai pas encore vu AVATAR et n'ai guère envie de la voir. Quel type antipéthique, ce Cameron ! Il se permet de cracher dans la soupe en attaquant Roger Corman, à qui il<br /> doit tout, prétendant qu'il s'est fait "exploiter" par lui. Cameron = gros beauf.<br /> <br /> <br />
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