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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 02:15

            L’Etat n’est pas fait pour diriger l’art mais pour le servir. Comme disait André Malraux (rien à voir avec Claude Berri) avant de mourir.

* 17 décembre 2009 : Adil Rami, joueur de balle au pied de l’équipe de Lille, est interviewé à la fin du match opposant son équipe au Slavia Prague (3-1) :

Le journaliste : Alors Lille n’en finit plus de gagner et avec panache en plus…

Adil Rami : T’as dit quoi, là ?

Le journaliste : Oui, des buts, des victoires… Vous gagnez avec panache !

Adil Rami : Panache ? Ah, OK ! Je connaissais pas.

 

(Soupir)…

 

Tout cela ne vaut pas Matt Moussilou qui déclarait « avoir bien joué dans les intervalles… Euh, pardon ! Dans les intervaux. » 

Citer les grands hommes permet d’aller plus vite. A cette occasion, ressortons notre « Dictionnaire des phrases toutes faites à l’usage des jeunes générations en général et des sportifs de haut niveau* en particulier », et gratifions-nous d’un sagace « C’est plus que jamais d’actualité ». Regards intransigeants vers les fomenteurs acides. Les répliques fusent. Elles reviennent comme des rêves en apesanteur, des bulles légères qui viennent rafraîchir le souvenir des grandes étapes de l’Histoire. Des bulles de savon dans lesquelles vous pourriez lire l’avenir. Tel est le legs de ceux doués pour traverser les années après leur mort. Toujours se référer à l’ancien temps lorsque l’actuel figure une plante qui lance ses épines à l’attaque de ces flotteurs précaires.

Le devoir de mémoire ne sert à rien puisque l’Histoire est un éternel recommencement. Rien n’est inéluctable. A part la mort et les impôts. Les réponses sont chez Voltaire (rien à voir avec Harry Houdini) et Rousseau (rien à voir avec Rafael Benitez). Ignorez ceux qui élaborent les règles élémentaires pour faire une bonne critique de film. S’ils vous disent qu’il est inutile de faire de la littérature ou de discerner les obsessions de tel cinéaste film après film, c’est tout simplement parce qu’ils ne savent pas le faire. Selon eux, le talent qui va au-delà de leurs propres limites n’est plus du talent. On peut aussi rire de leur propension à se prendre pour les doctes tenants du savoir-faire universel. D’autres se terrent au sein de la F.E.M.I.S, institution composée de maîtres à penser qui imposent une vision rigide, qui établit les codes à respecter. On en arrivera à ce que ces Tables des Commandements s’appelleront Cahiers des Charges. Ils remplaceront l’imagination de la même manière que la pornographie s’est substituée à l’érotisme. Jeanne Labrune (rien à voir avec Rachida Dati) réalisera des films et Joey Starr (rien à voir avec Jean-Paul Bertrand-Demanes) sera nommé aux César. « Le mal est entré… » comme disait la poétesse mon cul (rien à voir avec Jean-Marie Bigard) !

Vous suivez. C’est bien. Je sens poindre l’excellence zygomatique sur vos visages. Heureux que vous êtes d’avoir appris que les gravures sur tables de marbre ne jouissent d’aucun crédit. Retour à la citation d’André Malraux**.

** Citations d’André Malraux :

« A « Qu’est-ce que l’art ? », nous sommes portés à répondre : « Ce par quoi les formes deviennent style » »

« Etre roi est idiot, ce qui compte c’est de faire un royaume »

« Ce n’est pas la passion qui détruit l’œuvre d’art, c’est la volonté de prouver »

« La culture est faite de tout ce qui permet à l’homme de maintenir, d’enrichir ou de transformer sans l’affaiblir, l’image de lui-même qu’il a héritée »

« On ne ressemble pas à ceux qu’on admire en imitant leurs œuvres »

« Le chef-d’œuvre est garant du génie, le génie n’est pas garant du chef-d’œuvre »

« L’artiste naît prisonnier du style, qui lui a permis de ne plus l’être du monde »

« La Joconde sourit parce que tous ceux qui lui ont dessiné des moustaches sont morts »

« Juger c’est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l’on comprenait, on ne pourrait pas juger »

« L’art est un anti-destin »

« Les hommes les plus humains ne font pas la révolution, ils font les bibliothèques ou les cimetières »

« La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il cache »

« Beaucoup moins de femmes se coucheraient si elles pouvaient obtenir verticalement les compliments qu’elles obtiennent allongées ».

            Est amenée de la sorte la problématique du cliché. Le rapport entre l’ingénierie colportée et le réflexe avéré. Autrement dit, les faits réels peuvent-ils disculper tout cliché de sa propre définition, du fait même de leur authenticité ?

Pour tenter de répondre à cette délicate équation et avant de résoudre le problème du chômage extérieur, j’ai demandé à trois inconnues spécialistes du phénomène, de bien vouloir m’épauler dans cette tâche ardue. Inconnues absentes pour l’instant, mais qui ne devraient pas tarder, sans doute retenues dans des embouteillages à connotation sexuelle***, nous allons commencer sans elles si vous le voulez bien.

Pour mener à bien cette expérience, nous avons besoin d’un film avec affiche à dominante jaunâtre, d’un kilt, d’un peu de pâte à modeler, d’un Stabilo Boss, d’un pot de Nutella, d’un anti-spam vraiment efficace, d’une coupe de champagne et d’un préservatif.

*** C’est bien connu : le sexe c’est comme les équations, c’est à partir de 3 inconnues que cela devient intéressant.

Le film sortira le 10 février 2010. Il est réalisé par Glenn Ficarra et John Requa (rien à voir avec Tom et Jerry), dont c’est le premier long métrage. Son affiche française témoigne de la couleur idoine et d’un mauvais goût en signe d’avertissement. Ne jamais laisser son enfant de 4 ans utiliser Photoshop CS. Surtout s’il est trisomique. Surtout s’il est homophobe. Au-delà d’être l’une des pires affiches de cinéma, elle témoigne d’une grande difficulté du distributeur à vendre le film pour ce qu’il est. Le poster américain, lui, même s’il garde cette couleur « cocu bon chic bon genre », présente un Jim Carrey (rien à voir avec Aimé Césaire) avec attaché-case, fraîchement sorti du bureau. Point de référence particulière à son homosexualité. Quoique l’attaché-case… Eternel recommencement du distributeur face à un film qu’il ne sait pas étiqueter. Qu’il s’agisse de films décalés, bizarres, avant-gardistes ou complexes, l’écrin velouté des films mal vendus regorge de DONNIE DARKO, INNOCENCE, IDIOCRACY et autres SYNECDOCHE, NEW YORK. Ne cautionnons pas ceux qui brandissent l’excuse d’une sortie dans un nombre réduit de salles car ce public est restreint. David Lynch a suffisamment démontré qu’il peut se déplacer en nombre et aimer un film sans pour autant le comprendre. Pour en revenir à notre affiche, si elle nous interroge c’est tout simplement parce que le film n’est rien de tout ce que nous venons de décrire. C’est une comédie affirmée. A mon sens, cela est tout bonnement une erreur (pour ne pas dire une malhonnêteté) d’avoir mis en avant la pédésexualité des personnages. Si elle est l’influx nerveux du long métrage, celui-ci n’en parle que très peu. Ce n’est tout bonnement pas son sujet. L’affiche annonce une comédie un peu poussive, un peu moins finaude qu’elle ne l’est réellement. En tout cas, un public est clairement déçu. Déceptions sur liste d’attente. Je crois qu’il était judicieux de remettre les pendules à l’heure place.

Logo d’introduction. Une production Europacorp. Epitaphe souvent effrayante. Il vaut mieux s’en méfier lorsqu’il s’agit de films d’action. Les mauvais films de cette maison de production ont établi sa réputation. Elle produit pourtant quelques films plus risqués, grâce à ces bénéfices montrés du doigt. I LOVE YOU PHILLIP MORRIS est l’un d’entre eux. Rien d’iconoclaste ne subsistera véritablement du projet original (concessions, je chéris votre nom), mais le film réussira à devenir un vrai divertissement et c’est déjà beaucoup. D’abord, il a fallu deux grandes stars. Très bon choix concernant Ewan McGregor (rien à voir avec Papy Brossard), écossais plus que sympathique qui dissimule habilement son kilt. En tout cas, je n’ai rien vu. Acteur souvent étonnant, très subtil, jouant régulièrement sur la corde fragile et le maladroit touchant. Il crée un personnage à la sensibilité exacerbée, légèrement victime de lui-même. Rôle pas facile car moins démonstratif que celui de Jim Carrey, il cadenasse son personnage par la voie du charme qui se mérite. En face de lui : Jim Carrey, poupée en pâte à modeler qui est tombée dans une cuve de peyotl quand elle était petite. Là aussi, casting payant. Si nous aimons ce comédien c’est avant tout par l’ambivalence de son jeu dans des films tels qu’ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND, MAN ON THE MOON et THE TRUMAN SHOW. Si son surjeu est devenu une marque de fabrique, souvent ciselée dans de belles proportions (BRUCE ALMIGHTY), la contrepartie est une surenchère qui s’expatrie au-delà des personnages, là où le comédien se fait plaisir lorsqu’il n’est pas ou plus dirigé par le metteur en scène (c’était le cas chez les pitoyables frères Farrelly (rien à voir avec Placido Domingo), ou dernièrement dans YES MAN). Dans le film qui nous intéresse, il franchit quelquefois la ligne séparatrice, mais la plupart du temps les réalisateurs ont réussi à le canaliser (rien à voir avec l’esprit Canal). C’est clair, net et précis, le trait est forcé, les traces de pneus indiquent la direction à suivre et le morphing se fait sans effets spéciaux. Pour l’anecdote, notons aussi la présence de Leslie Mann (rien à voir avec Pie XII), habituée des productions Judd Apatow (rien à voir avec les frères Karamazov), ce qui se comprend puisque c’est son mari, et rarement distribuée par ailleurs.

Elle reflète bien le caractère bancal du film. Très présente dès le début, elle joue la femme de Jim Carrey puis disparaît dès l’accident de ce dernier. Elle n’apparaîtra de nouveau que bien plus tard, pour une apparition téléphonique brève et inutile. Dès le départ, elle n’était donc placée qu’en faire valoir d’exposition pour le personnage de Jim Carrey. Lorsqu’elle surgit à nouveau, l’apparition sonne comme un rappel en guise de révérence à la comédienne. Annexe mémorielle, histoire de lui offrir un peu plus****.

**** La longueur ne fait rien à l’affaire. Dans THE ROAD de John Hillcoat, Charlize Theron, Guy Pearce et Molly Parker sont cantonnés à de subreptices apparitions, ils sont néanmoins sublimes.

Parce qu’une nouvelle fois, le film est au service du scénario et le résultat importe plus que la manière d’y parvenir.

Le film est tiré d’une histoire vraie, incroyablement mise en œuvre par le personnage interprété par Jim Carrey : Steven Russell (rien à voir avec Vincent Lagaf’), manipulateur hors pair. C’est lui le sujet en or. Being weird isn’t enough !!! Malheureusement, les scénaristes (Tom et Jerry) ne se sont focalisés que sur tout ce que l’histoire a d’original, d’incroyable, de sensationnel. Bref, ils s’en tiennent aux actions sans s’attarder sur la psychologie des personnages, pourtant le vrai siège de l’extraordinaire. Le film se terminera sans que nous ne connaissions véritablement Steven Russell. C’est exactement le même problème duquel Jean-François Richet (rien à voir avec René Coty) n’avait pas su se relever pour son diptyque MESRINE. Le devoir de mémoire n’a donc pas eu lieu. C.Q.F.D. Ce qui nous permet de continuer à nous interroger sur la pertinence des parti pris de mise en scène. Face à une histoire pas assez aseptisée pour les américains, nous pouvons nous apercevoir que, petit à petit, tout élément heurtant est irrémédiablement éliminé. Comment faire pour éviter que la relation homosexuelle entre Jim Carrey et Ewan McGregor ne choque l’Amérique puritaine ? Il serait bien difficile de la passer sous silence ! Cependant, les réalisateurs la rendent aussi chaste que possible.

***** Du cul, du cul, du cul : cette éradication imposée de la nudité est moins contraignante que dans tous ces films qui veulent conquérir les publics les plus jeunes. Pour une excellente raison qui est que les metteurs en scène ont choisi de remplacer la nudité par des effets de mise en scène, en général comiques. Ils jouent sur la composition du cadre et particulièrement sur ce qui est hors champ. C’est ainsi que la scène de sexe lorsque Jim Carrey nous apprend qu’il est homosexuel devient régalicieusement drôle lorsqu’il se met à faire du rodéo dans les fesses de son petit ami, alors qu’une vue générale aurait brisé tout le comique de la scène.

Toute nudité est châtiée*****, ils essaient d’éviter au maximum tout acte d’amour entre les deux personnages, n’en rajoutent pas dans ce que l’affiche française Stabilo Bosse, et bannissent toute provocation. Promenons-nous donc dans ces contrées où hétérosexuels et homosexuels ne forment aucune différence. Rions à gorge dévoyée devant cette fraternité retrouvée. Mais n’oublions pas de regarder en bas ce qui est inscrit en tout petit, oui, là où quelques gags appuyés font parler les regards de quelques anonymes, visiblement choqués par l’exubérance de nos amis qui en sont. La part du ghetto passe du simple au double selon qui fait le partage ! Cela trahit plus que tout les véritables intentions de Tom et Jerry. Cela dit, il ne s’agit que d’un bref passage du film, et les auteurs auront par la suite la délicatesse de nous épargner la laideur et la vulgarité qui auraient pu coller à la panoplie de la comédie gay à la française tels POLTERGAY et LA CAGE AUX FOLLES, pour exemples.

L’imagerie gay nous est présentée par petites touches. Les américains ont au moins cette décence, là où nous ne sommes capables que d’affubler nos personnages de paillettes, talons compensés et gestes de grandes folles, le tout sur une musique de Boy George (rien à voir avec Björn Borg). De ce point de vue, Jim Carrey, Ewan McGregor et Rodrigo Santoro (rien à voir avec Manolo Manolete) s’en tirent à merveille, toujours en équilibre sur la ligne terminatrice. Il est évident qu’ils n’ont pas cherché à faire du mimétisme en cherchant la justesse la plus gratifiante, mais se sont vraiment investis dans les principales préoccupations des gays de leur milieu social, de leurs aspirations, de leur quotidien amoureux etc. Rien de la posture artificielle ou de l’intellectualisation des personnages ne sera favorisée. L’accord de la tête et du pied, bien évidemment ! Bien vu. Cependant, la conception pédéraste du film n’est pas toujours au diapason et sombre subrepticement dans le cliché, nous allons y revenir.

Le début du film est assez haletant. La présentation « Steven Russell, sa vie, son œuvre » est menée sur un rythme soutenu. C’est plutôt pas mal découpé, toujours un bel effort sur la photo sans rien d’ostentatoire, et les cadres prennent parfois quelques risques. Un peu d’astuce, d’espièglerie, et le film apprend à aller vers l’essentiel. Pas de quoi faire une banderole mais nous sentons une belle envie de faire du beau et du bien, de spatialiser le discours, de jouer ensemble. Ce n’est pas le grand soir de l’amour du geste, mais nous nous amusons franchement par moments.

Très vite, les réalisateurs nous font comprendre qu’ils ont opté pour le mode comique. Choix assez curieux car toute cette histoire d’amour superficielle, mensongère, vécue en prison, impossible, est pathétique et plus tragique que glorieuse (rien à voir avec Nicolas Sarkozy. Et pourtant…). Ce sont les actes de Steven Russell qui sont à marquer du sceau du surprenant, de l’extravagant et donc du comique. Nous comprenons parfaitement pourquoi les scénaristes ont plus développé ces faits de vie. Ils laissent donc le pathos de côté et s’engagent sur la voie plus difficile de la comédie. C’est tout à leur honneur, même si leur talent est prosaïque et sans déliés.

****** La cohésion fictive du réalisateur au public. Comme le cinéma n’est pas une affaire de crédibilité (a-t-on besoin d’être persuadé que les vampires existent pour considérer DRACULA comme crédible ?), le réalisateur a le devoir sinon l’obligation de prouver qu’une situation est convaincante s’il veut que le public le suive dans son imagination la plus insolite soit-elle. S’il part sur un principe improbable dans la vie réelle, il devra détailler avec forces précisions ce que serait cette situation si elle survenait. Tout est possible à condition qu’il ait réponse à toutes les questions du public. Ce dernier est prêt à tout accepter, il a juste besoin d’être convaincu. A ce moment-là, et uniquement à ce moment-là, il pourra croire à l’incroyable. Allez voir le prochain Peter Jackson (rien à voir avec Bambi) : LOVELY BONES (sortie le même jour qu’I LOVE YOU PHILLIP MORRIS) pour avoir un exemple concret de réussite de ce concept.

I LOVE YOU PHILLIP MORRIS va subir un énorme problème de rythme du fait de sa structure. Comme il retrace une grande partie de la vie de Steven Russell, il s’attarde sur les grandes époques de sa vie (forcément amoureuse), celles qui vont se montrer décisives pour lui. Il devient donc nécessaire de s’embarquer dans des épiphénomènes qui vont nous détailler ces épisodes en nous expliquant comment Steven Russell a pu manipuler certaines personnes. Passage obligatoire pour établir la cohésion fictive des réalisateurs au public******. Le film se construit donc comme une alternance de petites histoires (pas de sketches !) qui nécessitent à chaque fois de se replonger dans une nouvelle aventure. I LOVE YOU PHILLIP MORRIS se va donc staccato selon un mode disparate d’agencement des scènes. Comme un hoquet qui s’éternise. C’est moins insupportable, mais cela empêche le film de s’envoler vers une dimension plus ambitieuse, vers des contrées plus dionysiaques. Il privilégie le côté ludique de la narration sans chercher les 40 ans d’expérience qui feront toujours la différence*******. Au lieu de varier les plaisirs, les réalisateurs vont tirer sur ce ressort, l’exploiter au maximum, en découvrir les limites et dépasser les bornes.

******* Chocolat. Si, pour vous, la firme Nutella est irrémédiablement rattachée au slogan : « 25 ans d’expérience feront toujours la différence », il est temps de vous apercevoir que vous avez pris un sacré coup de vieux.

Preuves :

► Au début du film, pour celui qui ne saura pas ce qu’il va voir (attitude qui devrait être universelle), Jim Carrey fait les présentations. Vie bien rangée. Enfants bien élevés. Pas un cheveu qui ne dépasse. Dis bonjour à la dame. Sortie en famille le samedi soir. Michel Drucker (rien à voir avec Jacques Martin) le lendemain. Chien à la con qui ne rapporte même pas la baballe. Spams pour agrandir son pénis. Et tout à coup, surprise : il est pédé ! Cet effet qui pourrait passer pour une pirouette de scénaristes qui jouent aux petits malins, est en fait totalement coordonné par la mise en scène et son caractère surprenant. Les réalisateurs se plaisent à jouer avec nous. Ils répondent au ludique recherché et trouvent une belle idée qui s’oppose à ce qui précède. Car ce n’est pas simplement un procédé, voire un effet de style, c’est surtout du signifiant ! Le dispositif revient plusieurs fois dans le film et il faut bien avouer que cela marche à chaque fois. Il est cependant un endroit qui ne répond absolument plus à tous ces critères et où l’effet tombe à plat, il s’agit précisément de la dernière fois qu’il est utilisé. Lorsque Steven Russell réalise ce que le film considère comme son plus gros coup d’éclat (il est amené tel quel) et que je vais spoiler******** en disant qu’il s’agit du moment où il fait croire qu’il a le S.I.D.A.

******** Spoiler. Du verbe spoiler : être dégoûté de la vie lorsqu’un de vos amis vous apprend que Keyzer Soze dans THE USUAL SUSPECTS c’est Kevin Spacey. Se précipiter alors sur le DVD de CITIZEN KANE avant qu’un autre imbécile ne vous dise que Rosebud est le nom de la luge.

Ici, l’idée est de faire croire que Steven Russell meurt petit à petit de cette maladie. Et alors qu’Ewan McGregor le croit mort, ce dernier a rendez-vous avec son avocat qui se révèle être… Stupéfaction. Yeux exorbités. Semi-érection. Il est évident que le spectateur cherche à être placé dans les souliers d’Ewan McGregor. C’est en voulant expliquer ce tour de force de Steven Russell que les réalisateurs vont détruire tous leurs efforts. Parce que le principe fonctionne à fond depuis le début du film, il n’était absolument pas nécessaire de faire un flashback qui nous explique ce que nous venions de comprendre. Pour le coup, nous entendons très nettement les voix des complices qui nous crient : « On vous a bien eus ! » Nous ne sommes plus dans le signifiant. D’autant plus que le flashback est assez court. Les responsables s’étant dit devant leur table de montage qu’il fallait raccourcir ce passage qui intervient en fin de film. Or, pour qu’il fonctionne il fallait bien évidemment remettre en place le principe de la cohésion fictive des réalisateurs au public, et décrire avec minutie toutes les étapes qui ont pu amener tout un personnel hospitalier et pénitentiaire à croire à la maladie puis à la mort. Et là, il subsiste encore trop de questions pour que cet épisode soit totalement convaincant. Comment cela s’est-il passé concrètement le jour où Steven Russell décida de mourir ? Comment la paperasserie a-t-elle pu entériner cette mort ? Bref, c’est raté. Comme disait la mère de Margaret Thatcher le jour de la naissance de sa fille.

► Nous l’avons dit précédemment, le film baigne dans une atmosphère très gay friendly, avec pour souci d’éviter les clichés inhérents à. Et ce n’est pas toujours réussi même si volonté de bien faire il y a. Ainsi, lorsque Jim Carrey décide de vivre son homorastie, il a une aventure avec Rodrigo Santoro. C’est là qu’il s’aperçoit de la débauche à fournir, et c’est ce qui lui fera dire qu’être pédé, ça coûte cher. Et c’est parti pour le couple homo qui arpente les boutiques de luxe, fréquente les endroits tendance et s’achète des montres-qu’importe-le-prix-pourvu-qu’elles-soient-grosses. Ci cela ce n’est pas du cliché ! Les réalisateurs sacrifient au ludique leurs bonnes intentions. Non, être pédé ne coûte pas cher ! Ce sont ces pédés-là qui ont la vie chère (et qui ne connaissent pas Auchan). Jim Carrey aurait tout à fait le même style de vie s’il voulait impressionner une femme. C’est parce qu’il raconte à son amant qu’il est méchamment thuné qu’il choisit de vivre au-dessus de ses moyens. Voilà bien la preuve que c’est parce qu’ils oublient de s’attarder sur les personnages que les scénaristes ont conclu au raccourci facile et au cliché éhonté.

On peut aussi se dire que ce n’est pas important et préférer s’esclaffer devant l’histoire de cet homosexuel que l’on punit en le mettant… en prison !

Il est désormais temps d’ouvrir cette bouteille de champagne, d’en verser le nectar dans cette magnifique coupe en cristal, et de le boire en savourant la relecture de ces quelques mots agencés de manière à susciter le respect et la déférence. « Et le préservatif, dans tout cela ? » me direz-vous. A quoi sert-il ? Eh bien, c’est très simple : il est pour vous. Comme cela, si ma démonstration ne vous a pas plu, vous pourrez toujours aller vous faire enculer.

commentaires

O
<br /> <br /> Maydrick, pour ma part, te lire et bouffer un After Eight équivalent à une même expérience... <br /> <br /> <br />
Répondre
M
<br /> EH BIEN ! QUELLE GLOSE, MA CHERE OO !!! (HMMMM ! CE PSEUDO !!! ON NE SAIT PAS SI ON DOIT LE RONRONNER OU LE GEMIR !)<br /> JE ME REJOUIS DE TES COMMENTAIRES CAR JE COMMENCAIS A ME DEMANDER QUAND NOUS AURIONS ENFIN UN VRAI DEBAT DE FOND SUR CE BLOG. QUI PLUS EST, LE FOND EST LA FORME ! YIPIKAI !!!<br /> JE VAIS DONC ME PRETER AU PETIT JEU DES PRECISIONS, EXPLICATIONS ET AUTRES ECLAIRCISSEMENTS, PUISQUE MOI AUSSI J'AIME BIEN CELA. ET PUIS SURTOUT PARCE QUE TU ME PRETES DES INTENTIONS QUE JE N'AI<br /> PAS, CE QUI NECESSITE BIEN ENTENDU QUELQUES RECTIFICATIONS.<br /> DANS CE QUE TU ECRIS, LA CHOSE QUI ME FRAPPES LE PLUS, LA PLUS IMPORTANTE, EST CELLE PAR LAQUELLE JE VOUDRAIS REVENIR EN TOUT PREMIER LIEU. TU FAIS UNE ERREUR D'INTERPRETATION SUR CERTAINES DE MES<br /> PHRASES ET JE VAIS ESSAYER D'ETRE PLUS CLAIR. JE SAIS QU'IL EST ASSEZ DIFFICILE DE VERITABLEMENT DECELER LE TON QUI POURRAIT LE MIEUX CONVENIR LORSQUE L'ON COMMUNIQUE PAR ECRIT, MAIS JE SAIS AUSSI<br /> QUE L'ON COMPREND SURTOUT CE QUE L'ON A ENVIE DE VOIR DANS LES MOTS QUI NOUS SONT DESTINES.<br /> POUR COMMENCER, DONC, JE M'INTERROGE LORSQUE TU ECRIS : "J'IGNORE COMMENT INTERPRETER CETTE REMARQUE", PUISQUE TU PASSES LE RESTE DE TON RAISONNEMENT A DIRE QUE TU AS PRIS CELA COMME UNE REMARQUE<br /> NEGATIVE QUI T'A AFFECTEE. ET TU EN CONCLUES QUE JE T'AURAIS FAITE CETTE REMARQUE POUR AVOIR PRIS TA FACULTE A T'EXPRIMER CORRECTEMENT POUR UNE OFFENSE. TU FINIS ENSUITE EN T'EXCUSANT DE<br /> "T'EXPRIMER CORRECTEMENT", CE QUI TE FERAIT PASSER POUR LA VICTIME ET ME DONNERAIT LE MAUVAIS ROLE DU FOUETTARD ENGONCE DANS L'INJUSTICE LA PLUS FLAGRANTE, SI CETTE OFFENSE EN EST REELLEMENT UNE.<br /> EH BIEN NON, JUSTEMENT. TU ME VOIS LA CONFUS DEVANT TANT DE JUSTIFICATIONS DIRECTEMENT DERIVEES D'UNE MAUVAISE INTERPRETATION DE TEXTE. JE VAIS DONC TE PRECISER CE QUE SIGNIFIAIS POUR MOI :<br /> "JE TE FELICITE POUR TANT DE VOCABULAIRE SI ELABORE, NOUS N'AVONS PAS L'HABITUDE DANS LES COMMENTAIRES. ES-TU<br /> TOUJOURS AUSSI FLEURIE A L'ORAL QU'A L'ECRIT ?" COMME TU LE PRECISAIS EN TOUT DEBUT DE TON COMMENTAIRE 1/5, NOUS NE NOUS SOMMES JAMAIS PARLE. IL EST DONC DIFFICILE POUR CHACUN D'ENTRE NOUS DE<br /> SAVOIR A QUI NOUS AVONS AFFAIRE (PEUT-ETRE UN PEU PLUS POUR MOI SI TU AS L'HABITUDE DE FURETER UN PEU SUR CE BLOG). JE M'ENQUERAIS DONC DE QUELQUES INFORMATIONS TE CONCERNANT, EN METTANT TON<br /> COMMENTAIRE EN RAPPORT AVEC CE QU'IL SE PASSE HABITUELLEMENT ICI. EN EFFET, IL EST TRES RARE QUE DES INTERNAUTES LAISSENT DES COMMENTAIRES DE 4 PHRASES CONTENANT LES EXPRESSIONS "EXCIPIT",<br /> "MECREANTS", " VERVE MEANDREUSE", "MAGNANIMITE" ET "SCRIPTURALE". MOI QUI VOULAIS ME MONTRER ACCUEILLANT ET BIENVEILLANT EN T'EN FELICITANT ME VOILA FORT MAL COMPRIS ! JE NE SAVAIS PAS QU'IL Y<br /> AVAIT UN AGE PASSE LEQUEL ON N'A PAS PLUS A RECEVOIR DE FELICITATIONS. MAIS IL EST VRAI QUE JE NE SAIS PAS TOUT (LA, C'EST DE L'IRONIE, TAQUINE MAIS AMICALE) !<br /> DONC, JE TE DEMANDAIS SI TA LANGUE ETAIS TOUJOURS AUSSI FLEURIE LORSQUE TU T'EXPRIMES DE VIVE VOIX QUE LORS DE TON PREMIER COMMENTAIRE, CAR J'AVAIS ETE AGREABLEMENT SURPRIS D'UN COMMENTAIRE AUSSI<br /> CORRECT. IL FALLAIT DONC PRENDRE L'ADJECTIF "FLEURIE" POUR UN SYNONYME DE "DECOREE" ET NON PAS "AMPOULE OU AUTRE".<br /> POURQUOI ESSAYER DE VOIR ABSOLUMENT QUELQUE CHOSE DE NEGATIF OU D'AGRESSIF DANS MES ECRITS ? MOI QUI NE SUIS QU'AMOUR ET VOLUPTE !!!<br /> IL N'Y AVAIT DONC RIEN QUI POUVAIT LAISSER PRESUMER QUE JE ME GARGARISAIS D'AVOIR "LE MONOPOLE DES MOTS DE PLUS DE TROIS SYLLABES". JE N'AI JAMAIS PENSE CELA. JE NE ME CONSIDERE PAS NON PLUS COMME<br /> UN ECRIVAIN. J'AI UN PETIT TALENT, MAIS JE SUIS PARFAITEMENT CONSCIENT DE CEUX QUI ME PRECEDENT.<br /> CONCERNANT TON COMMENTAIRE 2/5, IL ARRIVE A POINT NOMME CAR IL FAIT SUITE A CE QUE JE DISAIS PLUS HAUT, SUR LE FAIT D'APPRENDRE UN PEU PLUS SUR UNE PERSONNE QUE L'ON VIENT DE RENCONTRER. CE QUE TU<br /> DIS EST D'AILLEURS TOUT A FAIT JUSTE. A PART QU'ON N'ECRIT JAMAIS SPONTANEMENT. QUE CE SOIT UN COMMENTAIRE OU UN AUTRE TEXTE. LA PAROLE EST SPONTANEE. PAS L'ECRITURE. CAR TU PEUX RECTIFIER CE QUE<br /> TU SOUHAITES, CHANGER DES MOTS ETC.<br /> "DEPRECIER UN PAN DE TON STYLE [...] NE SIGNIFIE PAS FORCEMENT UN MANQUE DE CONNAISSANCE, DE CLAIRVOYANCE, ET D' "EXPERIENCE" DE MA PART" : CE QUE TU DIS LA SEMBLE INDIQUER QUE J'AI CLAIREMENT<br /> EXPRIME LE CONTRAIRE. ET JE M'EN ETONNE, CAR C'EST ABSOLUMENT FAUX. QU'EST-CE QUI PEUX BIEN TE FAIRE CROIRE CELA ? JE NE PENSE PAS AVOIR DIT, NI MEME SUGGERE CELA. JE TIENS A PRECISER QUE JE NE<br /> PENSE ABSOLUMENT PAS LA DEDUCTION QUE TU M'ACCORDES.<br /> "PEUT-ETRE DEVRAIS-TU MEDITER QUELQUE PEU CELA AU LIEU D'AVOIR DES IDEES PRECONCUES SUR DES GENS QUE TU NE CONNAIS PAS ET ACCEPTER QUE LA CRITIQUE NE SOIT PAS FONDAMENTALEMENT LE FAIT D'IGNORANTS".<br /> ENCORE UNE FOIS, IL S'AGIT D'UNE ERREUR D'INTERPRETATION DE TA PART. JE N'AI JAMAIS ECRIT QUE LA CRITIQUE EST FONDAMENTALEMENT LE FAIT D'IGNORANTS. LA, JE NE PEUX PAS TE PERMETTRE DE DETOURNER MES<br /> PROPOS DE LA SORTE. C'EST UN PEU TROP FACILE.<br /> SUR LE CHAPITRE "MALMENER SON LECTORAT", QUELQUES PETITES REMARQUES POUR PRECISER LES POINTS SUR LESQUELS NOUS NE SOMMES PAS D'ACCORD. LE JUSTE MILIEU ??? BEURK !!! J'AI HORREUR DU CONSENSUS ET<br /> J'AIME LES UNIVERS TRES AFFIRMES VOIRE TROP. EN REVANCHE, QUAND JE PARLAIS DE "PERDRE LE LECTEUR", JE CROIS QU'IL FAUT FAIRE LA DISTINCTION ENTRE PERDRE UN LECTEUR DE FACON A CE QU'IL QUITTE<br /> DEFINITIVEMENT LA LECTURE, ET PERDRE UN LECTEUR DANS LES MEANDRES D'UNE PHRASE OU PAR LES CIRCONVOLUTIONS EMPLOYEES, DE MANIERE A LE DESORIENTER, A NE PLUS CE QU'IL SACHE QUELLE EST L'ESSENCE DE LA<br /> PHRASE, SON BUT, LE FORCER A UNE CONCENTRATION DIFFERENTE, L'OBLIGER A L'ATTENTION ETC. C'EST DE CETTE SECONDE PHASE DONT JE PARLAIS. MAIS JE T'ACCORDES QUE MAL MENEE ELLE PEUT CONDUIRE A LA<br /> PREMIERE.<br /> SUR LE NOMBRE DE REACTIONS A CET ARTICLE (ZERO AVANT LE TIEN), JE NE VOIS RIEN QUI TE PERMET D'AFFIRMER QUE C'EST REVELATEUR DE QUOI QUE CE SOIT. CE N'EST PAS PARCE QU'UN ARTICLE N'A PAS DE<br /> COMMENTAIRES QU'IL A PERDU SES LECTEURS EN COURS DE ROUTE. IL N'Y A JAMAIS BEAUCOUP DE COMMENTAIRES SUR MES ARTICLES POUR LA SIMPLE ET BONNE RAISON QU'IL Y A TRES PEU DE VISITEURS SUR CE BLOG ET<br /> QUE TRES PEU ONT ENVIE DE S'EXPRIMER. CE QUE JE RESPECTE. C'EST TOUJOURS PAREIL, PLUS TU FAIS DE PROMOTION POUR TON BLOG, PLUS TU ATTIRES D'INTERNAUTES ET DE POSSIBILITES D'AVOIR DES COMMENTAIRES.<br /> ET LES COMMENTAIRES NE SONT PAS LE GAGE DE PERTINENCE DES ARTICLES, ILS SONT SEULEMENT LE REFLET DE L'ENVIE DE S'EXPRIMER DE LEUR AUTEUR. QUANT A MOI, JE NE FAIS PAS DE PUBLICITE CAR JE PREFERE<br /> AVOIR PEU D'INTERNAUTES MAIS QU'ILS REVIENNENT SOUVENT. CE QUI EST LE CAS. ET SI, LORSQUE J'ARRETERAI CE BLOG, MES ARTICLES MANQUENT NE SERAIT-CE QU'A UNE SEULE PERSONNE, ALORS J'ESTIMERAI ETRE<br /> SATISFAIT.<br /> ATTELONS-NOUS MAINTENANT A LA PARTIE 4/5 :<br /> "JE N'AI NI ATTENTES NI GOUTS PARTICULIERS". ALORS LA, JE ME PERMETS DE REPRENDRE CE QUE TU ECRIVAIS DANS TON PREMIER COMMENTAIRE : "LA LEGERETE FORMELLE SCRIPTURALE QUI RENDRAIT PLUS AGREABLE ET<br /> AISEE LA LECTURE DE TES PROPOS". IL ME SEMBLE BIEN COMPRENDRE QUE TU PREFERERAIS UNE FORME A UNE AUTRE, POURTANT...<br /> "ENFIN, OUI, NOUS AURIONS PU / NOUS POURRIONS DISCUTER CINEMA MAIS VU L'IDEE QUE TU PARAIS AVOIR DE MOI, TU DOIS TE DOUTER QUE MES FACULTES / CONNAISSANCES DANS CE DOMAINE -ENTRE AUTRE- SONT<br /> LIMITEES". EH BIEN CE N'EST PAS TRES GRAVE SI NOUS NE PARLONS PAS DE CINEMA, NOUS PARLERONS D'AUTRE CHOSE ! MAIS, A NOUVEAU, TU CONCLUS BEAUCOUP DE CHOSES DE MANIERE FORTUITE. QUELLE IDEE ME<br /> FAIS-JE DE TOI ? LA, JE VOUDRAIS BIEN QUE TU DEVELOPPES CETTE QUESTION. TU SEMBLES INDUIRE QUE JE NE ME FAIS PAS UNE HAUTE OPINION DE TOI-MEME, ET JE ME DEMANDE BIEN CE QUI PEUT TE FAIRE DIRE CELA.<br /> EN FAIT, COMME JE TE LE DISAIS PLUS HAUT, JE NE SAIS ABSOLUMENT PAS A QUI J'AI AFFAIRE DONC J'Y VAIS A TATONS, MAIS JE NE ME PERMETTRAIS PAS DE DEPRECIER TA PERSONNALITE OU TES FACULTES MENTALES.<br /> CE SERAIT VRAIMENT MAL VENU DE MA PART. D'AUTANT PLUS QUE JE N'AI QUE TRES PEU D'ELEMENTS POUR AVOIR CETTE "IDEE". JE TE LE REPETE : JE NE SUIS QU'AMOUR ! ET EN PLUS JE MANGE DES AFTER EIGHT LE<br /> PETIT DOIGT LEVE ;-)<br /> QUANT AUX MAJUSCULES, ELLES NE SONT PAS LA POUR FAIRE DE L'EFFET. C'EST JUSTE UNE QUESTION DE GOUT. CE N'EST PAS DIRIGE CONTRE TOI. J'AI TOUJOURS ECRIT AVEC. TU PEUX LE VERIFIER EN REMONTANT AUX<br /> PREMIERES PAGES DE CE BLOG.<br /> EN REVANCHE, COMME TU LE DIS DANS TON SECOND POST-SCRIPTUM, DERANGER / TOUCHER LES INTERNAUTES, CA D'ACCORD. JE LE REVENDIQUE MEME SI CE N'EST PAS TOUJOURS DE BON GOUT, VOIRE INDIGESTE.<br /> PS 3 : AH, TU VOIS ! TU COMMENCES A DECELER QUE JE SUIS LA GENTILLESSE INCARNEE. BRAVO ! MAIS J'ARRETE ICI LES FELICITATIONS, PROMIS. <br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> Partie 5 / 5<br /> <br /> <br /> Ps : les majuscules font de l’effet, voui, mais à p’tite dose…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ps 2 : j’avais terminé mon premier commentaire par un smiley, ce n’est pas le cas ici. Non à cause d’une quelconque amertume et /ou vexation mais simplement parce que certaines de tes<br /> tournures (pas forcément justifiées) m’ont dérangée / touchée (j'sais : j'suis bien une nana hein). Pas grave anyway.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ps 3 : merci pour le nettoyage des bugs d’overblog, j’ai apprécié ta gentillesse.<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> Partie 4 / 5<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> ALORS PARLER DE LA FORME DE CET ARTICLE, C'EST TRES BIEN. MAIS TU PARLES PLUTOT DE LA FORME QUE TU AURAIS PREFERE Y TROUVER. J'AURAIS PREFERE UN<br /> DISCOURS SUR CETTE FORME-MEME AVEC FORCE ARGUMENTS. OU MIEUX, SOYONS FOUS, NOUS AURIONS PU DISCUTER CINEMA...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour ta gouverne, je n’ai ni attentes ni goûts particuliers. Quant à l’éventuelle explication de texte, effectivement j’aurais pu approfondir mais il me semblait ne pas dire des choses hyper<br /> complexes (qui plus est, j’ai employé certains termes révélateurs de ma pensée pour argumenter mon propos). Et l’on sait pertinemment que tu as compris ce à quoi je faisais allusion (si ce n’est<br /> pas le cas, un petit effort devrait suffire).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Enfin, oui, nous aurions pu / nous pourrions discuter cinéma mais vu l’idée que tu parais avoir de moi, tu dois te douter que mes facultés / connaissances dans ce domaine -entre autres- sont<br /> limitées.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> *retourne regarder le beau RoObert jouer au loup-garou*<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> A bon entendeur……<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> Partie 3 / 5<br /> <br /> <br /> Déprécier un pan de ton style (sachant que j’ai apprécié le fond et humour cynique de ton article) ne signifie pas forcément un manque de connaissance, de clairvoyance et<br /> d’ « expérience » de ma part (à titre informatif et sans aucune suffisance, sache que je m’abstiens d’évoquer des sujets si je n’ai pas un minimum de « savoirs » sur<br /> lesquels me baser.. question d’honnêteté intellectuelle u know). Peut-être devrais-tu méditer quelque peu cela au lieu d’avoir des idées préconçues sur des gens que tu ne connais pas et accepter<br /> que la critique ne soit pas fondamentalement le fait d’ignorants.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Malmener son lectorat » est un procédé que j’affectionne mais je sais qu’il est délicat par le risque de perdre son liseur. Comme dans la plupart des rapports masochistes, je pense<br /> qu’un juste milieu existe. Se faire plaisir et jouer avec l’autre (sadisme compris), oui. Le perdre non. Or, j’ose avancer que le peu de réactions qu’a suscité ton article est révélateur :<br /> je me demande combien de personnes l’ont parcouru et, mieux encore, combien l’ont terminé (je pense que si ça avait été le cas, tu aurais eu des réactions sur la phrase provocatrice par laquelle<br /> tu le clos).<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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<br /> <br /> Partie 2 / 5<br /> <br /> <br /> Je m’exprime spontanément comme je l’entends en m’adaptant au contexte (il suffit d’aller voir sur les sites précédemment mentionnés). Sachant que s’adapter ne signifie pas pour autant ne plus<br /> être soi / mentir / jouer un rôle. Comme tu l’as si bien souligné, il est tout à fait possible d’écrire différemment au gré de nos envies et de nos besoins. J’ajouterai donc que la pluralité du<br /> style ne remet pas en cause / en doute / en question notre personnalité. Enfin, si l’on dépose ci et là quelques mots plus solennels que d’autres, cela ne veut pas non plus dire que l’on ait une<br /> quelconque prétention. Juste le souci d’être le plus précis possible, ce souci de minutie nécessitant des termes de registre langagier soutenu ou autre tel le vulgaire (qui, soit dit en passant,<br /> ne me gêne absolument pas et que je me plais à manier très souvent : les astérisques ne signifient donc pas pudeur / censure / préciosité mais simplement le fait que je trouve le mot<br /> « bite » laid et que le terme « queue » n’allait pas vraiment avec le rythme de ma phrase) (anyway, cela n’a pas entravé tes lecture et compréhension hein).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> POUR ABOUTIR A CELA ENCORE FAUT-IL QUE CE DERNIER ACCEPTE DE S'ABANDONNER COMME LECTEUR D'ARIANE, ACCEPTE DE PERDRE LE SENS DE LA PHRASE.<br /> J'AIMERAIS BEAUCOUP AVOIR TES IMPRESSIONS APRES CE GENRE D'EXPERIENCE, TOI QUI ES VIERGE DE TOUT CELA.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Si tu le dis, tu dois avoir raison.<br /> <br /> <br /> Enfin, peut-être.<br /> <br /> <br /> Ou peut-être pas.<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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O
<br /> <br /> Partie 1 / 5<br /> <br /> <br /> Merci pour ta réponse (rares sont les sites où les allocutaires se muent en réels interlocuteurs). Je confirme que nous n’avons jamais conversé ensemble même si l’on s’est probablement croisés<br /> chez Sam’s, Samom et<br /> Fabrice peut-être...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Afin de faciliter la discussion, je me permets de développer divers points de ta réponse en utilisant la technique du copié-collé au besoin.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Logiquement je débute par le commencement (supposant que toi qui sembles avoir un regard si réflexif sur les techniques d’écriture, tu as conscience que ce genre de captatio<br /> benevolentiae conditionne ton lecteur…).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> QUI PLUS EST, JE TE FELICITE POUR TANT DE VOCABULAIRE SI ELABORE, NOUS N'AVONS PAS L'HABITUDE DANS LES COMMENTAIRES. ES-TU TOUJOURS AUSSI FLEURIE<br /> A L'ORAL QU'A L'ECRIT ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’ignore comment interpréter cette remarque car, n’étant plus une enfant (même si je suis plus jeune que toi), j’ai largement passé l’âge de ce genre de considération (quasi hypocoristique nan<br /> ?). Aussi, même si j’aurais préféré que ce ne soit pas le cas, cette ironie que je perçois me gêne quelque peu (euphémisme)… mais ne m’empêche pas de souligner que, oui, tu ne possèdes pas le<br /> monopole des mots de plus de trois syllabes ni des tournures stylistiques plus ou moins élégantes. Néanmoins, je m'excuse pour cette offense de m'exprimer correctement (qui n'est pas synonyme de<br /> langage "fleuri", "ampoulé" ou autre) si c'en est véritablement une.<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> CHERE OO, BIENVENUE A TOI SUR CET ESPACE CAR IL NE ME SEMBLE PAS QUE NOUS AYONS DEJA EU UN ECHANGE. MAIS MA MEMOIRE PEUT ME FAIRE DEFAUT, JE TIENS A M'EN EXCUSER SI C'EST LE CAS.<br /> TOUJOURS EST-IL QUE TON COMMENTAIRE ME PARAIT TOUT A FAIT LEGITIME ET JE N'EN ATTENDAIS PAS TANT DE LA PART D'UN(E) D'ENTRE VOUS. C'EST LE JUSTE RETOUR DE BATON A TROP VOULOIR MALMENER SON<br /> LECTORAT. QUI PLUS EST, JE TE FELICITE POUR TANT DE VOCABULAIRE SI ELABORE, NOUS N'AVONS PAS L'HABITUDE DANS LES COMMENTAIRES. ES-TU TOUJOURS AUSSI FLEURIE A L'ORAL QU'A L'ECRIT ? A CE PROPOS, JE<br /> TIENS A TE DIRE QU'IL N'EST NULLEMENT NECESSAIRE DE MASQUER LES MOTS DONT TU POURRAIS AVOIR HONTE PAR DES ASTERISQUES. ICI, NOUS POUVONS TOUT DIRE SANS AUCUNE FORME DE CENSURE DE MA PART. ET S'IL<br /> FAUT APPELER UNE BITE UNE BITE QU'A CELA NE TIENNE. LA VULGARITE N'EST PAS CE QUE L'ON DESIGNE COMME VULGAIRE, CAR C'EST ENCORE UNE QUESTION DE FORME. EH OUI, LA FORME C'EST CE QUE TU RETIENS DE<br /> CET ARTICLE, PAS FORCEMENT D'UN ASPECT POSITIF, CE QUI ES TOUT A FAIT TON DROIT. TU ME DONNES LA L'OCCASION DE PARLER POUR UNE FOIS DE MES ECRITS, CHOSE QUE JE NE FAIS PAS DEPUIS 5 ANS. ALORS JE<br /> VAIS TENDRE CETTE PERCHE POUR DIRE QU'IL EST VRAI QU'IL Y A UNE FORME INDIGESTE QUI EMANE DE CET ARTICLE, COMME DE CERTAINS AUTRES QUE J'AI PU ECRIRE. CELA EST TOUT A FAIT VOULU (SI C'EST TROP<br /> INDIGESTE POUR TOI, JE PEUX TE CONSEILLER LA LECTURE D'AUTRES ARTICLES OU TU VERRAS QUE J'UTILISE DES FORMES TRES DIFFERENTES, C'EST FACILE A TROUVER EN PARCOURANT LE BLOG). VOULU, DONC, CAR<br /> IL EXISTE PARFOIS CHEZ MOI UNE VOLONTE DE MALMENER LE LECTEUR POUR LE FAIRE ABOUTIR A UNE NOUVELLE MANIERE DE CONSIDERER UN TEXTE (TU REMARQUERAS QUE JE N'EMPLOIE PAS LE VERBE "LIRE"). CELA PEUT<br /> ETRE VU COMME UNE VOLONTE DE LE DESORIENTER, DE LE PROVOQUER, VOIRE DE LE PERDRE S'IL LE FAUT. POUR ABOUTIR A CELA ENCORE FAUT-IL QUE CE DERNIER ACCEPTE DE S'ABANDONNER COMME LECTEUR D'ARIANE,<br /> ACCEPTE DE PERDRE LE SENS DE LA PHRASE. J'AIMERAIS BEAUCOUP AVOIR TES IMPRESSIONS APRES CE GENRE D'EXPERIENCE, TOI QUI ES VIERGE DE TOUT CELA.<br /> ALORS PARLER DE LA FORME DE CET ARTICLE, C'EST TRES BIEN. MAIS TU PARLES PLUTOT DE LA FORME QUE TU AURAIS PREFERE Y TROUVER. J'AURAIS PREFERE UN DISCOURS SUR CETTE FORME-MEME AVEC FORCE ARGUMENTS.<br /> OU MIEUX, SOYONS FOUS, NOUS AURIONS PU DISCUTER CINEMA...<br /> A TRES BIENTOT.<br /> <br /> <br />
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O
<br /> <br /> Je ne suis pas spécialement séduite par ta démonstration (notamment du point de vue de la forme que je trouve très indigeste).<br /> <br /> Cependant je salue l'excipit de ton article-fleuve à savoir la magnanimité généreuse dont tu fais preuve : laisser la vie sauve aux pauvres mécréants non-séduits par ta verve méandreuse.. qui plus<br /> est en leur offrant un petit présent.<br /> <br /> A ce propos, ça aurait été avec plaisir mais je préfère te laisser la cap*te pour l'usage-même que tu en prescris.. Juste au cas où un petit coup de **** te "libère" et te permette l'accès à la<br /> légèreté formelle scripturale qui rendrait plus agréable et aisée la lecture de tes propos Ô combien intéressants (pour la plupart, selon mon point de vue bien entendu).<br /> <br /> EnjOy ;)<br /> <br /> <br />
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