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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 02:51

            Le 02 septembre 2009, Christian Poveda a été retrouvé avec une balle dans la tête. Tonacatepeque, Salvador. Ce cinéaste venait de réaliser LA VIDA LOCA, documentaire sur les maras (gangs d’Amérique centrale et latine dont la principale activité est le trafic de drogue) et particulièrement la Mara 18. Gangs extrêmement violents. Extorsions, exécutions d’innocents, esclavagisme sexuel, tortures d’enfants etc. Groupes armés aux tatouages proéminents et agressifs, qui ne reculent devant rien. La mort ambiante.

LA VIDA LOCA est sorti en France le 30 septembre 2009. Auparavant, il fut diffusé sur Canal + Espagne. Piratage. DVD vendus pour pas cher. Certains membres des maras accusaient Christian Poveda de se faire de l’argent sur leurs dos tatoués. Menaces. N’ayant plus de bâton sous la main, ils jouèrent à la baballe avec Christian. Ce dernier ne la ramènera plus.

Cette fois-ci, c’est certain : le piratage tue.

Ces gangs sont notamment issus de ceux de Los Angeles, que le gouvernement américain n’a jamais réussi à disloquer. Ramifications au Guatemala, au Mexique, au Honduras, au Nicaragua etc.

            Honduras. Edgar Flores fait partie de l’un de ces gangs. Le coeur gros, il tue le chef qui venait d’ôter la vie à sa petite amie. Tricard. Fuite. Il rencontre Paulina Gaitan avec qui il se lie. Elle cherche à gagner les Etats-Unis clandestinement. Chose assez rare, le film devient, sur une grosse partie, une sorte de railway movie. Edgar est seul. Nulle part où aller. Pas d’argent. Misère. Le gang à ses trousses. Un voyage comme une sorte de pèlerinage funèbre, triste et désenchanté, sur le bilan de ce qu’Edgar a fait de sa vie. Il sait qu’il ne pourra pas échapper à la mort. Le gang est trop présent. Partout. La mort est sa marque de fabrique. Son quotidien. C’est par elle qu’il fait régner la peur autour de lui. Edgar sait son futur inéluctable.

Même en sachant où le scénario nous emmène, SIN NOMBRE se suit plutôt agréablement. L’idée de Cary Fukunaga n’est pas de suivre le gang mais de relever sa radicalité et ses injustices à travers le parcours de l’un des siens. Thématique de l’exil. Edgar cherche à fuir l’illégalité dans laquelle il s’était réfugié. Paulina, elle, cherche à y rentrer. Sûrement parce que le rêve d’une existence meilleure est un espoir à la fois collectif et individuel. Chemins croisés. L’échelle sociale est pénible à gravir. Même ceux qui promettent un avenir meilleur ne sont que des propagateurs de misère. Le constat du réalisateur est noir et désespéré. Juste lucide.

Sortie le 21 octobre 2009.

            La mort est un tourbillon qui ne vous lâche plus une fois que son mouvement s’empare de vous. La mort comme un ballet de lumière. Programme alléchant d’AFTERWARDS signé Gilles Bourdos.

Le film démarre de manière sublime. L’introduction se dandine comme si de rien n’était, se focalisant sans arrière pensée sur deux enfants. Première déviation inattendue. Suivie d’un choc énorme. Scène violente extrêmement bien réussie. Tout cela est décidément très bien amené et laisse en suspend la cause même du film. AFTERWARDS s’ouvre sur un mystère immense. Pourquoi cette brutalité ? De quoi est-elle à l’origine ? Quelle est sa nécessité d’exister des premières secondes ? Pourquoi les pilotes kamikazes portent-ils un casque ? Et puis, une ellipse temporelle… Les choses se calment. Nous reprenons le cours de notre programme de manière plus classique. Gilles Bourdos s’attache à suivre Romain Duris. Par petites touches nous en apprenons un peu plus sur ce personnage. L’histoire se développe. La mort. Encore et toujours. Romain Duris enfermé dans son passé. John Malkovich capable de discerner ceux qui vont mourir. Et toujours cette première scène qui revient de manière lancinante sans trouver de justification. Nous pouvions croire que le film s’orientait vers un travail de deuil. Pas du tout. Qu’il amorçait toute la conséquence de son développement. Pas du tout. Enfin, pas tout à fait. Parce que cette scène n’est pas primordiale à l’action. Elle n’est même pas forcément nécessaire. Et son emplacement est presque arbitraire, même si c’était le meilleur choix possible.

AFTERWARDS ne livre pas ses secrets. Il faut s’attendre à un film puzzle où tous les éléments seront vraisemblablement donnés vers la fin et permettront de donner une logique de vie à tout ce qui a été dispersé au préalable. Et là nous rentrons dans la géométrie invariable du scénariste malin. Cela va généralement à l’encontre du respect des personnages et des situations. Les coups de théâtre interviennent comme des relanceurs de rythme là où l’histoire s’essouffle. Annihilation des espoirs placés dès le début du film. Parce que ça bossait plutôt pas mal. Lee Ping Bing compose une lumière très sophistiquée. Très luxueux. Comme s’il cherchait à matérialiser la chaleur humaine. Beau. Composition picturale en feux d’artifices. C’est surtout le scénario qui peine à coups de redites et d’embourbements. En fait, il est difficile de savoir ce que le film cherche à dire. Parce que toutes les pistes semblent s’évanouir les unes à la suite des autres. Tout cela est la conséquence de ce dont nous avons parlé plus tôt : Michel Spinosa et Gilles Bourdos sont deux scénaristes qui veulent jouer au plus malin et ne lâchent leurs informations qu’au compte-gouttes. Procédé pas forcément inintéressant, encore faut-il que chaque information fonctionne comme une articulation qui permet de diriger le métrage vers une nouvelle piste, de le faire évoluer par ces points d’appuis qui ne doivent pas paraître interchangeables mais absolument vitaux (ce que l’on appelle les éléments insubmersibles). Au lieu de cela, AFTERWARDS attend constamment chaque nouvelle indication en étirant les situations et en laissant les personnages dans des status quo qui les font constamment répéter ce qu’ils pensent ou ce qu’ils font. C’est toute l’ambivalence d’un film qui freine des quatre fers alors que Gilles Bourdos semble maîtriser l’ambiance, le mystère qu’il génère, les attentes qu’il requiert du spectateur. Mais il en fait une fin en soi au lieu de jouer avec tout au long du film.

Gilles Bourdos saupoudre son film de mysticisme et de métaphysique. Nombreuses représentations symboliques un peu pataudes. La nature prend ici une place prépondérante. John Malkovich révèle qu’il a rencontré Jésus. Cheveu sur la soupe et couille dans le potage. Le propos se dilue dans ce décorum superficiel. Incapacité à développer une quelconque théorie. Dans THE THIN RED LINE Terrence Malick alliait l’Homme dans la Nature afin de nourrir une réflexion métaphysique où la place de chacun était l’enjeu de leur existence. AFTERWARDS brasse des quantités négligeables de recoupements théoriques qui brillent comme des paillettes exposées sous un certain angle. Ce qui brille n’a pas forcément d’éclat.

            Parlez-en à Maïwenn Le Besco, qui vous dira qu’elle en a aussi fait l’expérience avec son second long métrage. A l’origine d’un premier film qui vaut le détour, elle ressort sa caméra numérique et réalise LE BAL DES ACTRICES. A nouveau très apprécié par les critiques officiels, ce qui annonce déjà qu’elle prépare le bâton pour se faire battre lors de son prochain opus. Pas question d’attendre. Nous voyons déjà les limites de son savoir-faire.

PARDONNEZ-MOI touchait par l’adéquation du procédé mis en place et de la forme proche du journal intime. C’est parce qu’elle compte reprendre cet accent de vérité que Maïwenn ne cherche pas à se réinventer. Son premier film fonctionnait quand il perdait le spectateur entre la part autobiographique et la part fictionnelle. Ce qui repose énormément sur le jeu des acteurs. LE BAL DES ACTRICES n’est plus intéressant dès que l’équilibre n’est plus respecté. Karin Viard est exceptionnellement fausse. Par ses syllabes qui s’allongent, elle compose un personnage qui manque de sincérité. Karin et Maïwenn sont deux camarades qui joueraient à être des stars. Blague de potaches. Trop composée. Trop assénée.

La comédie est plus simple. Toute sa complexité naît de sa rythmique.

LE BAL DES ACTRICES n’est pas un documentaire. Le système est déjà pervers en lui-même. Maïwenn Le Besco filme des actrices qui parlent d’elles. Mais le sujet du film n’est autre que Maïwenn Le Besco qui réalise ce documentaire. Processus de narration sur deux niveaux. Forcément attractif. Ce qui n’est pas vrai c’est que Marina Foïs, Muriel Robin, Jeanne Balibar et consorts jouent leur propre rôle. Elles jouent des actrices qui ont le même nom qu’elles dans la vie. Ce qui est scénaristiquement écrit n’a rien à voir avec la vraie vie de ces comédiennes. Point de vue déstabilisant très intelligent. Le mêler aux traces de la réalité permet de confondre le caractère trompeur de la fiction. Maïwenn rajoute de la vraie vie et réajuste l’équilibre. Traduction : Marina Foïs joue Marina Foïs se rendant chez le chirurgien esthétique. Ce n’est pas la vraie vie de Marina Foïs. C’est Marina Foïs qui joue une Marina Foïs. Mais lorsque nous retrouvons Maïwenn en train de filmer Marina dans la rue et qu’elles se font incidemment alpaguer par une dame âgée, la réaction est celle de la vraie Marina Foïs puisque cet épisode ne figure pas dans le scénario. Voilà. J’arrête. C’est déjà très compliqué. Aspect névrotique très réussi sur le papier mais complètement raté dans la pratique.

Le film se meurt dès que les différences de niveaux se font sentir. Nous avions découvert le même problème dans BORAT : CULTURAL LEARNINGS OF AMERICA FOR MAKE BENEFIT GLORIOUS NATION OF KAZAKHSTAN. Nous n’adhérons que quand nous ne pouvons pas distinguer le vrai du faux.

LE BAL DES ACTRICES ne suit pas la bonne voie. Puisqu’il devait être question d’actrices pourquoi ne pas parler d’elles ? Maïwenn préfère les figer dans une reproduction stéréotypée du métier de l’actrice et de leur image publique. Estelle Lefébure qui en a marre d’exister en tant que top model en reconversion. L’actrice obligée de retoucher son physique. Celle qui a tout pour être heureuse mais qui n’en peut plus de sa vie. Pas forcément faux. Pas forcément correct. Juste les clichés habituels que ce métier traîne derrière lui, et qui sont les premiers à venir à l’esprit d’un scénariste. Bon, il faut quand même lui être gré de nous avoir évité l’actrice que l’on compare à une prostipute. Les actrices, sujet formidable. Sujet contourné. Maïwenn passe à côté sans lui prêter la moindre attention. En 2002, Rosanna Arquette avait réalisé un documentaire régalicieux intitulé SEARCHING FOR DEBRA WINGER, où elle laissait une place énorme aux actrices. Si le film ne se focalisait pas complètement sur leur métier, il cherchait à savoir qu’elle place la femme laisse à l’actrice et vice versa.

Dans son film, Maïwenn ne laisse la place qu’à des numéros d’actrices. Preuve en est faite de ces inserts musicaux, sortes de pastilles saugrenues, complètement cheezy, sans originalité, parfois rafraîchissantes, mais toujours gratuites. Argument probablement décisif pour faire accepter le projet par un producteur. La guibolle est triste et l’enluminure fainéante. Nouvelle preuve du manque de travail accordé à ce film. Les chorégraphies ne sont jamais intégrées à l’action. Comparaison : ACROSS THE UNIVERSE marque tout le fossé qui sépare la vraie nécessité d’inclure musique et danse dans une histoire. Et non pas celle de donner un sens à un titre de film.

Il n’y a donc que des idées dans LE BAL DES ACTRICES. Idées mal imbriquées. Une conception plus aboutie aurait permis de lier niveaux narratifs, interactions des actrices, résurgence des numéros musicaux etc. Finalement, il ne s’agit que d’un patchwork bien brouillon. Un gros mélange d’infimes quantités. Maïwenn cherche son second souffle derrière sa caméra. Sa mise en scène est laborieuse, mal agencée dans ses cadres, mal définie dans la logique de ses personnages, peu inspirée dans sa direction d’acteurs… On monte à l’utilitaire. On évite de se poser des questions sur la lumière (c’est dit textuellement !). Bref, on s’épargne du travail, ce qui ne pardonne jamais. Le concept, unique intérêt. Or, un concept n’est qu’une formule. Il n’est pas la matrice du cinéma. Energie mal contrôlée. Tout se perd. La cohérence n’est plus. Rien n’est vraiment clair pour Maïwenn. Qui est Maïwenn ? Cette jeune personne adulée par « Les inrockuptibles », celle qui a une réputation underground, comme elle se plaît à dire ? Là encore, elle se projette dans l’image qu’elle voudrait être. Nouvel élan schizophrénique. Le vrai se discerne encore du faux. La Maïwenn n’est pas cela. Etre une personnalité underground c’est autre chose que de faire un film sur Julie Depardieu, Charlotte Rampling, Mélanie Doutey ou Estelle Lefébure. C’est même l’opposé. C’est du reportage pour « Gala » ou « Closer ». Pourquoi ne pas filmer Claude Perron ? Pourquoi ne pas filmer Sabine Timoteo ? Ah, si ! Il y a une actrice magnifique à sauver. Un talent rare. Une femme qui prend des risques. Elle s’appelle Karole Rocher. Elle est ici absolument remarquable. Elle est brute, sulfureuse, plein d’entrain et dominée par la fougue. C’est la seule à véritablement se sortir du piège du numéro monté spécialement pour chaque actrice. Elle se met en valeur par sa personnalité, n’a pas peur du ridicule, assume son comportement intransigeant. Eclosion d’une très grande actrice. J’aime aussi beaucoup Romane Bohringer. Quelqu’un qui devrait avoir de bien plus beaux rôles. Et c’est à peu près tout. Joey Starr a une place à part. Beaucoup de critiques l’ont loué dans ce rôle. Ne nous y trompons pas. Il ne joue que son propre rôle. Il me semble que c’est assez facile. Sa chance est d’être une personnalité atypique. Et le cinéma aime cela. C’est ce qu’il dégage, et au sein du film c’est effectivement fort agréable. Ce n’est aucunement du travail d’acteur.

Ne créons pas du talent là où il n’y en a pas.

            Y en aura-t-il dans PARANORMAL ACTIVITY ? Réalisé par Oren Peli. Sortie chez nous début 2010. En attendant, il jouit d’une réputation assez flatteuse, propagée grâce à Internet. Marketing très au point. Réalisé pour une poignée de soja, la Paramount s’est emparée de l’affaire et se la joue plutôt fine. Le museau baissé. Au lieu de débarquer le phénomène sur un nombre incalculable d’écrans, elle préfère la jouer film modeste-indépendant, en attendant que les exploitants réclament plus de copies. Cela permet de laisser penser qu’il s’agit d’un petit film (ce qu’il est au départ) dont personne n’a relevé la sortie, et dont il convient de parler à son voisin pour avoir le privilège d’être considéré comme un dénicheur de perles rares.

Réminiscences du BLAIR WITCH PROJECT et surtout de REC. Si le premier se regarde encore bien aujourd’hui, le film espagnol ne faisait pas franchement peur dès sa première vision. Or, dans sa manière de présenter les choses, le trailer promotionnel de PARANORMAL ACTIVITY ne vous rappelle-t-il rien ? C’est bien ce qui me fait peur :
 


            Je n’aime pas les films de Radu Mihaileanu. Son dernier (VA, VIS ET DEVIENS) colportait trop de choses entre les doigts de pied pour être honnête. Peut-être, me disais-je, qu’en abordant la comédie, Radu laissera tomber ses artifices de séduction et se contentera de respecter son sujet. Peine d’amour jamais trouvé. Le film sortira le 04 novembre prochain et porte le même nom qu’une maladie prononcée la bouche pleine : LE CONCERT.

Je cherche… Je cherche… La confrontation entre les deux cultures (russe et française) fonctionne plutôt bien. Sans profondeur mais avec un sens comique très marqué. Le point d’orgue étant Valeriy Barinov parlant français. Traduction sublime, hilarante, folle, fantaisiste, palpitante. C’est à peu près tout ce que l’humour de ce film a d’intéressant. Le reste est plaqué, uniquement présent pour coller au cahier des charges. Je m’explique. Dans LE CONCERT, 96,38 % de la comédie sont rigoureusement écrits dans le but de donner un ton au film. Jamais elle ne s’insère dans l’histoire. Cas exemplaire : François Berléand embrasse Lionel Abelanski à la fin. Moment très drôle car inattendu. Sûrement une trouvaille lors du tournage. Gag inepte uniquement destiné à faire rire à ce moment précis. Inutile au film. La scène pourrait ne pas figurer, le film n’en serait pas différent. Tout cela n’empêche pas François Berléand d’en passer par le grand guignol et d’en faire des kilomètres à la pelle. Lionel Abelanski est beaucoup plus sobre et colle parfaitement à l’esprit du film. Je crois que les acteurs sont justes lorsqu’ils font confiance aux situations et qu’ils ne jouent pas l’extravagance. Nous sommes ici plus dans un comique de situation que dans un comique visuel. La folie des trois acteurs russes (Aleksei Guskov, Dmitri Nazarov et Valeriy Barinov) se révèle grâce à l’étincelle de leur regard et à la fièvre qui semble s’emparer d’eux. Excentriques et excessifs. Excellents.

Signalons un plan particulièrement beau sur Mélanie Laurent, lorsque Dmitri Nazarov s’adresse à elle par l’entrebâillement d’une porte, un bouquet de fleurs à la main. Jolie lumière. Plan qui dénote. Est-ce que tout cela a vraiment été fait exprès ?

Nous cherchons l’amour du geste.

Ce qui est sûr c’est que Mélanie Laurent nous ressert une interprétation froide, hautaine et dédaigneuse. J’ai comme l’impression de voir le même personnage de film en film. Sans passé, sans désir, sans identité. Ce qui est un comble chez Mihaileanu qui travaille justement sur l’identité ! Mélanie Laurent synthétise la plaie contemporaine de l’actorat français. Elle joue tout sur le souffle. Comme si le fait de moins projeter allait mieux rendre compte de son intériorité. Cela pourrait s’apparenter, pour les metteurs en scène, à faire un maximum de gros plans pour mieux saisir l’émotion des comédiens. Monstrueux clivage : entre comédiens français généralement et dans LE BAL DES ACTRICES en particulier, cela peut passer (c’est son jour de bonté ?), mais en se confrontant à un casting cosmopolite dans INGLOURIOUS BASTERDS et LE CONCERT, Mélanie Laurent confirme qu’elle ne cherche qu’à devenir la nouvelle Virginie Ledoyen.

LE CONCERT est sympathique mais un brin lénifiant narrativement. Pour reprendre certaines de ses qualités scénaristiques, il manque d’inventivité et de foisonnement au niveau de sa structure cinématographique.

De la poudre aux yeux. D’infimes particules jetées en l’air, qui retombent dans une danse syncopée des plus mirifiques. C’est monté tambour battant. Rythme enjoué. Presque les portes qui claquent. On y trouve un peu de tout. En quantités négligeables. Semées, les particules. Laissées pour compte. Radu Mihaileanu cherche la belle histoire. Le point de départ cocasse issu d’un fait divers véridique. Son engagement cinématographique penche pour les bons sentiments, l’histoire qui finit bien, ce qui est attendu, ce qui ne trompe pas. Le langage commun de la plupart des films. Pas grand chose. De fines molécules qui se déposent les unes sur les autres. Retour à la poussière.

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