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---------------- LE BALZAC --------------- Samedi 14 février 2015, 10h00 |
Le Balzac est un cinéma que j’aime beaucoup fréquenter car il y règne une atmosphère toujours accueillante et une volonté affichée de partager sous plusieurs formes la passion du cinéma. En témoignent les efforts déployés au sein des 3 salles pour nous offrir des qualités de projection moins techniques que conviviales C’est ici que l’on mesure la différence entre la froideur des moyens énormes mis en place par les gros complexes pour obtenir les caractéristiques techniques les plus pointues du marché, et la chaleur de lieux comme celui-ci qui sont d’abord pensés pour s’y sentir bien.
Passées les portes d’entrée, il faut descendre quelques marches pour arriver à la caisse. L’accueil est un espace organisé à l’image d’un bar. J’y ai régulièrement vu des personnes discuter autour d’un café ou de rien du tout, simplement réunies par le rapport au monde qu’induit le cinéma lui-même ou tout film projeté. Le comptoir y est tout en harmonie face à cette idée fédératrice. Pas de vulgarité dans l’étalage des marchandises ou de l’appel à la consommation. Tons sombres, sobres, personnel sympathique, compétent et souriant. J’ai droit à un petit ticket carré dont le revers est orné d’une partie de l’affiche THE SNAKE PIT d’Anatole Litvak. Je ne suis pas collectionneur mais je reste sensible à ce genre de détail. Me voilà donc dans les meilleures dispositions pour me rendre en salle 3.
Je me suis déjà retrouvé en salle 1 ou en salle 2, mais celle-ci je la découvre. Il s’agit d’une petite salle d’une cinquantaine de places, et seulement 4 spectateurs pour un film qui a pourtant dépassé les 6 millions d’entrées. En fait, nous avons l’impression de nous retrouver dans une salle privée, à l’image de celles très luxueuses qui naissent de plus en plus chez les particuliers. Design chic et finitions élégantes. Pas de strapontins. De vastes fauteuils avec de hauts dossiers. Beaucoup de place pour un confort maximum. Ces fauteuils sont tout en cuir marron clair, ce qui est fort agréable au contact mais qui fait pas mal de bruit dès qu’un spectateur bouge. Ce n’est pas tout, l’habillage de la salle est cossu donnant la part belle à du bois noble sur tout le tour jusqu’à environ deux mètres de hauteur. Au-dessus, le revêtement couleur claire reflète la lumière projetée sur l’écran tandis que le bois brille dans le noir. Deux choix pas très heureux car nous avons vraiment l’impression que la séance se fait avec une lumière allumée. Et ce ne sont pas les blocs lumineux en bas à droite de l’écran qui vont arranger les choses ; un pour la sortie, un autre pour les toilettes.
Pas de bandes-annonces ni de publicités. La séance démarre cinq minutes après l’horaire prévu.
L’écran est suffisamment surélevé pour que nous ne soyons pas gênés pat les grands dossiers des sièges. N’empêche qu’il reste assez petit, rabougri par le format 1.85 du film. Les lumières ont la décence d’attendre la fin du générique pour montrer l’étendue de leur talent. Les spectateurs attendent tous en chœur, plus probablement conquis par le confort des fauteuils que par la qualité du film.





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