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------------ PATHE WEPLER ------------ Jeudi 22 janvier 2015, 19h15 |
De retour au Pathé Wepler, mais cette fois-ci du côté de l’avenue de Clichy. Je vous le rappelle, ce cinéma possède deux entrées, une sur la place de Clichy et l’autre ici donc. Malheureusement, ces cinémas pourtant mitoyens ne communiquent plus entre eux (pour les spectateurs tout du moins).
Celui de l’avenue n’est qu’une déclinaison de celui de la place. L’immonde design est conservé. L’entrée est bien plus petite. Deux rangées étroites, l’une pour ceux qui attendent les séances, l’autre réservée à ceux qui sortent ou veulent acheter des calories. Car le comptoir à cochoncetés prend ici une place démesurée.
Autrefois, la devanture de ce cinéma était ornée de grandes affiches des films qui s'y jouaient. De grandes et belles affiches en 120 par 160 centimètres. De quoi laisser rêveuse la jeune mariée. C’était bien chouette car on pouvait patienter dehors et décider lesquelles nous donneraient envie d’aller voir le film qu’elles promouvaient. Ces grandes affiches, on peut les retrouver à l’intérieur du plexe mais personne ne les regarde. Un banal passage devant vous remémore tel film dont vous avez déjà vu la bande annonce, ou vous apprend que Jennifer Lawrence sera prochainement à l’affiche. Tout le monde voit ces affiches mais plus personne ne les regarde. C’est particulièrement vrai au Pathé Wepler où les tribulations du spectateur sont balisées par des cordons de sécurité ou des espaces réduits qui ne permettent aucun recul pour apprécier ces affiches vulgairement plaquées sous notre nez.
Je me souviens de 1995 et de la magnifique affiche de KIDS qui ornait cette devanture autrement plus sexy. Je me souviens que mes camarades et moi-même étions subjugués par cette affiche et sa lumière crépusculaire. Je me souviens des discussions qu’elle nourrissait. Je me souviens que l’attraction pour cette affiche nous avait propulsés dans la salle. Je me souviens du choc, du nouveau cinéma, de la découverte. Je me souviens avoir été un kid à cette époque. Et je me souviens qu’en ces années les films restaient plus longtemps à l’affiche, et nous étions repassés un certain nombre de fois devant ce cinéma, toujours aussi hypnotisés par la beauté de cette affiche.
Je me souviens aussi que la salle 10 du Pathé Wepler est celle où j’avais fait l’expérience en plein été de la climatisation réglée bien en-dessous des normales saisonnières. Manifestement, il y règne un microclimat car, en plein hiver, ne voilà-t-il pas qu’à peine entrés dans la salle nous sommes saisis par une chaleur qui fait du zèle. Je finirai la séance en t-shirt. Les mauvais esprits diront qu’ils ne savent plus quoi inventer pour nous faire consommer leurs boissons vendues à des prix prohibitifs. Au contraire, je pense qu’ils le savent très bien. Mais tout cela n’est qu’une boutade, je ne crois pas une seule seconde que ce soit le but du Pathé Wepler. La semaine dernière, dans la salle 1, la température était tout à fait correcte. Simplement les salles sont de tailles très différentes au Pathé Wepler et le personnel ne doit pas s’attarder sur ce genre de détail. Serait-ce alors les conséquences de la foule en délire ayant œuvré à la séance précédente ? La nôtre n’est que faiblement remplie et j’en conclus donc que celle d’avant n’avait probablement pas dû faire salle comble. Je ne sais pas pour vous mais moi le mystère s'épaissit...
L’écran, lui, est correct. Malheureusement, la sortie en bas à droite de l’écran est surmontée d’une lumière de sécurité qui ne s’éteint bien évidemment pas pendant le film. Et si vous prenez place dans la partie gauche de la salle vous pouvez même être gêné par un second encart lumineux au-dessus de la porte qui se situe juste après.
Jadis, lorsque les projections se faisaient en pellicule on pouvait entendre le bruit du défilement des bobines. La séparation avec la cabine de projection n'était pas très bien isolée. Mais avec le numérique ce bruit parasite a désormais disparu.
A part ça, même si la salle n’est pas très grande, le dénivelé est parfait, de sorte que vous n’êtes jamais dérangé si une personne de grande taille vient à s’asseoir devant vous. Même si ce sont des strapontins, les sièges restent confortables et la place pour les grandes jambes ne manque pas. Par contre, les dossiers ne sont pas très hauts si bien qu’il est impossible d’appuyer la tête en arrière.
Bref, toujours rien d’excitant au Pathé Wepler. On a encore l’impression que les spectateurs y sont comme des animaux que l’on parque, que l’on entasse, qui doivent suivre et respecter les cordons de sécurité. Un lieu peu hospitalier où il n’y a de cinéma que sur l’écran, et ce jour-là je n’avais pas choisi le bon film.





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