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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 10:34

CHAMPS-ELYSEES            La vérité ne m’intéresse pas. Je préfère la justesse. Je fuis le cinéma du réel. J’exècre les copies conformes à la réalité. Le cinéma n’est pas du vécu, c’est du ressenti. J’aime les relations superficielles et ceux qui rient en chantant.

Au cinéma, on s’intéresse plus volontiers à ceux qui traînent un spleen, un vague à l’âme tourmenté et intriguant. La vraie vie les laisse sur le bas-côté, les relègue à des figures mornes et apathiques. Personne ne s’avance vers eux. Hier, GAICHU m’a ému par cette brutale saillie musicale pendant quelques minutes. Et puis, plus rien. Beau. Juste beau. Parce que l’émotion cinématographique diffère de toutes celles que la vie nous propose.

            Marcher dans les rues de Paris apporte sa propre part de vérité. C’est la vision des artistes de la Nouvelle Vague. C’est le monde caché que cette sédition tentait d’imposer face aux films tirés à quatre épingles de Jean Delannoy.TO KILL A MOCKINGBIRD

Le vent souffle sur ces corps acéphales et leur transmet le frisson d’un instant. Je cherche la lumière d’une année, incomparable, à nulle autre pareille. Sur les Champs-Elysées, lorsqu’il fait froid et sec, le soleil couchant produit la lumière la plus exaltante qu’il m’ait été donnée de voir.

Il fait sombre. Les lumières trahissent la ville. Il fait jour. Non.

Pour retrouver mon chemin, je parlais fort dans les rues où je passais. Je croyais qu’en retournant sur mes pas j’entendrais les phrases que j’avais prononcées. Au lieu de cela, j’écoute les fragments de vies patriotiques, amicales et prêtes à l’emploi. Les gens tentent d’imiter ma voix mais je distingue encore dans l’obscurité que ce n’est pas la mienne. Pourquoi sont-ils de connivence ? Je suis perdu.

            J’ai toujours cherché à mettre en scène ma vie. Quand je veux avoir le dernier mot, je regarde la personne bien en face, j’assène ma phrase droit dans les yeux, je détourne brusquement la tête et je pars dans un grand élan théâtral. Au cinéma, cet effet est fulgurant et classieux. Dans la vraie vie réelle, mon interlocuteur rajoute toujours un mot. Evidemment, je fais comme si je ne l’avais pas entendu et je file en grand vainqueur de notre joute verbale. Mais la vérité c’est qu’au classement général je perds encore du terrain.

Je rêve que tout soit aussi facile que dans STRAIT-JACKET. J’aimerais pouvoir croire William Castle quand il nous explique qu’il suffit de dire qu’une chose est vraie pour qu’elle le soit. Celui qui décide est celui qui a raison. Quoi qu’il dise. Robert Bloch détient la vérité. Il doit sa réputation à la consécration de PSYCHO qui l’a propulsé devant les projecteurs. Beaucoup se sont alors rués sur ses histoires quasiment toutes anecdotiques et empreintes d’épiphénomènes. Même PSYCHO n’est qu’une banale histoire de meurtre. Le succès de PSYCHO n’est dû, en grande partie, qu’à sa mise en scène relevée. Mais ce n’est qu’une banale histoire de meurtre.

 

JOAN CRAWFORDBISSEXTE : « Une banale histoire de meurtre »

Comme si cette expression pouvait passer inaperçue. Comment un meurtre peut-il devenir banal ?

Dans le sublime TO KILL A MOCKINGBIRD de Robert Mulligan, lorsque les trois enfants se sauvent de la demeure d’Arthur ‘Boo’ Radley, ils passent sous un grillage. Malheureusement, la salopette de Phillip Alford reste accrochée. Il est contraint de se dévêtir pour fuir. Les enfants vont se réfugier derrière une palissade. John Megna rentre chez lui. Phillip Alford veut aller chercher sa salopette avant de rentrer. Il repart la chercher. Nous restons avec Mary Badham à qui son frère a dit de ne pas le suivre. Elle se retrouve seule dans la nuit, apeurée par les ombres et le silence. Nous ne saurons jamais ce qu’est parti vivre son frère. Jusqu’au moment où un coup de feu retentit. Phillip Alford surgit alors. Il est sain et sauf. Mais le voisinage a entendu un coup de fusil et plusieurs personnes sortent pour voir ce qu’il s’est passé. Tout ce petit monde repartira soulagé lorsque nous apprendrons que ce n’était que Nathan Radley qui a fait fuir un rôdeur en lui tirant dessus.

Voici comment la violence quotidienne se retrouve banalisée, usuelle, quelconque.

 

OSS 117 : RIO NE REPOND PLUSMalgré cela, Robert Bloch a continué à jouir de son petit succès pour imposer notamment son scénario de STRAIT-JACKET. Et il a bien fait, car nous y apprenons une chose primordiale : il ne faut jamais tuer son époux devant sa petite fille qui regarde. Empreintes du cinéma bis. Noir et blanc d’un contexte suranné. Scénario de ce film délivre rires involontaires et invraisemblances abracadabrantesques. Mise en scène plate et sans ambiance. STRAIT-JACKET est un whodunit qui laisse entrevoir ce qu’il aurait pu advenir de PSYCHO s’il n’avait été réalisé par Alfred Hitchcock. Le principe est inchangé. Des meurtres sont commis et le film s’étire tant qu’il peut pour ne révéler l’identité de la meurtrière qu’à la fin. D’ici là, William Castle s’échine à nous faire croire qu’il s’agit de Joan Crawford. Mais il n’en est rien ! En fait, c’est sa fille qui avait été traumatisé de voir sa mère trucider son père à coups de hache, qui poursuit l’œuvre de sa maman. Bien évidemment, elle s’habille comme elle et porte la même perruque pour accomplir ses méfaits. Tu la sens la resucée de PSYCHO ? Le jeune marié fait savoir qu’il ne relèvera pas, ce serait trop facile. Chaque époque a connu son Joe Eszterhas. L’Histoire n’est qu’un éternel retour.

Et puis, il y a les autres. Ceux qui font de l’or avec leurs larmes. Ils n’aiment pas l’hypocrisie. Ils n’aiment pas la méchanceté gratuite. Ils sont contre le S.I.D.A.

Pourquoi un tel besoin d’affirmer si fièrement sa vertu ? Il y a quelque chose de suspect chez ces personnes qui créent sur Facebook des groupes pour la tolérance. C’est comme un retour en arrière. Comme s’ils n’étaient plus sûrs de l’universellement acquis, des concepts fondamentaux, comme s’ils VINYANavaient besoin de se réaffirmer. Parce qu’au fond, quand on a besoin de reformuler ses valeurs, c’est qu’elles ont vacillé quelque part. C’est une logique de tolérance inversée. Elle devient ce qu’elle exècre. C’est la violence banalisée dont nous avons parlé plus haut. Si tu n’affirmes pas haut et fort que tu es contre le cancer, contre Dieudonné et contre les propos du pape, c’est que tu es forcément pour. Mais ce sont les mêmes qui veulent conserver les isoloirs électoraux…

Je fais l’effort de ne plus y penser. Ne penser à rien. Ne pas penser pendant les prochaines minutes à une girafe bleue à deux têtes et avec des varices de poulpe… Pas évident.

Je m’éloigne.

Les rayons du soleil frappent mon visage. Non, c’est la nuit. Je bronze quand même. C’est à n’y rien comprendre. Cela me fait rire. Quel rire dernièrement ? Ah oui : OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS. Etait-ce vraiment si drôle ? Résolument positif. Je me souviens pourtant du premier opus de Michel Hazanivicius : laborieux, peu inspiré et parfois mal joué. Réjouissances au menu pour ce nouvel épisode.

Je rêve de bulles qui se remplissent comme en bande dessinée. Une pour chaque catégorie. Plop ! Belle surprise de la photographie qui ne se contente pas d’être délavée. Ce n’est pas le cerveau d’Einstein, mais l’on y trouve de l’idée. Je ne suis pas en extase, mais c’est travaillé et rien que cela fait bonheur. Plop ! FABRICE DU WELZSecond effet plaisir : le montage. Comme disait la jeune mariée. Vous pourrez apprécier les différentes manières qu’il a d’imposer l’humour du film. Plus serré, il saura mettre du rythme et du panache à des effets comiques qui nécessitent d’êtres concis pour fonctionner et, parallèlement, vous constaterez qu’il sait donner une valeur différente pour des gags qui fonctionnent à travers les silences où les longues pauses prises par les personnages. Généralement, les coupes sont faites avec beaucoup d’intelligence et sont pour beaucoup dans le comique du film. Plop ! Celui-ci, bien sûr, tient avant tout à l’écriture et à l’interprétation de Jean Dujardin. Des mots qui se réapproprient les clichés pour les mettre au service du second degré du personnage. Par exemple, toutes les blagues faites sur les communautés ou les femmes, ne sont drôles que parce qu’assénées par un crétin qui croit être plus intelligent que le monde qui l’entoure. Jean Dujardin multiplie les imbécillités (plutôt fines dans l’écriture ; bravo messieurs Jean-François Halin et Michel Hazanavicius) en apportant de nombreuses nuances à son rôle. Il surjoue juste ce qu’il faut son personnage pour éviter de tomber dans le côté potache. Plop ! A contrario de la plupart des comédies qui cherchent le rire par le jeu ou l’écriture, OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS vous assènera un coup fatal quant à la réalisation. Michel Hazanavicius se permet quelques embardées qui permettent d’aérer le film et de lui donner une véritable identité. Jolis effets de split screen, compilés d’une manière plutôt audacieuse et intelligente. Et diverses digressions comme le délire hallucino-partouzien du héros, qui créent poésie, souffle, lyrisme et richesse intérieure. Plop ! Un film très complémentaire. Plop ! Vrai pastiche qui tranche avec tous ces films qui croient qu’il faut nécessairement pousser la parodie et la caricature pour être drôle. Plop ! Sublime travail des décorateurs et des accessoiristes qui ont mis au pilori l’exposition des objets d’époque. Plop ! Eviter l’anachronisme. Bel effort ! Plop ! OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS est une belle réussite. Il ne cherche absolument pas à être tous publics et, ce faisant, sans se censurer vous remarquerez qu'il est pour toute la famille. C'est sa grande force. Un film, drôle, vraiment drôle (à ce niveau le dernier du même calibre remonte à ASTERIX & OBELIX : MISSION CLEOPATRE), avant tout populaire (adjectif qui n'a jamais été péjoratif pour nous) mais aussi soucieux de son potentiel cinématographique. Plop ! Je suis sorti de cette projection heureux comme à l’enterrement de mon second poisson rouge, le premier n’ayant pu l’être puisqu’il avait malencontreusement disparu lors d’une explosion à la dynamite. Plop ! Michel Hazanavicius a essayé de rendre une copie honnête. Sans excès, elle répond en tout cas à nos attentes. Aujourd’hui, ceux qui trouvent que c’est déjà beaucoup sont ceux qui ont revu leur échelle des valeurs à la baisse. Plouf !

BENOIT DEBIE            Me voilà à présent tout mouillé. Je n’ai d’autre choix que de continuer l’effort de guerre. Il faut finir ce que l’on a entrepris.

Paris flotte. Paris n’est plus Paris la dépravée. Elle se reflète un peu partout. Les premières pluies du printemps ont un effet purificateur. Mon doigt s’attarde sur les carrosseries des voitures parquées. Les gouttes d’eau l’aident à glisser et à dessiner des traces discontinues qui miment des mots à demi effacés. Je commence à écrire mes dernières impressions, mes dernières volontés et mon testament.

C’est la même mélancolie que celle qu’Emmanuelle Béart réverbère dans VINYAN. Fabrice Du Welz a réussi à la museler et à la guider vers une sobriété qui capte la note générale de son personnage. Aucune scorie ne viendra perturber sa composition. En contrepartie, toute intensité sera réduite.

FIONA APPLEEt je me pâme. Je m’allonge de tout mon corps sur le capot des voitures. Ma peau s’humidifie au contact de cette rosée qui la rafraîchit et l’attendrit. Elle glisse sur cette surface vernie. Moi aussi je flotte. Tant de beauté dans la photo de Benoît Debie ! Une nouvelle fois. Piqûre de rappel : INNOCENCE, IRREVERSIBLE mais aussi JOSHUA, c’était lui ! Et ce sera lui sur le prochain Gaspar Noé que tout le monde attend avec impatience : ENTER THE VOID.

Très intéressant comment Fabrice Du Welz a progressé depuis CALVAIRE. Il cherche moins à déranger par son histoire. Il cherche moins à prouver qu’il sait faire. Sa réalisation est devenue plus simple et plus fluide. Cela confère à VINYAN une qualité que peu de films d’ambiance possèdent. Des plages de liberté où peuvent s’exprimer certains élans cosmiques. Les représentations des personnages. Leurs émotions. Leurs délires. Un rendu très expressionniste. Parfois figuratif, parfois abstrait. Mais qui nous plonge sans cesse dans une atmosphère oppressante, qui étouffe petit à petit le spectateur à mesure que le personnage d’Emmanuelle s’enfonce dans sa névrose. Nous vivons le film avec LAURENT CANTETcette impression de s’embourber dans quelque chose dont nous savons pertinemment que nous ne pourrons pas nous extraire. Ceci s’accompagne d’un travail sur le son absolument énorme. Grandiose, sublime, extraordinaire. D’une grande qualité. Ciselé, précis, varié, usant de gammes de tonalités extrêmes. C’est assez rare dans le cinéma contemporain pour être souligné. Ce son participe grandement à la sensation d’enlisement qui immerge le film. C’est très réussi. On en redemande.

VINYAN peut laisser pantois quant à sa fin qui semblait inéluctable. Il n’empêche que, pour finir, le réalisateur emprunte des sentiers escarpés. Il prend des risques. Utilise à foison le visuel et l’auditif avec beaucoup de talent. Mais la voie sans issue du film ne fait finalement que rendre plus cohérent un film qui se replie peu à peu sur lui-même jusqu’à s’asphyxier pour s’être blotti trop fort contre lui-même. C’est un peu fou et cela nous change radicalement.

            C’est parce que je suis curieux de nature que je découvre quelquefois ces petits bonheurs insoupçonnés. Etre curieux, cela s’apprend. L’œil du spectateur peut s’éduquer. Aller voir les films sans préméditation. Se retrouver devant le cinéma et choisir en fonction de l’affiche la plus attirante, la plus intrigante, la plus enivrante. Rester dans la salle pendant les génériques de fin. Commencer à s’intéresser aux noms. Puis, petit à petit, aiguiser sa vision, regarder comment les séquences s’enchaînent, comment le son se retrouve calé sur l’image, s’intéresser aux textures, aux sens contradictoires etc. Aller voir des expositions. Lire. Ecouter de la musique. Toutes les musiques. S’intéresser à Fiona Apple. Maîtriser un savoir pour commencer à le comprendre et avoir la possibilité de le critiquer.

C’est le cri de votre liberté.

ISABELLE ADJANISon écho répond au titre du film ENTRE LES MURS. Il existe un passage du film où François Bégaudeau tente cette démonstration lorsque ses élèves se demandent à quoi peuvent bien servir certains temps de conjugaison.

            Je suis un diffuseur de lumières. Un soleil. Peu importe le jour ou la nuit, je rayonne pour ceux qui veulent prendre le temps de venir éclairer leurs pensées. Je n’impose jamais une forme de pensée. Je ne suis qu’un révélateur. Tous écrivent leurs NICOLE KIDMANréflexions avec une encre transparente. Ma lumière se charge de noircir les mots lorsqu’elle s’approche de la feuille en papier. Je suis un astre stellaire vers lequel les gens détournent le regard sur mon passage.

Et j’ai de la chance cette semaine car, par la plus grande des coïncidences, j’ai vu ENTRE LES MURS et LA JOURNEE DE LA JUPE à quelques heures d’intervalle.

Le premier m’a vraiment étonné. Par son film, Laurent Cantet ne cherche pas le duel hiérarchique avec le professeur d’un côté et les élèves de l’autre, mais dresse plutôt un tableau honnête loin de donner des leçons ou d’apporter des réponses. Le constat est rendu par une réalisation proche du style documentaire. Beaucoup de mouvements. Une photo plutôt bien éclairée et jouant sur le manque de glamour de l’école.

Jean-Paul Lilienfeld, lui, a choisi d’opter pour l’image numérique. Encore une victoire du cinéma discount. D’entrée de jeu, l’image est laide, sans consistance, sans tenue. Qui plus est, peu d’efforts sur les cadres. C’est très clair : Lilienfeld s’intéresse davantage à son histoire et à ce qu’elle véhicule plus qu’à son rapport cinématographique.CAMPAILLETTE

Si nous pouvons comparer les deux films parce qu’ils se passent à l’école, ils sont pourtant assez opposés dans leur démarche. Celui de Laurent Cantet va s’attarder sur la complexité de la cohabitation élève/professeur. L’examen est sec. Le montage va dans ce sens. Par ses coupes acérées, il laisse peu d’espace à chacun. Tout va très vite. Rien n’est posé. L’écoute n’est qu’aléatoire. Les élèves campent sur leurs bases, sur leurs codes, et les professeurs font des efforts surhumains pour tenter de soulever une petite pierre angulaire. Rien n’est clair, tout prête à discussion et c’est pour cela qu’il est difficile de trancher. Alors que LA JOURNEE DE LA JUPE s’oriente vers une démonstration pédagogique. De plus, le film prend clairement le parti d’Isabelle Adjani. Parce que c’est son argumentaire qui importe. Parce que l’écriture tente d’imposer des valeurs de base aisément justifiables de A à Z par Isabelle Adjani. C’est-à-dire qu’elle essaie d’expliquer à ses élèves qu’il y a des choses bien à faire et des choses mal à ne pas faire. En cela, LA JOURNEE DE LA JUPE est bien moins adulte qu’ENTRE LES MURS. Dans le film de Jean-Paul Lilienfeld il manque des zones d’ombre. Ceux qui introduisent une arme dans le lycée sont forcément mauvais. D’ailleurs, le scénario saute sur cette faille puisqu’il les accusera encore plus en nous révélant qu’ils ont organisé une tournante. Je préfère l’ambiguïté d’ENTRE LES MURS où le mauvais élève de la classe, celui qui se fait passer pour le caïd, n’est pas un personnage aussi évident qu’il y paraît. Le film nous révèlera qu’il sait se passionner pour la photographie.

THE WOMENPourtant, je suis ravi de voir qu’Arte a osé produire un film qui nous éclaire un peu plus sur la ringardise de nos producteurs français, frileux comme d’ordinaire quand un sujet sort des sentiers battus. Politiquement incorrect ? Pas à mon sens. Serait-ce parce que les élèves se vannent et débitent des injures toutes les 2 secondes ? Cela me semble heureux. Mais ce n’est pas un manque de correction. Le manque de correction serait de nier que c’est exactement ce langage qui est employé dans ces établissements scolaires. Lorsque la Nouvelle Vague a éclos, ce qu’elle voulait surtout c’est pouvoir laisser parler les jeunes comme ils le faisaient à cette époque et non pas comme les dialogues tirés à quatre à quatre des films de Jean Delannoy. La Nouvelle Vague n’a jamais été politiquement incorrecte. Le terme a été galvaudé.

Pourtant, je suis ravi de revoir Isabelle Adjani, dont nous n’avons jamais parlé mais que nous aimons énormément (Adjani + Zulawski, vous vous souvenez de ce délice ? Awesome !). Grosse catastrophe : Jean-Paul Lilienfeld est un très mauvais directeur d’acteurs. Notre monstre français fait alors ce qu’il peut mais n’évite pas le jeu outré, maladroit, faux, et, au milieu de tout cela, quelques moments de grâce qui laissent encore apercevoir les traces de la grande comédienne qu’elle est. Pour Jean-Paul Lilienfeld, c’est impardonnable. Pour Denis Podalydès (que je trouve très souvent quelconque), c’est le calme plat. Il est convaincu, juste et assure l’essentiel. Marc Citti, lui, est un très bon comédien, qui se tire parfaitement de ses quelques interventions qui auraient vite pu paraître ridicules. Les autres catastrophes viennent des élèves, très inégaux. Mentionnons Sonia Amori. C’est la plus grande déception car nous sentons un énorme potentiel chez cette jeune comédienne. Comme elle est très mal dirigée, elle tombe dans le piège du volontarisme. Tout devient alors plaqué et très technique. Les jeunes comédiens d’ENTRE LES MURS sont beaucoup plus convaincants. Regardez comme la simplicité est leur GARY WINICKmeilleur allié. Supprimez toutes les mimiques de faciès et vous gommerez tout ce qui Stabilo Bosse une interprétation.

 

VERBATIM : « Faciès »

Avez-vous remarqué nos différences de culture entre l’Amérique des Etats-Unis bouffeurs de pop-corn transgénique et la France où les gens du Nord baisent dans la boue et passent leurs soirées chez leur grand-mère dépressive à écouter le tic-tac de son horloge dans une semi-pénombre de bon aloi ? La différence mène au même résultat. Le malaise. Face à Nicole Kidman qui se décompose au fur et à mesure de ses multiples retouches esthétiques. Le malaise. Face à Isabelle Adjani, bouffie sans retouches esthétiques, mais qui semble déformée par la cortisone. Beautés malades.

 

            La pornographie est partout. La pornographie est publique. Que fait l’adulte ? Il la regarde. L’enfant aussi. Devant un kiosque à journaux, elle est à hauteur de son regard. L’adulte ne la voit même plus. Je continue mes pérégrinations dans Paris. Un panneau publicitaire vante les mérites du pain. Des Campaillette, plus précisément. Son slogan : « 50 cm de plaisir ! » La violence est banale.

L’horreur m’envahit. Elle porte un nom : BRIDE WARS. Elle se décline sous plusieurs franchises : THE WOMEN et MARLEY & ME.

Toute une série de frissons qui réveillent mon corps engourdi. BRIDE WARS, réalisé par Gary Winick (déjà à l’œuvre avec 13 GOING ON 30, si vous voyez ce que je veux dire…), est un défilé de gags patauds, servis par Kate Hudson et Anne Hathaway. La première nous délivre un festival de mimiques qui feraient passer Jim Carrey pour le chantre de l’inexpressivité. La seconde PARPAINGcontinue sa carrière de petite comédienne bien sous tous rapports en passe de prendre la place de Julia Roberts. Ses canines rayent la pellicule. C’est une actrice qui ne me convainc jamais, sans grande personnalité. Elle ne fait que du conventionnel, du balisé et se contente d’arpenter les films avec son physique de délicieuse brunette de bonne famille. Bref, BRIDE WARS ce sont les grandes heures de l’Alcazar. Toutes les situations sont improbables, les scénaristes ne se soucient guère de la vraisemblance et la subtilité est en R.T.T. Triste, triste, triste.

Pourtant MARLEY & ME de David Frankel (déjà à l’œuvre avec THE DEVIL WEARS PRADA, si vous voyez ce que je veux dire…) m’avait frappé très fort là où ça ne fait pas du bien, et c’est pour cela que toutes les filles prennent cet endroit pour cible, je parle du cœur, bien entendu. Lorsque le chien arrive, nous voyons largement dépasser les poutres du scénario. On nous refait le coup du chien impossible à vivre, qui détruit tout, mais finalement que l’on aime bien justement parce qu’il est impossible à vivre, qu’il détruit tout, qu’il a détruit la vie sociale de ses maîtres, les a coupés de leurs amis, a brisé leur couple, a réussi à… Oh là, doucement ! En fait, le film part sur une voie rectiligne tout en s’écartant légèrement de la trame traditionnelle. C’est toute la vie du chien que Gary Winick suit et non une partie de la vie des maîtres avec leur sale cabot. C’est légèrement différent, mais tout aussi consensuel dans la réalisation. Jusqu’à la mort du chien qui s’éternise, occupant toute la dernière demi-heure du film. Là, c’est clairement avoué, Gary Sinick lorgne vers les téléfilms diffusés en après-midi sur M6 et cherche à émouvoir coûte que coûte la veuve de moins de 50 ans restée à la maison pour tenir compagnie à son orphelin qui est tombé malade et qui ne passera sûrement pas l’été prochain. Que c’est laid !MARTIN PROVOST

Mais pas autant que THE WOMEN, sorte de téléfilm aux cadrages absolument ignobles, dont tout l’intérêt est de dégager une force de réflexion capable d’inverser la rotation de la Terre. Ou, si ce n’est pas cela, peut-être que ce film de Diane English (déjà à l’œuvre dans rien du tout, si vous voyez ce que je veux dire…) n’a juste qu’une aptitude innée à porter des parpaings.

Cela tombien, dehors il pleut maintenant des parpaings. Non, pardon, je voulais juste dire que l’avenir ce sont les aides auditives. Non plus. En tout cas, une chose est sûre : BRIDE WARS est un film à pichier (expression qui indique que l’on va aux toilettes non seulement pour A mais aussi pour B).

L’ayahuasca a de drôles d’effets sur les réalisateurs.

            A la terrasse d’un café, je regarde les personnes qui s’exhibent. Je fais valoir mes préférences. Cela fait-il de moi un juge ? La seule liberté que je revendique est celle qui obéit à mes règles. Si je suis contre la loi Gayssot c’est parce que je suis conscient que tout ne peut pas être fait ou dit sans impunité. Mais je serai toujours contre une loi qui est injuste. Je veux pouvoir posséder le droit de dire oui ou non. Je veux pouvoir remettre en question ce qui est établi. Je veux pouvoir critiquer, dire mes opinions, les opposer, répondre aux arguments que l’on m’objectera. Je veux pouvoir me battre contre tout ce qui est sacré. Ce qui est sacré n’existe pas. C’est une affirmation arbitraire. Aucune personne ne doit être à l’abri des lois. Toutes les divinités peuvent en prendre pour leur grade. Pareillement, je veux pouvoir être la cible de ceux qui ne sont pas d’accord avec moi. Je veux que l’on m’oppose des opinions. Le respect est une barrière qui attise la haine. Le respect dicte LA PEAU DOUCEles bonnes et les mauvaises conduites. Le respect impose ceux qui ont tort et ceux qui ont raison. Le respect est une idéologie basée sur un principe hiérarchique. Parce que je suis l’égal de chaque humain vivant sur Terre, je ne veux pas que l’on me respecte. Je veux que l’on me considère en tant que tel. Le respect est la bannière du politiquement correct. Si quelqu’un pense que j’ai tort, je veux qu’il puisse s’exprimer librement et qu’il m’expose sa logique. Le respect d’aujourd’hui, celui que l’on nous vend, est une arnaque. Le respect n’est pas la tolérance. Ni la politesse. C’est le vrai consensus mou.

Je veux pouvoir hurler que SERAPHINE ne mérite pas les 7 César qu’il a raflé, et alerter incessamment sous peu la C.V.R. Pas que la production hexagonale fut franchement enthousiasmante cette année, mais il existait bien mieux à promouvoir. SERAPHINE, petit film français au grand cœur, symbolise notre philanthropisme issu des aventures d’Astérix le gaulois, et qui consiste à toujours prendre la défense du plus faible face à l’horrible envahisseur. Sauf que SERAPHINE n’est pas le bon film. A la réalisation, Martin Provost (qui fait partie de la Guilde des Réalisateurs Qui Soignent Leur Coiffure) ne nous gratifie d’aucune impétuosité cinématographique. Son film est mou, morne, quasiment sans vie. Les lumières sont sans éclat, comme 98,5% des films français. Et le montage est à pleurer. C’est la mère de la déliquescence de notre cinéma. Le film souffre d’un manque de rythme évident. Le film ennuie vite. Dehors, j’entends l’orage qui reprend. Ce ne sont plus des parpaings qui s’abattent sur le cinéma, mais des H.L.M. entiers. Il n’y a que les comédiens pour nous sauver de la torpeur du film. Yolande Moreau en tête. Là, c’est évidemment avec joie que j’applaudis cette comédienne qui est l’exemple contraire de toutes ces têtes d’affiches qui ne nous sont vendues que pour leur beauté et leur glamour. Si SERAPHINE a un mérite c’est bien d’avoir fait un joli pied de nez à ces vérités qui cloisonnent la représentation cinématographique. Yolande Moreau, ça, c’est du cinéma. SERAPHINE en manque considérablement. Et tout le reste n’est que de la presse people.

 

FRANCOISE DORLEACLeçon de cinéma : « LA PEAU DOUCE de François Truffaut »

SERAPHINE fait partie des conséquences malsaines de la Nouvelle Vague. Si l’on se réfère à un film comme OH ! SOO-JUNG de Hong Sang-Soo, ou à de très nombreux cinéastes américains revendiquant cette influence, il est probable que ce mouvement a mieux été compris à l’étranger.

François Truffaut n’est pas un cinéaste aussi important que l’intelligentsia française l’affirme. Il n’empêche qu’au détour de certaines de ses œuvres, son sens de la mise en scène (et du rythme surtout) est indéniable. Je décide de regarder à nouveau LA PEAU DOUCE parce que je ne m’en souviens plus très bien. Le film se suit assez facilement. Il est relativement aisé dans sa conception. Peu de fulgurances mais lors de certains virages, tout à coup, c’est la classe.

Lorsque Jean Desailly rencontre pour la première fois Françoise Dorléac (l’une des toutes meilleures actrices françaises), ils doivent passer la nuit dans le même hôtel. Il téléphone alors dans sa chambre et lui demande si elle accepterait de prendre un verre avec lui. Elle refuse et il raccroche. Mais, quelques secondes plus tard, le téléphone de l’homme sonne. C’est elle qui lui annonce qu’elle a réagi un peu instinctivement et qu’après mûre réflexion, elle accepterait volontiers, mais le lendemain. Lorsqu’il raccroche, Jean Desailly déambule dans sa chambre en allumant toutes les lumières. Je vous laisse revoir cette scène pour comprendre ce que cherchait à faire Truffaut par cette idée simple mais fort ingénieuse. Ca, c’est de la mise en scène. Ca, c’est une relance de rythme. Ca, c’est de la fabrique à émotion. C’est ce que j’appelle l’amour du geste.

Mis en lumière par MAYDRICK dans LUMIERES
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commentaires

sigismund 12/04/2009 17:21

...tiens pourquoi pas....

MAYDRICK 12/04/2009 14:43

AH ! IL FAUDRA QUE J'ESSAIE DE M'Y PENCHER. MAIS, UNE PIECE DE 24 HEURES, FAUT UNE ANNEE SABBATIQUE POUR LA LIRE, NON ?

sigismund 12/04/2009 14:33

..euh je sais pas si c'est grave, on peut demander non ?j'ai beaucoup de respect pour son travail il se trouve, même si je n'ai vu aucun spectacle, par contre j'ai lu son premier roman et la version ecrite de sa pièce de 24h 'La servante '...non je demande ça parce qu'il y a qqchose dans ton style qui me faisait penser à autre chose mais je ne savais pas quoi...coincidence très certainement...et si tu ne connais pas , ça peut peut-être t'intéresser, mais c'est peut-être mon problême, je recommanderais 'La servante' à tout le monde, pour moi c'est un des chef-d'oeuvre du XXe siècle...c'est superbement ecrit et on aimerait tellement voir davantage de trucs comme ça..

MAYDRICK 11/04/2009 18:21

FAMILIER D'AVEC LE TRAVAIL D'OLIVIER PY ? IL Y A QUELQUE CHOSE DANS MON ARTICLE QUI TE FAIT DIRE CELA ? A VRAI DIRE, JE NE LE CONNAIS PAS ET JE N'AI JAMAIS VU AUCUN DE SES SPECTACLES. C'EST GRAVE, DOCTEUR ?

sigismund 11/04/2009 18:09

craquer sur Fiona Apple tu m'étonnes...a oui je voulais te demander..est-ce que tu es familier d'avec le travail d'Olivier Py ? 

MAYDRICK 09/04/2009 22:23

MERCI POUR CE MAGNIFIQUE LIEN. IL Y A FIONA APPLE, ET ELLE SE MARRE EN CHANTANT !!! FIONA, SI TU NOUS LIS, C'EST OU TU VEUX QUAND TU VEUX...

toutdu 09/04/2009 20:38

tiens puisque tu faisais un détour par Fiona Apple , je te propose sa reprise de You Belong to me, une sérénade que récupère au vol Bobb Bruno, aka le lapin fou qui adore trainer aux concerts de Fiona Apple et Carla Bozulich entre autres activités chelou.ça me met de bon poil pour la journée à chaque fois que je regarde ça :http://www.youtube.com/watch?v=sPotsCgt7jg

MAYDRICK 09/04/2009 11:45

REFLEXION INTERESSANTE. JE CROIS QUE TU FAIS BIEN DE TERMINER TON COMMENTAIRE PAR : "LE FILM POUR CE QU'IL EST". A MON SENS, C'EST CE QUI DEVRAIT CARACTERISER TOUTE VISION D'UN FILM : LE REGARDER POUR CE QU'IL EST ET NON PAS LA VERITE QUE L'ON VOUDRAIT Y DECELER OU, ENCORE PIRE, CE QUE L'ON AURAIT VOULU QUE LE FILM SOIT ET QU'IL N'EST PAS."LE MENTIR VRAI" EST UNE BELLE EXPRESSION MAIS QUI NE RESTE CANTONNEE QU'AU ROLE DE "BELLE EXPRESSION". SI L'ON S'EN APPROCHE DE PLUS PRES, ET SI L'ON S'INTERESSE A LA TECHNIQUE, IL EXISTE DIFFERENTS NIVEAUX DE MENSONGES. ET AU CINEMA DIFFERENTES FORMES DE MENSONGES. C'EST POUR CELA QUE QUAND JE PARLE DE VERITE, JE PARLE DE SA REPRESENTATION D'UN POINT DE VUE ARTISTIQUE (POUR CE QUI EST DE NOS PROPRES VIES, IL Y A LONGTEMPS QUE J'AI FAIT MIEN L'ADAGE DE CHRISTIAN SLATER DANS "PUMP UP THE VOLUME" : "LA VERITE EST UN VIRUS"). SA REPRESENTATION NE SERA TOUJOURS QU'UN MENSONGE. D'AILLEURS, SA PROPRE REPRESENTATION DANS LA VIE DE CHACUN PEUT AUSSI ETRE UN MENSONGE EN SOI. MAIS LE CARACTERE ESSENTIEL DES QUELQUES LIGNES QUI FAISAIENT MON INTRODUCTION ETAIT QUE JE NE SUIS PAS UN PARTISAN DE CEUX QUI ESSAIENT DE RENDRE LA VERITE TRAIT POUR TRAIT DANS LEURS FILMS. C'EST IMPOSSIBLE. TU DIS QU'ELLE NE SE MONTRE PAS. POUR MOI, ELLE EST IMMONTRABLE (PAS D'UN POINT DE VUE MORAL OU TECHNIQUE, MAIS D'UN POINT DE VUE RELATIF). LE FILM, EN LUI-MEME, N'EN EST QU'UN ECHO. LA VERITE DEVIENT ALORS LA VERITE DE CHACUN EN FONCTION DE CE QUE NOUS AVONS COMPRIS DU FILM OU DE LA MANIERE DONT NOUS L'AVONS INTERPRETE. JE PREFERE TOUJOURS LA VERITE SUBJECTIVE A LA VERITE OBJECTIVE. ET POUR FINIR AVEC VERITE OU JUSTESSE, JE DIRAIS QUE "ZELIG" M'INTERESSE PARCE QU'IL EST JUSTE DU DEBUT A LA FIN.

sigismund 09/04/2009 11:21

...et bien quel talent.en tout cas il me semblait bien que ça s'appelle comme ça.très belle ouverture en tout cas, contrairement à toi je serais plutôt un amoureux de la vérité ( autant que faire se peut evidemment ) , la justesse, c'est comme tout, on peut l'appliquer pour de bonnes comme de mauvaises raisons, ne dit-on pas que le théâtre c'est 'le mentir vrai' et au cinéma, c'est encore plus vrai - et donc mensonger. La vérité au cinéma je pense ne se montre pas, mais elle apparaît forcément, c'est ce qui reste en dernier lieu je crois, le film pour ce qu'il est..

MAYDRICK 08/04/2009 22:00

COUCOU SIGISMUND !FIGURE-TOI QUE JE N'AI APPRIS QU'IL N'Y A QUE DEUX MOIS QUE JE FAISAIS DU GONZO. COMME MONSIEUR JOURDAIN FAISAIT DE LA PROSE SANS LE SAVOIR.

sigismund 08/04/2009 16:32

encore une fabuleuse critique gonzo.tt le meilleur,

MAYDRICK 08/04/2009 13:26

OUI, OUI. C'EST BIEN DE CE SUBLIME "GAICHU" DONT IL EST QUESTION. JE VAIS M'INTERESSER A CES AUTRES FILMS DONT TU PARLES.

toutdu 08/04/2009 13:22

Gaichu... tu parles bien du magnifique film de Akihiko Shiota là ? ah ca fait plaisir ! Pour moi, c'est le meilleur film de Kitano même sans Kitano Il a refait le coup de la sequence musicale scotchante sous forme de chorale vocale qui monte en puissance et en boucle dans la derniere ligne droite au fur et à mesure que le jeune heros s'approche dangereusement de la fin du voyage dans "Canary", c'est beau à pleurer :)il faut voir aussi son nettement premier film "moonlight whispers", certes c'est approximatif mal dégrossi tout ce qu'on veut, mais alors cette histoire d'amour adolescente...sous forme de conte SM (?!) est completement hallucinante, ca nous change des conneries bluettisantes made in France.