Lundi 3 septembre 2007
plaisir de cette période
estivale les herbes hautes baguenauder cueillir des gypsophiles mutiler les bougainvilliers parce qu’ils portent un affreux nom amener le Petit Chaperon Rouge à une corrida accessoirement
enfourcher sa bicyclette mot qui s’écrit et ne se parle plus pour aller au cinéma tout en profitant de la pluie et des rues parisiennes désertes pour un peu nous nous croyons dans
THE WORLD, THE FLESH AND THE DEVIL Ranald MacDougall 1959 l’effrayant silence et puis la redécouverte du monde « this is the end »
comme un éternel recommencement la déception estivale des films que l’on y case par défaut de ne savoir quand les sortir le reste de l’année cortège embrumé de productions anonymes rien de
trépidant envie de vénérer le confort la climatisation l’acoustique détrempée des salles feutrées mais la lumière qui vient du fond m’échauffe la vue avec son nuage pyramidal qui me surplombe
m’encercle m’étouffe m’étourdit et m’emplit toujours de sa magie j’active mon bouclier d’hyper-énergie et me voici prêt à dégainer anachorète que je suis ne supportant ni la fumée dans les yeux ni
la moiteur des échanges en milieu tempéré encore moins les personnes âgées qui vous poussent pour sortir alors que la rame de métro n’est toujours pas arrivée à quai les personnes âgées tout court
d’ailleurs vieilles usées ridées fripées froissées décrépies gâteuses séniles déliquescentes mourantes pas d’hiver prochain et c’est tant mieux et cela fait du bien de rire et de souhaiter la mort
et se venger pour toutes ses souffrances et quand on a déjà tué quelqu’un on n’a plus peur d’oser le dire tout haut dans cette grande piscine où nous nageons tous beaucoup de monde près du bord
pouvoir se raccrocher au cas où mais moi le cliquetis de l’eau m’emporte au loin il existe un horizon dans cette piscine le croyez-vous arrivés sur les bords de THE WICKER MAN
Robin Hardy 1973 de réputation plus intéressante que de visu beaucoup de bruit pour une histoire somme toute abracadabrante prestidigitation lyrique et somme toute malhonnête psychologie des
situations et des personnages peu plausibles et deux fois « somme toute » à si peu d’intervalle je me dis qu’il existe forcément un sens caché les chocolats sont parfois trompeur
avec leur enrobage mais ici c’est l’enrobage qui ne donne pas forcément envie de toucher au fruit défendu le cœur sera-t-il fondant le mien se liquéfie à chaque rayon de soleil image finale
symbolisme appuyé le long du film dont les principales intentions sont plus que captivantes premier lieu d’entrée la volonté affichée de provoquer la Hammer sur son propre terrain pas seulement
géographique la particularité tellurique l’hostilité masquée la lourdeur du non explicite le danger qui peut surgir à chaque instant craintivement épouvantable l’ambiance qui avance à pas
millimétrés et puis qui ose changer du tout au tout atout majeur de THE WICKER MAN fabule
use ouverture du champ lexical que ce mélange des genres acidulé version policier comédie musicale
érotisme fantastique ce que le film n’est pas malgré cette idée véhiculée par les ans nous applaudissons des deux oreilles l’amour du geste une communion comme un régal face à la prédisposition du
spectateur que Robin Hardy prend d’abord plaisir à désamorcer pour ensuite insérer son propos théologique car THE WICKER MAN vaut essentiellement par l’opposition du christianisme
et du paganisme l’un et l’autre les deux extrêmes qui se rejoignent blanc et noir le loup et l’agneau Quick et Flupke MacDo et Flunch sous couvert de dénoncer l’un par l’autre et puis
finalement exposer l’autre à la lumière de ses mêmes limites beau discours l’assemblée était assise et écoutait consciencieusement les mains croisées et les oreilles décollées l’envol semblait
n’être qu’une question de temps passer sa vie à réfléchir comprendre s’envoler et atterrir lorsque le trajet vous aura conduit au point de non retour c’est implacable comme des numéros accrochés
dans le dos qui se battent la suprématie du terrain du pouvoir devenir ministre du culte sous les hourras de la foule qui réclame l’homme d’osier magnifique représentation de toute cette
impuissance de l’Homme face à la croyance impuissance qui déifie l’icône par sa sublimation via le feu et pendant ce temps le film n’emporte pas totalement notre enthousiasme la vraisemblance en
prend un coup et comme ils sont machiavéliques pour avoir tout planifié de cette manière heureusement que Neil LaBute est arrivé sans se presser sur son beau cheval persan pour clarifier tout cela
bien mettre dans des cases expliquer les moindres détails et changer la photo un truc plus classe qui pète sa mère et puis de l’action surtout alors une première séquence absolument inutile
simplement mathématique j’appuie sur la touche = et j’obtiens une équation qui force le spectateur à rentrer directement dans le vif du sujet le souffle court en attente de la suite créer l’envie
oui mais c’est pourtant par son inappétence que brille THE WICKER MAN de Neil LaBute oubliée l’ambiance sinistre et drôlement décalée voire perverse voire vénéneuse tout en pâles
dénivelés du coup le film ne raconte plus rien si ce n’est une banale enquête pour retrouver une petite fille et toute l’étrangeté de cette communauté n’est plus présentée comme un contrepoint au
monde d’où vient Nicolas Cage mais comme une bizarrerie de la nature que l’on regarde d’un mauvais œil mais pas trop parce que l’on sait que l’on colporte la vérité et que tout grotesque
n’identifie qu’illuminés et autres anormaux une sorte de quota comme ceux que la société oblige à instaurer pour se défausser de son manque de tolérance parce que nous savons bien et c’est ce que
montre ce remake qu’elle se rit de ce qu’elle considère comme des déviants but inverse de celui recherché par l’original et Nicolas Cage n’y changera pas grand-chose se prendra les pieds dans le
plat mangera finalement dans la gamelle du chien attaché à la niche de l’impossible transmission émotionnelle de ses rictus faisandés heureusement qu’il y a Molly
Parker très belle actrice avec un physique out of the road et ça fait du bien de voir ça dans une grosse production hollywoodienne déjà très appréciée dans WONDERLAND ou
KISSED actrice que l’on voit trop peu sous-employée elle aussi et pourtant le magnétisme sexuel qui se lit sur son visage convenait parfaitement à l’ambiance de ce film immonde
gâchis dont aucune date de sortie n’est encore prévue chez nous et peut-être qu’avec un peu de chance cela sortira directement en DVD alors que ça n’aurait été que de moi ç’aurait été directement
sorti avec les poubelles ces trublions démasqués qui espéraient faire une a
ffaire avec le statut de film culte dont ils n’ont franchisé que le nom et là nous débusquons l’une des plus grosses arnaques contemporaines celle de ces producteurs
qui n’ont aucun scrupules à profaner des œuvres d’art dans le seul but de faire de la caillasse sur le dos là où il y a un numéro vous suivez belle illustration d’une stratégie que les Etats-Unis
ont goupillée depuis quasiment les débuts du cinématographe étrangement accélérée depuis la fin du siècle dernier « quand c’est usé je le jette je le jette et je rachète » comme
disait le poète c’est l’idéologie culturelle récupérée en instabilité du vu lu et entendu et si vous écoutez bien mais surtout écoutez mieux vous comprendrez que les Etats-Unis réinventent
l’Histoire en imposant leur version des faits du monde car pour eux l’Histoire n’est jamais fixe elle est mouvante si elle s’écrit au jour le jour elle se réécrit aussi aujourd’hui on grave
l’Histoire de demain alors que celle d’hier est déjà en train de s’effacer pour devenir celle que les Etats-Unis ont toujours voulu qu’elle soit c’est bien simple quand cela ne leur convient plus
ils jettent ils jettent et ils rachètent ils effacent ils effacent et ils réécrivent « incunable » est un mot qui tend à disparaître du vocabulaire américain s’il faut dire les choses
telles qu’elles nous sommes en mesure de vous révéler le négationnisme dans lequel est en train de s’enfoncer la culture cinématographique U.S. l’Histoire n’existe plus telle que nous l’avons vécue
mais comme on nous la dicte c’est ainsi qu’ils sont arrivés à s’approprier l’Histoire d’autres pays et à la réécrire selon leurs propres conceptions CRIMINAL THE RING THE DEPARTED TRUE LIES
THE LAST KISS THE ITALIAN JOB VANILLA SKY THREE FUGITIVES WICKER PARK DIABOLIQUE SOLARIS THE LADYKILLERS ALFIE GET CARTER UNDER SUSPICION THE GRUDGE OSCAR SORCERER THE LONG NIGHT THE BIRDCAGE
UNFAITHFUL PARADISE 3 MEN AND A BABY SOMMERSBY THE MIRROR HAS TWO FACES NINE MONTHS MY FATHER CE HEROS TWO MUCH pour ne citer qu’eux et là où le processus devient particulièrement sournois
et pernicieux c’est qu’il s’attaque aussi à sa propre Histoire avec des films tels que GLORIA HAIRSPRAY ASSAULT ON PRECINCT 13 KING KONG THE HILLS HAVE EYES OCEAN’S ELEVEN THE STEPFORD
WIVES THE END OF THE AFFAIR THE GETAWAY THE THOMAS CROWN AFFAIR THE MANCHURIAN CANDIDATE SABRINA THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE FUN WITH DICK AND JANE THE JACKAL THE PINK PANTHER GONE IN 60 SECONDS
THE BLOB BODY SNATCHERS CHARLIE AND THE CHOCOLATE FACTORY PLANET OF THE APES VILLAGE OF THE DAMNED PSYCHO le pire du pire pourtant étrangement très intéressant THE FOG
ROLLERBALL alors que sont annoncés THE EVIL DEAD THE FLY FOOTLOOSE THE TOPKAPI AFFAIR BANGKOK DANGEROUS LABYRINTH pour 2008 et deux scandales qui feront certainement
beaucoup parler d’eux les remakes de PHANTOM OF THE PARADISE 2010 et THE BIRDS 2009 avant que cela touche la France c’est pas à côté de la porte pouvait-on
entendre puisque nous ne sommes pas issus d’une culture négationniste tu parles mon-cul-et-tarte-aux-pommes le phénomène s’exporte très facilement puisque les prochaines années françaises seront
marquées soulignées Stabilo Bossées par les précurseurs LE SCHPOUNTZ UN CRIME AU PARADIS LE DEUXIEME SOUFFLE quand nous débarrasserons-nous de ces maudites chaînes pour mener le
combat de nos libertés suicidaires d’ici-là je me serai exilé dans un bouge de Hanoï où de vieilles chanteuses oubliées essaieront de mettre du GHB dans mon verre pour abuser de moi et je me
laisserai faire parce que moi je ne les aurai pas oubliées alors je renaîtrai en Dieu de l’Amour et j’aurai connaissance de tous vos secrets même les plus enfouis de toute façon j’ai toujours rêvé
de faire dans l’humaniquaire et de savoir si c’est possible ça des Transformers transsexuels transgéniques transfusés transalpins transportables et transparents et si oui je promets
de pas faire de
recherches sur Google tu sais le site internet où ta mère est tellement moche qu’elle a zéro résultat gucci baby c’est ce que je préfère bonne pioche comme disait Marc Dutroux BIG FISH Tim Burton 2003 plutôt regardable plutôt réconciliant avec le Tim seconde vision plutôt similaire à la première et enfin le retour à l’esbroufe apaisée l’œuvre de
l’artiste qui prend le pas sur la volonté de devenir un artiste les choses fonctionnent d’elles-mêmes ne jamais jouer les fiers à bras drôle de goût que cette résurrection annoncée par un film
profondément chrétien et là je vais préférer l’enrobage parce que toute cette soupe « God bless America » m’énerve toujours profondément c’est patriotisme et consorts les mêmes
insignes que l’on nous présente comme les gardiens des vérités universelles de la limite fascisante nous nous rapprochons et toujours de façon très inconsciente rappelez-vous D.W. Griffith et son
THE BIRTH OF A NATION il y a presque un siècle ce n’était pas du fascisme mais c’était tout aussi inconscient d’autres y passeront plus tard c’est épistémique rajoute des mots
comme ça si tu veux que ton article fasse sérieux et professionnel et toute cette farandole pour finir sur l’image du fils qui baptise son père la boucle est bouclée comme s’il fallait une
logique à tout ce tintamarre la figure du père c’est évidemment le rapport du Christ face à celui qui l’a abandonné rapport de force inversé s’il en est complètement caduc si l’on peut prouver que
Dieu n’existe pas et c’est con parce que j’avais la preuve sur un papier mais ce matin le temps de prendre ma douche et mon chien l’a bouffé tant pis je resterai quelqu’un d’ordinaire pour encore
quelques temps de toute façon la relation à ses parents n’est pas très nette ça au moins j’en suis sûr tout comme la haine est une émotion très sous-estimée sûr aussi que Zabou Breitman fait du cinéma SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES était très réussi et elle confirme son talent avec L’HOMME DE SA VIE plus méditatif et
de belles idées comme le récit qui ne suit pas une trame linéaire mais revient à un moment précis du passé pour se nourrir de points de discussion c’est nouveau ça s’appelle le flash-back inversé
et cette caméra qui filme une scène selon des angles différents c’est bien amené et en plus c’est beau dans le cadre messieurs les français vous voyez que c’est possible une symbolique parfois un
peu redondante beau moment toujours en simplicité apparente puisqu’elle cache invariablement de profonds malaises qui n’attendaient qu’un déclencheur intelligent dans l’approche qui évite les
clichés non seulement des homosexuels contrairement au pitoyable POLTERGAY vu récemment et qui additionnait aussi les clichés envers les psys le cinéma et le monde en général et si
vous en voulez toujours plus la goutte d’eau le vase la bassine et le tuyau d’arrosage vous avez besoin de CONFESSIONS OF A SOCIOPATHIC SOCIAL CLIMBER Dana Lustig 2003 honteux
téléfilm pourtant sorti dans nos salles sous un titre trop crétinoïde pour que je le mentionne je vous laisse le privilège Google Earth tu sais le site internet où ta sœur est tellement grosse
qu’on peut voir son cul en full screen je vous dirai seulement qu’il n’y a rien à espérer qualité téléfilm pas de cadres un seul éclairage pour toutes les scènes comédiens qui n’y vont pas avec le
dos de la main morte scénario indigent personnages polycopiés par centaine pour avoir un tarif dégressif ne parlons pas du montage ou de toute autre velléité inexistante à procurer une quelconque
satisfaction de divertissement je ne mets pas de points cette fois-ci mais CONFESSIONS OF A SOCIOPATHIC SOCIAL CLIMBER en mériterait un et dans la gueule vautrons-nous plutôt dans
THE PASSION OF DARKLY NOON Philip Ridley 1995 dont le premier film THE REFLECTING SKIN 1990 nous avait déjà séduit par sa singularité Ridley s’applique et cela se
voit à l’écran film très audacieux qui ne semble pas s’autoriser de limites les acteurs jouent le jeu prennent des risques Brendan Fraser enfin digne d’intérêt jamais vu faire autre chose que de
l’overacting et des tics de physionomie pour combler son manque d’intériorité ici c’est pourtant avec beaucoup de conviction qu’il incarne
Darkly Noon d’autant plus passionnant au vu du nombre de plans où il ne parle pas et fait passer
tout ce que son personnage ressent par autre chose que des grimaces et des processus de lifting il en faut de la charge intérieure je vous le dis mais c’est toujours pareil dès qu’un vrai directeur
d’acteurs pointe le bout de son nez il arriverait même à faire jouer Louis Garrel il n’y a pas de mauvais comédien et Ashley Judd il nous faut encore parler d’elle complètement bluffante dans
BUG cette année elle tient un rôle là encore très riche avec des scènes particulièrement casse-gueule énorme présence parfaite rien à dire sinon qu’elle devrait parfois mieux
choisir ses rôles les films de Joël Schumacher en avoir c’est se faire avoir et si Philip Ridley c’est quand même mieux cela peut au moins se vérifier par l’intensité des émotions qu’il
exacerbe mise en scène toujours prégnante jusqu’au-boutiste elle ne fera pas de cadeau et vous êtes prévenus même si parfois il faut montrer les personnes nues lorsque les scènes le nécessitent
alors qu’est-ce qui te gêne là Ridley à part ça c’est beau c’est triste c’est fou c’est agressif c’est claustrophobique pas d’effet en trop beau sujet belle réussite qui fait regretter que Philip
Ridley ne soit pas plus reconnu il en est de même pour un peu trop de cinéastes dont la place est squattée par Jean-Jacques Annaud Lars Von Trier Ridley Scott Ron Howard Xavier Beauvois et autres
membres du Consortium des Laxatifs du Cinéma et pareillement qui ose encore parler de Scott Reynolds ou Nicolas Roeg ostracisme inacceptable qui ne peut convenir aux
assoiffés de prises de risques que nous sommes et ô combien leur cinéma est osé voire incantatoire tu les entends les grands manteaux noirs qui s’avancent vers ta geôle pour la libérer de ses
grilles froides comme l’indifférence des critiques qui veulent imposer leurs critères gustatifs comme universels au lieu de faire correctement leur travail c’est d’autant plus stupide que s’il
savaient ce qu’ils loupent ils ne le louperaient pas Mocky lui il en a loupé dans les derniers machins qu’il a réalisés j’ose même plus appeler ça des films tellement c’est informe filmé en ADSL
version fibre optique pensez donc déjà 3 films rien que pour 2007 faut dire que la DV ça lui a ouvert des perspectives à notre Mocky national pas cinématographique pour faire pencher la balance
GRABUGE ! ne pèse pas lourd et ferait même passer la pesée en négatif lumières signées Edmond Richard qui ne fait plus que celles de Mocky depuis des années alors qu’il a
travaillé il y a bien longtemps pour Buñuel notamment CET OBSCUR OBJET DU DESIR mais aussi LE PROCES Orson Welles 1962 il semble lui aussi passé de mode reléguant
son ancien talent aux projections du dimanche après-midi séance spéciale pour les petits-enfants « vous voyez là c’est papy quand il essayait de faire une lumière un peu sympa »
liste à terminer Michel Serrault dans l’un de ses plus mauvais rôles cabotin voyageant en première classe même pas composté son billet le saligaud et dire que sa mort a occulté celle du génie
Bergman facile à détecter il n’y en a que trois dans le cinéma mondial et m’est avis que Gérard Pirès pleure déjà des
larmes de sang comme cette empreinte ADN qui faisait la marque de
fabrique Mocky et qui aujourd’hui ne ressemble plus qu’à du cinéma amateur pas bien ficelé moche même pas prétentieux ou ambitieux vieux ringard du cinéma plein de toiles d’araignée ça sent fort la
naphtaline et comment arrive-t-il à convaincre encore autant de personnes à tourner avec lui outre la panoplie qu’il se trimballe regardez bien les génériques et vous verrez qu’il fait équipe avec
une bande de joyeux lurons de l’art très dramatique et ce depuis de nombreuses années Michel Serrault parce que c’est un ami Villeret parce qu’il a réussi à le convaincre de produire LE
FURET Renaud Dick Rivers Pierre Cosso Géraldine Danon Bruno Solo Bernard Ménez c’est le bal des has been OK mais Michael Lonsdale Robin Renucci Thierry Frémont Jean-François Stévenin
Tom Novembre François Toumarkine Marianne Basler Charles Berling je suis mystifié des statues de cire voilà ce que j’ai l’impression de voir le musée Grévin articulé
vous sentez bien que ce ne sont pas totalement eux et pourtant il y a bien un petit quelque chose dans la bouche ou dans le regard mais ces grands mannequins liftés j’ai toujours trouvé cela
angoissant et tellement peu naturel le faux qui se voit les grosses ficelles le manque d’intérêt et on vous ferait payer une place pour voir n’importe quoi c’est cela que je ne lui pardonne pas à
Mocky la place achetée au guichet et je croyais aller au cinéma alors qu’on me poussait dans un musée même des ratés à la limite c’est excusable j’accepte les erreurs mais pas les fautes là je
verbalise pas une seule intention cinématographique ce qui entre dans le cadre fait sens et ça d’accord pour la télévision mais voilà à quoi nous réduit ce cinéma discount qui montre son nez de
plus en plus projection intensive de films faits à la maison on applaudit avec un bon scénario et moi je pleure de toute façon tu viens me parler discrètement à l’oreille et replonger avec toi dans
les profondeurs assourdissantes tourbillon des corps désamorcés qui ne répondent plus la ligne est coupée cordes vocales fatiguées des fois je me demande comment certains ont le courage de
continuer parce que quand j’étais adolescent j’aimais certains films et quand je les revois je me demande comment j’ai pu ne jurer que par ces immondes produits un peu trop de sauce qui dégouline
pas revu IRON EAGLE Sidney J. Furie 1986 réalisateur dont THE ENTITY 1981 fonctionne plutôt bien et THE IPCRESS FILE
1965 est un authentique chef-d’œuvre que je vous conseille de découvrir si ce n’est pas encore fait ce doit être à peu près tout ce qui se regarde mais il a tellement œuvré que je suis loin d’avoir
tout vu en tout cas une chose est sûr c’est que son SUPERMAN IV : THE QUEST FOR PEACE 1987 est une aberration générationnelle il y a des cinéastes comme ça j’aime bien avoir
de leurs nouvelles Renny Harlin je préfère que ce soit par e-mail des fois je tombe sur un truc pas connu alors je regarde je sais que ça va être mauvais mais que voulez-vous il faut bien
entretenir les relations et sur ce coup-ci c’est
DETENTION 2003 je vois Dolph Lundgren au casting et là je me dis que j’en prends pour 1 heure et 38 minutes de souffrance que n’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie et
pourquoi ce masochisme à répétition ma cinéphagie l’emporte sur ma cinéphilie ma psy n’aura qu’à se démerder avec ça illusion qu’un jour tout va changer mais je souris au vent et perd mon ombre
chinoise la loi du plus fort étant toujours la meilleure puisqu’il ne faut jamais dire fontaine j’avais bien lu dans les cartes quelqu’un à jeté le valet de cœur il ne reste plus que les
prédictions avérées avariées averti que j’étais d’un œil je regarde l’écran je bloque l’autre avec ma main j’essaie avec mes oreilles mes yeux se croisent je floute les visages je me rebaptise
Photoshop CS ma tête se penche elle est maintenant à l’envers rien n’y fait Dolph Lundgren n’a jamais été qu’une brute et il n’y a que des cheveux là haut je pensais avoir flirté avec les
spéléologues de la médiocrité lors de CONFESSIONS OF A SOCIOPATHIC SOCIAL CLIMBER mais là c’est carrément incompréhensible ils s’activent dans tous les sens ça bastonne pour un
rien le scénario m’attaque les neurones il devient une bouillie où tout n’est que bruit dans un monde testostéroné dans CONFESSIONS OF A SOCIOPATHIC SOCIAL CLIMBER il y avait aussi
du muscle et je préférais ceux de Jennifer Love Hewitt associés à ce nom je suis sûre que si tu rajoutes « nue » « naked » « rasée » « humide » et
« bunker » les moteurs de recherche vont soudainement beaucoup t’aimer la vie est tellement riche d’enseignements festifs et régénérants il n’empêche Sidney J. Furie m’attriste
aujourd’hui pourquoi tu parles dans le vide dis Furie demain ce sera fini et j’exploserai avec les feux d’artifices en d’incommensurables dérélictions dionysiaques et je serai content de me
remémorer mes regrets aussi nombreux que mes rêves pareil pour tous le même tarif de groupe il est faux de croire à l’idée commune que nous ne colportons aucun regret et pire encore que cela ne
sert à rien d’en avoir ce n’est qu’un concept préétabli guidé par la tyrannie de ne vivre que pour des instants de bonheur le mot qu’il m’avait manqué pour MA MERE Christophe Honoré 2004 à vomir c’est dire si j’appréhendais DANS PARIS 2006 avec Louis Garrel dans la distribution que n’ai-je donc tant vécu que pour cet infamie
air connu et blablabla et blablabla comme quoi tout arrive figurez-vous
que ce film contient du goût et des arômes et des morceaux de fruits comme en Bulgarie
d’abord ça surprend ensuite nous sortons de là en se disant qu’à défaut d’être complètement séduisant DANS PARIS a l’énorme avantage de se démarquer de toutes les autres
productions hexagonales si si même que Christophe Honoré essaie de faire du cinéma je le vois bien que personne ne me crois moi-même je suis en train de me demander si ce n’est pas quelqu’un
d’autre qui serait entré en possession de mon corps et guiderait tous mes gestes m’obliger à écrire cela faut vraiment être le fils de personne il y a un peu de vrai en matière de sémantique Honoré
crée son monde son petit univers qui n’a pas grand-chose à dire mais qui le dit très bien Romain Duris qui s’enfonce dans le plancher de sa chambre l’impossible accès de la proximité
« Cambodia » en fond sonore ça c’est du joli Guy Marchand pourtant un bon comédien mais tout comme Victor Lanoux ou Michel Galabru ils auraient pu devenir les plus grands acteurs français
mais ils se sont sabordés eux-mêmes avec Marie-France Pisier c’est du moins propre et Louis Garrel qui n’est employé que pour plagier Antoine Doinel voilà je l’ai dit ça ne vous aura pas échappé
tout l’intérêt de Christophe Honoré à vouloir faire ce film réside dans son amour des décalcomanies nous y trouvons pêle-mêle Truffaut Rohmer Godard Demy déjà dans 17 FOIS CECILE
CASSARD 2002 ou encore Eustache et après on crie à la modernité du cinéma français à la sortie de la projection cannoise ce qui confirme que la culture du cinéma est réservée à une élite
et ensuite que l’intérêt suscité devient très relatif les bons réalisateurs s’inspirent les autres rendent hommage nous y sommes encore et toujours les chaînes et leur bruit clinquant et s’il y a
de belles choses DANS PARIS marque le pas sur le terrain du renouveau conceptuel au final l’idée d’avoir retrouvé quelque peu l’atmosphère Nouvelle Vague pour ceux qui aiment sinon
il y a de la Danette dans le frigo et du Melville dans le magnéto finalement j’en conclus que cela doit être chiant de toujours porter son véto c’est quand même plus simple de prendre rendez-vous
faut que j’arrête de boire sinon je vais continuer






