Scène finale de HAEGYEOLSA (1982), plus connu en France sous le titre : L’EXECUTEUR DEFIE
L’EMPIRE DU KUNG-FU. A noter qu’il se reconnaît aussi sous les titres L’EMPIRE DU CRIME, SECRET EXECUTIONERS et THE TROUBLE-SOLVING
BROKER. Nous le devons à Lee Doo-Yong et surtout à Godfrey Ho, piètre réalisateur de séries Z provenant de Hong Kong. Il avait la fâcheuse habitude de tourner de petites scènes mal
écrites avec des acteurs occidentaux en mal de succès, et de les insérer dans d’anciens films asiatiques oubliés ou inachevés. Il était d’ailleurs possible de retrouver ces mêmes scènes dans
plusieurs de ses productions. C’est pour cela qu’il officiait dans des sociétés suspectes, sous divers pseudonymes tels que : Elton Chong, Chi-Mou Ho, Benny Ho, Bruce Lambert, Antonin
Gasner ou encore Jerry Sawyer. Mais son véritable nom a toujours été Chi Kueng Ho.
Fin des années 80, il fait finalement preuve de bon sens en refusant de travailler avec Jean-Claude Van Damme, en qui il ne voit qu’un petit comédien de kung-fu qui ne fera jamais carrière. Nous pouvons le remercier, malheureusement, d’autres n’auront pas eu ce courage en offrant du travail au sage belge.
Godfrey Ho a quand même osé dire : « I used to be a movie maker. Now I am teaching people to make movies. It really makes me glad when my students are happily showing me their works. Only if you've been through the whole process, can you understand how satisfactory and delightful it is. »
Il enseigne aujourd’hui la réalisation à la Hong Kong Film Academy.
Nul doute que la vision de cet extrait vous aura donné envie de poursuivre votre soif de culture en vous procurant d’autres films de Godfrey Ho, aux titres déjà très alléchants :
KICKBOXER FROM HELL
LES ENRAGES DU KUNG-FU
NINJA TERMINATOR
DYNAMITE KUNG-FU
MAGNIFICENT WONDERMAN FROM SHAOLIN
BIONIC NINJA
ZOMBIE VS. NINJA
FULL METAL NINJA
Vous remarquerez la chance que nous, français, avons de pouvoir bénéficier d’un doublage audio de grande qualité. Dans sa version originale, le film ne revêt pas toutes les qualités que lui ont conférées les post-synchronisateurs, lors de séances où ils semblent s’être follement amusés à improviser des dialogues d’une large richesse imagée, et se sentir obligés de faire montre de l’étendue de leur palette vocale, en expérimentant des accents censés rendre leurs personnages plus authentiques. Du travail admirable, qui nous laisse perplexe quand on connaît le peu de soin que la post-synchronisation accorde de nos jours aux longs métrages.
Je vous livre la bande-annonce. Sans images, vous vous rendrez mieux compte.






