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Mercredi 30 novembre 2005

            Deux très bons films. Eloignés en apparence mais étrangement complémentaires.

            MYSTERIOUS SKIN de Gregg Araki.

MYSTERIOUS SKINSon dernier long métrage datait de 1999. Autant dire que nous attendions des nouvelles de celui qui avait infligé au monde du cinéma une belle claque esthétique avec l’excellent THE DOOM GENERATION et son moins convaincant NOWHERE. L’univers de Gregg Araki est très proche de celui de Larry Clark par l’omniprésence des thèmes relatifs à la condition adolescente. Il est cependant moins poisseux mais tout aussi désespéré. Si ses précédents films s’attachaient à la superficialité du monde adolescent à travers leurs relations sociales, MYSTERIOUS SKIN lui permet une analyse plus intérieure des tourments.

Le film œuvre autour d’une sombre histoire de pédophilie. Pas si sombre que ça d’ailleurs. La relation est décrite par le plaisir que Bill Sage et Joseph Gordon-Levitt en ont tiré. J’espère que ce n’est pas un jeu de mots ! C’est quasiment mis en scène comme une relation amoureuse. C’est dans cette perversité qu’Araki floute les termes de la pédophilie. Brady Corbet, lui, aura fait partie des jeux érotiques à deux reprises. Pas d’amour ici. Il n’a été qu’utilisé en tant qu’objet.

Si la pédophilie n’est pas le sujet du film elle en est du moins un vecteur très porteur. Les deux enfants auront donc subi dans leur enfance un évènement extrêmement perturbant qui va conditionner toute leur vie future. Celle de Brady Corbet : en devenant l’adolescent renfermé et mal dans sa peau qui cherche à savoir ce qui a bien pu lui arriver durant les heures de sa vie qu’on lui a prises. C’est une sorte d’instinct de survie. Certaines personnes poursuivent leur vie sans remettre les pièces du puzzle en place. Ce qui semblait être la voie de Joseph Gordon-Levitt. Brady Corbet est poussé par quelque chose qu’il ne maîtrise pas mais qu’il conçoit comme une source génitrice. Joseph Gordon-Levitt a fait de sa vie un enfer sexuel. Il reproduit l’acte sexuel comme un jeu d’enfant auquel il s’adonnerait avec ses autres camarades. Il est intéressant de constater chez lui qu’il est instinct de mort. Le sexe détruit. La quantité de rapports non protégés l’amènera à flirter constamment avec la mort. Attitude suicidaire qui contraste avec le personnage asexuel de Brady Corbet. Chez lui aussi le sexe détruit. Par son tabou. Ne pas toucher à ce qui nuit. Laisser les albums de Georges Moustaki de côté. Le tabou occulte. C’est ce qui explique les heures manquantes de son enfance qu’il n’aura de cesse de se rappeler.

Nous sommes là face à un film douloureux qui explore des zones d’ombre où le pire est toujours à venir et où tout nous rappelle la difficulté de l’existence humaine. Gregg Araki nous démontre toute l’intelligence de son art par l’absence de complaisance sur un sujet si délicat. Sa véritable introspection s’axe sur la forme d’existence que ces deux jeunes ont développée. Emotionnellement parlant c’est dans cette partie qu’Araki nous met le moins à contribution. C’est le plus gros défaut du film. Il s’en fallait de peu pour réaliser un véritable chef-d’œuvre et Araki s’est un peu trop attardé sur ce frein relatif aux personnes. En effet, le début du film est assez perturbant par l’étrangeté qu’il met à nous maintenir dans une intrigue assez évidente qui s’attache surtout à nous conditionner dans une vraie démarche de compréhension. On accepte de ce fait que la quête des personnages soit aussi la nôtre. Or, cette poursuite est bien évidemment louable dans la mesure où elle permet l’exploitation des personnages à travers leur détresse, mais le fait que le réalisateur s’y attarde trop repousse sans cesse les moments d’émotion à venir. Et ceux de la fin ne seront qu’un succédané à la charge émotive qui s’est créée dès le début et qui n’a pas pu s’épancher par la suite. C’est ce qui rend le film poussif durant toute cette lente marche vers la source de lumière. C’est d’autant plus dommage que dans les moments charnières où ces personnages affrontent leurs vrais démons, ces scènes sont d’une dureté et d’une violence exacerbées. C’est notamment le cas lorsque Brady Corbet retrouve son père venu lui offrir un cadeau pour son anniversaire. Affrontement assez court mais soutenu par des dialogues cinglants faisant mouche à chaque fois. La scène de fin où Joseph Gordon-Levitt et Brady Corbet se retrouve pour défaire ensemble les liens qui les attachent autant qu’ils les séparent, cette scène est aussi bouleversante par la tragique révélation qui s’impose à eux que par la douloureuse impasse dans laquelle ils se trouvent. Terrible prise de conscience qu’il faudra bien vivre avec son passé. Et pour renforcer tout cela il aurait peut-être été nécessaire de nous donner une scène de confrontation entre les deux adolescents et Bill Sage. Une plus grande expression de cette douleur aurait un peu mieux dessiné cette émotion qui fait défaut.

Puisque nous venons d’évoquer la notion de dialogues, j’aimerais ouvrir une parenthèse pour souligner à quel point je déteste les films ou les enfants et les adolescents se comportent comme des adultes. Lorsque c’est inhérent à leur personnalité, d’accord. Mais dans beaucoup de cas les dialoguistes oublient de s’appuyer sur les comportements des enfants afin d’en saisir tout ce qui les a animé eux-mêmes durant les premières années de leur vie, et qui semble maintenant si éloigné. MYSTERIOUS SKIN se prévaut de quelques jolis moments qui n’échappent pas à la règle. Je ne citerai que cette scène d’adieu où Michelle Trachtenberg quitte ses deux amis devant un bus qui l’attend pour l’emmener à New York. Lourdeur des sentiments. Maladresse des dialogues.

Par contre, il y a le chef opérateur Steve Gainer. Mais qu’il arrête avec ces noms stupides ! Arrête ! Plus personne ne te crois. Il a encore fait des merveilles ! C’est déjà lui qui avait signé la sublime photographie de BULLY. Comme toujours chez Araki, l’emploi des couleurs est prépondérant. Le bleu surtout. La symphonie visuelle fonctionne toujours sur le même rythme mélodieux. Les films de Gregg Araki sont comme des feux d’artifices. Peu de réalisateurs peuvent se prévaloir de faire un travail aussi inventif sur les éclairages et la mise en valeur des couleurs. Au niveau des autres avantages que l’on peut créditer à Gregg Araki, il est aussi le monteur de tous ses films. Chose que tout réalisateur devrait faire puisque le montage fait partie intégrante de la réalisation et de la mise en scène. MYSTERIOUS SKIN en est l’exemple type. Araki met beaucoup de précision dans le tempo de la coupure. C’est tout le temps qu’il accorde à une réponse ou à un silence qui détermine l’intensité des rapports qui s’installent. On ne va pas au plus efficace mais à une justesse, parfois difficile d’accès. C’est faire du cinéma que de prendre ce genre de risques. Grande classe au passage pour la justesse (puisqu’il en est question) de la très jolie Elisabeth Shue. Bon, c’est plus trop un scoop mais c’est important de le souligner. De plus en plus sexy et de plus en plus intense dans les émotions qu’elle arrive à transmettre. L’étroitesse de son rôle ne permettait pas sur le script une telle richesse à l’écran et pourtant elle a su composer avec la rareté de ses apparitions. C’est un peu la force des grands comédiens que d’étoffer un rôle à partir de pas grand chose. Qu’il est loin le temps de THE KARATE KID ! Ah ! Et celui des GOONIES

Nous avions cité plus haut le nom du grand Larry Clark. Remettons le couvert à propos d’esthétisme. Plus crus que ses films, difficile à trouver. Cohérence avec le sujet oblige, il sait filmer la nudité et l’acte sexuel avec toute la décence utile pour ne pas virer dans le racoleur. Ce sont des choses finalement assez nouvelles mais qui ont déjà été reprises. On se rappelle du très rock n’ roll 9 SONGS de Michael Winterbottom ou du moins performant GOJITMAL de Jang Sun-Woo, pour les films qui utilisaient le principe sur toute leur durée. Comme je suis un fervent défenseur de la violence au cinéma, je suis aussi un militant actif pour que l’on montre la nudité et la sexualité des personnages. Lorsque l’on choisit volontairement de ne pas montrer cela j’aime que ce soit pour des raisons esthétiques et non par censure. Dans FUNNY GAMES Michael Haneke ne montre à aucun moment la violence. Il y a un procédé politique derrière tout cela, mais c’est aussi une manière de la définir. Dans ce cas-là, la représentation de la violence est tout aussi jouissive. Dernièrement, un film comme BATALLA EN EL CIELO choisissait une confrontation brutale à la sexualité, réfugiée derrière un principe relativement provocateur tout de même. Mais il n’y a là-dedans que la morale de chacun de proprement antagoniste. Pour en revenir à MYSTERIOUS SKIN, certaines scènes sont en manque de plans. Ce sont tous celles à caractère sexuel. Nous sentons beaucoup trop qu’Araki cherche à éviter une classification X plus qu’il ne cherche un principe figuratif expressif. L’idée n’est pas de montrer un fist-fucking fait par un enfant mais d’essayer de définir quel est le rapport charnel que l’enfant établit avec le corps de l’autre. C’est un peu comme si Araki se refusait à nous accompagner sur des chemins qu’il avait préalablement balisés.

MYSTERIOUS SKIN est l’histoire de deux êtres qui cherchent à savoir ce qu’il y a sous leur peau. Littéralement par rapport au titre. Conditionnés par des réflexes et des habitudes ancrés dans les tréfonds de leur inconscient, c’est une longue interrogation sur ce qui fait que nous sommes responsables de nos actes. Ce qui se joue dans notre inconscient serait-il un autre Moi ? Le film de Gregg Araki semble tout de même laisser un arrière goût qui laisse à penser que ce qui établit nos personnalités dépend de quelque chose qui nous a échappé à moment donné. C’est l’élément extérieur qui s’est imposé chez nous comme un autre Moi. MYSTERIOUS SKIN s’apparenterait de ce fait à une chasse aux démons. Beaucoup d’espoir se dégage donc de ce fol exorcisme analytique. Salvateur certes, mais pas vraiment rédempteur.

            ME AND YOU AND EVERYONE WE KNOW de Miranda July.

ME AND YOU AND EVERYONE WE KNOWIl s’agit du premier long métrage de cette jeune artiste américaine. L’originalité de cette première œuvre en est sa véritable force. L’histoire tourne autour de plusieurs personnages baladés par la vie à coup de mouvements de cœur, de surprises vécues au jour le jour et par l’ouverture aux éléments environnants. Le film de Miranda July fait du bien à nos cœurs par toutes ses réflexions sur les univers qui nous entourent, les personnes qui nous sont proches et les interrogations qui conditionnent nos visions du monde. C’est un humour fin, intelligent et empreint d’énormément de poésie. Et puis il est énormément question de sexe. Son approche est inventive et hilarante. Voilà même une véritable leçon pour MYSTERIOUS SKIN dans la manière dont les enfants et les adolescents en parlent. Je pense ici au jeune Brandon Ratcliff, âgé de six ans, adepte du tchat pornographique ou chaque expression ne dévie pas vers la perversion mais vers son univers imaginatif d’où sont exclues toutes ces considérations (du moins comme l’entendent les adultes). C’est toute la naïveté du rapport au sexe qui transparaît ici, ainsi que la recherche de la simplicité ludique de l’apprentissage à l’amour. C’est vraiment défini de manière très subtile. Tout comme le sont les personnages du film. Aussi précis soient-ils dans le contour qui en fait des personnages très affirmés, tout leur décalage vient du refus des conventions de leur comportement. Carlie Westerman étant la seule exception qui confirme la règle. C’est ce décalage qui nous gagne par l’expression vitale de ce qui les anime. S’immoler la main, se prendre de passion pour un poisson rouge, regarder une vidéo qui n’aurait jamais dû être visionnée etc. Tout cela reflète la difficile marche en avant qui permet d’exister et de sortir du cadre prédéfini. Le rire vient de la rupture. Lorsque les personnages sont en rupture avec les comportements que le spectateur anticipe, l’originalité du scénariste devient la perle noire du film.

C’est en cela que ME AND YOU AND EVERYONE WE KNOW permet de retrouver un univers qui nous est bien connu puisqu’il s’agit de celui de Todd Solondz. Voici le premier film qui reprend la forme humoristique et pourtant profondément sombre du chef-d’œuvre qu’est HAPPINESS. Personne n’avait réussi jusqu’à maintenant à mêler autant le rire que l’abandon affectif au sein d’un film. Miranda July semble avoir parfaitement digéré toute cette culture et nous offre un premier film où l’on hésite parfois à rire ou à pleurer. Souvent nous faisons les deux. Et pourtant son cinéma semble moins désespéré que celui de Solondz. En tout cas, il est moins amer. C’est ce que qu’évoque le symbole un peu cliché du dernier plan du film où un magnifique lever de soleil éclaire la ville, et ces personnages qui vont continuer leur développement personnel sur un autre tempo. C’est de changement dont il est question.

D’ailleurs, puisque nous parlions de Todd Solondz et d'HAPPINESS, la fin de ce film n’en est pas pour autant aussi déprimante. Rappelez-vous la fin où le jeune garçon se masturbe et finit par éjaculer dans un élan qui le pousse à venir dire à sa mère, d’un air triomphateur : « J’ai joui ! ». Il y a dans ce cri autant de libération que dans le : « Mein Führer, je marche ! » de Peter Sellers dans le DR. STRANGELOVE OR : HOW I LEARNED TO STOP WORRYING AND LOVE THE BOMB (vrai film pessimiste, soi dit en passant) du maître Kubrick.

ME AND YOU AND EVERYONE WE KNOW est un film créatif et récréatif bourré d’idées. Nous aimons énormément ces petits témoignages excentriques qui définissent les vraies émotions qui se tapissent sous nos sombres masques. Miranda July les libère et s’amuse de toute cette folie créatrice. Sa bande vidéo est très représentative de toute cette envie de communiquer par des marques d’attention. Tout à coup nous sommes touchés par quelque chose d’indescriptible. Tout à coup il est des choses de faire et de ne pas dire. L’idée qui se cache derrière la performance à laquelle elle se livre sur la vidéo que Tracy Wright ne devait pas regarder jusqu’au bout, est dans la suite logique du rapport faussé (qui pourrait finir par se détruire mais qui impliquerait trop de remises en cause). On cache les vraies relations derrière des mots. Il faudrait être capable de lire entre les lignes. Ainsi, c’est par un coup de fil que Miranda July va rentrer en contact avec Tracy Wright. L’élément qui facilite la communication (le téléphone) dépouillé de sa fonction. Il y a derrière le mot de « macaroni » plus de contact qu’elles n’en auront jamais ensemble. Ce qui ne peut être avoué doit être prouvé d’une autre manière. C’est une idée drôle mais très forte. Nous ferons de même à la fin de cet article. Nous chercherons à savoir si beaucoup de personnes lisent ces « lumières » jusqu’au bout ou si nous pouvons écrire tout et n’importe quoi…

C’est une grande partie de la personnalité de Miranda July qui se trouve retranscrite à travers ces fantasmes et ces extrapolations. Cette grande richesse est au service de personnages tout aussi fantasques. Il faut ici souligner la qualité de l’interprétation et de la direction d’acteurs. Beaucoup de jeunes acteurs et toujours une sincérité et une approche délicate dans l’émergence des personnalités. Subtil, encore une fois. S’il n’était qu’une scène pour vous en convaincre : celle de la rencontre sur le banc. Je mets Brandon Ratcliff de côté puisque c’est dans la nature des enfants d’être toujours justes. Ce que joue Tracy Wright est plus difficile qu’on ne le croit et elle ne tombe jamais dans le grotesque. C’est assez emblématique de la netteté et de l’authenticité avec lesquelles ce film fut conçu.

            MYSTERIOUS SKIN et ME AND YOU AND EVERYONE WE KNOW sont des films qui parlent de la mutation. Le caractère que cette dernière revêt peut changer de forme, il n’en reste pas moins que sa transposition en situation s’attache au rôle de révélateur qu’elle joue sur les personnages. Par sa relation aux petits riens du quotidien, ME AND YOU AND EVERYONE WE KNOW semble plus réaliste que MYSTERIOUS SKIN qui emprunte des figures de style beaucoup plus portées sur la représentation du fantasme. Il n’empêche qu’ils dévoilent tous deux une aptitude à laisser en arrière ce qui nous a amené ici et qui fait désormais partie intégrante de nos vies. Nous devons composer avec mais sans en faire ce qui conditionne nos angles de vue. Qui sont aussi des angles de vie. C’est ce que décrit merveilleusement bien Miranda July lorsqu’elle parle avec John Hawkes du prochain panneau qui les séparera. Mais jusque-là l’amour sera éternel.

            Comme le grand cinéma est source de bonheur intense pour vous, vous allez être gâté jusqu’au 6 mars 2006 puisque le Centre Pompidou vous propose une intégrale Martin Scorsese, agrémentée de nombreux films choisis soigneusement par Monsieur. C’est ainsi que vous pourrez notamment découvrir ou revoir :

- BRIGHT LEAF de Michael Curtiz (parce qu’un Curtiz ça ne se refuse jamais)

- THE BAD AND THE BEAUTIFUL de Vincente Minnelli (ça c’est du lourd !)

- BARRY LYNDON de Stanley Kubrick (parce que les films de Kubrick ne devraient se voir que sur grand écran)

- THE PUBLIC ENEMY de William A. Wellman (cinéaste dont on ne parle jamais assez)

- WOODSTOCK de Michael Wadleigh (avec une copie neuve, s’il vous plaît)

- AMERICA, AMERICA d'Elia Kazan (redécouvrir Kazan et s’apercevoir du génie de cet homme)

- ACCATONE de Pier Paolo Pasolini (un chef-d’oeuvre)

- RIDE THE PINK HORSE de Robert Montgomery (jamais vu mais le titre français ne m’évoque que des bonnes choses)

- NOSFERATU TANGO de Zoltan Horvath (délicieux court métrage à voir et à revoir)

- I VITELLONI de Federico Fellini (pour une fois que Fellini faisait des trucs intéressants !)

- CAUGHT de Max Ophuls (pour ses mouvements de caméra, évidemment).  

            Place maintenant aux grandes idées de Miranda July puisque nous allons mettre en pratique ce qu’elle développe dans son film.

Peu importe le jour, que vous lisiez cet article le lendemain de sa publication ou dans cinq ans, que vous l’ayiez aimé ou détesté, que vous soyez riche, pauvre, blanc, noir, juif ou scout (non pas les scouts), je vous demanderai juste de me témoigner que vous venez de finir sa lecture en m’envoyant un SMS au 06 62 75 58 55. N'écrivez rien de plus que ))<>((

Merci.

par MAYDRICK publié dans : LUMIERES
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