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Samedi 1 octobre 2005

Pour 9 points :


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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Vendredi 30 septembre 2005
CLASSEMENT
17 points  LE SEB
10 points  BUDD!
  SYSTOOL
8 points LEF'
6 points MOVIE
5 points MONSIEUR CRE
  FABIUSLEGITIMUS
3 points  SIMON

 

Première photo pour 10 points :


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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Vendredi 30 septembre 2005

COP LAND

            Depuis sa reconversion, Sylvester Stallone s’est surtout illustré dans le pire (DRIVEN, CLIFFHANGER…) et plus rarement dans le meilleur (COP LAND). Dans SHADE, il tape dans le juste milieu en continuant à nous gratifier d’une prestation sobre et efficace. L’aura du comédien servant parfaitement le personnage, sa composition vient confirmer son talent, qui n’a jamais été et ne sera jamais exceptionnel, mais qui est surtout très éloigné des mauvaises critiques qui le poursuivent. Mauvais, il l’a sûrement été dans quelques films, car mal dirigé. L’indigence de ces films et de mauvais choix de carrière ont bâti cette réputation qu’il ne mérite pas. Nous parlons tout de même de RAMBO ! Un film qui a marqué toute une époque par le débat sur la violence qu’il a lancé. Il est un peu à part puisqu’il est le seul qu’il faut sauver de toute la filmographie de Ted Kotcheff. Même si sa mise en scène n’a rien de particulièrement brillant, elle serre le propos par sa concentration minimaliste sur l’histoire, par son exploitation de la violence sous un angle très brutal et surtout par sa direction d’acteurs irréprochable. Brian Dennehy y est à son summum ! Ce film fonctionne encore aujourd’hui car il est axé non pas sur ces effets stylistiques, mais sur la véritable déchirure qui fait de John Rambo un personnage qui cherche à se reconstruire intérieurement. Il n’a jamais été aussi bien exploité que dans ce premier volet et c’est en grande partie pour cela que les deux suivants sont aussi médiocres. Le symbolisme médiatique a eu raison du concept artistique. Pourquoi Georges Moustaki n’a-t-il donc jamais été un symbole ?

Pour en revenir à Sylvester Stallone, c’est une assez grande joie de le retrouver dans le petit film qu’est SHADE. Mélanie Griffith espère aussi y faire un come-back qui relancerait sa carrière, mais elle ne s’en donne pas vraiment les moyens. Ce n’est de toute façon pas une actrice pour grands rôles. Elle ne nous a convaincus qu’une seule fois et c’était dans SOMETHING WILD. Elle y était éblouissante mais je doute qu’elle retrouve jamais pareil rôle.

SHADE est un film qui joue à cache-cache tout seul. Il est malhonnête et méprise son public secrètement. Tout pourrait très bien tenir debout si ce qu’il nous montre s’avérait être ce qui se joue entre les protagonistes de l’histoire. Mais ça ne l’est pas. La vraie fin, écrite uniquement pour prendre le spectateur à contre-pied, ne le surprend que par la superposition de niveaux de lecture, qui l’exclut donc sans véritable raison. Quand il y a un véritable mystère, comme dans THE USUAL SUSPECTS, le procédé est efficace. Dans SHADE il est d’autant plus inutile qu’il ne tient pas la route dès la seconde vision du film. Les réactions de certains personnages ne sont plus cohérentes et ne sont convenues que pour se lire dans un seul sens, celui destiné à tromper le spectateur.

C’est dans le même esprit que l’on peut s’affliger que SHADE soit un peu trop bavard. Car il signale constamment des faits que la réalisation ou certains silences seraient plus à même de renforcer. Manque de talent par manque de confiance au public. Le public a 4 ans ! Certes. Mais ne comprend-on pas déjà beaucoup de choses à cet âge-là ? Georges Moustaki était un mauvais exemple à cet âge-là.ENTRE SES MAINS

            Dans les sorties de la semaine dernière, il me fallait choisir entre le Kerrigan, le Miike ou le Fontaine. Parti pour voir la dernière petite perversion japonaise, le classicisme français a eu raison de moi. Un film français ? Au cinéma ? Je sais, il me prend parfois des accès de démence passagère où je commets les actes les plus fous, allant même jusqu’à traverser en dehors des passages piétons en cas de crise aiguë. Ce jour-là, je me jetai entre les mains d’ENTRE SES MAINS. Surtout pour le charme d’Isabelle Carré, vue à Avignon cet été et relatée dans un précédent article. Fidèle à elle-même, elle se fait délicate et sensible avec des accents maternels qui résonnent par la justesse des approximations et des doutes qui composent son personnage. Dès les premières images, c’est donc un plaisir énorme que nous avons à la retrouver en compagnie de Benoît Poelvoorde. Acteur exceptionnel lui aussi, je ne serai pas aussi dithyrambique à son égard que la presse a bien voulu l’écrire. Effectivement, si on le compare aux différentes prestations dont il a l’habitude de nous délecter, il cesse les délires extravagants au profit d’une sincérité plus ascétique. Même s’il faut saluer sa justesse, il est exagéré de le porter au pinacle. On voit d’ailleurs toutes ses limites lorsqu’il doit assumer les troubles mentaux de son personnage et notamment les jours de crise. Il reste ancré dans une seule couleur qui affaiblit ses tourments intérieurs. Isabelle Carré nuance beaucoup plus les différents niveaux sur lesquels jouent son trouble et ses tâtonnements constants. Ce contraste entre eux deux vient principalement d’une disproportion flagrante entre les deux personnages. Celui d’Isabelle Carré est plus développé.

ANNE FONTAINEAnne Fontaine ne s’entend qu’à filmer le parcours d’Isabelle Carré. Celui de son partenaire masculin l’intéresse beaucoup moins, et ce pour une mauvaise raison. Elle cherche en effet à poser un point d’interrogation sur Benoît Poelvoorde. Serait-il ou non ce fameux serial killer qui sévit dans la ville de Lille ? Les différents indices qui jalonnent le film nous apportent très vite une réponse positive qu’elle ne viendra confirmer que bien trop tard. Inutile. Pourtant, à partir du moment où cette faille est révélée, on se met à penser que nous allons pouvoir suivre le serial killer et en apprendre un peu plus sur ce personnage bien étrange. Mais là encore, elle préfère se concentrer sur Isabelle Carré et ne nous donne qu’une vague explication sur les origines violentes de Poelvoorde, qui viennent (bien évidemment) de son enfance et plus particulièrement de son père. Tout ce qu’il ne faut pas faire ! Je hais tous ces films qui se permettent d’expliquer les causes des actes d’un quelconque tueur, en 30 secondes et 3 phrases et demie. Nous sommes dans des sphères plus complexes et un petit coup de baguette freudienne ne permet pas de dénouer tout cela de manière aussi claire.

Pour moi, nous sommes ici dans une différence fondamentale qui oppose le cinéma féminin du cinéma masculin. Ou plutôt du cinéma fait par des femmes au cinéma fait par des hommes. Anne Fontaine ne sait pas parler des hommes, c’est pour cela que Benoît Poelvoorde (pourtant plus riche) l’intéresse moins qu’Isabelle Carré. Toutes les subtilités de la psychologie masculine (si, si, il y en a ! Georges Moustaki est un mauvais exemple) n’ont jamais été révélées, étudiées ou alimentées par une quelconque réalisatrice. Au contraire, Ingmar Bergman est l’un des rares cinéastes masculins à parler des femmes comme personne ne sait le faire. On pense souvent qu’il a tout compris aux femmes. Georges Moustaki est encore un mauvais exemple. 

Dès le début du film, l’histoire part sur des pistes qui laissent envisager une histoire d’amour d’une facture peut-être académique, mais qui en fait la meilleure partie du film. La rencontre entre les deux comédiens est le moment le plus émouvant du film. C’est bien écrit, très fin, la découverte des personnages est délicieuse par leur singularité et l’on se laisse prendre par ce qui se trame sous nos yeux. Il vaut parfois mieux raconter des histoires qui ont déjà été traitées. La banalité est notre quotidien. L’originalité compense l’exceptionnel.

A DIRTY SHAME            Let’s talk about sex. 

            L’adolescent lubrique que j’ai été se serait sûrement repus du dernier film de John Waters : A DIRTY SHAME. On y parle sexe, on y pense sexe, on y rêve sexe, et tout le monde fait du sexe une sorte de demi-dieu en vertu duquel il est nécessaire d’accomplir nombre de glorifications.

Cinéaste de l’excès, John Waters réalise des films pornographiques depuis un long moment. Dans ses films les gens n’ont qu’une seule et même idée en tête. Ils en sont comme obsédés. Et tout se déroule selon leur logique dans une absurdité qui rend le quotidien plus insolite et plus agréable. Il nous parle enfin de la libre expression de nos désirs profonds, qui sont habituellement refoulés du fait de nos liens sociaux.

Je crois fermement qu’il existe deux personnes en nous (c’est notamment pour cela que je parle souvent de moi à la première personne du pluriel sur ce blog). Celle que l’on pourrait associer au concept du moi freudien est aussi celle qui se révèle lorsqu’un coup violent vient frapper (le vilain cliché !) chaque personne à la tête dans A DIRTY SHAME. Le changement est radical et la personne n’est plus conditionnée que par une seule idée : du sexe, du sexe, du sexe !!! Encore une racine commune avec le bon Sigmund : tout est sexe. Nous sommes bien évidemment ravis de ces déchaînements libidineux et irrévérencieux envers toute une majorité de la population américaine que le cinéaste ne cesse de provoquer à travers ses films. C’est pour cela que le cinéma de John Waters est aussi plaisant. Mais son extrémisme s’est pourtant fait plus discret depuis les années 90. Même si A DIRTY SHAME nous promet des moments de grande liberté existentielle, il manque la véritable audace qui n’en ferait pas un film engoncé dans un puritanisme qu’il dénonce. Pour parler autant de sexe, il n’en montre que très peu. A ce titre il faut saluer l’extraordinaire poitrine de la non moins érotique Selma Blair, l’actrice au potentiel sexuel le plus gargantuesque (Todd Solondz l’avait déjà compris dans le fascinant STORYTELLING). Voici un rôle parfait pour elle.

Suite à CECIL B. DEMENTED nous nous demandions si John Waters était encore aussi virulent qu’il avait pu l’être il y a quelques années. Le film était formidablement pauvre. Avec A DIRTY SHAME, il réalise un de ses films les plus perspicaces sur la société actuelle. Il grossit le trait pour en faire une farce dont le comique populaire est le plus a même de toucher le public visé. C’est un style que quasiment plus personne n’utilise et c’est aussi pour cela qu’il convient de continuer à saluer son travail.SELMA BLAIR

Dans la seconde partie du film, la pudibonderie qu’arbore Selma Blair avec son tour de poitrine et sa robe de jeune fille prude est une expression de l’incorrection civile contemporaine, plongée dans un abîme de perdition. Il n’y a plus de juste milieu. C’est « baise-moi » ou « attache-moi ». C’est aussi dans ce sens que j’ai employé plus haut l’adjectif de « demi-dieu » pour parler du sexe. C’est la double lecture que l’on peut faire d'A DIRTY SHAME : film pornographique ou film religieux. Comme on peut le voir, c’est par la foi que les parents de Selma Blair essaient de faire en sorte que leur fille retrouve le normalisme de la société. Les excès de la religion passent alors comme une pornographie psychologique qui utilise les mêmes procédés que le demi-dieu du sexe. A-t-on vraiment envie d’entendre sa fille prononcer ces quelques mots : « Je suis une femme et mon bas-ventre est une cathédrale où l’on n’entre qu’à genoux » ? Heureusement, la pornographie n'est pas le sexe.

GREETINGS            Côté irrévérence, Brian de Palma se posait là au début de sa carrière. En 1968, il tournait GREETINGS. Aujourd’hui il est mondialement connu pour des chefs-d’œuvre tels que PHANTOM OF THE PARADISE ou CARLITO’S WAY, mais ce que l’on sait moins c’est que ses premiers films sont composés de comédies qui ne sont jamais sorties en France ! C’est une aberration. GREETINGS est insolent comme seuls l’ont été les films de cette époque. C’est impertinent, limite subversif et surtout très très drôle. Il était difficile de soupçonner cela chez de Palma au vu de la totalité de ses films sortis en France. Comme il est capable du meilleur comme du pire (MISSION TO MARS) on se demande vraiment pourquoi il n’est pas revenu à la comédie. Il est étonnant de voir que jusqu’à BODY DOUBLE, son parcours est parfait alors qu’il va commencer à se déliter avec WISE GUYS puis évoluer constamment sous forme de montagnes russes. Cela fait 12 ans qu’il n’a pas réalisé un bon film et nous attendons beaucoup du BLACK DAHLIA qui sortira l’année prochaine.

GREETINGS, lui, tient toutes ses promesses. De Palma y développe déjà certains thèmes qui vont devenir récurrents dans sa filmographie à venir. Et notamment le voyeurisme, qu’il a largement traité. Les références à Antonioni sont très explicites et le mystère autour de l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy l’obsède déjà. Ces deux éléments seront associés et développés dans BLOW OUT. Mais le principal point de satisfaction est toutes les expérimentations stylistiques qu’il ose. Omniprésence de la musique, plans exagérément longs, liberté de ton, improvisation, restriction du champ de l’image, nudité etc. C’est ici qu’il exploite tout son talent à travers notamment une très forte influence de la Nouvelle Vague française. GREETINGS est particulièrement osé et ingénieux. Il semble qu’il y ait un élément que de Palma a perdu au cours des années et particulièrement au milieu des années 80 : le plaisir. Dans GREETINGS, la joie de faire du cinéma est palpable. C’est un émerveillement qui témoigne d’une sympathie exponentielle auprès du public.

Tout n’est que plaisir. Georges Moustaki est toujours un mauvais exemple.

par MAYDRICK publié dans : LUMIERES
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Jeudi 29 septembre 2005

Huitième photo - 3 points.


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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Mercredi 28 septembre 2005

Il y a encore 4 points dans la lanterne.


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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Mardi 27 septembre 2005

Et voici la plus grande actrice du monde :


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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Lundi 26 septembre 2005

Ah ! Enfin de vrais indices pour 6 points :


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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Dimanche 25 septembre 2005

(7 points)


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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Samedi 24 septembre 2005

Le voici de face. Ce devrait être plus facile, non ?


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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Vendredi 23 septembre 2005

Hmmm... J'ai bien l'impression que ce contre-jour leur a posé un problème de focale.
Bon, c'est sûr, ce n'est pas facile mais cela vaut 9 points tout de même !


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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