Tout est un peu
plus facile. Quand on tombe sur un bon scénario, les portes des producteurs s’ouvrent plus facilement. Le scénario est une clé. Tout le monde vous dira que c’est une clé magique parce
qu’elle ouvre beaucoup de portes. C’est faux. Ce n’est qu’une clé qui fait démarrer une voiture. Après cela, il reste quand même un bon nombre de facteurs qui vont entrer en jeu (à commencer
par Olivier Besancenot). Mais si, en plus, votre voiture a pour passagers des acteurs parmi les plus bankables du cinéma français, vous aurez sûrement droit à une escorte de police et toute
une équipe de travaux publics qui construira la route plus vite que la voiture n’avancera. Tout est un peu plus facile quand vous avez déjà réalisé un premier film très remarqué et que vous êtes
un comédien dont le nom est très en vogue dans les milieux très en vogue. Evidemment, quand vous sortez les kalaches pour balancer de l’affichage publicitaire et que vous créez l’évènement
médiatique, le succès est toujours un peu plus facile. Mais il n’y a jamais de garantie. Parce que pour la faire avancer cette voiture, il ne faut pas se croire plus fort que la musique : le
conducteur est le seul garant de l’arrivée à destination. Au final, vous vous retrouvez avec un peu plus de 3 millions de spectateurs qui se sont massés au bord de la route pour vous voir passer.
Ca ne vous rappelle pas quelque chose, ça ? Vous savez, ces débiles qui pédalent (ou plutôt ces pédés qui déballent) toute leur vie devant les caméras du monde télévisuel (qui se
met autant de produits illicites dans les narines que ces cyclistes s’en mettent dans les veines). Les autres sports sont donc comme les autres métiers. Et comme le monde est bien fait, on a
décidé d’être toujours plus sévère avec ceux qui souffrent le plus. Dans le cyclimse, tu as le droit de te doper mais pas de te faire prendre. A la télévision, tu n’as pas le doit de te droguer.
Tu en as l’obligation. Tu as aussi le droit de parler des dopés mais seulement si tu les appelles des sportifs. A La Poste, tu as aussi le droit de te doper mais faut vraiment être con. C’est
donc bien la preuve que tout le monde se dope. Et tout devient alors un peu plus facile. Dans le cas de NE LE DIS A PERSONNE nous sommes en flagrant
délit d’un film complètement dopé par tous les pores (et tous les porcs). Un film qui se regarde agréablement, bien ficelé, qui ne nous lâche pas du début à la fin. Une bonne tenue de route, une
reprise qui vous scotche à votre siège, climatisation et accessoires pour vous rendre la vie plus facile. Un poil plus facile. Plus facile de sortir satisfait de ce film que de
GOYA’S GHOSTS, le petit dernier de Milos Forman. NE LE DIS A PERSONNE c’est l’assurance d’un film réalisé avec sérieux, c’est l’un
des castings les plus alléchants du cinéma français, c’est l’idée d’un divertissement dans la tradition du thriller qui fait la part belle au pauvre innocent poursuivi, et enfin la garantie que
le système fonctionne encore lorsqu’il réunit tous ces éléments. Les applaudissements avant le générique de début. NE LE DIS A PERSONNE est avant tout une belle promesse. Un peu
trop belle. Vous qui croyiez rouler en Jaguar, vous vous apercevez subitement que vous avez été floué. C’est bien. Vous comprendrez bientôt parce que vous avez déjà commencé à réfléchir. Vous
êtes sur le point d’assimiler que NE LE DIS A PERSONNE n’est rien d’autre qu’une Renault Chamade ! Et c’est ce que nous allons démontrer.
Moi, je l’aime bien
Guillaume Canet. En plus on peut faire plein de jeux de mots avec son nom ! Même que je me rappelle quand j’étais petit j’en avais un de Guillaume Canet. Il brillait dans le
noir et poussait des petits cris comme Surya Bonaly quand elle se viandait sur la glace. Le personnage m’est sympathique. L’acteur ne m’intéresse pas trop. Le réalisateur m’avait beaucoup
étonné avec MON IDOLE, film qui apportait un souffle très intéressant dans le cinéma français. Même si ses effets de style étaient ouvertement
plagiés, MON IDOLE n’en restait pas moins très maîtrisé, plein de petites pépites sur tous les niveaux. C’est un grand film français fait avec l’énergie de la conviction. En
passant à NE LE DIS A PERSONNE, Guillaume Canet s’est frotté à la grosse machine consensuelle. Avec quelques belles choses à sauver. Christophe Offenstein est toujours à la
photographie et il faut le souligner tant il imprime au film la seule empreinte individuelle. Une image classieuse, parfois très émouvante, toujours sur les bons coups, sans fausse note ni fausse
facture, juste un étalonnage un peu moins affûté. Christophe Offenstein avait déjà signé celle de MON IDOLE. Nous retrouvons toujours ses mêmes goûts pour la mise en valeur des
couleurs et la cohabitation sensorielle avec les émotions des personnages. Notons enfin qu’il avait aussi fait un formidable travail sur le très moyen EDY de Stéphan
Guérin-Tillié. Une manière élégante de dire qu’en France, on peut très bien filmer en évitant de sombrer dans ce bleu-gris désastreux que tous les autres films véhiculent (tiens, je vais la
garder cette rime, on sait jamais ça peut servir).
Avant le film, je suis assez dubitatif quant à savoir à quelle course je vais assister. D’un côté, Guillaume Canet et la forte impression qu’il m’a laissée après MON IDOLE. De l’autre, le roman d’Harlan Coben, vaste supercherie dépourvue de charisme, qui ne repose que sur une seule idée scénaristique, un deus ex machina qui n’a pour but que de surprendre le spectateur. Il n’y parvient absolument pas puisqu’un ce procédé n’a jamais eu cette vocation. Il ne s’agit que d’un effet produit par l’auteur pour décorer son histoire. La grande différence entre se laisser prendre par des personnages ou une situation et se laisser prendre par un scénariste ! Une personne normalement constituée ne peut logiquement pas succomber à cette dernière manœuvre. Manipulation honteuse et sans vergogne.
Je commençai alors à m’inquiéter lorsque je découvris le casting, le fleuron, le gratin. William Saurin et ses invités. Et Luc Besson en producteur exécutif, il ne manquait plus que lui ! Que pouvait donc avoir à cacher Guillaume Canet ? Cela sentait très fort la Citroën Berlingo. J’allais vite être affranchi. La réponse dans le film.
Tout d’abord, rien à voir avec MON IDOLE. Point de recherche visuelle et de variation des styles (jusqu’à la vue subjective d’un steak qui allait se faire manger, dans MON IDOLE !!!). L’intrigue se met en place lentement. Les personnages se dévoilent petit à petit. Aucune surprise narrative. Et même scénaristique ! Il faudra attendre la fin du film pour essayer d’être surpris par tous ces procédés rocambolesques dont nous ne sommes pas sûrs qu’ils nous aient été tous dévoilés. La vérité pourrait finalement très bien être toute autre que celle qu’André Dussollier tente d’imposer comme telle. Après tout, après tous ces revirements et ces mensonges pourquoi s’en tenir à cette version des faits ?
Tout va très
lentement. Il faut dire que l’intrigue est tellement complexe qu’elle nécessite de présenter tous les protagonistes de manière concise et radicale. On ne s’attarde pas trop sur les
personnalités de chacun, leur rôle dans l’histoire est suffisant. Du coup, les scènes sont assez courtes. Pas le temps de rentrer dans les détails. Même si la jeune mariée aurait bien
voulu. Il faut alors compter sur un montage de boucherie pour donner un peu d’allure à l’ensemble. Comme l’échelle des plans est parfois satisfaisante, le film présente une illusion
d’aération constante alors que rien ne progresse. Le montage rend le film regardable. Nous avons l’impression d’un rythme assez soutenu alors que nous ne sommes qu’assaillis d’informations. Et
une Nissan Micra, une ! Le film s’étale parfois laborieusement comme dans cette scène d’exposition où un gendarme est censé rappeler les faits à François Cluzet, alors que son vrai rôle est
de les annoncer au public. Comme cela est maladroit ! Qui plus est sans véritable grâce. Les champs/contrechamps sont d’une platitude virtuose, comme à chaque fois que nous les recroiserons
dans nos phares. Seat Toledo.
NE LE DIS A PERSONNE se déroule pendant un peu plus d’une heure avant de nous offrir sa première vraie gâterie. Au cours d’une course poursuite, François Cluzet provoque un carambolage sur le périphérique. C’est un peu sec, flottant et légèrement brutal. Bel accident et belle esquive. Un peu inattendu donc forcément réjouissant. Cela dit, c’est à peu près tout ce qui nous sera donné à voir jusqu’à la fin. Le film poursuit sa route tranquillement jusqu’à la résolution finale et au happy end programmé. Vous êtes sûr que ce n’est pas une Clio Shanghaï finalement ?
En fait, NE LE DIS A PERSONNE est un paradoxe. Il est satisfaisant et principalement horripilant par la même cause : le scénario. Là où Guillaume Canet et Philippe Lefebvre ont réussi leur pari c’est en escamotant la fin du roman, la bêtise d’une révélation trop malvenue. En corrigeant le trait, ils ne parviennent cependant pas à jouer au plus malin là où l’écheveau qu’ils mettent en place ne réussit pas à nous faire oublier le petit jeu qu’ils mènent. Je ne suis pour autant pas hermétique à la complexité du scénario, sauf si l’on y accorde trop d’importance, c’est-à-dire la plupart du temps en misant tout sur des effets d’annonce retardés et une révélation finale de première ampleur. Le scénariste qui vous prend par derrière, comme nous en parlions précédemment. Prenons le cas de THE USUAL SUSPECTS. Nous savons très bien que l’aveu final sera celui qui nous dévoilera la véritable identité de Keyser Söze. Il n’empêche que le film met en scène toute l’escalade de l’histoire qui permet d’arriver au sommet Söze. Dans NE LE DIS A PERSONNE, tout se joue à la fin. De ce fait, Guillaume Canet ne peut bâtir aucune mise en scène digne de ce nom. Et je le prouve.
Du début à la fin, NE LE DIS A PERSONNE ne fait que retranscrire tout ce qui a déjà été fait en matière de thriller. L’une des premières scènes, celle du lac, est un peu quelconque, et uniquement destinée à aiguiser la curiosité du spectateur. Il se poursuit par les interminables présentations des personnages, dont nous avons parlé plus haut. Huit années ont passé sans qu’il ne vieillisse d’une ride. François Cluzet nous est décrit comme un héros doté d’une intelligence supérieure, le seul qui sait exactement ce qui convient aux patients qui viennent le voir, le seul capable de gérer une situation d’urgence (c’est la première scène de Gilles Lellouche), le seul qui a toujours le mot qu’il faut, le seul qui soit honnête, le seul qui sait à quelle époque de l’année il faut planter les rosiers, le seul qui sait qui a tué le petit Grégory etc. Il est défini comme un personnage bien sous tous rapports, excellent dans sa vie professionnelle et émouvant dans sa vie privée puisque sa faiblesse vient du fait qu’il n’a pas réussi à oublier sa femme morte. De plus, leur amour est présenté comme une image toute faite de l’amour pur et éternel, puisqu’ils se sont connus enfants et que chacun a été le premier amour de l’autre. Un amour exclusif et entêtant. Naïveté. Nouvelle maladresse et Guillaume Canet qui roule désormais en Renault Juvaquatre ! Par opposition au personnage de François Cluzet celui qu’interprète Guillaume Canet est une ordure finie, qui s’en prend aux jeunes filles et qui n’a aucune morale. Comme s’il fallait trouver une justification au geste de Marie-Josée Croze. Comme s’il fallait qu’il y ait une justice pour chaque acte commis. Et c’est là que le film devient très paradoxal et ne se focalise que sur ce qu’il l’arrange. Ce qu’a fait Marie-Josée Croze ne compte donc pas ? C’est un comble pour un film qui s’embourbe dans une morale de conte de fées ! A la fin, il ne nous épargne pas la sempiternelle scène d’explication où tout devient logique et où le spectateur se sent plus intelligent parce qu’il a tout suivi. A noter : une scène ratée. Celle où Guillaume Canet tente de frapper André Dussollier qui le menace d’un revolver. Evidemment, la scène n’est pas convaincante, trop attendue, trop téléphonée, trop Opel Kadett. C’est dommage, sans elle le film serait resté honnête. C’est là sa principale qualité. Car s’il reprend (inconsciemment) tout le vocabulaire des films de même acabit, il a au moins la politesse de nous épargner les effets faciles, le vernis qui cache la rugosité, la tricherie du genre Michael Bay ou Gérard Krawczyk. Ouf ! Nous avons évité la Citröen BX, c’est déjà ça !
C’est cette
impression de facilité qui gâche toujours un peu trop le film. Comme un moyen d’éviter de prendre des risques, d’aller plus loin que l’horizon. NE LE DIS A PERSONNE
s’enferme dans des vues conventionnelles, des clichés, des images prêtes à êtres resservies. En témoigne tout ce qui se passe en banlieue. La façon dont Guillaume Canet nous dépeint l’endroit, le
lieu où il amène son personnage, le danger qu’il crée comme le seul pouvant s’opposer à la police, tout cela requiert non pas une conception erronée de ce qu’est la banlieue mais une valeur de
réalisation proche de la trivialité. Tout est un peu plus facile comme cela. Mais enfin il n’est pas que la banlieue pour rompre un ordre ou générer du chaos !
Tout est beaucoup plus facile si vous croyez à la loi de l’offre et de la demande. Pour une somme donnée, le public est en attente de recevoir ce qu’il espère. Mais il existe une multitude de façons de lui prouver qu’il peut obtenir autant voire plus, sans recevoir ce à quoi il s’attend. Un peu d’astuce, d’espièglerie… Exemple. Dans NE LE DIS A PERSONNE, François Cluzet comprend à quoi correspondent les mots « concert » et « Olympia ». Il fallait répondre « U2 » et « 1995 ». En toute logique, Guillaume Canet n’a rien trouvé de mieux que de donner à entendre ce pour quoi le public avait payé, c’est-à-dire « With or without you » de la bande à Bono. Cet exemple est dans la droite lignée de tout ce dont nous parlons. C’est maladroit et singulièrement anticréatif. Il est question d’un chien mort ? Trouvons une chanson qui parle d’un chien mort. Les extra-terrestres débarquent ? Plaçons une chanson qui traite des petits hommes verts. Un homme et une femme s’embrassent ? Essayons de demander à Prince pour les droits de « Kiss ». Aussi laborieux qu’une Lada Samara.
Un tel casting ne peut s’expliquer que par l’attrait de l’expérience. Outre le fait que les investisseurs donnent leur accord un peu plus facilement, ce casting
n’est réuni que pour masquer le peu de consistance des personnages. Comme la célérité du film empêche de s’arrêter sur de la psychologie de chacun, tous les personnages sont des archétypes.
Aucune exception. Il convient alors de s’entourer d’acteurs ayant du métier pour éviter de faire face aux manquements du scénario. Pour un comédien, la construction d’un personnage se fait
d’après ce qui en est dit dans le script. Lorsqu’il n’existe rien, cela se fait en accord avec son imagination et ce qu’en pense le réalisateur (remarquez comme Bertrand Blier ne donne aucun
renseignement (si ce n’est qu’il est chômeur) sur Alphonse Tram dans le scénario de BUFFET FROID, puis comparez avec ce qu’en a fait Gérard Depardieu). D’où la nécessité, dans un
tournage d’une telle lourdeur, d’avoir recours à des comédiens de métier qui vont aller à l’essentiel. Cela se vérifie dans la direction d’acteurs. Aucun ne m’a paru faux, ils sont très bien
canalisés. A part Jalil Lespert, que j’aime beaucoup, mais je n’ai absolument pas cru à la racaille qu’il essayait de composer. Il m’a manqué une défiance, une haine dans le regard, capable de
venir effacer toute la douceur de son visage. Le problème c’est que tous n’ont rien à défendre. Même François Cluzet, qui fait sûrement partie des trois plus grands comédiens français, est très
effacé, très loin de ce qu’il sait faire de mieux (LES APPRENTIS, L’ENFER…).
Marie-Josée Croze, que nous révérons beaucoup par ici, se contente de promener sa belle présence de femme idéale
et amoureuse. André Dussollier se sort très bien de ce rôle piège, sans toutefois éviter le côté caricatural qui faisait partie intégrante de l’écriture. Marina Hands n’est jamais plus
intéressante que lorsqu’elle opte pour un jeu en intériorité, comme ce fut le cas dans le pitoyable LADY CHATTERLEY. Dans ce film de Pascale Ferran, qui ne fait la part belle
qu’aux comédiens et ne s’embarrasse de rien d’autre, vous aurez remarqué un détail qui fait tout le talent de cette actrice. Lors de sa première rencontre avec Jean-Louis Coullo’ch, elle ne
parvient pas à prononcer correctement sa première phrase. Son hésitation tient d’une articulation en accord parfait avec son personnage. Elle nous convie par ce biais à toute la déstabilisation
que cette première rencontre a eu sur elle. Elle pose la pierre d’un édifice que chaque rencontre va édifier. Elle pose aussi les jalons d’une relation basée sur la difficulté à laisser en dehors
toutes les considérations qui viennent flouer l’attirance mutuelle. Une relation qui avance un peu de manière désordonnée, cahotique, mais très instinctive. C’est par ce genre de petit détail que
nous remarquons le talent des acteurs à déceler la psychologie d’un personnage et à rajouter à ce qui n’est pas écrit. Dans NE LE DIS A PERSONNE, Marina Hands projette un peu
trop et ne parvient pas toujours à nous toucher. Pas plus que Nathalie Baye qui est restée coincée sur la touche over-play. Nous lui préfèrerons Kristin Scott Thomas, bien plus variée. Gilles
Lellouche est une nouvelle fois impeccable et prouve qu’il n’attend plus que des premiers rôles pour exploser (précisons qu’il ne faut absolument pas lui tenir rigueur du déferlement de violence
qui le prend soudainement. C’est encore un coup du scénario qui amène des coups de feu comme autant de cheveux en plein dans la soupe. Par contre, j’aime beaucoup le calme avec lequel la jeune
femme qu’il abat, ouvre la portière du camion et part dans la rue.) François Berléand est sûrement le plus surprenant de tous. Il campe un personnage très composé, avec plus de profondeur que le
film ne nous montre. Il sait tout à la fois se faire diplomate et plus intriguant que son apparence physique ne le laisserait présumer. C’est ce décalage entre ce physique très étudié et le
décalage intellectuel du personnage qui crée tout le relief que le script ne mentionnait pas. Enfin du vrai travail d’acteur ! Mentionnons enfin Florence Thomassin, là aussi l’une des plus
grandes actrices françaises, une nouvelle fois sous-employée. Toutes ses apparitions sont des mouvements graciles et ensorcelants. Sûr qu’elle roule en Aston Martin.
NE LE DIS A PERSONNE est un film complètement formaté et sans aucune marque de fabrique. Parce qu’il est sans grande imagination, il ne fait que suivre la veine des gros divertissements destinés au dimanche soir sur TF1. Comme l’ensemble est fait d’une manière intuitive à défaut d’être créative (ça pue le Final Cut Pro à plein nez), c’est tout à fait supportable et même d’assez bonne facture compte tenu de ce qu’il se fait actuellement. Mais où est le vrai talent dans tout cela ? Le montage rattrape toutes les notions manquantes de mouvement, les compositions de plan ont quasiment toutes la même valeur (avec souvent des comédiens cadrés plein axe !), la mise en scène devient de la mise en espace et le rythme du film ne tient une fois de plus qu’au montage. Il ne reste dès lors pas grand-chose, si ce n’est que NE LE DIS A PERSONNE se révèle être uniquement un film de scénario. Renault Fuego. RENAULT FUEGO !!! Enfin, moi je dis ça, je m’en fous, j’ai d’autres soucis, je roule à vélo.






