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Vendredi 3 août 2007

QUESTION : Dans quel film suit-on un inspecteur de police qui enquête sur une série de meurtres de jeunes filles, commencée quinze ans plus tôt et liée à une bibliothécaire féministe violée au lycée ?

 

par MAYDRICK publié dans : QUIZZ
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Vendredi 3 août 2007
            La vie m’a appris à ne choisir mes petites amies qu’en fonction de leurs films préférés. Séduisant postulat qui ne pouvait que trouver grâce à mes yeux. Bleu exquis. Choisir en fonction de leur prénom. Choisir en fonction du capital sympathie de leurs parents. Choisir en fonction de leurs insultes favorites. En fonction de ce qu’elles n’oseront jamais me dire. En fonction de leur peur du noir. De leur rire. Des personnalités qu’elles aimeraient voir mourir au plus vite. De la pire torture qu’elles pourraient imaginer. De leur manière de prendre ma main. Des ombres qu’elles laissent en disparaissant… Can you feel what I feel ?

Le festival d’Avignon semblait tout indiqué pour mettre en place une telle politique discriminante. Pensez donc : un mois complet de cinéma sous couvert de théâtre ! Et sans Terry Kevin ! Et comme la vie m’avait appris qu’il n’est pas de rempart qui ne puisse résister aux assauts du cœur, les conditions s’avéraient parfaites. Je décidai de viser au plus haut. Pas que j’aime profondément la difficulté, mais je la recherche comme un photographe de guerre se mêle au danger. Quitte à mourir d’une balle autant que ce soit en plein cœur. Si cela pouvait être le plus vite possible… Mais parfois tout ne marche pas comme à l’accoutumé, parfois il faut savoir surpasser ses limites. Parler à une femme c’est comme réaliser un film. Etre créatif. Le temps est un investissement. La vie finit toujours par nous apprendre quelque chose. Choisir la plus belle. Parce que la vie m’a appris que je pouvais avoir n’importe qui. Il n’existe pas de femme hors de portée. Aucune n’est la réserve d’une élite quelconque. La vie a fini par m’apprendre que lorsque l’on désire vraiment une femme il n’est aucun obstacle pour contrecarrer vos projets. C’est uniquement une question de difficulté que vous vous imposez ou non. The more you suffer the more it shows you really care. MERCI LA VIE comme dirait le poète.

Maydrick porte pour la première fois une chemise rouge.

Lucie dans le ciel revend ses diamants…

On espère jamais que ce qu’on appelle.

            La vie m’a appris qu’un festival n’était pas forcément une occasion de célébrer toutes les formes de création. Et le festival off d’Avignon c’est tout de même 93,7 % de spectacles inintéressants voire ratés. Soit à peu près la même proportion que les films qui sortent tout au long de l’année. D’où la nécessité d’avoir recours à la seule et unique méthode qui a fait ses preuves : le feeling. Je m’intéresse aux résumés, aux affiches et à l’originalité que chacun met dans son projet. Résultat : seulement 8 spectacles m’ont attiré. Serai-je déjà trop loin pour être sauvé ? Avant toute chose, prononçons-nous pour la plus belle affiche du festival, palme décernée à « L’enfance d’un chef » de Jean-Paul Sartre, mis en scène et interprété par Dominique Sarrazin. Attention ! Ca va être tout noir… La pire est sans aucun doute celle de « La désireuse » d’Agnès Brion, spectacle mis en scène par Dominique Courait et interprété par l’auteur. Ca m’donne enbie de bobir !


L'ENFANCE D'UN CHEF   LA DESIREUSE

La vie m’a appris qu’une histoire d’amour c’est comme un spectacle. Nous en gardons un bon ou un mauvais souvenir, vague ou précis, toutes les nuances ne nous sont jamais perceptibles au bon moment, mais au final ils voyagent avec nous à partir du moment où ne cherchons pas à modifier la vision que nous avons. C’est pour cela que j’essaie de fuir la nostalgie de la fin. De la nécessité d’établir un classement précis. Dans l’ordre de préférence :

1. « Le cabaret des Chiche Capon », conçu et interprété par Patrick de Valette, Fred Blin, Matthieu Pillard, Richard Lo Giudice, sous l’œil extérieur de Doriane Moretus. Spectacle extrêmement bien réglé (comme la jeune mariée) jusque dans les moments de flottement, qui nous entraîne dans un univers complètement loufoque. Grâce à des personnages aussi bien dessinés qu’ils sont complémentaires, nous suivons les diverses aventures d’un cabaret de seconde zone où rien ne va se passer comme prévu, bien évidemment. La folie des comédiens fait immédiatement penser aux Monty Python et aux Nuls. Mais ils ne font que perpétuer (sans le savoir ?) l’humour de la troupe de Robert Dhéry : les Branquignols. Rien d’exceptionnel donc, puisque l’escalade des gags trouve une logique peu surprenante excepté lorsque le rythme s’intensifie et que les Chiche Capon ne laisse pas le temps au public d’anticiper le déroulement des événements. Quoi qu’il en soit il s’agit là d’un des meilleurs spectacles d’Avignon. Les comédiens ont un sens du comique absolument irrésistible, en perpétuelle hésitation entre sauter à l’élastique sans élastique et créer une secte pour ordonner des suicides collectifs. Ce qui pourrait paraître comme un excellent spectacle comique en temps normaux fait aujourd’hui valeur de spectacle hors normes au milieu du flot ininterrompu de spectacles sans idées. La dithyrambe s’exclut d’elle-même. A noter que les Chiche Capon paient la peau de la tête pour jouer 22 jours au théâtre La Luna 10 000 euros ! Et ça, c’est quand même scandaleux pour un festival qui prétend être une vitrine de la création théâtrale française. Extorquer autant d’argent c’est avouer ouvertement le mépris de l’aide à la création. Les directeurs artistiques (fort sympathiques au demeurant) de ce théâtre sont Stéphane Baquet et Stéphane Marteel. Le cas de La Luna n’est pas un cas isolé. Bien au contraire. Voilà en moyenne à combien se monnayent les créneaux que les « théâtres » offrent aux compagnies venues se promouvoir pendant le mois de juillet. Cela peut même aller jusqu’à beaucoup plus cher pour des salles plus grandes et de renommée supérieure. Si Jean Vilar n’était pas mort, il en mourrait. Emprise du fric. Exploitation d’un système qui se mord la queue. Entre ceux qui n’ont aucun scrupule à demander toujours plus, le public s’esclaffe car il semble être le seul à savoir qu’une salle de spectacle ne vaut pas autant.

2. « Les flamiches noirs » écrit et interprété par Yvo Mentens et Philippe de Maertelaere, et mis en scène par Jos Houben. Voici vraiment un spectacle qui ne ressemble à rien d’autre, ne se contente pas de séduire son public par des artifices, prend le temps pour se dévoiler et offre enfin beaucoup à ceux qui auront suspendu le temps en leur compagnie. Pour toutes ces raisons, « Les flamiches noirs » est tout ce qu’il y a de plus magique. Dans un décor épuré, les deux personnages évoluent à l’aveugle, isolés du monde tout en s’y reliant par un unique objet : un journal. La poésie qui va se dégager de leurs réactions. La beauté que leurs gestes vont exhaler. L’absence de concret qui va anesthésier le temps. Le surréalisme qui va nous subjuguer. Les phrases où il manque des mots. « Les flamiches noirs » est oppressant par la dénégation de l’individu du flux d’informations. Il joue avec tout ce qui remplit nos mondes par l’aspect du superficiel. En jonglant avec la futilité de nos peurs, les interprètes font naître le rire. Un rire jamais calculé, comme un réflexe naturel. Tiens, moi aussi, je viens d’avoir un réflexe naturel. Ca sent pas très bon du coup. « Les flamiches noirs » est un magnifique travail d’une précision absolue (la scène d’exposition dans le musée révèle que rien n’a été fait au hasard) qui apprécie la simplicité comme marque de fabrique, vous savez comme quand nous nous disons que le théâtre c’est aussi simple que cela. Heureusement que la vie m’a appris que c’est le travail qui mène à la simplicité.

3. « Blue.fr ». Très belle surprise que cette pièce écrite, jouée et mise en scène par Jean-Christophe Dollé, avec aussi Clotilde Morgiève et Yann de Monterno. La note d’intention nous prévient qu’il s’agit de « notre monde, ni plus ni moins. » Comme toutes les notes d’intention, le rédacteur ne cherche qu’à nous vendre une idée de la pensée juste. « Blue.fr » c’est assurément une retranscription de la folie ordinaire, une caricature de notre société du « tout à portée de tous » et de l’envahissante sollicitation de la publicité. C’est surtout et avant tout une pièce formelle où la mise en scène exploite ces grands thèmes par un débit ultra-rapide, un jeu énergique, sophistiqué et débordant de ruptures. Nous y trouvons de belles variations visuelles (qui donnent un souffle épique au contenu), avec une préférence pour la scène de la mariée. L’absurde est souvent poussé vers la question métaphysique que le thème de la répétition vient illustrer. Cela provient de l’écriture où Jean-Christophe Dollé n’hésite pas à faire dire à chacun des protagonistes les phrases prononcées précédemment par un autre personnage, tout en gardant une logique productive. Joli talent d’auteur qui a capté non pas une subtilité du monde, du moins une perception intelligente et émouvante. Car si « Blue.fr » ne raconte pas une histoire narrative classique, c’est une belle communion du grand désespoir caché de nos vies, un moment de lutte contre la solitude où chacun comprend l’autre sans pouvoir espérer changer la folle course du lendemain. Quelque chose d’aliénant qui menace. Pièce sombre mais magnifique, l’humour ne surgit pas uniquement des situations mais aussi des figures de style et des personnages. Une vision du monde qui fait froid dans le dos, comme les sublimes chorégraphies (sur de non moins sublimes chansons) nous ramènent aux uniformisations dont recèle PINK FLOYD - THE WALL. « Blue.fr » n’est pas une critique ou un pamphlet des temps modernes (même si la scène de début n’est pas sans rappeler celle (cultissime) de JE SAIS RIEN MAIS JE DIRAI TOUT à la sécurité sociale). La pièce n’a pas cette ambition. La vie se charge d’elle-même de nous apprendre que rien que l’idée d’aller à la sécurité sociale ou à La Poste est déjà une erreur que l’on s’apprête à regretter. Mais c’est grâce à la douceur et à la compréhension de ce genre d’écriture qu’il devient supportable d’écouter une grosse dame noire nous apprendre comment remplir notre déclaration d’impôts.

4. « Des lambeaux noirs dans l’eau du bain » est une pièce écrite par Sébastien Joanniez et interprétée par Muriel Gaudin, dans une mise en scène de Noélie Giraud. Cela se passait au théâtre de la Poulie, un vieux garage peinturluré de noir pour faire la farce. Le lieu est peu convivial et manque terriblement d’âme. C’est ce que va nous donner Muriel Gaudin pendant un peu plus d’une heure. De l’âme. Pour raser plus près. OK, d’accord, personne comprend rien à mon humour. Grâce à un jeu de mise en scène qui repose sur une seule (mais très intelligente) idée, Muriel Gaudin utilise toute sa sensibilité pour nous conter l’entêtante aventure d’une jeune femme qui traverse les grands actes de sa vie en se perdant toujours un peu plus au travers de ce qu’elle n’aura jamais su être. Quête d’apprentissage et quête de mise en œuvre de l’apprentissage. Chaque transition d’une vie comme un rite d’initiation, une nouvelle naissance, un ruban de Möbius où la course folle de la vie se termine en eau de boudin. Comme une somme de ce que nous n’aurions pas laissé à la vie nous apprendre. La mise en scène se veut très abstraite pour amener le public au texte. Comme il recèle lui-même de passages très opaques, l’ensemble soumet le spectateur à une acuité d’écoute particulièrement patiente. Les rôles ainsi définis, cette abstraction permet alors à chacun de recevoir les mots selon un mode d’identification très personnel. C’est la preuve d’un texte qui sonne juste parce qu’empreint d’une charge émotionnelle très intime. Niveau interprétation il fallait donc quelqu’un en contrepoint total avec le texte et la mise en scène. Muriel Gaudin est tout à fait crédible par sa présence décalée (qui illustre le dérapage psychologique) et sa voix unique (dont le timbre à la fois métallique et rugueux donne toute l’envergure du personnage qu’elle dessine). L’ensemble manque cependant un peu de variété (et avec du Sardou en fond sonore, ça l’aurait fait ?), mais à n’en pas douter Muriel Gaudin est une future grande comédienne dont il va falloir surveiller le parcours.

5. « Laurent Violet » One-man show dudit comique, interprété et mis en scène par devinez qui. Il s’agit d’abord de redécouvrir celui qui fut un grand espoir du comique il y a quelques années, avant de sombrer dans l’alcool. Aujourd’hui, Laurent Violet n’en a plus touché une goutte depuis quatre ans et il arrive toujours à nous faire rire. Il n’aura pas attendu une vie entière pour apprendre à corriger ses erreurs. Qu’on se le dise messieurs les producteurs ! Alors, bien sûr, si les conditions étaient réunies, ce spectacle serait encore plus drôle qu’il ne l’est, car vu le rythme effréné avec lequel les salles d’Avignon enchaînent les spectacles (parfois jusqu’à 10 dans la journée pour une seule et même salle !), celui de Laurent Violet n’a pas le temps de s’installer pour laisser consciencieusement son doux venin nous parcourir. Laurent Violet enchaîne ses répliques sans laisser de respiration. Ce qui est vraiment dommage car beaucoup de chutes et d’effets ne fonctionnent plus. Reste alors un texte subversif comme peu de comiques se le permettent encore et un personnage extrêmement généreux et affable.

6. « Molière dans tous ses éclats » écrit et interprété par Stéphanie Marino et Nicolas Devort. La mise en scène est signée Julien Héteau et Stéphanie Fumex. Le véritable intérêt de ce spectacle provient du fait qu’il allie des extraits de pièces de Molière et des explications sur le monde du théâtre, sur le jargon employé, sur la façon d’aborder un texte et sur la manière de se définir en tant que comédien. Il vise donc un public essentiellement jeune afin de le familiariser avec le décor et l’envers du. Ecrit avec finesse (si l’on excepte tout le côté éducatif), le choix de l’interprétation l’est un peu moins puisque les comédiens incarnent des personnages aux traits marqués voire caricaturaux. C’est la voie constante du comique en toute occasion qui les mène sur ce chemin. Ils s’en sortent d’ailleurs très bien puisque leur fougue et leur sympathie rayonnent sur le principe de ce spectacle clairement avoué : le divertissement. La vie m’a appris qu’à Avignon c’est déjà beaucoup.

7. « Beyrouth adrénaline » de Hala Ghosn et Jalie Barcilon. Ou comment retracer la guerre du Liban sous l’axe de la parenté exilée. Entre les différentes appropriations décharnées d’une guerre de la part de ceux qui en rendent compte et les manières presque trop souriantes d’en parler de ceux qui l’ont vécu, la vie m’a appris qu’il existe une mesure un peu plus complexe de l’aborder. La guerre est trop souvent présentée comme une machine à victimes. Elle l’est. Sa conception devient plus palpable lorsque l’on fait s’affronter les différentes implications personnelles. En faisant se côtoyer plusieurs points de vue à des kilomètres de distance, les auteurs ont misé sur l’absurdité que son rapport direct ou indirect peut causer. Le but est évidemment d’établir une comparaison en miroir. Bien que le procédé n’ait rien de transcendantal, il pouvait paraître fort appétissant s’il nous était promis d’éviter l’effeuillage de photographies et de donner corps à un puissant réseau de ramifications filiales. Malheureusement, la pièce s’égare dans de paresseuses scènes de retranscription des points de vie (et je souligne volontairement le fait qu’il ne s’agit pas d’une coquille). Manque de chair. Qu’avez-vous donc appris de la vie ? Les seuls moments où un quelconque procédé scénaristique tend à s’esquisser, il est très vite remis sur le droit chemin du long fleuve tranquille. Ainsi, lorsque le frère et la sœur commencent à avoir une explication à propos du fait que cette dernière veuille partir au Liban, l’échange est vif et bref, et se termine brusquement sans prendre la peine de rentrer dans un affrontement idéologique qui aurait fait avancer le récit (et par-là même, la mise en scène). Celui-ci ne progresse que par les faits historiques qui nous sont annoncés, alors que nous sommes en droit d’attendre que ce soient les personnages qui le dirigent. « Beyrouth adrénaline » n’est qu’un diaporama PowerPoint agrémenté d’un texte d’Alain Decaux. Les sujets sont effleurés, préférés à la photo de famille, sans rendre compte de toute la complexité que les situations décrites ont de théâtrales. Tout au plus nous parle-t-on de diversité…

8. « L’amour aux trousses » de Carlo Boso et Florence Grimal. Que je me suis ennuyé ferme au cours de ce cabaret swing au théâtre du Chien Qui Fume ! Signalons qu’il s’agit sûrement du théâtre le plus gucci baby de tout le festival. Accueil souriant, billetterie classieuse, écran plat et visionnage d’extraits des spectacles pour patienter, aménagement avec goût et surtout une salle absolument magnifique. Bref, tout ce qu’il fallait pour passer une soirée parfaite. La réputation de qualité artistique du lieu était aussi un sérieux atout (enfin, bon, cette année ils avaient quand même osé Clémentine Célarié et ses fils juste avant). Alors qu’est-ce qui cloche ? Si l’on y regarde de plus près, « L’amour aux trousses » n’est pas mal joué ni mal mis en scène. Les chansons ne sont pas mal interprétées et les musiciens assurent. Le jeu des lumières n’est jamais une aberration. Juste que tout cela est sans ambition, sans idée majeure, fainéant et horriblement cliché. Du bon petit cabaret à la musique non agressive comme en réclameraient toutes les bonnes brasseries. Exaspérant de banalité la façon dont on nous parle de l’amour. C’est le mari, la femme et l’amant (que l’on avoue maintenant, pour paraître moderne, c’est-à-dire pour légitimer l’émancipation de la femme, car la maîtresse de l’homme c’est une vision rétrograde et sexiste, c’est bien connu), c’est toujours les mêmes âneries qu’une femme doit faire pour plaire à son mari, les mêmes généralités assénées sur l’ascendance de la femme sur l’homme, sur la vision de la femme aux fourneaux etc. Vous l’aurez compris, « L’amour aux trousses » est un spectacle qui a puisé tous ses sujets d’inspiration dans « Elle » et « Biba ». Un spectacle bourgeois pour nos amis les bourgeois, en somme. Il suffit d’écouter glousser dans les gradins pour constater qu’il s’y murmure de manière inaudible : « C’est tellement ça ! ». Une fois de plus, la vie n’apprend pas grand chose à ceux qui croient tout savoir. J’en viens parfois à regretter un bon vieux concert des familles de Dick Rivers. Dick Rivers… Dick Rivers… L’ancêtre de Bittorrent ?

Il est toujours difficile de trouver une manière poétique pour dire à une personne qui vous est chère et que vous devez quitter, que vous ne l’oublierez jamais. Même si d’habitude je n’aime pas ce genre de promesses. LE CHAT.

La vie m’a appris à trouver des palliatifs. On pense souvent avoir de bonnes idées. On se dit qu’écouter de la musique peut en dire plus que la maladresse d’un au revoir. Conneries. Faut pas écouter la musique. C’est salaud la musique. Ca promet des jours meilleurs mais ça fait rien qu’à nous faire chialer. C’est que des cons qu’on chialé sur des histoires d’amour flinguées, et qui n’ont rien trouvé de mieux que de traduire leurs larmes par des notes pour faire encore plus chialer ceux qui les écoutent et qui se reconnaissent.

L’amour est une guerre. Ne dit-on pas « mourir d’amour » comme l’on se sacrifie pour des idées ?

Et tout ce que la vie a encore à m’apprendre…

Mais la vérité c’est que la vie est une pute. La vérité c’est qu’elle ne nous apprend rien. La vérité c’est que nous n’avons que le visage de nos pleurs et que nous nous débattons juste pour être plus présentables. La vérité c’est que vous vous persuadez que la vie vous apprend tout un tas de choses pour lui donner un sens. Mais il n’y a pas de vérité. Il n’y a pas de sens caché ni de morts pour l’amour. On fait les choses pour soi et tant mieux si cela convient aux jeunes filles qui cachent les plus beaux yeux du monde derrière des lunettes. Nos malheurs en ce monde sont des vibices irréfutables. Nos angoisses puent notre indivisibilité. Pas d’exception à la règle. Pas de rédemption. Pas de sagesse dans l’immédiat. Les cloches sonnent et ce qui m’étonne c’est que je ne les entends même plus.

par MAYDRICK publié dans : LUMIERES
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Vendredi 3 août 2007
Pour 6 points :


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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