Août 2006
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

.

ARRET-SUR-IMAGES.jpg

   

 

 

Samedi 19 août 2006

            « Aux habitants de Beyrouth-Ouest, 

Toi qui te trouves à Beyrouth aujourd’hui, n’oublie pas que le temps presse. A chaque instant que tu perds, le danger augmente pour ton salut et celui de ceux qui te sont chers. 

            Sache que les axes de sortie Est et Sud de la ville sont garantis. Dépêche-toi et ne perds pas de temps. Sache que les forces de défense israéliennes réaffirment qu’elles ne se sentent pas concernées par les civils innocents ni par ceux qui ne s’opposent pas à elles par les armes. Dépêche-toi de sauver ta vie et celle de ceux qui te sont chers avant qu’il ne soit trop tard. »

 

 

            Je m’étais juré de ne plus jamais tomber amoureux d’une comédienne. Ya basta ! Don de soi chevronné. Les comédiennes sont des êtres crépusculaires qui emportent tout sur leur passage. Même l’amour pur. Dangereuses. Trop extraordinaires dans leur indéfinition.

C’est en furetant sur ces modestes (si si, l’Astérix que je suis résiste encore aux propositions qui lui sont faites) pages, qu’un ami me mis la puce à l’oreille, lorsqu’il synthétisa sa lecture en m’annonçant que mes écrits trahissaient un peu trop mes vues libidineuses :

« On sent que tu aimes les comédiennes. » 

Un jour, j’en ai fait pleurer une. Regret unique. Depuis, j’ai posé mon regard et mon cœur en des contrées qui me sont plus alcyoniennes. Pas moins complexes, mais balisées cependant.

Il n’en reste pas moins que je ne voulais plus rejouer certains films, même en face de grandes actrices. Mais on ne peut pas lutter contre ses véritables désirs. Les mots comme de sombres hiéroglyphes lorsque l’on cherche à masquer le sens qu’on leur accorde. Il y a plusieurs lectures possibles, plusieurs approches, mais un seul sens. Et très peu de panneaux pour nous indiquer la bonne direction. Eh bien voilà, il faut que je me rende à l’évidence : j’aime les comédiennes.

            Bertrand Blier, lui, son truc c’est les acteurs. Il leur a même consacré un film qu’il a choisi de nommer LES ACTEURS. Pas facile de trouver un bon titre de film ! En plus, pour le coup, il fallait que cela colle parfaitement au sujet. Des heures de profondes recherches. PRENDS TON PASSE-MONTAGNE, ON VA A LA PLAGE devait sûrement être déjà pris. Autre bon exemple de méningite foudroyante : le cerveau d’Alexandre Arcady qui, après des mois d’intense activité neurologique (activité tout à fait nouvelle en ce qui le concerne) parvenait à nous délivrer l’un de ses meilleurs rendements : K. Ce qui, comme chacun sait, est le symbole chimique de la moitié d’un étron.

Il fut un temps où des personnes étaient convenablement payées pour s’éreinter à trouver des traductions françaises de titres qui devenaient capables de déplacer des foules. Rappelez-vous LES CONTES DE LA LUNE VAGUE APRES LA PLUIE, ON ACHEVE BIEN LES CHEVAUX, QU’ELLE ETAIT VERTE MA VALLEE !, N’OUBLIE PAS TON PERE AU VESTIAIRE etc. Aujourd’hui cet art est en perdition. Quelle imbécillité de traduire CRASH par COLLISION, ou THE SWEETEST THING par ALLUMEUSES ! Et sans aller jusqu’au difficile exercice de la traduction, on peut s’arrêter et réfléchir un moment sur l’impact du titre du dernier film de Claire Simon : CA BRULE, sorti cette semaine. Il serait question de feu au cul le film pourrait encore espérer à tirer attirer…

Dans LES ACTEURS (dans le film, s’entend, bande de pervers cinéphiles adeptes d’allusions foireuses !) la déclaration d’amour (je rappelle que les films de Bertrand Blier sont tous des déclarations d’amour) est soulignée à grands renforts de noms (les plus grands sont quasiment tous présents), de problématiques du jeu d’acteur (celui que l’on n’écoute plus, ceux qui ne peuvent s’empêcher de continuer à jouer dans la vie réelle etc.) et de dialogues d’une précision jouissive à mettre en bouche. Je connaissais une jeune mariée qui avait une autre définition du mot dialogue.

J’ai toujours trouvé qu’après UN, DEUX, TROIS, SOLEIL, les films de Blier sont devenus moins pertinents et artistiquement plus lourds. A force de conviction, le talent de Blier m’avait semblé singulièrement en péril. Nous avons vu récemment qu’avec COMBIEN TU M’AIMES ? sa vigueur n’avait en rien été attaquée. La virulence de Blier serait-elle en rapport avec les libertés sociétaires ? A la relecture des ACTEURS, il reste évidemment que nous sommes loin des grandes œuvres que sont MERCI LA VIE, BUFFET FROID ou encore BEAU-PERE, mais le génie du maître est toujours vivace. Les dialogues sont absolument sublimes de drôlerie, de trouvailles scénaristiques, de contre-pieds éclatants. C’est très fin. Antoine de Baecque, critique à Libération, m’avait dit un jour qu’il n’aimait plus Blier depuis qu’il était devenu grivois et vulgaire. Défi : je veux des exemples précis dans LES ACTEURS. Et je veux aussi que la plupart des critiques reconnaissent la cabale qu’ils ont mise au point (pour quelle raison ?) contre Bertrand Blier.

LES ACTEURS tourne très vite à l’exercice de style et c’est ici qu’il trouve ses limites. C’est un scénario assez refermé sur lui, et ce dès le départ. Par le brio de sa mise en scène Blier arrive à donner un relief assez relatif. Mais le propos est très cloisonné par le sujet qu’a choisi Blier et qui peine à s’évader. Quand il traite de la société, il touche à des éléments plus nombreux dans leurs interactions. Son système d’écriture lui permet alors de passer de l’un à l’autre avec un maximum d’ellipses voire d’absurde. Même si ce n’est pas le cas, par ses acteurs, son travail sur la lumière, sa mise en scène et surtout ses dialogues, LES ACTEURS est un film orgasmique.

            Revu l’un des plus beaux films de l’année 2005 : WHERE THE TRUTH LIES d’Atom Egoyan (encore une dégénérescence artistique que d’avoir traduit WHERE THE TRUTH LIES par LA VERITE NUE ; si vous les connaissez, je vous encourage à mentionner en commentaire le nom et les coordonnées de la personne qui a commis cette acte de profonde vacuité intellectuelle, afin d’encourager chaque internaute à lui adresser injures et bombes liquides). Le film : magistral exemple de maîtrise des différents éléments cinématographiques. D’abord le cadre. Egoyan a le sens de la composition picturale. De la couleur, du relief, du mariage des formes avec l’objectif, des mouvements de caméra. A l’intérieur, l’image est exagérément léchée. Difficile de trouver cela inesthétique. Agoyan se sert de tout cela pour nous gratifier d’une mise en scène qui gagne beaucoup par l’agencement des séquences montées, mais qui tombe parfois dans l’interrogation suspecte, je veux parler de la scène du supermarché où la caissière s’éclipse de manière assez abrupte pour laisser le champ libre à Alison Lohman et David Hayman.

Nous sentons bien qu’Atom Egoyan a comme but principal de s’attacher à son récit. Combien de réalisateurs actuels peuvent encore se vanter de nous raconter des histoires ? Egoyan s’y emploie donc par tous les aspects mis à sa disposition. L’histoire progresse sans discontinuités. Esprits capturés. L’image comme une révélation. La force tranquille du propos sous l’œil hypnotisé du spectateur. Ce n’est pas grand-chose et pourtant c’est déjà beaucoup. Triste dérive du cinéma.

            Revu l’un des plus beaux films de l’année 2005 : MA VIE EN L’AIR de Rémi Bezançon. Un film de plus sur les trentenaires, avais-je lu quelque part. Cela ne pouvait venir que d’un critique qui n’avait rien compris au film. Si le rapport aux trentenaires est évoqué, il n’en pas tant abordé sous le jour d’un clan en lutte mais plutôt sous le rapport conflictuel d’intégration du trentenaire à ce que la société à voulu obtenir de lui ainsi qu’aux promesses qu’elle n’a pas pu tenir. Assez commun en quelque sorte. La désignation du film de trentenaire rapproche plutôt la conception d’une génération désignée. Lors de la décennie précédente il s’agissait de la génération X. On trouve son mal où on le cherche… MA VIE EN L’AIR est un film qui s’accommode de la vie de trentenaires, mais ce n’est pas un film sur les trentenaires. A contrario le meilleur exemple est sans conteste PUMP UP THE VOLUME, œuvre visionnaire qui reste encore à l’heure actuelle celle qui a le mieux cerné le problème de ladite génération. Film aux limites visuelles avouées, il n’en demeure pas moins le film phare de tous ceux qui ont décidé un jour de dire des horreurs et de ne plus se comporter comme les petits enfants sages tant désirés. Ne jamais faire confiance à ceux qui ne disent jamais d’horreurs. L’imposture des films de Miyazaki est une violence qui me heurte plus que celle du réel. Moi, c’est celle de Richard Balducci, mais chacun son trip. Notez que Miyazaki nous revend encore des cachous pour du caviar et ce dès la semaine prochaine, avec la sortie de sa dernière mouture (qui date tout de même de 1984 !) : KAZE NO TANI NO NAUSHIKA.

Je signale au passage que la subversion de PUMP UP THE VOLUME est telle qu’aucun éditeur DVD n’a encore jugé bon de le sortir. En zone 2, je précise. Il existe bien une zone 1, mais uniquement avec piste audio et sous-titres en anglais. Et nous pouvons militer pour l’avènement de sa version française car, si 99% des doublages français sont à jeter dans les oubliettes ou se trouve déjà Paris Hilton, il s’agit néanmoins d’une rare post-synchronisation acceptable qui met en valeur une traduction encore plus savoureuse que les dialogues originaux. Cela nous rappelle les grandes heures de PULP FICTION. Cette non sortie est donc tout simplement scandaleuse, mais pas autant que l’introuvable édition de GLISSEMENTS PROGRESSIFS DU PLAISIR d’Alain Robbe-Grillet. Problème d’ayants droit ? Comment se peut-il que de tels films soient indisponibles dans un total manque d’indignation ? C’est révoltant ! Toujours est-il que le film est même invisible à la télévision comme en témoigne son infâme déprogrammation au début du mois de mars 2006. Après une brève recherche sur IMDb, je m’aperçois avec stupeur que les films de Guy Lux (DROLES DE ZEBRES) et de Jacques Martin (NA !) sont eux aussi tenus à l’écart des éditeurs DVD et de nos chastes yeux. Il y a des jours où je me dis qu’il existe quand même des gens bienveillants dans ce milieu.

Consolez-vous : il vous reste toujours la possibilité de vous éclater à l’écoute de la bande originale de PUMP UP THE VOLUME, sur les rythmes cultes des Pixies, du lancinant « Everybody knows » de Léonard Cohen, du très nerveux « Kick out the jams » des Bad Brains et Henry Rollins ou même du très acidulé « Stand ! » du groupe Liquid Jesus. Bref du bon gros son, avec de bons gros morceaux de rien à jeter dedans, encore édité nous ne savons pas pour combien de temps.

            Revu l’un des plus beaux films de Joseph L. Mankiewicz : SUDDENLY, LAST SUMMER. La plupart du temps, les adaptations cinématographiques des pièces de Tennessee Williams souffrent de leur théâtralité, de leur écriture un poil trop littéraire (cela est aussi valable sur scène) et de la lourdeur de leurs propos. Mankiewicz choisit de déconstruire en multipliant les angles de prises de vue et allégeant la mise en scène par des déplacements très étudiés qui gomment le confinement au sein d’espaces clos. C’est une réussite totale. Elizabeth Taylor divine. Katharine Hepburn un peu trop facilement déjouable, mais c’est un parti pris de mise en scène, d’ailleurs pas si erroné à l’époque. Mais Montgomery Clift complètement fade et effacé, jusque dans la rigidité de son corps. Seule ombre à ce chef-d’œuvre.

            Revu COP LAND de James Mangold. Plus très sûr de la prestation de Sylvester Stallone. Je crois que c’était une erreur de mentionner son incroyable composition. C’était aussi une erreur d’offrir un caméscope à Vikash Dhorasso. Ceux qui ont vu un retour gagnant de Sly dans ce très bon film ont surtout été décontenancés par son aptitude à jouer un personnage plus intérieur que ses esbroufeurs de Joseph Dredd, John Spartan, Raymond Tango, Marion Cobretti et autres Gabe Walker. C’était bien mal connaître la carrière de Stallone ou la réduire aux rôles de gros bras vers lesquels ont dévié les suites de RAMBO et ROCKY. En effet, tout était déjà présent dans le magnifique premier volet (et le seul digne d’intérêt, par ailleurs) des aventures de John Rambo. Dans COP LAND, finalement, rien de très surprenant à le voir tenir un rôle qu’il a déjà su composer, mais dont il s’était éloigné petit à petit. Cependant, rien d’extraordinaire dans ce qu’il nous propose. D’abord parce que le shérif Freddy Heflin est assez basique dans l’écriture. Un traumatisme physique au cours de l’adolescence. Des séquelles mal vécues pendant de nombreuses années. Et une sorte de rédemption, parce que Rambo l’est bien gentil mais faut pas trop le prendre pour un con, quand même ! N’enlevons tout de même pas la justesse avec laquelle le parcours du personnage se poursuit dans l’anxiété et le manque de confiance en soi. Mais Stallone joue sur des registres assez peu variés dans le renfrognement intérieur. Le rôle du policier interprété par Robert De Niro est beaucoup plus intéressant car plus complexe. Son but c’est l’actif. Il cherche à provoquer et se heurte constamment à des obstacles. Lorsque Sylvester Stallone vient le chercher, l’affaire est close. Il prend alors le contre-pied pour faire en sorte que le principe inactif (Sylevester Stallone) devienne actif par sa propre inactivité (qui est en opposition avec son existence légitime). Sa passivité devient donc active par le seul étouffement de ses pulsions premières. Voir De Niro jouer à contrario de l’humeur primale de son personnage est un vrai délice. A l’image du film.

            Il y a dans IRREVERSIBLE de Gaspar Noé un lien très intime avec l’essence même du cinéma. En revoyant le film en DVD, le choc est moins rageur. Cela n’a rien à voir avec la différence d’une première et d’une seconde vision. Il s’agit du propos intérieur, voire inconscient, du film qui se fait moins incompressible. Parce que je crois qu’il faut envisager IRREVERSIBLE comme un double film sur l’écrasement. L’écrasement qui réduit, qui détruit : le temps, l’extincteur, la relation de couple etc. Et puis surtout, et c’est là que je veux en arriver depuis le début, l’écrasement du spectateur par phénomène physique, puis psychologique. Les films de Gaspar Noé doivent s’envisager comme des expériences. Ce n’est pas un hasard s’il a réalisé en 1995 la très étrange EXPERIENCE D’HYPNOSE TELEVISUELLE. Je me rappelle aussi sa carte blanche à « l’Etrange Festival » en 2003, où il était venu nous présenter un court métrage de Tony Conrad intitulé THE FLICKER et qui était un montage alterné d’images noires et blanches. Par effets stroboscopiques, le but était de faire rentrer le spectateur en transe. Etrange expérience que Noé décrivait comme le film le plus jusqu’au-boutiste qu’il lui avait été donné de voir (bien plus que le SALO O LE 120 GIORNATE DI SODOMA de Pier Paolo Pasolini). Un procédé qu’il a notamment repris à la fin d’IRREVERSIBLE. De la même manière que Kubrick définissait 2001 : A SPACE ODYSSEY (œuvre d’influence comme le souligne le poster affiché dans la chambre à coucher du couple d’IRREVERSIBLE) comme « une expérience non verbale », il faut considérer IRREVERSIBLE par l’effet qu’il produit sur soi et non par la réflexion raisonnée que l’on pourrait en déduire. De ce fait, le film a été tourné dans le but d’une projection grand écran. Lors du visionnage en DVD, le spectateur reste maître et contrôle ce qu’il veut voir. Au cinéma, l’intérêt est de pouvoir l’amener dans un trip. C’est l’écrasement par la supériorité du support.

Conclusion : allez au cinéma. Et dites des horreurs.

KEIRA KNIGHTLEY ELIZABETH HURLEY ALYSSA MILANO ASHLEY JUDD FAYE DUNAWAY JESSICA LANGE NATACHA REGNIER WINONA RYDER GENE TIERNEY SOPHIE MARCEAU AVA GARDNER ANAPOLA MUSHKADIZ JENNIFER CONNELLY NAOMI WATTS ISABELLE CARRE SCARLETT JOHANSSON PENELOPE CRUZ MEG RYAN LARA FLYNN BOYLE MYLENE DEMONGEOT PATRICIA ARQUETTE ELSA ZYLBERSTEIN GWYNETH PALTROW JACQUELINE BISSET KIRSTEN DUNST JULIE DELPY FAMKE JANSSEN MICHELLE PFEIFFER CALISTA FLOCKHART NATALIE PORTMAN ELEONORE MICHELIN FLORENCE THOMASSIN JANE FONDA SALMA HAYEK MARIE-JOSEE CROZE HELENE FILLIERES DREW BARRYMORE NICOLE KIDMAN MARIE TRINTIGNANT JULIANNE MOORE ELIZABETH TAYLOR JENNIFER JASON LEIGH SARAH POLLEY IRENE JACOB MARIANNE DENICOURT INGRID THULIN ROBIN WRIGHT PENN CATALINA SANDINO MORENO CHARLIZE THERON ISABELLE ADJANI LOUISE BROOKS DENISE RICHARDS BARBARA SCHULZ MICHELE HICKS BRIGITTE BARDOT ANNE PARILLAUD REBECCA DE MORNAY CHRISTINA RICCI ROMY SCHNEIDER MARLENE DIETRICH BIJOU PHILLIPS ANICEE ALVINA KIM BASINGER KATE HUDSON MENA SUVARI SELMA BLAIR MARINA VLADY SARA FORESTIER VANESSA PARADIS

 

par MAYDRICK publié dans : LUMIERES
commentaires (3)    ajouter un commentaire
Samedi 19 août 2006

Femme. Enfin, je crois :


par MAYDRICK publié dans : LANTERNE MAGIQUE
commentaires (1)    ajouter un commentaire
 
Blog : Consoles sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus