QUESTION : Dans VIVRE d'Akira Kurosawa, que veut créer Takashi Shimura avant de mourir ?
QUESTION : Dans VIVRE d'Akira Kurosawa, que veut créer Takashi Shimura avant de mourir ?
Ceci n’est pas un conte.
C’est l’histoire d’un couple qui rentrait chez lui après avoir assisté à un mariage. C’était en pleine nuit. Il pleuvait. Ils ont vu une petite fille qui se tenait sur le bord de la route. Elle avançait puis reculait, son livre d’école à la main. Ils se sont arrêtés, puis l’ont fait monter à l’arrière. Ils ont essayé de lui parler. Elle devait apparemment être choquée puisqu’elle ne leur répondait pas.
Ils conduisaient depuis un moment quand soudain, ils ont entendu un cri perçant qui provenait du siège arrière. Ils ont freiné tellement brutalement qu’ils ont failli avoir un accident. Miraculeusement, ils ne sont pas tombés par-dessus la falaise qu’ils longeaient. Ils se sont alors tournés vers le siège arrière. La petite fille avait disparu. Il restait juste son livre d’école. Avec son nom inscrit dessus. Barbara Rose.
Ils se sont alors rappelés que tout le famille Rose était décédée dans un tragique accident de voiture, à droite de cette falaise, cinq ans plus tôt.
C’est en 2003 que les français Jean-Baptiste Andréa et Fabrice
Canépa réalisèrent leur premier long métrage : DEAD END. D’après un scénario qu’eux-mêmes écrivirent. Depuis, le film n’est toujours pas
sorti en France. En fait, sa distribution semble très compliquée du fait qu’à défaut d’être apatride DEAD END recoupe plusieurs nationalités aux différents stades de sa mise en
œuvre. Pour le C.N.C. les choses sont moins compliquées. C’est soit noir soit blanc. Ca me rappelle un film de Kusturica, mais lequel… Un film doit appartenir à un seul et même pays. Dès
lors, comment faire avec DEAD END qui a été tourné par des français, avec des capitaux français, mais à l’étranger, avec des acteurs américains parlant leur langue
maternelle ? Comme il s’agit à priori d’une petite sortie, les aides du C.N.C. seraient plus que bienvenues pour le distributeur (le C.N.C. ne lui accordant que peu de faveurs car il s’agit
d’un film non français selon lui). Le même qui aimerait aussi pouvoir récupérer une partie des ventes DVD, ce que Le Studio Canal Plus ne semble pas forcément prêt à lâcher. Voilà donc comment ce
film éprouve les pires difficultés à parvenir sur nos écrans.
Parlons artistique maintenant. DEAD END est un film que l’on a envie d’aimer parce qu’il veut nous faire peur. Et pour peu que nous sachions identifier les nôtres, nous aimons à avoir peur. Il s’agira de légende urbaine. Cela se passera la nuit. La lune sera pleine. Il y aura une dame blanche qui erre sur la route. Et un mystérieux corbillard.
DEAD END est un film plus claustrophobe qu’angoissant. Le scénario s’acharne d’ailleurs à ne pas montrer un « avant la route » et à ne quasiment pas la quitter, si ce n’est à de très rares occasions, pour que le film ne tourne pas au huis clos automobile. Et même lors de ces moments-là il reste le noir. La nuit noire. La peur du noir. Ce noir qui étouffe les protagonistes et qui les enserre comme des mains qui n’ont qu’à attendre le moment voulu pour resserrer encore plus leur étreinte. Lorsqu’ils pénètrent dans une maison c’est encore pour se confronter au noir. Lorsqu’ils pénètrent dans la forêt le noir empêche toute sorte de repère. Et lorsque Alexandra Holden est laissée toute seule au bord de la route, il n’y a plus que le noir. On n’en sort pas. Ah si ! A la fin. Une fin libératrice, absolument immonde de déjà vu. Un terme qui semble rendre logiques les différents épisodes vécus jusqu’ici. Pas très convaincant quant à la méthode employée. Je trouve l’inexpliqué beaucoup plus intéressant, surtout dans ce genre de films.
Question frissons, c’est un peu les montagnes russes. Tout d’abord, le début est un immense prétexte à faire travailler le spectateur. Nous savons qu’il va arriver quelque chose de marquant et l’on s’y prépare. Je rappelle qu’un film d’horreur (d’épouvante etc. comme vous voudrez l’appeler) se regarde dans le noir et en pleine nuit. Il y a quelque chose de mystique dans ce genre d’expérience, mais il est aisément vérifiable de s’apercevoir qu’aucun chef-d’œuvre du genre ne résiste intégralement au manquement à ces règles. Si nous les respectons, nous pouvons constater que DEAD END fait son petit effet. D’abord parce que cette dame blanche sur la route, c’est quand même flippant à souhait. Et sûrement l’une des légendes urbaines parmi les plus efficaces en terme de choc visuel. Et puis personne ne peut oublier cette image du corbillard qui passe et où l’on aperçoit à travers la lunette arrière, le visage semblant hurler de terreur des personnages qui viennent de trouver la mort. A part cela, l’angoisse a du mal à monter. Plusieurs raisons. D’un point de vue scénaristique il n’y a quasiment pas de progression. Les personnes dans la voiture croient que ne pas sortir et continuer à conduire les feront échapper à la mort et leur permettront d’arriver à destination. Ils se retrouvent dans la même situation dès qu’un des leurs trouve la mort. De plus, la montée dramatique quant à la perte de leurs proches, à la prise de conscience que quelque chose d’inexpliqué les empêche de retrouver leur chemin et à la mise en face de « quelque chose » qui veut leur mort, n’est presque pas exploitée et lorsqu’elle l’est c’est souvent de manière très convenue (comme la mère qui devient folle et retourne en enfance). D’un point de vue psychologique, énormément de réactions sont de l’ordre du cliché et souvent inintéressantes car elles n’apportent rien à l’histoire. Le manque de moyens est toujours bénéfique quand il est pallié par une imagination débordante. Ici, il semble manquer des plans sur les morts. Les prises sont des vues subjectives avec un membre en amorce par exemple. Nous sentons plutôt le manque d’argent que la grande idée du siècle de ne pas montrer ce qui est arrivé pour rendre les morts encore plus atroces. Enfin, il faut bien l’avouer, la mise en scène n’est carrément pas à la hauteur. Il est vrai que faire un film dont l’action se passe quasiment tout le temps dans une voiture, et en pleine nuit, ne permettait pas aux réalisateurs de mettre tous les atouts de leurs côtés. Le road-movie horrifique, voilà un concept qui me plaisait bien pourtant. Il n’empêche. Les plans sont pratiquement toujours les mêmes. Pas de grande originalité dans les effets susceptibles d’être effroyables pour le public, peu d’idées concernant la lumière (eh oui ! Moi qui pense que c’est justement parce qu’il fait noir que l’on se trouve plus à même d’avoir des idées lumineuses…), des plans qui frisent parfois le téléfilm (je pense notamment à un plan où la voiture fait une entrée de champ pour s’arrêter devant la caméra, tous phares allumés) et une déficience quasi constante à redonner du souffle à une histoire où l’on n’attend plus que les morts tombent un à un pour savoir comment tout cela finira.
Malgré tout, DEAD END est un film plaisant à regarder car sa grande idée directrice nous perturbe constamment. Comprendre. A ce niveau, impossible de ne pas établir de parallèle avec THE BLAIR WITCH PROJECT. Même angoisse du lieu où les protagonistes semblent tourner en boucle, même force mystérieuse qui cherche à jouer avec eux et qui ne se montrera jamais, la forêt comme symbole d’une puissance supérieure à l’Homme, le détail du plan qu’un des personnages juge inutile ou encombrant, les forces collectives qui se désunissent etc. De la même manière l’épouvante continue à nous hanter les jours suivants. Comme une douleur lancinante. Ce n’est pas le film. C’est l’histoire. C’est la légende. C’est ce que l’on y met derrière. Comme faisait le jeune marié. C’est la façon d’en avoir peur.
Petit festival Paul
McGuigan. Vu récemment WICKER PARK. Je dois être un des rares à avoir trouvé ce remake du film de Gilles Mimouni (que j’aime beaucoup aussi) assez réussi. Pas grande envie
de le revoir maintenant. Je préfère me consacrer à trois autres de ses longs métrages. Dans l’ordre chronologique :
- THE ACID HOUSE (réalisé en 1998) : film à sketches, évidemment inégaux. Les trois histoires sont issues de l’imagination d’Irvine Welsh, qui est ici très loin de son hérétique TRAINSPOTTING. Le seul méritant un véritable intérêt, car mêlant comédie de l’horrible et profonde dramaturgie intérieure, est le second segment. C’est le seul qui nous secoue par l’impuissance du personnage principal à réagir et qui s’enfonce inexorablement vers une déchéance aussi pitoyable que risible.
McGuigan dirige les trois histoires assez sobrement, de manière quasiment peu différente des traitements de l’époque. Voire légèrement rétrograde si l’on songe à la morne photographie du film. Nous pourrions croire que le dernier sketch, le plus fou des trois, est le seul qui lui permette quelques extravagances dans sa recherche visuelle, mais je crois que la forme est beaucoup plus imposée par le scénario que par une réelle envie de se démarquer par la mise en scène. La preuve en est que lorsque Ewen Bremner n’est plus sujet aux effets de la drogue, la réalisation reprend ses codes nonchalants. Difficile de se faire happer par tant d’énergie un peu vaine.
- GANGSTER N° 1 (réalisé en 2000) : sûrement son film le plus personnel niveau réalisation. McGuigan joue avec les effets de style, torture les perspectives, réalise des vues d’avion conçue comme s’il filmait de face et met surtout en œuvre des plans cubistes d’une beauté renversante. Tout cela dans le but de souligner le parcours extrêmement singulier d’un caïd dangereux et imprévisible. Le film joue sur toute l’ambiguïté qu’il y a à suivre une telle personne dans son ascension mais aussi à travers ses principes personnels et son rapport aux autres.
Son gros problème est de fonctionner sur le principe du flash-back, procédé ignoble qui ne fonctionne quasiment jamais lorsqu’il est le principe moteur d’un film. Autant plombé soit Paul Bettany, il n’est pas de palliatif à l’effet rétroactif tant attendu. La fin deviendra d’ailleurs encore moins intéressante car attendue, d’une part, et n’étant qu’une sorte de prologue complètement désengagé par prescription temporelle.
- LUCKY NUMBER SLEVIN (réalisé en 2006) : du gros calibre qui s’enclenche
pas mal. Du gros thriller avec des méchants intouchables qui se font la guéguerre. Et un petit jeune encore plus fin qui vient mettre de l’ordre dans tout cela. Bien sûr, bien sûr… [Moue
sceptique]. Le scénario (qui impose la mise en scène, par ailleurs) est assez habile durant toute la phase où nous nous posons en énorme point d’interrogation. Il est évidemment impossible à
comprendre. Mais tout cela est bien mené car assez énergique dans la réalisation (McGuigan se laisse aller aux phénomènes de mode mais il est difficile de le tacler sur ce terrain tellement son
approche est rudement efficace), impassible dans l’interprétation et juste assez mystérieux pour nous emporter dans cette histoire de vengeance. Et le film de vengeance c’est tellement
sain ! Bien sûr, nous sommes loin de la dextérité d’un KILL BILL mais nous savourons tout de même notre plaisir. Avec un réel argument de satisfaction : enfin une photo
clinquante de chez clinquante chez McGuigan. Le chic des mafieux dans toute sa splendeur. Peter Sova est l’homme à féliciter. Il faut dire qu’auparavant il avait travaillé plusieurs fois avec
Paul McGuigan, mais cela fait vraiment plaisir de constater qu’il s’est véritablement fait violence en se sortant définitivement les doigts du cul.
Suffit les éloges ! Une fois que l’élaboration du plan se termine, les derniers éléments du puzzle se mettent en place. Nous apprenons le fin mot de l’histoire. La nuit s’estompe. Et comme le scénario ne sait plus très bien comment faire pour nous l’annoncer, il tombe dans le panneau de la scène d’exposition, soporifique à mourir par ses détails. Pétard mouillé. C’est linéaire et cela ne parvient donc pas à effacer le grotesque de cette longue vengeance. On sent que l’histoire ne suffit plus et qu’il faut trouver encore plus spectaculaire pour finir en beauté. Lever de soleil. Et alors là : la trouvaille géniale. Vous ai-je dit que Bruce Willis incarne un tueur capable d’étouffer le bruit de ses vêtements lorsqu’il se déplace à vitesse normale ? Vous ai-je conté que Lucy Liu se la joue chaleur humaine, genre amoureuse et tout et tout alors que le nombre de ses rides semble traduire les pires difficultés qu’elle éprouve à faire jaillir une expression faciale ? Employée génialement dans la série « Ally McBeal », elle n’a prouvé que fadeur dans tous les rôles qui lui ont été proposés au cinéma (à part KILL BILL VOL. 1 où le minimum suffisait puisqu’elle jouait sur le même registre que dans la série précitée). Eh bien, avouons-le, ces deux-là font des étincelles. Alors que le film s’englue dans son aberrant dénouement, une sorte de classicisme semble planer sur ce film qui paraissait plus élaboré que certains du même genre. Quand, tout à coup, un coup de génie vient renverser tout cela : Bruce Willis abat Lucy Liu d’une balle en pleine poitrine. La femme meurt. L’amoureuse du héros meurt. L’un des principaux « gentils »meurt. Avant la fin. Il se passe des choses. Enfin les bons n’auront pas tout gagné et les méchants n’auront pas tout perdu. Oui, il faut tuer plus de héros. C’est formidable de sentir à quel point tout ne peut pas être aussi parfait. Du coup, le scénario se rapproche de nous. On y entre à nouveau avec plus d’entrain. Le sourire revient. Pas pour longtemps. Josh Hartnett avait prévu le coup. Il avait affranchi Lucy Liu en lui disant où Bruce Willis allait tirer et lui avait dit de mettre une poche remplie de sang à l’endroit visé. Lucy Liu n’est donc pas morte. Grâce à un habile stratagème. Mais comment peut-on essayer de nous faire croire qu’une poche de sang peut arrêter une balle de revolver ? Il existe donc bien des scénaristes qui croient que les reproches ne retombent que sur le réalisateur ? C’est ignoble.
Relecture aussi du ELIZABETHTOWN de Cameron
Crowe qui m’avait tant enchanté l’année dernière. Que ce film est mal foutu ! Je me rappelais de toute sa dommageable introduction, mais je n’avais pas remarqué à quel point sa construction
est bancale. Le début est toujours un opéra de vociférations filmiques. Inutiles, surtout. Je trouve que l’histoire du fiasco et de la mise en scène du suicide d’Orlando Bloom ne sont présents
que pour meubler les manquements du scénario qui a peur de se focaliser sur l’unique centre d’intérêt du film : la rencontre entre deux personnes dont la singularité va lancer leur relation.
Oui, un bon scénario peut se limiter à la simplicité. THE KID. Il n’en reste pas moins que le corps du film est absolument brillant lorsqu’il s’attache à décrire le conte
amoureux tel que nos idéaux le conçoivent. C’est un délice de rencontre amoureuse, de sentiments qui surgissent de ce que l’on n’attendait pas, de cette petite flamme qui naît par la magie du
mélange des corps. L’autre. Celui que l’on attend. Celui avec qui les mots deviennent familiers de compréhension. Pas de compromis. Une personne qui renferme tout ce que l’on recherche. L’autre
existe. Existe toujours dans les contes. C’est pour cela qu’ELIZABETHTOWN sait magnifiquement nous vendre du rêve. Le grand film romantique de ces derniers mois. Et puis la
liberté symbolisée : pouvoir courir dans les cimetières avec Kirsten Dunst. Si cela ne vous donne pas envie de pleurer…
Revu l’un des plus grands films français des années 70 :
DITES-LUI QUE JE L’AIME de Claude Miller. Période la plus intéressante du cinéaste puisque seuls ses quatre premiers films (LA MEILLEURE
FACON DE MARCHER, DITES-LUI QUE JE L’AIME, GARDE A VUE et MORTELLE RANDONNEE) ont atteint un niveau qu’il ne parviendra plus à
retrouver. Son deuxième film est l’un des plus grands films français. Il repose sur un scénario habilement écrit par Patricia Highsmith (« This sweet sickness », qui fera prochainement
l’objet d’un remake lorsqu’un producteur tombera dessus par hasard et croira découvrir un film bassement pervers) mais qui est loin d’être le nerf de toute la mécanique. Finalement assez
conventionnel dans l’écriture, sa véritable gloire est d’avoir su identifier un comportement amoureux très proche de nos expériences. Il est exploité dans une veine maniaque qui glisse doucement
vers le dérangement. Il est des expériences qui restent uniques la vie durant.
Des souvenirs qui ne pourront jamais s’effacer car il n’y aura jamais rien de plus fort. Des visages qui marquent au fer
rouge parce qu’irremplaçables. Il est une femme. Une femme comme un tatouage. Elle a la peau bronzée. Elle est passée sur mon corps comme personne d’autre n’y passera. Nous sommes liés pour la
vie, qu’importe où nos cœurs vagabondent. Il est alors de notre devoir de citoyen de se révolter contre le lieu commun imposé vulgairement par Léo Ferré et qui consiste à croire
qu’ « avec le temps, va, tout s’en va ». M.P.E.R. [Mode crachat on]. Quelques paroles qui conviennent mieux au CHAT de Pierre Granier-Deferre (là
encore l’un des plus grands films français jamais réalisé et dont j’espère vous parler avant la fin de l’année).
DITES-LUI QUE JE L’AIME nous touche par sa délicate approche de l’ancrage du sentiment amoureux. Claude Miller filme l’anima avec délicatesse et une énorme pudeur. Il prend le temps d’installer tous ses axiomes, ce qui nous permet d’adhérer sans réticences à l’univers intérieur de Gérard Depardieu sans juger sa pathologie. C’est par le processus d’identification personnelle que Claude Miller nous convie dans son film. D’abord, simplement par le fait d’aimer. Puis la définition s’élargit par la vraie nature du rapport avec Dominique Laffin. Rapport d’autant plus ambigu qu’elle ne se refuse pas véritablement à lui. C’est peut-être là la plus grande intelligence du scénario.
Il y a des films obligatoires. DITES-LUI QUE JE L’AIME en fait partie. Depardieu est à redécouvrir dans l’un de ses rôles les plus sobres et où il démontre la dimension internationale dont il disposait.
Un film qui émeut par la grandeur de l’amour, l’impossibilité de l’épancher, le désarroi d’une personne seule face à ce mal étrange, un amour indéfinissable, beau et destructeur.
Alors, si vous habitez là où il fait chaud, dites-lui que je l’aime.
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