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Dimanche 15 mai 2005

            Voilà une phrase que je me dis à chaque fois que je sors de ce complexe, mais je finis toujours par y retourner. C’est une erreur. Sûrement par fainéantise, parce que c’est le cinéma le plus proche de chez moi et parce que je me surprends parfois à me comporter comme ces satanés spectateurs que vous êtes. Ceux-là même qui ne font plus attention à la qualité du service que les cinémas leur proposent. Ai-je employé le mot de « cinéma » à propos du Pathé Wépler ? Mille excuses. Alors la prochaine fois, j’irai de nouveau, mais je me renseignerai sur la saison avant de sortir. Si nous sommes en été je prendrai 3 pulls car leur clim est réglée sur le thermostat le plus bas qui soit. Et si c’est en hiver, je prendrai 3 pulls aussi car c’était clim-ou-chauffage-fallait-choisir.

En tout cas, il y fait froid. Je vérifierai plus tard s’ils ont passé un accord avec les médecins du quartier. Ce qui m’intéresse pour l’heure, c’est le film que j’y ai vu dans la salle 10. Ah, la salle 10 ! Un petit bijou de technologique post-moderne. Sans doute un peu trop moderne pour pouvoir offrir à ses spectateurs la qualité optimale que toute projection digne de ce nom nécessite. Car si vous passez par ce haut lieu de la cinéphilie française (malgré mes avertissements susdits) vous pourrez constater que cette salle possède un plafond bosselé suffisamment bas pour que l’image projetée accroche le haut de ce même plafond. Ce qui, vous l’aurez compris, a pour conséquence directe de nous permettre de visionner sur le sacro-saint écran blanc une image qui nous paraît être comme déchirée sur toute sa hauteur. Ah, mes aïeux !!! Ce ne se serait pas passé comme cela du temps de Stanley Kubrick ! Malheureusement, les cinéastes n’existent plus (si, ma p’tite dame ! Bon, d’accord, y’en a encore quelques-uns, mais Kubrick, il est bien mort, non ? Oui ? Merde !). Et le projectionniste de la salle 10, me direz-vous, que fait-il pendant ce temps-là ? Je ne vous ai pas dit ? Eh bien il est tout bonnement occupé à essayer de faire partir cette fichue première bobine qui ne voulait pas se lancer. Pour le plafond il m’a promis de s’en occuper pour la prochaine fois que je me prendrai pour vous. Je vous tiendrai au courant. C’était les petites misères de la salle 10. Je pourrais encore vous conter celles que j’ai connues durant les précédents films que j’y ai vus, mais je finirais par vous promettre que je n’y mettrai plus jamais les pieds et je ne veux pas retourner dans cette spirale.

TAEGUKGI HWINALRIMYEOBon, il va enfin le dire le titre du film ?

TAEGUKGI HWINALRIMYEO. Film coréen de Je-Gyu Kang.

Bon, c’est vrai je ne lis plus les critiques de films car je préfère arriver vierge devant un film depuis qu’un critique, disons un écrivain raté, m’avait convaincu d’aller voir FESTEN (dont il faudra bien parler un jour pour bien dire qu’une caméra n’est pas un vibromasseur). Toujours est-il que je m’étais laissé convaincre uniquement par l’attrait que l’affiche du film avait exercé sur moi, ainsi que par sa nationalité. Je ne m’attendais donc par à voir un film sur l’homosexualité masculine et plus particulièrement sur la dimension sexuelle d’une telle relation.

L’originalité est d’avoir ancrée cette histoire pendant la guerre de Corée. Qu’y a-t-il de mieux qu’une guerre pour exprimer les états de crise sexuelle et surtout d’affirmation de sa virilité au sein d’un couple homosexuel ? Intéressant, donc. Mais le scénario trouve très vite ses limites car il ne s’attache qu’au lien qui unit les deux personnages et beaucoup moins au changement qui ébranle chacun. Il faudra surtout beaucoup détester les combats et les scènes de bataille puisque le réalisateur nous refait le coup du vibromasseur et oublie en cours de route que le cinéma c’est avant tout voir, donc être vu. OK, on voit qu’il a bien digéré toute la partie technique du film SAVING PRIVATE RYAN et ses images manquantes. Mais quitte à s’inspirer, n’aurait-il pas mieux valu qu’il s’intéresse à des chefs-d’œuvre ? Qui a dit « oui » ? D’autant qu’il s’agit là d’une fausse bonne idée car dans ce genre de moments c’est l’instinct de survie et la concentration qui prennent le pas sur le reste. On est donc beaucoup plus attentif à ce qui se passe autour de nous. Nos regards ciblent et ne se dispersent pas. Hérésie de croire qu’il ne faut pas filmer le mouvement en mouvement ? Je ne le pense pas. Est-ce que quelqu’un peut dire au réalisateur qu’il ferait mieux de le figurer la prochaine fois ? Et n’utilisez plus les images de synthèse pour les scènes d’explosion, que diable ! Ridicule scène des avions !

TAEGUKGI HWINALRIMYEOBon, de ce fait je n’ai plus envie de parler de la musique du film. Trop de conformisme.

A l’Est, rien de nouveau. Difficile d’aller plus loin que FULL METAL JACKET ou encore THE THIN RED LINE.

Finalement, c’est la Corée la grande perdante dans tout ça. Les premiers temps d’un cinéma qui ose plus la différence et l’inventivité que nos cinémas occidentaux seraient-ils déjà finis ? Je préfèrerai les films danois cette semaine.

            Pas vu le dernier Ridley Scott. Du coup j’ai gagné 9,40 €. Je suis horriblement partagé entre l’envie qu’il sorte un film toutes les semaines car j’ai besoin d’argent, et l’envie que ce soit véritablement son dernier film. Un ami digne de confiance me l’a toutefois chaudement recommandé. C’est pour cela que je n’irai pas. Je fais toujours confiance à mes amis mais plus à Ridley Scott.

            Sinon, je viens de découvrir un sketch de Luis Régo intitulé « La journée d'un fasciste » qu'il faut absolument connaître tellement c'est intelligemment fin. C'est sûrement trouvable dans « Le tribunal des flagrants délires » en vente sur le Net et partout ailleurs ou téléchargeable sous peine des risques encourus.

            Enfin, la bonne nouvelle nous vient du 27 juillet 2005. C'est à cette date que sortira sur nos écrans français le drôlissime SHAUN OF THE DEAD que nous attendions depuis plus d’un an. Aura-t-on fermé la salle 10 à temps ?

par MAYDRICK publié dans : LUMIERES
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Dimanche 15 mai 2005

Le principe est simple : une question sur le cinéma et le premier à donner la bonne réponse a gagné !

 

QUESTION : De quel film est tirée la réplique suivante : « Dans la plupart des grandes villes, les gens ont l’art de ne pas se mêler des affaires des autres. On recommande aux femmes, si jamais elles se font agresser, de ne jamais appeler au secours. Il faut crier au feu. Si vous criez au secours, personne ne vient » ?


par MAYDRICK publié dans : QUIZZ
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