J’aime particulièrement les mémoires et
autres autobiographies décrivant la vie des grands cinéastes. Ah bon ? Moi j’aime les putes. On y apprend toute la richesse que la plupart d’entre eux ont accumulée au cours d’une
vie palpitante faite de multiples aventures extraordinaires et de rencontres excitantes, et qui mériteraient tout autant qu’on y consacra un film. Mais les films autour de ces cinéastes cela
n’existe pour ainsi dire pas. Et pourtant ils sont légion ceux dont la vie aura été plus cinématographique qu’une œuvre de Renny Harlin. Exceptionnelle est celle d’Ingmar Bergman qui se raconte à travers « Laterna magica », livre d’une confondante crudité. Je ne vois pas le rapport avec les
légumes…
Il y a bien une constante qui apparaît assez logique si l’on s’intéresse en même temps à leurs films, c’est que l’on y retrouve leurs influences, les grandes obsessions de leur vie, leur manière d’appréhender le monde et de se comporter avec autrui. Ce qui est plus étonnant c’est de voir comment la transformation créative a abouti, plaçant chaque aspect de cette vie, chaque considération aussi minime qu’elle soit, au sein d’un cercle de réflexions qui aboutissent à un enchevêtrement de connexions complexes. Avec la même interrogation qui parcourt le processus : « Comment retranscrire une émotion ? ». Je ne conçois pas qu’un cinéaste puisse œuvrer sans se poser cette question. Et moi je n’arrive pas à me faire à l’idée que le vrai nom de Georges Moustaki est Yussef Mustacchi. Changer de nom pour pas qu’on le reconnaisse ! Si c’est pas fourbe, ça…
En revoyant PAT GARRETT & BILLY THE KID il apparaît clairement que Sam Peckinpah n’est pas le réalisateur qui se limite à la violence stylisée de THE WILD BUNCH et aux ralentis exagérés, comme veulent bien le laisser entendre une grande partie des critiques cinématographiques. Et pas la meilleure partie. PAT GARRETT & BILLY THE KID est sûrement son film le plus beau. Peut-être pas le plus abouti techniquement mais en tout cas celui qui affirme de la manière la plus conséquente sa vision du monde et surtout des rapports humains. Car Peckinpah décrit avant tout le destin unique de deux amis qui vont se retrouver opposés dans une lutte où chacun finira par tuer une partie de lui-même. Lutte déchirante et cependant pleine de tendresse.
La dualité
est l’une des premières grandes réflexions chez Peckinpah. Il conçoit de toute évidence le monde de cette manière. On peut ici faire référence à l’immense violence dont fait preuve Dustin Hoffman
dans STRAW DOGS, revirement inattendu face à la détermination pacifique qu’il avait arborée jusque là. On se rappelle aussi les jeux ambigus d’amour et de haine de Steve McQueen
et Ali Mac Graw dans THE GETAWAY. Relation qui préfigurait son film suivant : PAT GARRETT & BILLY THE KID. Une dualité intéressante parce qu’elle n’est
pas aussi inepte que le manichéisme hollywoodien. Croire que l’Homme subit en même temps les affres de ce qu’il est et de ce qu’il aimerait être.
Dans PAT GARRETT & BILLY THE KID Sam Peckinpah cherche à s’échapper d’une voie sans issue. C’est en cela que l’on a pu lire qu’il s’agissait d’un western crépusculaire. Mais pas plus que la plupart de ses autres films. Et notamment le savoureux BRING ME THE HEAD OF ALFREDO GRACIA. La mort y était encore plus présente, allant même jusqu’à s’incarner dans les décors crasseux et décadents. Ici nous connaissons dès le début la tournure tragique des évènements. Cela confère plus de place à Peckinpah pour axer son récit autour du difficile clivage annoncé.
La beauté provient de cette tristesse, de cette nostalgie, de ce fossé qui sépare les vécus communs. Et l’annonce que l’un d’entre eux doit mourir pour avoir joué son propre rôle jusqu’au bout. La danse de mort ouvra le bal. Crépusculaire, forcément. Musique de Bob Dylan. Deux grands moments du film : évidemment « Knockin’ on heaven’s door » et puis le moment où Billy The Kid s’offre une dernière nuit, une dernière étreinte, dans un rituel en forme d’adieu. Témoignage troublant car plein d’affect.
Pour moi les films de Peckinpah sont des films musicaux. Il aurait très bien pu en diriger s’il n’était pas mort prématurément. Il suffit de constater à quel point il marie la musique avec ses personnages, comment elle définit l’ambiance et le rapport quasi chorégraphique. Du rythme, bien sûr, mais bien plus que ça, une manière d’être, de composer avec l’environnement. Ah c’est sûr, ça a plus de gueule que Richard Gere qui se dandine sur les faux airs de CHICAGO ! La mise en scène en tant que chorégraphie. Voilà ce qui rapproche Peckinpah du grand Kubrick. Et comme nous en étions à parler de beauté, il faut aussi mentionner l’ingéniosité d’avoir eu recours à de nombreuses occasions aux longues focales qui créent cette beauté crépusculaire tant appréciée. Quasi unique pour ce western new age sombre et rageur.
Entre PEINDRE ET FAIRE
L’AMOUR le choix pouvait paraître très simple et ne pas appeler une lente introspection cinématographique, mais c’est pourtant ce qu’ont osé les frères Larrieu. Plus d’une heure et demie
à suivre Sabine Azéma ne sachant pour quel choix opter :
- Peindre ou faire l’amour ? Faire l’amour ou peindre ? Peindre c’est quand même la tranquillité, la nature paisible, la passion créatrice, le pinceau qui chatouille la toile… Oui mais faire l’amour c’est la communion des corps, l’assouvissement d’un plaisir que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, le pinceau qui chatouille ma toison… J’arrive pas à me décider ! Tiens, si j’allais plutôt chercher des fossiles du paléolithique…
Je ne pensais pas que le choix était si cornélien, mais faut croire !
La bonne nouvelle c’est que les frères Larrieu ont des pieds. La mauvaise c’est qu’ils écrivent avec. Rarement vu un film aussi mal écrit. Construction et dialogues. Ben tiens ! Pourquoi faire les choses à moitié ? A ce rythme là je peux leur en écrire des dizaines par jour, moi, des comme ça. On ne parle pas comme on écrit ! C’est notamment le dur travail d’une adaptation. Mais là, quand les frères Larrieu sont aussi les auteurs c’est encore plus inexcusable. C’était la première fois que je voyais Daniel Auteuil parler faux au cinéma ! J’ai eu beaucoup de mal à me demander tout le début si ce n’était pas une comédie. Et dire que c’était en compétition à Cannes ! Cela en dit long sur l’intellectualisme du festival. Parce question cinéma, c’est le néant complet. Absence du cadre, travail sur la lumière jugé inutile, son horrible ou plutôt de qualité française, mise en espace pontifiante, incohérences du personnage interprété par Sergi Lopez, ellipses aberrantes, j’en passe et des pas mûres. Il reste quelques jeux d’adultes qui se retrouvent dans l’échangisme. Un thème qui aurait pu s’avérer particulièrement payant s’il avait été exploité en tant que réappropriation de son propre corps. Mais rien. On est bien content qu’ils s’amusent bien. Voilà. Mais tout cela est un peu putassier et racoleur. Alors que l’exploitation du sexe à l’intérieur du film, franchement cela ne casse pas trois briques à un canard ! L’exploitation de la sexualité aurait sûrement amené plus de corps dans un film qui ne sait pas les filmer. Qui ne sait rien filmer. L’idée de faire l’amour comme on peint, de penser son corps comme l’on pense à une activité ludique, voilà quelque chose d’intéressant. L’héritage des années 70 sans sa compréhension. Mais les frères Larrieu préfèrent balancer des idées sans les aborder de front, dans le but d’une légitimité intellectuelle. Trompeuse, la légitimité de cet intellectualisme post-moderne. Ca la fout mal quant à la qualité du film.
Grand film que le COUP DE TETE de
Jean-Jacques Annaud. Relis bien cette phrase et tu constateras que quelque chose est en opposition dans cette affirmation. Oui, je sais, grand film et Jean-Jacques Annaud cela ne
s’accompagne pas bien. J’aime bien le conspuer le monsieur Annaud, mais cette fois-ci nous allons parler du seul film qui mérite d’être cité dans sa si vilaine filmographie. Pour tout vous dire,
COUP DE TETE ce n’est pas sa faute. Les véritables personnes à féliciter sont Alain Godard et Francis Veber. Ils sont à l’origine de ce que les frères Larrieu ont le plus mal
réussi : l’histoire et les dialogues. Et puis il y a les comédiens. Patrick Dewaere en tête. L’avoir dans son film était un atout indéniable. Il apporte une
richesse de caractère et une diversité en émotion qui lui amènent toute la sympathie du spectateur nécessaire pour que le film fonctionne. Quant aux seconds rôles il faut mettre en avant le
fabuleux Claude Legros, absolument hilarant, et de grands numéros de Gérard Hernandez, Robert Dalban, Hubert Deschamps, Michel Aumont, Jean Bouise ou encore Paul Le Person. Une époque où le
cinéma français savait encore employer les seconds rôles. Quant à la patte de Jean-Jacques Annaud il faudra sûrement la déceler dans sa capacité à avoir su composer avec la qualité de ces divers
éléments pour en faire un film revigorant, où la rébellion de Patrick Dewaere emporte notre adhésion face à la crétinerie de Monsieur Tout Le Monde. Parce que pour ce qui est de filmer du ballon
rond… Nous sommes tous d’accord qu’aujourd’hui le football à la télévision est d’une réalisation affligeante et qu’il y a énormément de choses à mettre en œuvre pour que ce spectacle ait plus de
relief. Toujours les mêmes plans, les mêmes axes, les mêmes réactions etc. Pas beaucoup d’émotion si ce n’est par le jeu que proposent les équipes. Il y a donc une place à prendre, place que ne
semble pas vouloir conquérir le misérable Annaud qui filme la partie encore plus platement. Pas de mouvement, pas d’action de jeu, pas de montée de suspens… C’est du cinéma pauvre en idée. Et
dire que si ce film n’avait pas marché Jean-Jacques Annaud n’aurait peut-être plus fait de cinéma... Je me fais du mal.
Au rayon des grands réalisateurs disparus, vous seriez gentils de nous
donner des nouvelles de Jim Sheridan. J’ose à peine croire que l’homme qui a signé les sublimes MY LEFT FOOT, IN THE NAME OF THE FATHER et IN
AMERICA soit à l’origine du
pitoyable GET RICH OR DIE TRYIN’. Où est donc passé l’humanisme de Jim Sheridan ? La vente de la drogue et
le règlement de comptes à coups de revolvers en tant que valeurs de considération sociale ne sont à mon avis pas des éléments qu’il est inconvenant de montrer au cinéma. Ce serait occulter une
réalité bien trop horrible. Cependant GET RICH OR DIE TRYIN’ se définit par le manque de rapport aux valeurs qui régissent la société américaine. En cela il est profondément
immoral. Il empêche l’identification du spectateur à l’ordure qu’est 50 Cent. Encore plus dégueulasse est le fait de le victimiser par la balle qu’il reçoit en pleine tête afin de cautionner sa
revanche sur ses ennemis. Mais jamais le chanteur ne se repentit et continue tout autant à alimenter son univers où les différents se règlent avec des armes. Immoral et pernicieux. Côté
réalisation, Sheridan est tout autant aux abonnés absents. Il aime d’habitude faire au plus simple et s’occuper de ses comédiens dans son cadre. Mais des comédiens il n’en a pas cette fois. Et
niveau visuel rien de bien percutant. Un film qui se trouve bien loin de son postulat de départ : conter la difficile vie du rappeur 50 Cent et bouleverser le public par son parcours hors du
commun. Réaction inverse : pas de pitié. Difficile d’adhérer à un discours à sens unique qui glorifie un homme peu exceptionnel et clairement dévoyé. En tout cas il s’agit d’un travail
indigne de Jim Sheridan. Sûrement une commande. Et l’on ne discute pas avec les rappeurs dont la gâchette à toujours raison. Peindre or die tryin ? C’est à croire qu’ils se passent le
mot niveau questions existentielles.
De Funès. Un grand que jamais personne n’est parvenu à imiter, encore moins à égaler.
Rigolote cette petite apparition dans MONSIEUR TAXI d’André Hunebelle. Une seule scène (très courte) et déjà toute l’intelligence de jeu nécessaire pour tirer le maximum de son personnage et augmenter le caractère atypique des rencontres que fait Michel Simon. Film légèrement irrévérencieux et fort agréable à regarder grâce à son charme désuet.
On prend les mêmes et on recommence trois ans plus tard avec L’IMPOSSIBLE MONSIEUR
PIPELET. Le rôle est plus construit et l’empêche un peu de laisser libre cours à ses extravagances. Il en reste cependant quelques morceaux de choix particulièrement visuels.
L’un de ses rôles les plus frustants restera celui du valet dans LE CAPITAINE FRACASSE de Pierre Gaspard-Huit. Impossible pour lui de tirer parti de ses peu nombreuses répliques, le metteur en scène veillant scrupuleusement à ce que son univers ne dénote pas avec le film de cape et d’épée.
Heureusement, en 1962, LES VEINARDS lui donne un peu plus de souffle. Présent uniquement dans le dernier sketch (le plus drôle, comme par hasard), il est déjà très avancé dans son personnage colérique et autoritaire. Il faut noter la présence de deux faire-valoir comme il les appréciera plus tard : sa femme Blanchette Brunoy et sa fille France Rumilly, l’extraordinaire Sœur Clotilde du Gendarme. Une actrice complètement allumée qu’il convient de redécouvrir puisqu’elle interprète ici son premier rôle au cinéma.
LES GRANDES VACANCES est un film très souvent diffusé à la télévision et considéré comme partie intégrante des de Funès majeur. C’est assez paradoxal car le film
est assez pénible à suivre. Or, si l’on y regarde de près, il bénéficie de dialogues vraiment très drôles. Extraits :
LES GRANDES VACANCES a aussi comme atouts Claude Gensac (toujours aussi constante) et Maurice Rish (qui campe un Michonnet souffre-douleur hilarant). Mais son grand défaut vient de la réalisation. Nous savions que Jean Girault n’était pas connu pour être régulièrement cité dans les palmarès regroupant les cinéastes les plus influents du siècle dernier, mais il fut cependant plus inspiré sur d’autres réalisations, mettant généralement en scène Louis de Funès. JO ou LE GENDARME DE SAINT-TROPEZ se distinguent par un rythme très enlevé et surtout mettant en avant Louis de Funès au maximum. Ici l’histoire est plus que poussive. De Funès est bien exploité mais nous avons envie de plus de surprise et de divertissement. La vision de la jeunesse et son insouciance arrivent cependant à insuffler suffisamment de légèreté à cette comédie dont le public est avant tout adolescent.
AH ! LES BELLES BACCHANTES est un bon exemple de transformation ratée. Ici c’est Jean Loubignac aux commandes, vous repasserez donc pour les plans stylisés et les effets de montage. Le problème de ce film (qui est très mauvais) est que la troupe de Robert Dhéry passe avant tout. Il est indéniable que Louis de Funès attire toute l’attention sur lui tellement son personnage est riche, mais le film s’attache plus à mettre en valeur les différents sketches que ce policier qui cherche à passer incognito. Et qui plus est : un humour qui a terriblement vieilli. La cerise sur le gâteau, comme on dit chez nous, ou la barbe mitée sur le Moustaki comme on dit dans des contrées reculées du Texas profond.
CREMASTER 2 de Matthew Barney a réussi à nous faire oublier son piètre précédent exercice. Nous avons droit à un peu plus de grâce au niveau de l’image et moins d’onanisme dans la recherche narrative. Barney applique le même rythme mais semble avoir tiré les leçons du premier volet. N’en disons pas de mal et attendons le numéro 3 pour gloser plus avant.
Quel horreur que ce film d’André Téchiné : LES SŒURS BRONTE. Alors là je n’hésite pas à le dire : je me suis fait chier comme pas permis. Lourdeur de la réalisation, mise en scène statique, acteurs à la recherche de la flamme intérieure, son déplorable et image à vomir. Mais que j’espère que leur vie n’a pas été aussi ennuyeuse à ces formidables sœurs ! On ne devrait pas mettre de caméra entre les mains de réalisateurs dépressifs !
Si je vous dit William Friedkin ? Vous préférez évidemment penser au grand réalisateur du terrifiant THE EXORCIST, qui a donné ses lettres de noblesse au genre. Grand,
très grand. Enorme devait être la carrière qui s’ouvrait à lui. Et pourtant il n’en fut rien. Il sombra petit à petit dans le milieu télévisuel et ses quelques tentatives cinématographiques
furent très laborieuses (JADE, THE HUNTED…). Mais pour nous rappeler son talent il existe un film depuis THE EXORCIST où il démontra toutes ses
qualités : TO LIVE AND DIE IN L.A. Policier hyper nerveux où l’on trouve l’une des dernières poursuites en voiture vraiment trépidante. Axes de la caméra, différences de
rythme, parcours original, tout fait partie d’une mise en relief époustouflante de cette poursuite. Nerveux, toujours nerveux le grand Friedkin. Un cinéaste qui s’attache beaucoup à une
retranscription méticuleuse des détails qui forgent la crédibilité du scénario. Dans TO LIVE AND DIE IN L.A. la précision avec laquelle Willem Dafoe fabrique ses faux billets
n’est pas sans nous rappeler la description des actes chirurgicaux pratiqués sur Linda Blair dans THE EXORCIST. Le genre de plans qui font fuir un producteur. Tout comme faire
mourir son personnage principal à quelques encablures de la fin du film. Si ça c’est pas du grand cinéaste…
Quelques mots sur GRITOS EN LA NOCHE de Jesus Franco. Très
bonne surprise pour ce qui fut l’un de ses premiers films. Il nous avait habitué à moins de tenue dans le déroulement de ses histoires, mais celle-ci est bien construite et est surtout le
prétexte à de nombreuses ambiances gothiques et des cadres proches de l’expressionnisme allemand. Alors bien sûr, certains maquillages ne sont absolument pas réussis mais chacun joue sa partition
de manière très convaincante, à commencer par Howard Vernon en Dr. Orlof.
Jesus Franco avait à cette époque de vraies prétentions de cinéma d’auteur, avec de réelles influences du côté de Mario Bava qui venait de réaliser son somptueux LA MASCHERA DEL DEMONIO deux ans plus tôt. Jesus Franco est certes moins talentueux que l’immense Mario Bava mais
son GRITOS EN LA NOCHE est intéressant au vu de l’évolution de son cinéma, révélant déjà le cinéaste de l’à peu près qu’il est devenu. A ne pas confondre avec le cinéaste du
rien du tout qu’est Tim Story. Même s’il ne ressemble que très peu aux YEUX SANS VISAGE de Georges Franju, GRITOS EN LA NOCHE y fait constamment référence.
Nous préfèrerons ce dernier qui a beaucoup plus de classe.
Le poker est devenu en quelques années un incroyable phénomène de société vu l’engouement qu’il suscite. Merci Internet entre autres, merci Patrick Bruel surtout. Sur le câble, les retransmissions se multiplient. Sur Paris Première, « Le tournoi des as » met en scène quelques fortes têtes du jeu et beaucoup de célébrités pour doper l’audimat. Peu d’intérêt lorsque ces dernières rentrent dans le jeu. Ils cherchent plus à faire bonne figure qu’à dompter les cadors du tapis qui finissent fatalement la partie entre eux. Le petit bilan fait avec le présentateur après leur sortie n’amène que des banalités et les commentaires sont un peu trop bavard et laissent peu de place à l’atmosphère autour de la table. Plus palpitant est le « World Heads Up Championship » diffusé sur Eurosport. S’y affrontent de véritables maîtres en la matière. Les tactiques de jeu sont alors bien plus claires et comme nous sommes en tournoi la donne n’est plus faussée quant au spectacle annoncé. Jouissance du spectateur qui connaît la musique. Belle mise en scène. Eclairages avec des ombres. C’est presque du polar. Wépété forever !






