« Si crier ne suffit plus alors il faut hurler » comme disait le philosophe. Ca marche aussi avec la jeune mariée. Une citation qu’il convient de ne pas confondre avec « Mais neuffffieu ne prrrront son pyranite à noooooooorftugrzzzzzzz » que beuglait Georges Moustaki lors de son dernier passage au théâtre du Rond-Point. Expression toujours en cours de déchiffrage et qui porte un peu trop de coups sous la syntaxe pour espérer un jour la voir devenir une référence en la matière. Rappelons à ceux qui vivraient dans une grotte que Georges Moustaki s’y connaît plus en cris et hurlements qu’en philosophie, ce qui abaisse considérablement nos chances de faire une citation censée de cette citation sans c, mais qui le rapproche tout de même considérablement des habitants de ladite grotte.
C’est en véritable philosophe que Peter Watkins a réalisé PUNISHMENT PARK en 1970. Film contestataire qui respecte les règles du
genre et délivre un message d’une puissance rarement atteinte dans ce cinéma. PUNISHMENT PARK est un exemple. Il prouve que la subversion peut aller jusqu’à dénoncer ouvertement
des personnes, des lieux, des états, sans passer par de timides analogies. Ce film est une véritable bombe car il entend montrer comment les Etats-Unis arrivent à marquer leur peuple au fer rouge
par des sentiments de patriotisme prononcés. Il montre ses dérives ainsi que les manières qu’ils emploient pour imposer un mode comportemental formaté et réduire ainsi les libertés individuelles.
Il signale au spectateur que le collectif est dominant et que les minorités sont tenues de se taire, voire forcées si elles désobéissent. Et moi j’affirme que Georges Moustaki est une
minorité ! Ce sont des dérives fascistes qui voient le jour à l’intérieur d’une démocratie et qui continuent à exister de nos jours. Ou comment les démocraties se servent de leur
pouvoir pour contraindre leurs peuples à l’uniformisation. Le pouvoir cherche donc à imposer une vision, sa vision, sur tous ceux sur qui il a une emprise.
Ces simulacres de procès sont d’une violence rageuse où l’on crie beaucoup. Et puis les hurlements… Les hurlements qui déchirent toute personne normalement constituée car ces personnes ne demandent qu’une seule chose : vivre. Alors ils hurlent. Et aujourd’hui encore il convient de hurler. Les Etats-Unis continuent leur politique d’arrogance. Toute révolution s’ancre dans la violence. J’aime le cinéma contestataire car il est violent. Prise de conscience effroyable, la plupart du temps sur l’exploitation humaine.
PUNISHMENT PARK c’est toute la tristesse et l’impuissance d’une organisation qui se sert de son pouvoir pour empêcher l’épanouissement naturel. La liberté n’est pas sans contraintes, nous l’avons déjà dit. Elle ne peut cependant pas exister si les contraintes sont imposées. Le film de Peter Watkins est musclé, en ce sens qu’il bande. J’en connais un autre qu’est musclé. C’est un muscle qui bande, toutes nervures dehors. Il se tend, se contracte, met ses forces en état d’alerte, les rassemble et reste prêt à claquer sur le visage de sa cible. Imprimer sa marque. Un choc. Un éclair. Du sang qui jaillit. Et la violence, toujours la violence.
Le problème de ce genre de cinéma est qu’il reste sans réponses. Il n’apporte que très rarement de solutions. Ce n’est pas son essence. Certes. Mais après le réveil qu’il exerce sur le spectateur, quelle suite peut-il se permettre de donner ? Ne pas appeler à la violence, c’est illégal. Mais comment ferons-nous pour mener Jacques Chirac dans une prison humide, pour en arriver à brûler les locaux du Medef, pour faire couper les têtes de ces politiques qui s’amnistient et s’augmentent par la suite de 70 % ? Et pour nuisance auditive doublée d’un sens du rythme qui provoque la désynchronisation des membres humains, Georges Moustaki ne mérite t-il pas une condamnation sans autre forme de procès ? Les voitures brûlent un temps. Bientôt ce ne seront plus les voitures. « Si crier ne suffit plus alors il faut hurler ». La violence, toujours la violence ! Et cet homme qui incarne tout ce que tu appelais au plus profond de ton être… Il est hors de question que tu sois son PUNISHMENT PARK. Mais il est là. Et il attend. « Aux armes !» dit la Marseillaise aux yeux verts…
La véritable force de PUNISHMENT PARK tient d’abord au symbolisme de Watkins. Il se permet de le servir par un montage absolument prodigieux. Montage parallèle de A à Z, sensiblement nerveux, haletant, il est percutant sur toute la ligne par la rigueur ostentatoire du procédé. Les histoires des deux groupes s’entrechoquent au sein de la même impasse qui définit le règne de l’impuissance. C’est profondément injuste et révoltant. Envie de hurler.
Synopsis (ici c’est pas Allociné alors profitez-en) : dans le désert de Californie, un jury aux procédés fascisants condamne de jeunes gens à de longues années de prisons où à passer quatre jours dans PUNISHMENT PARK. Tous acceptent la seconde proposition. Deux heures après leur départ les policiers partent à leur poursuite. Si ces coupables ne parviennent pas au but qui leur est fixé à plus de 80 kilomètres, les policiers les ramènent pour effectuer leur peine de prison. Et si la situation le nécessite ils peuvent faire feu sur les participants. Dehors la température atteint les 45 degrés…
A voir de toute urgence, le pavé à la main.
Deux films avec Bruce Campbell c’est pas que du bonheur ça ? Ah, c’est donc là qu’il se planquait ce foutu bonheur ?!
Le 15 février prochain sortira sur vos beaux écrans de France et
de Navarre le fameux BUBBA HO-TEP qui date de trois ans et demi maintenant et qui ne doit sa sortie qu’à la réputation de film culte qu’il s’est bâtie à travers nombre de
festivals et de téléchargements que l’on dit illégaux. Ca veut dire quoi ? C’est des petites briques qu’on trouve sur Internet et qui s’emboîtent, c’est ça ? Et c’est
l’occasion de rappeler à nos mémoires quel grand acteur est le bonhomme. La prestation est plus courte dans SKY HIGH de Mike Mitchell et pourtant elle est encore plus jouissive.
Campbell n’est jamais aussi excellent que lorsqu’il joue les petits dictateurs de service qui font montre d’une fausse assurance. Situation qui se retourne parfois contre lui et qui donne lieu à
un comique épatant. On s’en souvient très bien dans la série EVIL DEAD. Voilà donc deux raisons pour que les inconditionnels se jettent sur ces films. Il faut dire que
SKY HIGH c’est quand même bien foutu. Bon, c’est une nouvelle version de la famille de super-héros qui fait des siennes mais peu importe que le sujet ne soit plus aussi neuf. Ce
qui est bien plus primordial c’est le délire croissant et les idées de super pouvoirs qui parsèment le film. Le film va même jusqu’à vous décrocher le petit sourire qui met de bonne humeur car il
vous surprend là où vous attendiez un produit façonné portant l’estampille d’un gros label. Erreur. Ca ne sent ni l’oscar ni le prix Nobel mais SKY HIGH a le mérite d’être
réalisé avec l’énergie du divertissement, celle qui vous pécho dès le début et ne vous quitte plus tant cette histoire est sympathique et nous amuse bien. On a évidemment droit aux méchants
contre les super-héros et les principes éculés des gamins qui vont finir par montrer qu’ils peuvent être bien plus forts et plus intelligents que le rang qui leur a été attribué. Du grand coup de
téléphone qui s’entend sur toute la ligne. Mort de rire ! En plus je suis sûr qu’il a mis deux heures avant de la trouver celle-là ! Mais c’était sans compter un rythme effréné
qui emballe le film dans une humeur coloré où notre âme d’enfant prend le parti des super-héros et s’émerveille de leurs qualités. Et puis Bruce Campbell dans cet état de folie, cela ne se loupe
sous aucun prétexte ! Oui, enfin faut quand même que je passe à La Poste c’est super urgent, mais bon, si il est si bien que ça le Campbell…
BUBBA HO-TEP c’est du Don Coscarelli. Rappelez-vous l’envoûtant PHANTASM en 1979. C’était lui. PHANTASM II en 1988, c’était encore lui. PHANTASM III : LORD OF THE DEAD en 1994, c’était toujours lui. PHANTASM IV : OBLIVION en 1998, c’était malheureusement lui une fois de plus. C’est dire l’importance des phantasmes chez cet homme. Pour une fois qu’il a une nouvelle idée un peu folle à défaut d’être originale, il abandonne la série qui a fait, puis défait, sa renommée, et nous concocte un film bidon qui ne tient pas ses promesses. Le plus flagrant là-dedans c’est que Coscarelli ne sait plus composer avec le manque de moyens. Au niveau esthétique c’est très loin d’être Gucci baby. Mais plus grave encore : pas d’ambiance, pas de mise en valeur des points clés de l’histoire, et encore moins de travail au niveau de l’impact visuel sur le spectateur (ce qui faisait la valeur de PHANTASM). Tout porte à croire que Coscarelli croit son idée de base assez forte pour faire tout l’intérêt du film. Il délaisse de ce fait complètement la réalisation. Tout cela concourt donc à faire de BUBBA HO-TEP un film qui flirte avec l’amateurisme où tout à la même valeur. Le découpage semble aberrant et le montage se contente de prendre les scènes comme elles viennent sans tenir compte du rythme. C’est poussif. On attend avec l’impatience le moment où l’action va se développer et permettre l’affrontement tant attendu. Mais le film restera scolaire jusqu’à la fin et les scènes d’action n’arriveront jamais à nous satisfaire. C’est fait sans conviction et ce n’est pas très original. Heureusement que Bruce Campbell est là. Le voir jouer Elvis est un des rares moments de bonheur du film, même s’il semble peu dirigé car enclin à vouloir toujours en faire plus que prévu. En le regardant jouer j’ai parfois l’impression que cet homme est tout simplement fou. C’est une qualité dont peu de comédiens peuvent se vanter.
JUNGDOK de Park Young-Hoon est une vraie
belle découverte pour ceux qui aiment les films asiatiques et les scénarios qui se démarquent par des conceptions éloignées de nos mœurs occidentales et que l’on pourrait qualifier de stupides
(ces scénarios). Oui mais tout cela est faux. Car celui de JUNGDOK (de scénario) développe avec une grande sincérité des liens humains qui se tissent à travers l’impalpable et
l’irraisonné. Le film parle beaucoup de l’intuitif et de ce qui échappe à nos jugements basés sur la raison et la preuve scientifique. JUNGDOK jongle donc (Proust n’a qu’à
bien se tenir !) avec une sensibilité exacerbée où s’engouffrent les principaux acteurs. L’exposition des sentiments amoureux s’effectue comme une caresse qui vous apprivoise jusqu’à
vous transporter dans une relation charnelle qui satisfait toutes vos espérances. C’est pour cela que la scène d’amour est d’une beauté sensuelle rare au cinéma. Elle est assez longue et toujours
différente à chaque moment, menée comme une scène d’action. Park Young-Hoon a compris que ce genre de scène se répète voire se chorégraphie. La plupart du temps les réalisateurs sont gênés et
laissent les comédiens se débrouiller en leur conseillant de faire ce qu’ils font avec leur mari ou leur femme. Eux-mêmes sont tout autant gênés si ce n’est plus et au final la scène devient
conventionnelle, n’exprime rien et ne reflète pas de sentiment. Ici, on sent que Young-Hoon a passé du temps avec ses acteurs à répéter, chercher, essayer, sans avoir peur de rien. Le résultat
est magnifique.
Par contre, il faudra revoir la bande sonore. Complètement en désaccord avec l’harmonie générale, elle joue vraiment un rôle négatif sur ce film qui méritait mieux. La musique est épouvantable. Elle non plus n’évoque rien. C’est de la bouillie. C’est limite incompréhensible. Manque d’ampleur.
J’appréhende toujours beaucoup les films de Patrice Chéreau car ses mises en scènes et ses choix cinématographiques s’imposent à moi sous un classicisme fermé et nimbé d’une prétention agaçante. Je ne saurai pas trop dire pourquoi. Parce que cela est faux bien évidemment. Du coup je suis souvent très satisfait de ses films. Je pense à LA REINE MARGOT, CEUX QUI M’AIMENT PRENDRONT LE TRAIN et surtout INTIMACY. L’HOMME BLESSE m’ayant confronté brutalement à l’étymologie du mot « léthargie ».
GABRIELLE est le nouveau bon film de Patrice Chéreau. Il y a sûrement une très bonne vanne à faire en essayant d’y assimiler Johnny Hallyday... Pas pour son affreuse adaptation qui pourtant se révèle particulièrement fluide dans sa conception cinématographique, mais beaucoup plus pour ses dialogues enflés et surtout bien trop littéraires. Ils parlent tous comme des livres là-dedans ! Isabelle Huppert y est une nouvelle fois exceptionnelle. C’est devenu un cliché de le dire. Le film, lui, se perd un peu dans ce classicisme formel dont Chéreau s’était pourtant affranchi dans INTIMACY. GABRIELLE manque d’impulsivité et d’élans de vie. Chéreau aime bien la forme statique des gens qui discutent mais il en abuse un peu trop. Tout est un peu trop intérieur. Il n’est rien à redire sur ce procédé. Chéreau l’utilise très bien avec la complicité de ses comédiens. Certaines scènes sont d’une violence étouffée prodigieuse. Mais le film a tendance à ne jouer que sur cette couleur. C’est dommage car le spectateur a parfois envie de plus. Quelques éléments de vie, de chaleur, qui ne se contrôlent pas. On a souvent envie qu’il lâche un peu les rênes et que tout soit moins organisé. On a envie que Patrice Chéreau hurle.
Pour en revenir à l’adaptation je me suis demandé si l’époque ne l’avait pas gêné. En ce qui me concerne énormément. Pourquoi l’époque ? Je suis sûr que le film aurait été bien plus intéressant resitué de nos jours. Elle contribue cependant au charme de la photographie. Elle est l’œuvre d’Eric Gautier qui a su rendre une atmosphère attachante à travers des enjeux difficiles.
Pour conclure je terminerai par la fin, au risque de vous heurter, mais il faut savoir prendre des risques. Et Chéreau en prend car placer des intertitres (qui sont plutôt des expressions en surimpression) c’était assez casse-gueule. Il se fait bien mal d’ailleurs puisque ce procédé paraît bien vain. C’est une chose qui me plaît beaucoup mais Chéreau se trompe en soulignant ce qui est déjà joué par ses acteurs. C’eut été bien plus fort s’il avait utilisé cet élément comme un renfort de situation. Pour en revenir à la fin, je la trouve profondément séduisante dans tout ce qu’elle a de plus abrupt. Romantique par essence. Il faut mentionner quand un film français réussit ce genre de prouesse car c’est assez rare. MON IDOLE était un bel exemple de fin inattendue qui se permettait d’obtenir l’approbation du public sans le flatter. Celle de Chéreau crée plus d’action qu’elle ne clôt quelque chose. Insuffler cette énergie en fin de parcours c’est d’abord complètement fou et c’est ensuite la preuve que Chéreau sait hurler quand il le veut.
Beaucoup plus dans la norme, LES AMES GRISES est abominable sur bien des points. Histoire inintéressante, lumières ignobles, comédiens inefficaces (à part Jacques Villeret qui est vraiment étonnant, les autres se contentant de jouer aux comédiens de brasserie, même Jean-Pierre Marielle se satisfait de ce qu’il sait faire, et pourtant le Marielle je l’adore…), découpage sans aucune idée etc. Le cinéma français dans tout ce qu’il a de plus inacceptable. Mais peut-on encore parler de cinéma ? Tout est gris dans tous les sens du terme. Et Yves Angelo semble en trouver, du sens !
Pas convaincu non plus par la série dérivée de CIDADE DE
DEUS, film éblouissant que l’on compte parmi les derniers chefs-d’œuvre que le cinéma ait produit. CIDADE DOS HOMENS ne retrouve pas la flamboyance du film de
Fernando Meirelles. Le fait que celui-ci ne soit plus aux commandes explique en partie cet état de fait. Comme on ne peut pas toujours incriminer Georges
Moustaki pour tout et n’importe quoi, j’imagine que les raisons sont autres. Oui. Nous pouvons parler de moyens moins conséquents, du format, de scénaristes assujettis à toucher un autre
public ou encore de la méthode de travail. Au final, l’ensemble est bien moins percutant, moins choquant, plus consensuel notamment dans l’approche de la mort. Les problématiques restent celles
d’une série, avec enjeux changeant à chaque épisode et pourtant toujours aussi forts et importants. Et puis le spectateur ne se place plus du même côté. Dans cette série il vit avec les habitants
de la favela. Le caractère documentaire renforce cette intrusion (on ne reviendra pas une fois de plus sur cet immonde façon de filmer au vibromasseur, passons). Le film montrait dans le but de
faire découvrir. La narration instaurait d’ailleurs le recul par rapport à des faits qui s’étaient passé là-bas. C’est là que nous regrettons qu’il n’y ait plus l’empreinte d’un réalisateur de
talent. Il reste le jeu de certains jeunes terriblement criant de vérité. Voire hurlant. Ca c’est du bluff !
Terminons sur un autre Billy Wilder qui m’avait échappé jusque là : WITNESS FOR THE PROSECUTION. Je trouve que la scène de fin du film dans le tribunal vide ne fonctionne pas une seconde. C’est fou comme certains films de cette époque terminent sur une fin bâclée qui se contente d’exposer au lieu de mettre en scène (je pense notamment au PSYCHO de Hitchcock). Mettre en scène : ce que faisait le JAGGED EDGE de Richard Marquand, avec Joe Eszterhas à l’écriture s’il vous plaît ! Dans le Billy Wilder c’est la solution de facilité qui l’emporte et qui nous donne envie de hurler. On se fout ouvertement de notre gueule en élaborant une intrigue aussi complexe pour ensuite nous la révéler de cette manière ! Et c’est dommage car le savoir-faire de Billy Wilder répond présent. Nous sommes pris jusqu’au bout. Nous sommes pris ou sous sommes eus. C’est une façon de voir. Vous aurez remarqué au passage le bel emploi du verbe « avoir » à l’inditionnel.
Charles Laughton était un acteur fabuleux et on lui doit une reconnaissance immense parce que THE NIGHT OF THE HUNTER c’est maximum respect. Mais sur la fin de sa carrière il était quand même très béat face à sa propre personne et n’a pas fait beaucoup d’efforts chez Wilder. Au moins dans SPARTACUS, même si cela se voit, le comédien force un peu la dose et se surprend à s’amuser.
Marlène Dietrich, elle, est absolument incroyable dans un rôle où elle compose une femme qui se ferme à tout, créant une arrogance qui envoûte par son mystère. Elle va même jusqu’à être repoussante par sa froideur. C’est un grand compliment que l’on peut faire à une femme aussi belle et qui nous avait si magnifiquement enchanté dans THE SCARLET EMPRESS. Quand j’y repense ça me donne envie de hurler !






