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Mardi 10 janvier 2006

            « They cry in the dark, so you can’t see their tears. They hide in the light, so you can’t see their fears » comme le disait si bien la chanteuse Pat Benatar quand elle interprétait « Hell is for children ». Aujourd’hui encore ces paroles nous semblent bien obscures et nos plus grands chercheurs du C.N.R.S. se penchent sur ces quelques mots laissés comme une sentence digne de Lao-Tseu. Le grand Lao-Tseu qui nous tînt jadis à peu près ce langage : « Mi no wan si kwaï, dorimong nanch naï si to cha noji. Si maravé mogwaï toafer kasshé tafasse par jipépé ». Ce qui signifierait s’il ne parlait pas la bouche pleine : « Si quelqu’un t’as offensé ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre ». Quand on pense que Georges Moustaki ne sait pas nager…

Mais revenons-en à Mme Benatar dont le prénom nous évoque un vibrant hommage à l’autre grand philosophe de notre époque : M. Le Guen. Dieu seul sait ce qu’il est devenu (Jean-Luc Azoulay pour les intimes). Certains disent qu’il fabrique des ukulélés pour Jim Morrison sur une île déserte. Recueillons-nous quelques secondes en nous remémorant l’un de ses derniers adages :

« Si tu ne fais pas partie de la solution, tu fais partie du précipité. »

            Plusieurs personnalités de confession scurrile se sont glissées dans le début de cet article. Sauras-tu les retrouver ?

Lorsque je suis tombé sur le titre du livre de Jean-François Jeandillou : « Le plérome pataphysique : jocation scurrile ou diadose onéraire ? » il m’est bien évidemment venu tout de suite à l’idée de me procurer incessamment cet ouvrage qui semble prendre plaisir a s’incomprendre lui-même. Rien que pour avoir osé un titre pareil M. Jeandillou est tout sauf un mauvais bougre. Il mérite toute notre sympathie et notre reconnaissance. C’est en y réfléchissant de manière plus ardue que j’ai compris dans quelle erreur je m’embarquais. Comment pouvais-je faire un tel affront à ce maître à penser d’avoir l’outrecuidance de pouvoir me délecter de cette lecture dans le but ultime d’un assouvissement personnel et d’un développement intellectuel ? De telles lectures ne sauraient parvenir à nos esprits dès que l’on commence à s’en rassasier. Il faut d’abord y réfléchir pendant de longues périodes qui mettent nos nerfs à vif : « Aurais-je assez d’à-propos pour que chaque page tournée ne s’abatte pas sur moi comme le fouet du maître s’acharne sur l’élève afin de lui faire comprendre que seul l’immature goûte au fouet ? » Vous arrêtez alors votre lecture et reprenez votre méditation pour de nombreux mois, quand tout à coup la révélation se fait vôtre : l’immature que vous êtes s’est brûlé les ailes à force de vouloir atteindre des sommets auxquels il n’était pas préparé. Et vous vous dites que ce n’est pas sur votre derrière que claque ce maudit fouet mais sur celui du véritable immature : votre maître, car c’est lui qui vous a laissé consulter l’ouvrage et vous a conduit, par sa naïve conception du monde, à vous irradier le cerveau d’ondes apocalyptiques. Mais rien de tout cela n’est vrai. Ce qui est vrai c’est que les plus forts ont toujours un fouet pour affirmer leur pouvoir et les plus démunis sont toujours soumis à l’apocalypse. Et le savoir ne fait rien à la chose.

Alors, me direz-vous, quel est le point commun entre Pat Benatar, Jean-François Jeandillou et Hayao Miyazaki ? J’y arrive.

Dans son dernier film : HAURU NO UGOKU SHIRO, Miyazaki énerve encore par son manque de respect au monde de l’enfance et à ses mystères. Il aime beaucoup les gâteaux à la crème et les dentistes. Dans la plupart de ses dessins animés on retrouve toujours le même goût pour les couleurs sucrées et autres douceurs dégoulinantes. Rajout de sucres, pépites de chocolat à l’intérieur, des monticules de crème pour que ça déborde de partout et encore plein de décorations odorantes. C’est chargé. Un peu trop d’ailleurs. Manger jusqu’à en être malade. Si ce n’est pas du mépris envers nos petites têtes aryennes…

HAURU NO UGOKU SHIRO est un fleuve sirupeux où se déverse une mièvrerie niaise à souhait. Les héros n’ont pas de défauts et les monstres sont débiles et absolument inoffensifs. Miyazaki n’est vraiment pertinent que dans le graphisme des dessins où il atteint une sorte de virtuosité tout aussi sirupeuse. L’acidulé excite. Le principe de Miyazaki est de rendre l’enfant quasiment hystérique. Nous sommes dans le sacré. On ne touche pas à l’univers merveilleux des enfants. On n’enlève pas de guimauve ni de fraises Tagada. On en rajoute même. Cela permet de masquer les comportements que nous ne voulons pas voir car nous ne pouvons pas les expliquer. C’est écoeurant. Un peu comme quand vous avez passé une soirée à manger des bonbons gélifiés, à boire du Coca-Cola, à faire griller des marshmallows et à flinguer les dernières plaques de Crunch. Le matin vous vous réveillez avec un goût bizarre dans la bouche. Comme disait la jeune mariée. Un goût d’excès. Il y a beaucoup de choses agréables dans l’excès. Mais l’excès est un masque. Celui que porte HAURU NO UGOKU SHIRO cache une incompréhension totale du monde de l’enfance. Alors le meilleur moyen d’y pallier est encore d’imaginer ce qui compose les rêves des enfants. C’est ce que Miyazaki a trouvé de mieux pour arriver à imbriquer le sacré des adultes au sacré des enfants.

Sauf qu’on ne peut pas mélanger deux mondes aussi différents. Le monde enfantin est comme un négatif du monde des adultes. Et vice versa. La lumière et l’ombre. Si les deux sont dans la lumière vont ne verrez jamais les larmes d’un enfant, il se servira toujours du noir pour les dissimuler. La lumière ne pourra plus dissiper les ombres. Pat Benatar l’avait compris bien avant l’heure. L’artiste visionnaire n’aura jamais connu le succès.

Dans ce monde en noir et blanc, pourtant fort peu manichéen, Jean-François Jeandillou s’affubla d’un pseudonyme scurrile et déterra la hache de guerre. Je vous repropose le titre de son ouvrage : « Le plérome pataphysique : jocation scurrile ou diadose onéraire ? » Alors que nous pensions avoir atteint et sévèrement purgé les limites du domaine de l’imaginaire, cet essai intervient comme un récital complémentaire aux extrapolations de Miyazaki. Le mot employé comme musique et la couleur comme flatterie des papilles de l’esprit.

Transcendons-nous un instant et réfléchissons un peu aux nouvelles formes philosophiques du monde populaire. Le monde bipolaire dans lequel nous plonge Pat Benatar est un relief issu du mélange des mots et des couleurs. Le monde où se cache les enfants est un monde fantasmé chez Miyazaki. Il n’a plus du tout la même valeur que celui dans lequel leurs parents les voient grandir. L’obscurité est devenue lumière et se fond dans l’univers des adultes. Les enfants s’y cachent pour pleurer. Jean-François Jeandillou propose alors une lecture appropriée au monde adulte où la musicalité du mot serait un vecteur créatif. L’histoire d’un nouveau monde. Virtuel. Changement de couleur. Fondu au noir. Le décalage post-moderne serait alors un inversement des univers enfants et adultes où chacun fonctionnerait encore dans son essence propre mais par une vision altérée. Ainsi, on peut voir HAURU NO UGOKU SHIRO comme on regarde les négatifs des photos.

A moins que Jean-François Jeandillou ne soit qu’un artiste manichéen scurrile, Pat Benatar juste un monticule de crème dégoulinante, Hayao Miyazaki un Père Fouettard post-moderne et Pat Le Guen l’apocalypse des immatures...

            Une chose est sûre. On peut abuser d’un enfant un certain nombre de fois avant qu’il ne s’aperçoive de la duperie. Mais une chose est sûre : quel que soit le temps que cela prend l’enfant finit toujours par obtenir ce dont il rêvait étant petit.

Quand je serai grand je serai chercheur d’or.

Quand je serai grand je veux me remémorer DEAR FRANKIE de Shona Auerbach. Je veux me souvenir d’Emily Mortimer et de son joli minois. Douceur et générosité. Un sourire qui vaut de l’or.

Quand je serai grand je serai chercheur d’or.

Déjà très remarquée dans beaucoup de films très inintéressants mais dernièrement dans le très bon MATCH POINT où elle interprétait une Chloe pleine de charme. On la retrouve donc dans ce gentil film qui a pris le surplus de guimauve de Miyazaki mais qui arrive tout de même à nous divertir tranquillement. Encore le monde de l’enfance. Sacralisé à l’extrême. Le film traite essentiellement de la protection. En parallèle avec le rôle d’Emily Mortimer, Shona Auerbach essaie de nous montrer comment cette protection mène à l’isolement, à l’enfermement intérieur. C’est un peu simpliste quand l’enfant nous apprend à la fin qu’il était au courant de l’identité de son véritable père mais jusqu’ici le film se tient plutôt bien, repose sur les complexités d’Emily Mortimer et traîne une fausse originalité qui se transforme en force amoureuse que la mère déploie pour son fils. Ca se regarde avec beaucoup de tendresse, ça nous rappelle nos forces de conviction de l’enfance et ça réchauffe nos corps glacés par la solitude du temps qui passe.

            Quand je serai grand je serai chercheur d’or. Je m’installerai dans le Klondike et peut-être qu’avec un peu de chance je croiserai Danny Boyle sur la berge d’en face. Il pourrait alors me parler de ce monde de l’enfance qu’il dépeint dans MILLIONS. Danny Boyle est un véritable prospecteur. Son or à lui s’appelle dollars. Rappelons-nous de SHALLOW GRAVE. C’était déjà la même problématique avec l’arrivée soudaine de liasses de billets au sein d’une communauté bien en place. Cela va jusqu’à l’apparition de tierces personnes qui recherchent ce dont elles s’estiment lésées. TRAINSPOTTING et THE BEACH reflètent aussi cet appât du gain. Dans MILLIONS les rouages de la famille sont moins bien huilés mais ce seront les mêmes principes qui vont agir sur l’utilisation ou non des billets. Si c’est pour nous refaire du SHALLOW GRAVE, moi j’me casse ! Non ! Pas du tout. En fait c’est pire. Le premier long métrage cinématographique de Danny Boyle reposait sur une immoralité qui finissait par perdre les protagonistes. C’était brillant et très excitant. MILLIONS retombe dans des questionnements plus classiques. La fin ne permet pas de sauver l’ensemble puisqu’il n’y aura pas d’idée assez forte pour emballer le tout dans un papier cadeau qui aurait pu faire toute la surprise du film. Il reste au premier degré et cette histoire vue et revue ne se démarque pas des schémas traditionnels du genre. Encore un exemple de film que la fin pousse par le fond malgré tous les efforts déployés. Car MILLIONS est pourtant loin d’être un mauvais film. J’veux pas faire le relou de service mais si c’était bon, ça se saurait. Le talent finit toujours par se repérer, d’accord. Mais MILLIONS est sorti l’été dernier dans une quasi-indifférence et il s’est lamentablement gaufré comme ce n’est pas permis. Il faudra même parler un jour de VACUUMING COMPLETELY NUDE IN PARDISE qui date de 2001 et qui n’est jamais sorti !!! Pourtant Danny Boyle est un vrai cinéaste. Avec énormément de talent. SHALLOW GRAVE et TRAINSPOTTING sont des chefs-d’œuvre. Mais son plus grand film c’est A LIFE LESS ORDINARY. Boyle y est à l’apogée de son cinéma. Flamboyance des décors, style visuel lapidaire et soutenu par un rythme effréné, intelligence de la mise en scène, direction d’acteurs subtile et passionnée, second degré à hurler de rire, scénario jubilatoire où symboles, doubles sens et réflexions métaphysiques s’entrechoquent etc. Que du bonheur ! C’est de ce film que MILLIONS se rapproche le plus. Outre les thèmes inhérents au cinéma de Boyle on y retrouve l’intervention divine qui fixe les règles du jeu. Ce que j’aime particulièrement dans les premiers films de Boyle c’est sa détermination à ne pas vouloir user des clichés sous toutes leurs formes. Sinon les réadapter. Jouer avec eux comme le fait Tarantino. Et puis à partir de THE BEACH c’est le grand déballage. Soldes d’hiver et trois paires de chaussettes pour le prix d’une. Malgré cette réapparition de clichés dans MILLIONS toute référence divine y échappe fort heureusement. Dans A LIFE LESS ORDINARY il se moque ouvertement de ces entités. Ici il les parodie avec le même second degré.

MILLIONS : deuxième film de ce que je nommerai sa trilogie céleste. Il n’a pas encore prévu de réaliser de troisième film mais je me plais (beaucoup, oui) à imaginer un nouvel épisode où Boyle retrouverai tout ce qui fait l’intérêt de son cinéma. Et puis aujourd’hui la mode est aux trilogies, tout va par trois : MATRIX, THE LORD OF THE RINGS, LES TROIS MOUSQUETAIRES, RICHARD III, LES TROIS PETITS COCHONS, LES SEPT MERCENAIRES, LES MILLE ET UNE NUITS, K 2000, LUCKY LUKE etc.

MILLIONS est un film formidable parce que Danny Boyle fait de la réalisation et de la mise en scène. On comprend notamment de mieux en mieux l’utilisation exagérée des plans aériens qui sont légions dans ses films. Sa trilogie céleste nous éclaire sur le regard de Dieu. Mais pas tout à fait dans le caractère sacré dont nous avons parlé plus haut. Boyle abhorre aussi le sacré. Pour lui l’intervention divine est considérée comme une épreuve. Plus une difficulté qu’un miracle. Ce qui lui plaît c’est de mettre ses personnages dans des situations inconfortables et de les voir se débattre à l’intérieur. Blier fait aussi cela de formidable manière.

Pour Boyle, les enfants c’est aussi la couleur. Magnificence de leur emploi. MILLIONS est constamment une explosion visuelle. Comme il impose un style non réaliste, baroque et parfois abstrait, il peut se laisser aller dans ce genre de délires où il est le plus à l’aise. Les cadres sont travaillés dans une démesure qui trompe souvent l’œil. Mais le fait le plus est que tous ces éléments de mise en scène sont présents à chaque instant. On est encore dans l’exagération sucrée mais cette fois-ci au service de l’histoire et des sentiments qu’ils soulignent. Toujours en surimpression. Sûrement pour masquer les errements scénaristiques.

Nous sommes enfin sortis de cette mièvrerie, mais à quel prix ?

            Dernier jalon du monde de l’enfance : THE CHRONICLES OF NARNIA : THE LION, THE WITCH AND THE WARDROBE. Bon, on ne va pas reprendre le topo précédent, on va aller au plus concret.

Sucreries : 50 %.

Couleurs : 85 % (nous considérons le blanc comme un élément majeur de l’écriture visuelle).

Sacré : 50 %.

Clichés : 60 %.

Emily Mortimer : 0 %.

Scurrile : 100 %.

Le dosage n’est pas si indigeste que ça. Pas très appétissant mais consommable les jours de grande faim. C’est diablement efficace cette première chronique où les enfants auraient pu être moins bien dirigés et plus stupides. L’armoire magique, évidemment, c’est scurrile. Nous aurions préféré un meuble un peu plus singulier. Les animaux, monstres et autres personnages féeriques sont peu convaincants, comme la plupart du temps. C’est le jeu de celui qui trouvera le détail le plus monstrueux ou celui qui saura le mieux se démarquer par son costume. Le gagnant est invariablement celui qui choisit la simplicité et il n’y a pas beaucoup de gagnants dans THE CHRONICLES OF NARNIA : THE LION, THE WITCH AND THE WARDROBE. Malgré tout le conte fonctionne correctement et Tilda Swinton est parfaite en sorcière blanche. De la grande comédienne qui impose un personnage inquiétant sans être frontalement ce qu’elle prétend jouer. Leçon numéro 1.

Finalement on ressort un peu enchanté de tout ça, non ? Et puis il y a une licorne ! Alors s’il y a une licorne…

N’empêche que THE CHRONICLES OF NARNIA : THE LION, THE WITCH AND THE WARDROBE est un formidable outil didactique pour tous les parents qui veulent apprendre les bases de la féerie à leurs enfants. Voici un film qui fait l’effort que l’école ne fait pas. Ne serait-ce que d’un point de vue mathématique. Tenez, prenons le passage de l’armoire au monde de Narnia. Lorsque l’Enfant (dans sa considération générale) décide de passer de l’autre côté, deux solutions s’offrent à lui : la première et la seconde. Bon, ça se complique alors je vous ai fait un petit graphique :

GRAPHIQUE

On peut donc déjà tirer plusieurs enseignements après une perception globale de ce graphique schématique :

- tout d’abord nous dirons que les couleurs siéent à l’Enfant de manière inversement proportionnelle à leur harmonie sur ce graphique

- ensuite, nous voyons bien que le choix qui s’impose est très restrictif puisqu’il se décompose en deux cas et deux cas seulement (ce qui constitue une hérésie dans la démarche ludique que le film essaie de mettre en place puisque, je vous le répète, tout va par trois à notre époque, l’exception qui confirme la règle étant réservée « aux paires de » de leur prénom)

- chose plus que suspecte : le second cas intervient toujours à la suite du premier et ce dans 100 % des graphiques

- et enfin nous pouvons dire qu’un cas semble se détacher de manière plus ostensible que l’autre, et ce même sans avoir 10/10 aux deux yeux.

Et déjà nous en savons un peu plus sur le marché que THE CHRONICLES OF NARNIA : THE LION, THE WITCH AND THE WARDROBE semble conquérir. Maintenant efforçons-nous de conjuguer notre culture générale, ce que nous avons appris des grands penseurs contemporains et ce que vient de nous révéler ce graphique absolument ignoble. De plus, comme nous savons que nous naviguons dans des sphères mathématiques d’une immense amplitude, nous pouvons facilement énoncer ce principe : « Si la pierre tombe sur l’œuf, attention à l’œuf. Et si l’œuf tombe sur la pierre, attention à l’œuf ». A cela rajoutons quelques données aisément vérifiables mais inutiles :

- à l’âge adulte un porc-épic compte jusqu’à 35000 piquants

- l’Empire State Building est frappé par la foudre en moyenne 2 fois par mois

- l’œil d’une autruche est plus grand que son cerveau.

Je vois que vous commencez à comprendre où je souhaite vous conduire et que vous en arrivez aux mêmes conclusions que moi :

1. Pat Bénatar n’a jamais rien inventé.

2. La véritable apocalypse est déjà survenue sur Terre. Elle a pour nom Georges Moustaki.

3. Tout va toujours par trois.

            Vous avez eu besoin de trente minutes pour lire cet article ? C’est exactement le temps que dure l’orgasme chez le cochon.

Et en même temps : 30 minutes, 30 lépreux.

par MAYDRICK publié dans : LUMIERES
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