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18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 12:37

--------  MAJESTIC BASTILLE  --------
---------------  SALLE 1  ---------------

Lundi 17 novembre 2025, 20h15
MEKTOUB, MY LOVE : CANTO DUE d'Abdellatif Kechiche

 

                A deux pas de la place de la Bastille se trouve le Majestic Bastille qui doit probablement son nom à de jeunes créatifs, et dont la devanture ne paie pas de mine. Le plexe n’est pas très avenant avec son enseigne surannée, son manque d’exposition flagrant, et son engoncement entre deux établissements de restauration rapide.
 

Le hall est tout petit, si bien que la file d’attente pousse les gens à s’agglutiner dehors, attendant sagement qu’on leur dise d’avancer tout aussi sagement. L’intérieur fait illusion. Nous voici clairement dans un vestige d’un ancien temps de la grande époque. L’usure du temps a fait son office et une rénovation sans véritable goût n’a fait que cacher les décrépitudes du lieu. Ça passe. On se dit que le lieu a dû avoir un certain charme à une époque. Aujourd’hui le tout-pratique et le tout-sécuritaire ont eu raison de ce supplément d’âme.
 

Il reste tout de même ce charmant escalier (sans plus) face à l’entrée, qui nous tend ses marches dès le contrôle passé.
 

Ce soir, la faune qui se presse ici est la véritable attraction de cette avant-première. La salle est bourrée majoritairement d’abonnés aux Inrockuptibles. C’est la revue qui invite. Ça, c’est sympa ! Bon, ils ont mis Jean-Marc Lalanne en maître de cérémonie. (Smiley mal de mer) Il va falloir se la jouer serrée pour partir vite fait après la projection, si nous voulons échapper à sa partie de jokari avec les acteurs du film. D’autant que nous sommes arrivés à la dernière minute et que nous sommes placés tout en haut ! Oui, parce qu’on ne vous a pas dit mais la salle est tout en montée. C’est sûr, nous ne serons pas gênés par la personne placée devant nous. Alors, évidemment, il n’y a ici que des strapontins mais ils sont carrément confortables. C’est assez étonnant car cette salle paraît quelque peu vieillotte. Elle manque de modernité, d’agencement et de mise en relief.
 

D’abord, c’est une sorte de cube un peu angoissant quand on se retrouve au fond. L’entrée se fait sur la droite de l’écran. Pour que tout le monde vous voit bien ; encore un architecte de renom ! Et la sortie se fait à l’opposé, du côté gauche de l’écran. Avec peu d’espace pour circuler, cela crée un embouteillage garanti lors de grande affluence.
 

Entre l’écran et les spectateurs, un espace innommable. Je ne sais même pas comment le décrire. Ce sont de grands promontoires sur lesquels on ne peut même aller, et qui abritent en fait les toilettes ! Je crois que c’est vraiment unique dans l’histoire des salles de cinéma, en tout cas, personnellement je n’ai jamais vu cela.
 

Bref, cette salle n’est pas plaisante de prime abord. Qui plus est, les lumières de service sont crues et créent une ambiance froide, décharnée, désenchantée, je dirais même anxiogène. Certaines sont carrément dirigées sur l’écran si bien que nous n’arrivons plus à lire ni le titre du film ni le nom des comédiens ! C’est vrai, après tout. Pourquoi se donner la peine de bien faire les choses ? L’à-peu-près étant la norme du cinéma français, ce plexe le symbolise parfaitement.
 

La séance prend du retard. Nous sommes arrivés à la dernière minute mais nous avons quand même la chance d’écouter parler ce public des Inrockuptibles, qui se montre docte et totalement érudit. Sur plein de sujets. Pour ne pas dire tous. Mais c’est vrai que sur le cinéma ils savent un paxon, et leur parole est un repère dans l’obscurité. Ma préférée : « On est mi-novembre et j’ai déjà perdu tout mon bronzage de cet été. Je suis dégoûtée ! » Eh bien, vous savez quoi ? Ils ont tous été très sages pendant la projection. Ils se sont bien tenus et aucun téléphone n’a été dégainé… Non, je plaisante, bien évidemment. Les trois femmes de devant n’ont pas arrêté d’envoyer des SMS et de consulter les réseaux sociaux du début à la fin. Véridique. Elles ont quand même eu la décence de baisser la luminosité à fond. *Penser à changer ce mot « décence » pour parler de ces trois femmes.
 

Revenons-en à cette salle, qui n’est pas non plus une petite salle. A vue de nez, cela doit faire environ 250 places pour un écran d’environ 10 mètres de large. On y voit à peu près bien partout. Les strapontins sont tout ce qu’il y a de plus conventionnels. La place pour les jambes est correcte, sans plus.
 

L’acoustique est tout à fait correcte. On pourrait pousser un peu plus sur le bouton du volume que cela ne dérangerait guère. Spatialisation tout à fait correcte, elle aussi. L’image manque un peu d’éclat. Nous l’avons trouvée légèrement terne. A part cela, les conditions sont tout à fait satisfaisantes pour profiter d’un film. Pas le plexe le plus glamour, mais probablement pas celui que nous privilégierons la prochaine fois.

 


 

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