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21 juin 2024 5 21 /06 /juin /2024 18:20

------------  LES CINEASTES  ------------
---------------  SALLE 2  ---------------

Mercredi 19 juin 2024, 20h30
MARIA de Jessica Palud

 

                Voici un plexe assez atypique. D’abord, il a deux entrées. Probablement parce que la principale est un peu cachée et que certains devaient avoir du mal à la trouver. Du coup, ils ont apposé une sorte de grosse verrue verte sur le terre-plein de la place des Comtes du Maine, d’où un escalier descend directement dans le hall du plexe. C’est plutôt bien vu, et cela donne un certain cachet à la disposition intérieure du plexe, même s’il faut bien dire que cette couleur verte altère grandement l’harmonie de cette place.
 

A l’intérieur, ce qui marque en premier c’est la très bonne tenue de l’endroit. Même si on y trouve pas mal d’infos (et pas seulement des prospectus cinématographiques), force est de constater que tout est très propre, en ordre et organisé de manière claire et intuitive.
 

Le hall est grand. On y trouve un espace enfants avec quelques jeux, plusieurs tables et chaises, des bancs, un ancien appareil de projection avec une pellicule encore engagée, un espace d’exposition pour quelques photographies, et même des plantes vertes ! Voilà tout ce qu’il est capable de mettre en place lorsqu’on ne choisit pas de faire de son plexe une boutique de sucreries. Celles-ci sont pourtant présentes mais sous forme de 2 distributeurs automatiques où les prix ne sont pas prohibitifs, pour une fois.
 

Pas d’écran LED malvenu, pas de cordons de sécurité infantilisants, pas d’agent de sécurité qui vous oblige à ouvrir votre sac, pas d’odeur nauséabonde de popcorn et pas de publicité polluante.
 

Pas mal d’affiches de cinéma sur les murs. Bon, ce sont des affiches pour des films prochainement à l’affiche dans cette salle mais, au moins, nous savons où nous sommes.
 

L’homme qui s’occupe de la caisse prend le temps de discuter et d’informer les personnes. Accueil chaleureux et courtois. Sourire compris. Le ticket délivré est minuscule et purement informatif. Au verso, nous trouvons une publicité en couleurs pour une billetterie en ligne, alors qu’une affiche de film aurait été bien plus sympathique. Il faut ensuite attendre quelques minutes dans le hall que la séance précédente se termine. Même si l’endroit est un peu sage (et par la déco et par le peu de personnes présentes), nous sentons néanmoins qu’il est convivial et populaire. Comme quoi, ce n’est pas par le faux luxe apparent des gros plexes qu’un lieu devient plaisant à fréquenter. Ici, il est indéniable que le spectateur est accueilli respectueusement et est véritablement choyé. Les Cinéastes ne vous prend pas de haut, et a à cœur de réunir des personnes autour d’une passion commune. Tout en évitant l’effet « seconde maison » (ce que nous n’accepterions pas de la part d’un plexe), ce plexe réussi le défi majeur de faire que l’on s’y sente bien. Ce n’est pas grand-chose et c’est déjà beaucoup.
 

L’entrée dans la salle 2 est assez surprenante. Nous arrivons par le fond de la salle (ce qui nous place toujours dans de bonnes conditions) et la première chose qui saute aux yeux c’est… la couleur des sièges ! Verts ! Mais pas un vert passe-partout ou un vert sombre qui collerait à l’atmosphère du lieu, non, là c’est carrément un vert martien ! Quasiment fluorescent. Drôle d’idée. Peut-être un hommage à THE EXORCIST et à la mixture qui sort de la bouche de Linda Blair. Je ne vois pas d’autre explication. Déjà, je me demande qui peut avoir eu l’idée saugrenue de fabriquer de tels sièges. En tout cas, ils sont très confortables, même si ce sont des strapontins. Et en plus ils bénéficient d’un dossier en bois. Notez que ceux de la rangée du fond sont des fauteuils duo, pour ceux qui auraient la bonne idée d’avoir de bonnes idées. Au total, ce sont 85 places, mais ce soir nous ne sommes que 7 dans la salle. Triste bilan pour un film qui sort ce jour. Néanmoins tout le monde s’est très bien tenu. J’avoue, oui, parfois je fais le gendarme dans la salle. Mais là nous sommes en province, chez les gens éduqués. Profitons-en, dans 10 ans c’est terminé.
 

L’écran n’est pas énorme mais vu les dimensions de la salle, il reste tout à fait acceptable même au cinquième rang. Il surplombe un proscenium ou trône une petite bouteille d’eau tout à gauche. Comment se fait-il que personne n’ait pensé à l’enlever ? Et cet extincteur qui est un peu trop voyant… On peut quand même faire un effort pour faire en sorte qu’il ne soit pas aussi visible. Un peu d’astuce, d’espièglerie, que diable !
 

Evidemment, l’inénarrable boîtier lumineux censé indiquer la sortie de secours se trouve juste à droite de l’écran, au-dessus de la porte de sortie susmentionnée. La petite nouveauté c’est qu’il n’est pas écrit SORTIE sur ce bloc. Ils ont juste posé une gélatine verte (c’est quoi leur problème avec le vert, ici ?) devant les diodes, ce qui fait la rue Michel et qui est esthétiquement plus agréable à l’œil. En revanche, derrière cette porte la lumière est allumée en permanence, ce qui laisse passer un liseré lumineux tout en bas.
 

La qualité de la projection est tout à fait correcte. Les noirs sont altérés comme la plupart du temps, et le son mériterait un peu plus de basses. A signaler : un petit raté au démarrage des bandes-annonces. L’écran se fige à plusieurs reprises. C’est marrant, j’ai encore le réflexe de me dire : « La pelloche va cramer ! » Outre cela, ces bandes-annonces ont le grand avantage de ne pas être entrecoupées de publicités, et de ne durer que 5 minutes (impression ressentie).
 

Mais le gros plus de cette séance ce sont les lumières de la salle qui ne se rallument que lorsqu’il reste seulement 10 secondes de générique. Là, vous savez que vous êtes chez des personnes de qualité. Même si (ça reste entre nous) les gens du Mans ont l’œil un peu torve !

 


 

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