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21 mai 2024 2 21 /05 /mai /2024 22:47

-----  U.G.C. CINE CITE PARIS 19  -----
---------------  SALLE 10  ---------------

Mardi 21 mai 2024, 12h30
LE DEUXIEME ACTE de Quentin Dupieux

 

                Ça continue de mal en pis au plexe U.G.C. Ciné Cité Paris 19 avec un tarif qui ne cesse de grimper depuis notre dernière venue. Aujourd’hui, le tarif plein s’affiche sans honte à 15 euros et 20 cents !!! Mais les plexes préfèrent ne voir aucune corrélation avec la désertion de leurs salles. Fais ton autocritique ou choisis ton camp, camarade plexe, mais en tout cas fais quelque chose. Je dis ça, moi, je ne dis rien, je suis invité, je sais reconnaître les arnaques.
 

Reprenons. Evidemment le plexe est désert de chez désert. Je veux bien que ce ne soit pas l’heure de pointe cinématographique, mais le lieu est terriblement mort. Que peut-il bien y avoir d’attrayant dans ce lieu excentré, sans âme, tranquillement bourgeois, force vive de l’inertie et de l’endormissement généralisé ? On y trouve pourtant deux employés qui tuent le temps comme ils peuvent à ce qui fait office de caisse ou de comptoir à sucreries, ce n’est pas très clair.
 

La dernière fois, le délivreur de billet avait voulu jouer au plus malin, inutile de vous dire que cette fois-ci j’ai préparé ma répartie dès qu’il me demandera à quelle place je souhaite m’installer. Je n’aurai même pas le temps de dégainer. A peine ai-je eu le temps de prononcer le titre du film qu’il me donne du : « Je vous mets à n’importe quelle place, vous vous assiérez où vous voudrez. » Je suis une nouvelle fois mystifié. Le rouge me vient aux joues à ce moment-même où j’écris que je lui ai dit merci.
 

Vite la salle 10. Personne pour déchirer mon billet. Tu m’étonnes ! Je me demande même comment ce plexe peut être rentable.
 

Je vagabonde dans les couloirs. Que fais-je donc ici ? C’est vrai, on se demande toujours ce qu’on achète de si onéreux dans ces plexes, vu qu’on ressort toujours sans rien. Sacré business, le cinématographe, quand même ! Peut-être que je suis un peu propriétaire du lieu. Oui, j’ai un peu cette sensation, perdu dans les allées très bien tenues de cet énorme plexe. Je me rappelle que je suis invité et redescends direct sur terre. N’empêche… Quelle sensation de gâchis, ce plexe ! Que de place perdue, inexploitée ! Ce plexe est un stade de football, en fait. Un de ceux qu’on aurait construit pour une coupe du monde, et après il faudrait l’exploiter coûte que coûte, histoire de dire qu’on n’aurait pas fait tout ça pour rien. Ils feraient mieux de fermer celui-là que l’UG.G Normandie, tiens. Et si la solution était de fermer tous les U.G.C. ?
 

Bon, la salle 10… En fait, il n’y a pas grand-chose à dire. 5 personnes dans une salle d’environ 170 places. Strapontins trop moelleux à mon goût. Bel écran même si la toile est un peu trop brillante. La qualité de la projection est au rendez-vous. Belle luminosité. Les noirs manquent de profondeurs, mais bon, c’est malheureusement la norme depuis bien trop longtemps. Dénivelé correct. Place pour les jambes correct. Le bloc lumineux à la droite de l’écran, c’est non. Les lumières qui se rallument avant la fin du générique, c’est non. Sobriété de la salle. Aucune personnalité.
 

A l’intérieur comme à l’extérieur rien ne donne envie, rien ne suscite l’émoi. Finalement, la vraie tristesse de ces plexes c’est qu’ils affirment que le lieu n’a rien à voir avec ce que l’on vient y chercher. Alors que c’est tout le contraire car, justement, pour attirer de nouveau le public, il faudrait d’abord accepter que la salle C’EST le film !

 


 

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