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6 juillet 2023 4 06 /07 /juillet /2023 13:18

------------  7 PARNASSIENS  ------------
----------------  SALLE 1  ----------------

Mercredi 5 juillet 2023, 19h30
EN LOS MARGENES de Juan Diego Botto

 

                La salle 1 n’est pas la plus grande du 7 Parnassiens, néanmoins elle abrite tout de même un peu plus de 200 places. Malheureusement des strapontins, mais nous n’allons pas faire les difficiles, c’est un bel espace. Sans fioritures, certes, mais tout à fait correct. Les assises sont beaucoup trop molles (difficultés à tenir toute la séance), mais vous pourrez trouver çà et là quelques fauteuils duo pour ceux qui ne supportent pas d’être séparés de leur âme sœur par un accoudoir. Vous aurez une place tout à fait suffisante pour vos grandes jambes. En revanche, les dossiers manquent un peu de hauteur pour appuyer la tête. Et même si le dénivelé de la salle est très bon, les premières rangées se relèvent. C’est assez chouette car vous pourrez regarder l’écran avec la tête penchée en arrière, mais il est probable que vous serez gênés si quelqu’un se trouve devant vous. Enfin, je dis ça mais cela valait pour le monde d’avant quand les plexes pouvaient faire le plein. Aujourd’hui c’est la fête du cinéma et la salle n’est remplie que par une petite vingtaine de personnes pour un film dont c’est le premier jour d’exploitation ! Comme quoi, le prix n’est pas que le seul problème des plexes. Soit dit en passant, la place au tarif normal est ici de 11,50 euros !!! Je ne dirai pas que c’est du vol, mais je vous laisserai le penser.
 

Il y a un petit plus que j’aime bien dans ce plexe, et que je n’ai rencontré nulle part ailleurs. Cela se passe dans les toilettes (qui sont d’ailleurs bien tenues). Lorsque vous faites ce que vous êtes venus faire, vous pouvez entendre un fond sonore qui diffuse des répliques de films, et pas forcément les plus connues. Quelle beauté du geste !
 

Dans la salle 1, nous retrouvons à peu de choses près ce que nous avions connu lors de notre dernière venue dans ce plexe. La population est vieillissante et n’hésite pas à continuer sa discussion mais pendant les premières minutes du film. En rentrant chez moi, je promets de réfléchir à cette question tout à fait pertinente : « Des vieux qui parlent ou des jeunes qui utilisent leur téléphone portable, quelle population mérite le plus d’être déchue de sa nationalité ? »
 

A part cela, cette salle est assez anonyme. A noter un bel éclairage qui vient du plafond sur la partie du fond. Les lumières qui ornent le mur sont assez discrètes et de bon goût. La salle est plutôt propre, comme la majorité du plexe. Il faut dire que la vente de sucreries qui donnent le cancer et font mourir dans d’atroces souffrances, est plutôt réduite à son minimum derrière les caisses.
 

L’écran est tout à fait correct. Rien à redire sur l’image. Le son est un peu plat et le volume pourrait être augmenté sans aucun problème. Eh bien, vous voyez, même quand les conditions technologiques nous offrent le minimum syndical, c’est tout à fait suffisant pour apprécier un film à sa juste valeur. Mais il existe bien un seuil en-dessous duquel la vision du film se trouve altérée, j’en avais fait l’amère expérience à l’U.G.C. Gobelins pour LA LA LAND. Tiens, j’en profite au passage pour mettre un petit coup de griffe au Forum des Images qui n’est pourtant pas coutumier du fait, mais qui diffusa récemment le film dans des conditions pas vraiment plus avantageuses.
 

D’autre part, vous trouverez dans cette salle non pas un mais deux blocs lumineux pour indiquer la sortie de secours à gauche de l’écran. Je propose que l’on y ajoute aussi un gyrophare…
 

Et sinon, les lumières se rallument un peu trop violemment dès le générique de fin.
 

Finalement, ce plexe n’a pas beaucoup changé. Il ne faudrait pas grand-chose pour le tirer de sa médiocrité. C’est pourtant un lieu qui a bien plus à proposer que tous ces grands plexes déshumanisés. Le 7 Parnassiens reste un lieu agréable avec une réelle ambiance de cinéma de quartier que l’on aime retrouver.

 


 

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