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30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 23:03

----------  PATHE PARNASSE  ----------
---------------  SALLE 4  ---------------

Jeudi 29 décembre 2022, 22h20
LA PASSAGERE d'Héloïse Pelloquet

 

                Pour cette séance, le moins que l’on puisse dire c’est que le film n’a pas attiré grand monde. Nous sommes 4 dans la salle ! Pour y arriver, il faut bien évidemment se munir de notre ticket de caisse (il n’y a pas d’autre mot pour qualifier ces ignobles billets) et le scanner à l’entrée. Et ensuite suivre le parcours fléché qui ne révèle quasiment pas de popcorns écrasés sur notre chemin, ce qui est plutôt surprenant pour une séance en fin de journée. Le dernier escalator est déjà en panne (le plexe a ouvert il y a quinze jours) et bipe à intervalles réguliers.
 

La salle 4 se situe tout en haut du plexe. En y entrant, nous sentons nettement que la climatisation est en action. Il fait très froid. Nous prenons place dans les fauteuils de la deuxième rangée. Ici, comme dans toutes les salles de ce plexe, les fauteuils sont inclinables au niveau du dos et des pieds. Le confort est toujours de mise. Une projection dans ces conditions, c’est un vrai bonheur. Le premier rang n’est clairement pas à conseiller. Bien qu’il y ait des sièges longs, les fauteuils sont beaucoup trop proches de l’écran. Ainsi allongés, les pieds paraissent à deux mètres de l’écran. Je suis quasiment sûr que cela n’est pas conforme à la distance réglementaire. Bizarre que ce plexe ait reçu une telle autorisation.
 

Ici aussi l’écran est doté de coins carrés. Même si la salle n’est pas très grande, il est correctement proportionné, si on prend soin d’éviter la première rangée, bien entendu.
 

Petite musique d’ambiance sympathique. La lumière pourrait être plus tamisée, mais c’est un détail. Les minutes passent, il est déjà 22 heures 40 et aucune bande-annonce n’est venue pointer le bout de son nez. L’écran reste irrémédiablement blanc. Je me décide à redescendre dans le hall pour alerter le personnel. A l’accueil, deux hommes discutent, ayant déjà commencé à lancer le processus de fermeture du plexe. Après leur avoir expliqué ce qui m’amène, ils conviennent du fait qu’il y a un problème (merci pour le diagnostic). Sans s’alarmer outre mesure, l’un d’eux part s’enquérir du problème.
 

Je retourne en salle 4. Maudit escalator qui ne fonctionne plus. Détour aux toilettes où le sol est bien plus propre que dans celles du bas (expérimentées 3 heures plus tôt). Lorsque je déboule en salle 4, je note qu’elle s’est réchauffée. Le deuxième homme du hall surgit, nous annonce qu’il est désolé et qu’un problème technique a bien eu lieu. Il communique avec son collègue grâce à un walkie-talkie, ce qui lui permet de nous annoncer que le film va être lancé directement dans une poignée de secondes. Plates excuses, disparition, noir salle.
 

La projection laser rend compte d’une image sublime avec un piqué extraordinaire. L’étalonnage fadasse du film ne rend pas bien compte de la gestion des couleurs qui est très probablement excellente. Malheureusement, les noirs sont toujours aussi peu honnêtes. Ils peinent à rendre leur véritable intensité, bouchés la plupart du temps par une sorte de voile grisâtre.
 

Et puis, tout à coup, ce qui n’avait pas existé pour moi en salle 14, me saute soudainement aux yeux. Les boutons pour incliner le siège sont tous lumineux. Et tous les sièges en sont dotés, bien évidemment. Qui plus est, les marches sont détourées par des guirlandes lumineuses assez puissantes. Ajouté à cela, le bloc lumineux qui surplombe la porte d’entrée rompt atrocement l’obscurité. Impossible d’en faire abstraction. Je m’aperçois que c’est Las Vegas dans la salle ! Je sais bien que c’est la période mais on n’est pas obligé de décorer ces salles comme des sapins de Noël ! Visiblement le premium de Pathé passe par un confort corporel sans se soucier du confort visuel. Pas premium du tout du tout.
 

Et maintenant voilà que le chauffage fait des siennes. Si la salle était glaciale en entrant, elle est maintenant devenue une véritable étuve. Nous passons de Charybde en Scylla sans qu’on nous demande notre reste. Il fera de plus en plus chaud jusqu’à la fin du film. Là encore, les lumières se rallument dès le générique de fin et jamais nous n’avions était aussi pressés de retrouver le froid hivernal du dehors.
 

Tout cela nous amène obligatoirement à nous questionner sur la surveillance des salles mise en place par Pathé. Aujourd’hui, il n’y a plus personne depuis longtemps dans les cabines de projection. Et visiblement, personne ne contrôle si la projection se lance comme il se doit. Ni si une quelconque anomalie se déclare, comme un système de chauffage défaillant. Pas plus que quelqu’un ne fait cas de ce qu’il se passe à l’intérieur de chaque salle. Et tout cela coûte 18 euros 50. Choisis ton camp, camarade.

 


 

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