------------------------------------

---> Les 10 dernières critiques :
OTEC de Tereza Nvotová

L'ŒUVRE INVISIBLE de Vladimir Rodionov et Avril Tembouret
LES RAYONS ET LES OMBRES de Xavier Giannoli
A PIED D'ŒUVRE de Valérie Donzelli
ADIEU MONSIEUR HAFFMANN de Fred Cavayé
EASY A de Will Gluck
LARA de Jan-Ole Gerster

THE ART OF SELF-DEFENSE de Riley Stearns
YESTERDAY de Danny Boyle
GREEN BOOK de Peter Farrelly

 

 

 

- Consultez les règles de la LANTERNE MAGIQUE en cliquant ici.

 

- Consultez les règles du QUIZZ en cliquant ici.

 

SI VOUS VOULEZ CREER VOTRE BLOG, NE CHOISISSEZ PAS OVER-BLOG. DES BUGS TOUS LES JOURS !!!
------------------------------------

CELINE FAIT SON CINEMA

LES AUTRES INCONTOURNABLES DE CELINE

LA SAGA DES ETOILES FILANTES

D'AUTRES ETOILES FILANTES

LE VIEUX MONDE QUI N'EN FINIT PAS

LE BLOG DE D&D

MATIERE FOCALE

ARRET SUR IMAGES

WORLD COMMUNITY GRID

FREAKOSOPHY

AUJOURD'HUI J'AI APPRIS...

LA VIE ROCAMBOLESQUE ET INSIGNIFIANTE DE BRAD PITT DEUCHFALH

ART OF THE TITLE

LE TRIBUNAL DES BUREAUX

L'ETRANGE FESTIVAL

IMDB
 

 
 
 
Join the Blue Ribbon Online Free Speech Campaign
 
 
 
 
23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 23:00

----------------  L'ASTREE  ----------------
---------------  SALLE 2  ---------------

Mardi 22 mars 2022, 19h40
THE BATMAN de Matt Reeves

 

Voilà un très beau plexe, très bien situé non loin de la fontaine des éléphants. Il jouit d’une très belle enseigne lumineuse qui ajoute au charme de cette devanture très avenante. Ici, point d’écrans lumineux racoleurs mais de bonnes vieilles affiches en papier. Même si tout l’accueil est un peu chargé en diverses informations, le lieu est indéniablement sympathique, plutôt bien agencé malgré un hall pas si grand que cela, et surtout ce qui saute aux yeux c’est la dévotion totale au cinéma et non à l’injonction consommatrice qui déshonore la majorité des plexes actuels.
 

Vous vous trouvez devant l’entrée et déjà vous vous sentez bien dans ce plexe. Vous sentez que vous allez être choyés. Dans les faits, c’est plutôt vrai, même s’il ne faut pas trop en demander non plus.
 

L’accueil est à l’aune de cette description. Un guichet qui rappelle les caisses des anciens cinémas de quartier. Le charme de l’ancien sans le côté suranné. Et le caissier prend le temps de vous parler, de vous délivrer votre sésame et de vous fournir les renseignements demandés, bien que plusieurs personnes attendent derrière vous.
 

D’après ce que j’ai pu lire, les tarifs pratiqués sont vraiment très très compétitifs. Pour info, le Pathé Chambéry pratique des tarifs qui égalent ceux des plexes parisiens. Et en plus les films ne sont même pas présentés en version originale, alors qu’ici oui. A bon entendeur… Il se trouve qu’en arrivant, le caissier nous annonce que c’est le Printemps du Cinéma et que c’est 4 euros, un point c’est tout. Ça fait toujours plaisir.
 

Ici, on vous donne un petit billet insignifiant, sauf qu’au dos de celui-ci, vous avez droit à l’image d’une affiche d’un film très connu. Cette fois-ci nous héritons de BEN-HUR. Cela n’a peut-être pas beaucoup de valeur, mais c’est clairement l’expression de ce qui lie un spectateur à un cinéma qui n’a pas usurpé ce nom.
 

Il y a 4 salles dans ce plexe qui rappelle un peu dans sa structure l’ancien Gaumont Opéra Français, avec deux escaliers sur les côtés qui mènent à un étage où se trouvent deux salles. Pour les autres salles, nous y accédons depuis l’accueil en descendant simplement quelques marches. C’est là que nous devons nous rendre. Mais avant, un rapide séjour aux toilettes nous permet de constater qu’elles sont étrangement bien tenues, qu’il n’y a pas de papier toilette qui traîne un peu partout, plas plus qu’un nombre inconsidéré de gouttes d’eau tout autour de l’espace lavabal (si je veux !) Il faudrait que nous venions plus souvent en province, mais je suspecte de plus en plus qu’il y a vraiment une disparité flagrante avec la région parisienne, dans la façon dont les directeurs de salles exigent que leurs plexes soient tenus.
 

Nous voici maintenant dans cette salle 2. Une salle de dimension moyenne, avec un écran pourtant conséquent, et pourtant elle n’abrite qu’environ 80 places. Il faut dire qu’ici on fait une priorité du confort du spectateur. Nous avons droit à de vrais fauteuils avec un velours rouge extrêmement agréable au toucher, et non pas rêche comme c’est le cas dans la plupart des plexes. Pour tout vous dire, nous avons l’impression de nous retrouver dans le bon vieux fauteuil des familles, celui que tout le monde veut s’accaparer les soirs où tous les membres de la maisonnée choisissent de se retrouver devant le même film. Les fauteuils nous offrent tout leur moelleux, l’espace pour les jambes ne souffre aucune critique, le dossier monte suffisamment haut pour appuyer sa tête, pas de porte-gobelet au bout des accoudoirs ou autre atteinte à la dignité humaine, bref, nous sommes bien. Le seul bémol que je me permettrais concerne la profondeur des fauteuils que nous aurions aimée plus conséquente. Cela reste un point de détail.
 

En cherchant bien, des lumières de sécurité se trouvent bien dans cette salle, notamment du côté du mur droit, au-dessus de la sortie. Evidemment, c’est une lumière qui tue quelque peu l’obscurité de la salle. Néanmoins, sachez que, vu leur emplacement (sur les côtés, donc), si vous décidez de vous mettre dans les trois premiers rangs, vous ne les aurez pas dans votre angle de vision. Et ça, nous, on aime bien.
 

La projection est de très bonne qualité. Rien à redire. Pour un film comme THE BATMAN, pour lequel l’aspect sombre a été plus que mis en avant, nous n’avons pas droit à quelque chose de spectaculaire, mais l’ambiance est bien rendue. Les couleurs ne se trouvent pas affadies lors des scènes quasiment monochromes ou bichromes. Alors, évidemment, les noirs manquent de profondeur, mais quel plexe peut aujourd’hui se vanter d’avoir des noirs satisfaisants ?
 

Le son ne fait montre d’aucune velléité particulière. Les niveaux sont tout à fait convenables et la puissance tout à fait satisfaisante. Les scènes d’action ne pâtissent pas d’un quelconque manque.
 

Une partie du générique de fin défile lumières éteintes, mais il était inévitable qu’elles se rallument quelques secondes plus tard. Comme je vous le disais, on ne peut pas tout avoir ! Leur douceur est néanmoins un bon point.
 

La sortie se fait donc du côté droit de la salle. Nous tombons quasiment directement dans la rue qui longe le plexe. Il est impossible de sortir par où nous sommes entrés. Quelques personnes du public restent quand même jusqu’au bout du générique, et n’hésitent pas à discuter du film à voix haute. Il faut quand même mentionner qu’il y avait une salle à moitié remplie, avec beaucoup de jeunes. Ils ont été impeccables, ce qui est rarement le cas devant ce genre de film. Pas d’incivilités, pas de perturbations téléphoniques etc. Et surtout, surtout, nous pouvons constater qu’à la fin de la projection, la salle est rendue dans l’état où elle a été trouvée en entrant. Certes, il n’existe pas de stand de popcorn qui incite à la consommation dans le hall, mais tout de même, cela nous change grandement des sols jonchés des plexes parisiens.
 

L’Astrée est un plexe à dimension humaine, convivial, qui fait chaud au cœur et qui donne envie d’y retourner une fois sortis. C’est fou comme tout paraît agréable dans un plexe où tout est fait dans le bon sens. Le lieu n’a, en soi, pas grand-chose d’exceptionnel, si ce n’est qu’il se laisse investir comme une partie de soi-même. C’est probablement ce que la grande majorité des plexes ne savent plus être aujourd’hui : des refuges.

 


 

commentaires