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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 15:23

-----------  PATHE WEPLER  -----------
---------------  SALLE 2  ---------------

Jeudi 10 février 2022, 17h00
PERSIANS LESSONS de Vadim Perelman

 

Presque six années se sont écoulées depuis notre dernière visite dans cette salle. Entre temps, le Pathé Wepler a été rénové. Mais disons qu’il s’est doté d’un look d’apparat, car les salles n’ont pas vraiment eu droit au budget confort du spectateur.
 

S’il est vrai qu’il est plus agréable de se rendre dans la salle 2 qu’auparavant, et qu’un côté luxe et dorure a remplacé les ignobles couleurs agressives d’antan, rien n’a pourtant été aménagé pour que nous nous sentions dans un lieu où le cinéma règne en maître. Tout reste fonctionnel et sans convivialité.
 

Le Pathé Wepler a la bonne idée d’organiser des séances nommées « Rendez-vous cinéphiles », lors desquelles nous sont projetés des films plus exigeants et pas forcément ceux que la direction a à cœur de défendre. Mais bon, s’il est vrai que ces PERSIANS LESSONS, LICORICE PIZZA, THE CARD COUNTER, MES FRERES ET MOI et BOILING POINT ne sont pas aussi spectaculaires et démonstratifs que les grosses productions que le Pathé Wepler sélectionne en masse, nous sommes encore loin de voir dans ces séances du Bela Tarr, du Sharunas Bartas ou du Cheyenne Carron. Ces noms ne sont volontairement pas tous synonymes de cinéphilie, tout comme les films précités ne font pas tous partie non plus de ce Panthéon. Et là, vous devancez logiquement mon raisonnement en comprenant que ce terme de « cinéphile » n’est encore qu’un artifice marketing pour essayer d’attirer une population que le Pathé Wepler à petit à petit rejetée de ses salles (et accessoirement pour concurrencer un peu le Cinéma des Cinéastes juste en face). Oui, je dis bien qu’il les a rejetées car j’ai connu un temps (pas si lointain) où ces films avaient droit de cité dans ce plexe, et avec plusieurs séances par jour toute la semaine, et non pas 4 séances uniquement par semaine comme c’est le cas de ces Rendez-vous (manqués) cinéphiles.
 

Dans la salle, l’écran plissé que nous avions connu a laissé place à un écran lisse et apte à une projection de qualité. A moins que… Ah oui ! D’étranges taches un peu floues apparaissent au milieu de l’écran. Un peu comme s’il y avait de minuscules gouttelettes d’eau sur l’objectif ou la vitre de séparation de la cabine de projection. Ce n’est pas très gênant, mais quand même, cela se remarque.
 

Ce qui a aussi bien changé, ce sont les fauteuils. La bonne assise s’est transformée en fauteuils dans le rembourrage est usé et n’amortit plus rien du tout. Les coudes s’enfoncent dans les accoudoirs comme dans du beurre. Bref, le confort physique n’est plus une bonne raison de fréquenter cette salle.
 

Le confort visuel non plus. Sur la droite, un seul bloc lumineux semble être le résultat de la seule rénovation que cette salle a connu. Mais il est beaucoup trop lumineux et explose sur tout l’écran. Qui plus est, un autre bloc lumineux placé en fond de salle éclaire lui aussi beaucoup trop. Pouvons-nous encore parler d’obscurité par ici ? « Quelle indignité ! » comme dirait un ancien président de misère.
 

Mais le plus gros défaut, et qui constitue un réel handicap pour le spectateur, c’est la luminosité de l’écran qui est si faible qu’elle annihile tout contraste, affadit les couleurs et nous plonge dans un état de somnolence contre lequel il faut lutter toute la séance. Une projection dans de telles conditions est un véritable supplice. Sans compte que pendant les bandes-annonces, les lumières de la salle sont allumées et une partie est dirigée vers l’écran. Avec une luminosité aussi basse, il est très difficile de voir ce qu’il se passe à l‘écran. Dans les scènes sombres, les noirs épousent quasiment la lumière des spots, c’est-à-dire un joli mordoré. Cela aurait été sympa de nous prévenir que la séance avait été remplacée par une performance des Arts Déco !
 

Assister à une projection d’une aussi piètre qualité, c’est inacceptable ! Aujourd’hui même que les plus gros plexes s’équipent d’un matériel de haute qualité, et d’ailleurs d’autres salles du Pathé Wepler en sont pourvues. Voilà donc à quoi ressemble la cinéphilie au Pathé Wepler.

 


 

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