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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 00:45

---------  PATHE LEVALLOIS  ---------
---------------  SALLE 6  ---------------

Mardi 22 septembre 2020, 18h55
ANTOINETTE DANS LES CEVENNES de Caroline Vignal

 

Le hall d’entrée du Pathé Levallois est tellement grand qu’on y découvre encore des choses. Dans le genre des services gratuits qui font le petit plus de la maison, nous n’avions pas encore remarqué à l’extrême gauche du hall, des casiers destinés aux casques de moto. Délicate attention, cher plexe. Il n’empêche que ce hall est tellement spacieux qu’on ne peut que regretter ses pertes d’espaces et son impossibilité à se laisser envahir par une quelconque culture cinématographique, ou à devenir un lieu propice aux échanges. Les écrans LED règnent en maître, les affiches des films sont délaissées, les cordons de sécurité enlaidissent l’espace, les étalages de sucreries incitent plus que de raison à la consommation, et la plupart du temps un seule caisse est ouverte par manque de spectateurs (ce qui accentue encore plus la vacuité et la froideur de cet immense hall). Encore heureux que le personnel soit vraiment très sympathique !
 

Bref, passons l’entrée en oubliant de s’enduire de gel hydroallergénique, d’ailleurs le vigile n’est même pas là, il traîne quelque part dehors, devant l’entrée.
 

Direction la salle 6. Couloirs toujours aussi désertés. Le lieu est plutôt propre, les toilettes bien tenues. Encore une fois, mettons cela sur le compte du faible taux de remplissage du lieu car avec plus de passage je parierais fort que tout cela ne fasse pas le même effet.
 

La salle 6 ressemble fort à a salle 7.
 

L’entrée se fait par le fond droit, face à l’écran. Pas grand-monde, évidemment, 5 minutes avant le début des hostilités. Petit à petit nous finirons quasiment à une quinzaine de personnes, dont une poignée d’enfants qui n’arrêtent pas de jacasser.
 

6 rangées de 15 fauteuils, derrière lesquelles se trouvent deux rangées de 7 fauteuils duo, et encore plus au fond une dernière rangée de 9 fauteuils. Comme d’habitude, les fauteuils Pathé ont une très belle tenue et sont très confortables. La fermeté est préférée au moelleux. Le dossier est modulable quand on appuie avec le dos, et il est assez haut pour permettre d’y poser sa tête. Le dénivelé de la salle est plus que correct, il y a peu de chance que vous soyez gêné par votre voisin de devant. L’espace pour les jambes, lui, est tout à fait suffisant. Et puis, il y a le porte-gobelet qui va bien !
 

Dans les salles Pathé il faut choisir sa place quand on réserve. Cela n’a pas changé, c’est donc le cas ici. Une véritable hérésie ! Bien évidemment, nous changeons immédiatement de places dès que nous avons trouvé celles qui nous étaient attribuées. Non mais !
 

S’il n’y a rien à redire sur la qualité de la projection (image impeccable, bonne tenue des couleurs, son bien géré, bien disposé), il faut ici encore noter un écran mal tendu qui fait des plis en bas sur les deux côtés. Cela ne gêne pas la vision du film, mais tout de même, c’est le genre de détail qui pousse aujourd’hui de plus en plus les spectateurs à ne pas trouver de véritable plus-value à une projection en salle, par rapport à ce qu’ils pourraient faire chez eux. C’est vrai qu’avec du bon matos, un mur blanc voire un drap bien tendu… Les finitions c’est ce qui devrait faire la différence pour les plexes.
 

L’obscurité de la salle est plutôt chouette et dans les moments sombres du film elle est très appréciable. Malheureusement il n’est pas possible d’avoir un vrai noir à cause du bloc lumineux de secours qui se situe à gauche de l’écran et qui indique la sortie de secours. Sa luminosité est amenuisée, mais il est quand même difficile de l’occulter.
 

Et pour finir, les lumières se rallument pendant le générique de fin, assez tôt. Certes de manière plutôt douce, mais sans laisser de véritable temps pour ceux qui souhaitent profiter du film jusqu’au bout.
 

En fin de compte, le Pathé Levallois n’offre toujours aucune surprise. Il reste décidément axé sur la même ligne de conduite qui ne fait en rien du cinéma le produit phare de l’établissement.

 


 

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