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------------- LE RUTEBEUF ------------- Mercredi 4 décembre 2019, 18h15 |
Nous connaissions les cinémas qui ne sont que des plexes, voici le plexe qui n’est qu’un théâtre. Oui, le Rutebeuf n’est rien d’autre qu’un théâtre transformé en cinéma. Et pour brouiller encore plus les pistes, le Rutebeuf fonctionne comme un cinéma et ne laisse la place au théâtre qu’à l’occasion (il y a aussi de la musique et de la danse). Pourtant, c’est bel et bien en tant que théâtre qu’il est connu. Probablement est-ce pour cela qu’il est très mal indiqué dans le quartier, alors n’hésitez pas à regarder sur internet au préalable pour savoir comment vous y rendre.
Pas d’enseigne lumineuse pour ce lieu, mais un bâtiment en pierre de taille très éclairé où la devanture indique par des kakemonos gigantesques la programmation théâtrale de la saison, alors que celle du cinéma est reléguée à quelques affichettes.
Lorsque nous pénétrons dans l’immense hall, nous découvrons un espace qui s’apparente plus à un bâtiment officiel public qu’à un lieu réservé à l’activité culturelle. Il y a largement de quoi déployer un grand panneau biographique à l’égard de Rutebeuf, mais rien qui puisse alimenter une approche cinématographique ou une quelconque décoration du même acabit. Pas désagréable, l’endroit est quand même très solennel.
Le jeune homme de l’accueil nous délivre un billet très très moche et nous indique qu’il faut patienter un instant, le temps que les spectateurs sortent de la projection précédente. Il fait preuve de beaucoup de sympathie, a le mot pour rire et déploie une éloquence qui contraste un peu avec la froideur du lieu.
Petit passage par les grandes toilettes, vestiges d’un autre temps. Il faut arpenter un couloir qui longe la salle pour y parvenir enfin. Elles ressemblent à s’y méprendre à celles que nous avons tous connu dans des établissements scolaires. Une bonne rénovation serait ici à prévoir bien qu’elles soient plutôt bien tenues.
De retour dans le hall, c’est le jeune homme de l’accueil qui nous prévient quand nous pouvons entrer dans la salle. Cela se fait une poignée de minutes seulement avant le début de la séance. A l’intérieur, ce n’est pas aussi chaleureux que nous aurions pu le croire. La salle est très grande, l’écran aussi, et il y aurait un peu plus de 350 places.
Les fauteuils sont de vulgaires strapontins frêles et probablement mal ancrés au sol. Si bien que les rangées du milieu zigzaguent sans aucune harmonie. Certains ne se referment plus, d’autres ont leurs accoudoirs cassés, certains sont même hors d’usage. Le confort est spartiate. Au bout de deux heures de film le siège paraît assez rude. Ces strapontins n’ont aucune tenue. Ils bringuebalent de gauche à droite dès que nous bougeons, ils grincent et les accoudoirs en bois bougent beaucoup. Heureusement, pas de fauteuils numérotés ici et chacun peut changer de place avant de trouver ce qu’il y a de moins pire. Ne comptez pas non plus sur de hauts dossiers pour appuyer votre tête, pas de ça ici.
Le sol (une sorte de contreplaqué) est très bruyant. Il suffit que quelqu’un fasse tomber un objet pendant la projection pour que toute la salle soit au courant. Ce qui nous amène à parler du public qui n’est pas venu en nombre aujourd’hui. Une dizaine de personnes seulement. Un public assez âgé et très silencieux. En tout cas, pas d’écran de téléphone portable qui s’allume à déplorer pendant la projection. Néanmoins pas mal de chuchotements.
En ce qui concerne la qualité de la projection, comme nous l’avons dit, il est très agréable de profiter d’un écran de belle taille et même dans les premiers rangs le confort visuel est tout à fait satisfaisant.
Les bandes-annonces ne durent même pas 10 minutes et nous passons ensuite au film via un petit écriteau qui rappelle de bien éteindre son téléphone.
Le son n’est pas dingue. D’abord l’acoustique de la salle le fait résonner plus qu’à l’accoutumée. Nous sommes loin du son des salles feutrées qui sont aujourd’hui la norme. Cela rappelle un peu le son du Louxor. Eh bien c’est plutôt chouette ! Cela donne une sorte de supplément d’âme. Par contre, les niveaux sont bien plats et rendent compte d’une ambiance plutôt métallique. La gestion des basses est aussi à revoir complètement.
Evidemment, ici aussi nous trouvons des blocs lumineux qui indiquent les sorties de secours sur les côtés de la salle ainsi que des deux côtés de l’étage. Ils ont quand même eu la bonne idée de les recouvrir d’un papier isolant (une telle idée ne peut venir que d’un régisseur de théâtre !) qui réduit considérablement leur luminosité sans qu’ils ne deviennent invisibles. Du coup, ils n’ont aucun impact sur l’écran et la luminosité qu’ils diffusent, si ce n’est leur présence visuelle selon où vous vous placez.
En fin de projection, les lumières ne se rallument qu’au milieu du générique. Nous notons que le public les attend avant de se lever. Gageons qu’il serait resté jusqu’au bout si elles n’étaient intervenues qu’à ce moment-là. Clin d’œil, coude-coude.
Et puis, sachez que les projections s’enchaînent directement. Personne ne vient vérifier la salle. Alors si l’envie vous prenait de vous faire un second film sans passer par la caisse… ça marche !
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- Toutes les salles par ordre de préférence :
- MAX LINDER
- CINEMA DES CINEASTES - Salle 3
- STUDIO 28
- LE BALZAC - Salle 2 - Salle 3
- LES FAUVETTES - Salle 1 - Salle 2 - Salle 3 - Salle 5
- 7 BATIGNOLLES - Salle Sphera
- L'ARLEQUIN - Salle 1
- FORUM DES IMAGES - Salle 30 - Salle 100 (I, II) - Salle 300 - Salle 500
- LOUXOR - Salle 1
- LA CINEMATHEQUE FRANCAISE - Salle Henri Langlois
- ETOILE SAINT-GERMAIN
- LE GRAND REX - Grande salle (I, II) - Salle 4
- KATORZA - Salle 1
- ACCATTONE
- LE COLUCHE - Salle 3
- GAUMONT CHAMPS-ELYSEES MARIGNAN - Salle 1
- ESPACE 1789 - Salle Floréal
- REFLET MEDICIS - Salle 2
- LE NORMANDIE - Salle 2
- LES 3 LUXEMBOURG - Salle 1 (I, II)
- 5 CAUMARTIN - Salle 1
- U.G.C. ODEON - Salle 3
- GAUMONT CHAMPS-ELYSEES AMBASSADE - Salle 6
- LES 400 COUPS - Salle 2
- PATHE LEVALLOIS - Salle 1 - Salle 2 - Salle 3 - Salle 7
- PATHE LA VILLETTE - Salle 14
- 7 PARNASSIENS - Salle 2
- LE RUTEBEUF
- MK2 BEAUBOURG - Salle 1
- U.G.C. NORMANDIE - Salle 1 - Salle 4
- MK2 BASTILLE (COTE BEAUMARCHAIS) - Salle 2
- LUCERNAIRE - Salle 2
- LINCOLN - Salle 1
- LES 4 VIKINGS - Salle 4
- GAUMONT MISTRAL - Salle 5
- STUDIO GALANDE
- MK2 PARNASSE - Salle 2 - Salle 3
- MK2 QUAI DE LOIRE - Salle 3
- GAUMONT OPERA FRANCAIS - Salle 9 - Salle 10 - Salle 12
- U.G.C. GEORGE V - Salle 9
- GAUMONT OPERA PREMIER - Salle 1 - Salle 2 - Salle 3 - Salle 4 (I, II) - Salle 5 - Salle 6
- GAUMONT OPERA CAPUCINES - Salle 1 - Salle 5 (I, II) - Salle 7
- U.G.C. MONTPARNASSE - Salle 1 - Salle 7
- GAUMONT PARNASSE (COTE PARNASSE) - Salle 5 - Salle 9
- U.G.C. CINE CITE LES HALLES - Salle 4 - Salle 6 - Salle 7 - Salle 9 - Salle 10 - Salle 11 - Salle 13 - Salle 14 - Salle 21 - Salle 22 - Salle 30 - Salle 31 - Salle 32 - Salle 33 - Salle 34 - Salle 35 - Salle 36 - Salle 37
- U.G.C. GOBELINS - Salle 3
- PATHE WEPLER - Salle 1 (I, II) - Salle 2 - Salle 3 (I, II) - Salle 5 dite salle Cyril Hanouna - Salle 7 - Salle 8 - Salle 9 - Salle 10 (I, II) - Salle 11 - Salle 12 - Les plexes en italique sont désormais fermés.
- Toutes les salles par ordre de préférence :





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