------------------------------------

---> Les 10 dernières critiques :
OTEC de Tereza Nvotová

L'ŒUVRE INVISIBLE de Vladimir Rodionov et Avril Tembouret
LES RAYONS ET LES OMBRES de Xavier Giannoli
A PIED D'ŒUVRE de Valérie Donzelli
ADIEU MONSIEUR HAFFMANN de Fred Cavayé
EASY A de Will Gluck
LARA de Jan-Ole Gerster

THE ART OF SELF-DEFENSE de Riley Stearns
YESTERDAY de Danny Boyle
GREEN BOOK de Peter Farrelly

 

 

 

- Consultez les règles de la LANTERNE MAGIQUE en cliquant ici.

 

- Consultez les règles du QUIZZ en cliquant ici.

 

SI VOUS VOULEZ CREER VOTRE BLOG, NE CHOISISSEZ PAS OVER-BLOG. DES BUGS TOUS LES JOURS !!!
------------------------------------

CELINE FAIT SON CINEMA

LES AUTRES INCONTOURNABLES DE CELINE

LA SAGA DES ETOILES FILANTES

D'AUTRES ETOILES FILANTES

LE VIEUX MONDE QUI N'EN FINIT PAS

LE BLOG DE D&D

MATIERE FOCALE

ARRET SUR IMAGES

WORLD COMMUNITY GRID

FREAKOSOPHY

AUJOURD'HUI J'AI APPRIS...

LA VIE ROCAMBOLESQUE ET INSIGNIFIANTE DE BRAD PITT DEUCHFALH

ART OF THE TITLE

LE TRIBUNAL DES BUREAUX

L'ETRANGE FESTIVAL

IMDB
 

 
 
 
Join the Blue Ribbon Online Free Speech Campaign
 
 
 
 
30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 14:15

------------  PATHE WEPLER  ------------
----------------  SALLE 5  ----------------

Jeudi 29 août 2019, 22h25
UNE FILLE FACILE de Rebecca Zlotowski

 

Comme nous l’avons déjà mentionné, le Pathé Wepler a été rénové du côté du boulevard de Clichy. Du moins sa devanture et son entrée, et d’ailleurs c’est plutôt réussi. C’est maintenant au tour de l’entrée du côté de l’avenue de passer par la case travaux, en espérant une réunion des deux blocs une fois à l’intérieur, mais bon, rien n’est moins sûr.
 

Nous voilà donc repartis d’un pas nonchalant vers l’un des pires plexes parisiens, ne sachant trop si de fâcheuses mésaventures nous attendaient ou, au mieux, si nous sortirions sans être véritablement emballés mais en se gratifiant d’un : « Tiens, cette fois rien n’a perturbé la séance ! », synonyme d’une soirée réussie au Pathé Wepler.
 

Bienvenue, donc, dans ce hall très éclairé et parfaitement aéré quand il n’y a pas de monde. Quelques personnes de-ci de-là. C’est tout à fait anecdotique. Remarquons juste que l’entrée dans le dédale des salles se fait une fois que le jeune homme du personnel a scanné le QRC téléchargé sur notre téléphone portable. Et il n’y a quasiment personne devant nous pour y accéder. Armé de son sourire le plus sympathique, il nous indique la salle 5 au fond, là-bas sur la gauche.
 

Du coup, passer de ce grand hall lumineux et spacieux (calmons-nous, ce n’est pas le 7 Batignolles, tout de même !) à un réseau de couloirs étroits et éclairés aux néons, rend le plexe plus étouffant qu’il n’y paraît. Nous en profitons pour apprécier tout ce qui a été refait (et il y en avait besoin !) et qui sent encore le neuf. Bizarrement, pas de pop-corn par terre.
 

Il faut descendre un escalier pour avoir accès à la salle 5, mais il existe aussi un ascenseur pour les personnes handicapées. Probablement que les travaux ont aussi servi à cela. Pas con.
 

En fait, le seul souci c’est que les travaux ont concerné tout ce que se situe à l’extérieur des salles, alors qu’il y en avait tout autant besoin à l’intérieur. Et c’est ici que nos mésaventures commencent.
 

D’abord, l’entrée se fait sur la gauche de l’écran. Tout le monde vous voit entrer et vous placer, ce qui n’est jamais agréable.
 

Vient ensuite le choix de la place. Evidemment, une place nous a été attribuée à l’obtention de notre ticket, mais une fois dans la salle, ce n’est que là que nous pouvons juger du meilleur emplacement possible. C’est selon la disposition de la salle, notre état de fatigue, le temps qu’il fait, ce qu’on a mangé… A peine nous avançons-nous dans la rangée que nous shootons dans un énorme pot de pop-corn. Coup d’œil rapide sur le sol. Heureusement, il n’est pas renversé mais c’est tout comme. Une guerre de tranchée à déjà eu lieu par ici dans la journée. La salle est ravagée. Du pop-corn partout ! Je suis persuadé qu’il existe des pervers polymorphes qui payent leur place uniquement pour assouvir leur désir de renverser du pop-corn dans les salles de cinéma. Cette perversion sexuelle n’a pas encore de nom, mais elle existe assurément. Et, bien sûr, aucune personne employée par le plexe n’est venue faire le ménage avant le début de la projection. Pourquoi ? Eh bien c’est très simple. C’est une logique de rentabilité. Avec 6 séances qui s’enchaîne dans la journée, il n’y a quasiment pas le temps pour faire du nettoyage entre deux séances. Le plus gros est enlevé par le personnel. Ce pot placé sous les sièges a simplement échappé à leur vigilance. Parfois, certains films ont même droit à 7 séances ici !!!
 

Et après, tout va de mal en pis. Les sièges sont très inconfortables. Le dossier est pourtant assez haut, mais recourbé au niveau de la tête. Vous vous faites mal aux cervicales dès que vous l’appuyez. Vous passez la projection à chercher une position correcte mais aucune n’est satisfaisante.
 

Le dénivelé est assez étrange. Avec ces dossiers assez hauts, nous n’avons pas l’impression d’émerger de cette masse de fauteuils. Heureusement l’écran, de dimension tout à fait correcte pour une salle moyenne, est assez surélevé. La visibilité reste donc toujours très bonne où que vous soyez placés.
 

D’abord les blocs lumineux. Le premier se situe à gauche de l’écran et indique, devinez quoi, la porte par laquelle nous sommes entrés ! Au cas où Alzheimer aurait décidé de vous attaquer le soir même où le feu a décidé de prendre dans cette salle. Ce ne serait vraiment pas de chance ! Mais surtout, ce bloc est d’une luminosité extrême. Il éclaire toute la salle et vous gêne considérablement puisque vous l’avez dans votre angle de vision. Et comme si cela ne suffisait pas, ils en ont placé un autre au fond de la salle pour indiquer la sortie de secours. Sortie inutilisable si on en croit le panneau indicateur qui y est apposé. Et pourtant, le bloc lumineux fonctionne toujours, lui ! Sa lumière est aussi violente que le précédent, tant et si bien que pendant la projection, vous pouvez très nettement voir se dessiner l’ombre de votre tête sur le dossier du fauteuil devant vous ! Le b.a.-ba du grand n’importe quoi !
 

Et ce n’est pas fini ! Comme si tout cela ne suffisait pas, ils ont placé à côté de la porte d’entrée, à gauche de l’écran si vous suivez bien, un défibrillateur, au cas où. Là encore, riche idée. Si quelqu’un fait un malaise, le défibrillateur est tout proche, il n’y a plus qu’à lire la notice pour savoir comment s’en servir et comme la salle est suffisamment éclairée par les blocs, vous gagnez un temps précieux. Pas con. Le souci c’est que la boîte dans laquelle il est rangé clignote d’une lumière rouge toutes les 5 secondes. Je vous assure que je n’exagère pas ! J’ai compté, c’est véritablement toutes les 5 secondes qu’on vous dérange pour vous dire qu’en cas de besoin etc. Et pourquoi pas des annonces dans la salle pendant le film pour rappeler les consignes de sécurité ? Ca peut toujours servir, non ?
 

Pendant tout le film, un gang composé de 7 jeunes filles et un jeune homme, discute tout au fond de la salle. Ils dérangent ceux qui sont proches d’eux, qui leur demandent régulièrement de se taire. Ils finiront par quitter la salle avant la fin du film, tout en gloussant lorsqu’une scène de pénétration s’affiche à l’écran.
 

Autre énorme inconvénient : la climatisation. Déjà, si vous êtes frileux sachez qu’elle est réglée sur un niveau assez bas. Personnellement j’ai trouvé cela supportable, mais limite. Peut-être que c’est plus gênant pour un film qui dure plus d’une heure et demie. Ensuite, cet air climatisé fait un ramdam pas possible ! La soufflerie est un ronronnement perpétuel qui dénature le son du film, particulièrement lors des moments les plus calmes. Comment peut-on encore laisser faire cela ? En plus, nous entendons très nettement des parties métalliques qui se sont légèrement dévissées et qui s’entrechoquent entre elles. C’est très perturbant et indigne du confort que nous sommes en droit d’attendre. Je rappelle que la place plein tarif est ici à 12,10 euros !
 

Et pour terminer, dernière ânerie de cette salle : lorsque le générique de fin débute, les lumières de la salle se rallument de manière très abrupte. Non seulement ces lumières sont très vives, mais ces projecteurs sont dirigés directement sur les spectateurs. Façon interrogatoire à la grande époque du K.G.B. ! Plus stupide que cette salle, cela n’existe pas. Ma voisine de fauteuil me dit que si et que ça s’appelle Cyril Hanouna. Je pense qu’il faut toutes affaires cessantes renommer cette salle 5 en salle Cyril Hanouna.
 

Allez, ouste, dégageons d’ici. Une salle qui n’a aucun sens. Un plexe débile.

 


 

commentaires