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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 18:44

GAUMONT PARNASSE
(COTE PARNASSE)
---------------  SALLE 9  ---------------

Jeudi 28 février 2019, 21h40
GRACE A DIEU de François Ozon

 

                C’est absolument désespérant. Je me trouvais dimanche dernier en plein milieu des saletés du Pathé Wepler. Je le quitte pour me retrouver quatre jours après dans un lieu encore plus mal tenu. Un quelconque bouge du quartier Montparnasse, effervescent à toute heure ? Un cloaque indistinct accolé à la tour Montparnasse ? Un lieu de perdition louant les attraits de certaines filles de rien ? Rien de tout cela. Tout simplement un plexe répugnant qui répond au doux nom de Gaumont Parnasse.
 

Pourtant, tout avait bien commencé. A peine arrivés devant sa grande et belle devanture, voici qu’un homme nous accoste pour nous offrir deux places dont il n’aura pas l’utilité, car la date de validité se termine aujourd’hui. Peut-on rêver mieux quand nous n’avons pas de carte illimitée ? Tout heureux, nous passons à la caisse avec ces contremarques si facilement gagnées. L’immense hall est vide. Les employés flânent. Pas beaucoup de caisses d’ouvertes. Un seul caissier. C’est peu. Il n’y a que trois personnes devant nous, et pourtant nous attendons. Pourquoi les autres caisses ne sont-elles pas ouvertes ? Pour réduire les coûts, bien entendu, vu que Gaumont ne fait pas passer le service rendu au client en premier. Malgré tout, le caissier reste très sympathique et souriant. Il connaît son job et le fait avec agilité. Ensuite, il nous faut choisir nos places dans la salle. Séquence inutile qui donne faussement l’impression de bénéficier d’un avantage alors qu’en débarquant dans la salle, chacun choisit de toute façon sa place. Qui plus est, l’indécision rajoute au temps d’attente des personnes derrière nous. En marketing, on appelle cela un tour de passe-passe.
 

Pour accéder à la salle 9, il faut passer à droite de la caisse, passer dans une sorte de tunnel (qui aurait pu être une fort riche idée s’il avait été éclairé différemment) et effectuer encore tout un dédale plus ou moins bien indiqué.
 

La salle n’est pas très grande et il ne doit y avoir qu’une vingtaine de personnes à cette séance. L’entrée se fait face au public, sur la droite de l’écran, ce qui n’est jamais bienvenu. Evidemment nous nous plaçons à des places différentes de celles que nous avions choisies précédemment. Au milieu si possible, de façon à être plein centre puisque l’écran a la bien mauvaise idée d’être incurvé. Ouch ! Nous pouvons d’ores et déjà remarquer une bien vilaine griffure sur la partie gauche de l’écran, très gênante lorsque l’image devient claire. On dirait presque une déchirure !
 

Se remarque aussi très vite le bloc lumineux indiquant la sortie, et qui n’est autre que l’entrée (!) par laquelle nous sommes arrivés (à droite de l’écran si vous suivez bien).
 

Les fauteuils sont des strapontins et, surprise, ils sont plutôt bien confortables. Autant le plexe ne semble pas bien entretenu, autant ces strapontins ne témoignent pas d’une usure prononcée. L’espace pour les jambes est correct, le dénivelé de la salle pareillement.
 

A noter au passage, une sonnerie de téléphone portable qui retentit en fond de salle en plein milieu du film !
 

Comme dans la salle 5, la luminosité est clairement aux abonnés absents, en deçà de la moyenne ! Le son, lui, est beaucoup trop grave, même si la spatialisation de la salle ne laisse pas à désirer.
 

Et, bien sûr, les lumières se rallument dans la salle après les premières secondes du générique de fin. Ainsi éclairée, la salle 9 révèle son secret le plus honteux : c’est la salle de cinéma la plus salle du monde de l’univers ! Elle est totalement dévastée. Du pop-corn partout. Ils le sèment ? C’est ici que ça pousse ? C’est un carnage monumental, on dirait qu’il y a eu une véritable bataille très mal rangée. Sur les strapontins, dans toutes les rangées, sous les strapontins, dans les marches, partout, partout, partout, en bloc, écrabouillé, en miettes, éparpillé, sans compter les autres déchets ici et là. J’appelle cela un dépotoir. Et ce n’est pas fini, en sortant de la salle, dans les couloirs, jusqu’à la sortie, c’est exactement pareil. Le Gaumont Parnasse (côté Parnasse) est un plexe ignoble et repoussant.

 


 

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