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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 17:35

------------  PATHE WEPLER  ------------
---------------  SALLE 10  ----------------

Dimanche 24 février 2019, 10h30
VICE d'Adam McKay

 

                Il se passe toujours quelque chose dans la salle 10 du Pathé Wepler ! Plus de quatre ans après notre dernière venue, force est de constater que les années passent et que rien ne s’améliore ici-bas. En tout cas rue de Clichy, puisque sur l’avenue le plexe a été rénové et n’a plus grand-chose à voir avec la version 1.0. Mais ici le plexe se délabre lentement mais sûrement, avec toujours un peu moins d’attention portée à la qualité du service rendu.
 

A cette heure-ci, personne dans le hall exigu. C’est toujours ça de pris. Aujourd’hui, j’ai décidé d’oublier ma monnaie à la caisse. Cela ne m’arrive jamais. A quoi ai-je donc la tête ? Dans sa grande honnêteté, le caissier m’interpelle d’un ton pourtant très accusateur et presque insultant. Je reviens chercher mon pécule alors que je m’apprêtais à m’élancer vers la salle 10. En passant, le matin la place coûte désormais 9 euros. 9 euros ! Bande de malades !!! Je me rappelle mon arrivée à Paris en 1995, la séance du matin ne coûtait alors que 21 francs ! Do the math…
 

J’ai l’impression que depuis cette époque, personne ne s’est occupé de la propreté de ce lieu. Il y a du pop-corn partout par terre. A 10 heures 30 !!! Moquette salle, plinthes douteuses, fauteuils poussiéreux et défoncés. La base de ces fauteuils est recouverte de poussière. Du pop-corn s’y agglutine. Tout le moelleux des fauteuils s’est amenuisé avec les années. Notre derrière sent très vite la structure du fauteuil. Le confort est spartiate. Nous sommes clairement mal installés, en dépit d’un espace pourtant très respectable et bienvenu.
 

Et depuis 1995, le thermostat du chauffage reste toujours à régler. La salle est chauffée plus que de raison. Etonnant. D’habitude c’est plutôt l’inverse dans les plexes.
 

Mais le gros point noir de cette salle d’environ 150 places, c’est la luminosité qui est extrêmement faible. Je crois que je n’ai jamais rien vu d’aussi horrible dans une salle. Les couleurs en prennent un sacré coup et le contraste aussi par la même occasion ! La qualité de projection est à revoir de toute urgence. Les scènes un peu sombres nous demandent parfois de plisser les yeux pour essayer de donner un peu de relief à l’image. C’est déplorable.
 

Et ce n’est pas fini ! La taille de l’image n’est pas bien réglée. Elle dépasse d’une bonne partie sur tout le côté droit, et une partie du film vient alors baver sur le mur du fond. On vire des projectionnistes qui seraient encore très utiles, et on embauche des vigiles qui ne font pas grand-chose.
 

Vous ne serez donc pas étonnés d’apprendre que les lumières se rallument dès le générique de fin. Chose d’autant plus malvenue pour ce film, puisque ce générique est composé d’images que la lumière de la salle une fois rallumée rend difficilement lisibles.
 

Malgré le prestige important dont jouit toujours ce plexe, il reste pourtant l’un des plus abjects qui soit. Inélégant, sale, peu accueillant et surtout régulièrement en proie à une justesse et des difficultés techniques qui nuisent aux projections.

 


 

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