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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 16:35

----------  MK2 BEAUBOURG  ----------
---------------  SALLE 1  ---------------

Jeudi 14 février 2019, 20h00
DIE STROPERS d'Etienne Kallos

 

                C’est au cœur de Paris que se niche le MK2 Beaubourg puisque, comme son nom l’indique, c’est à côté du Centre Pompidou que nous avons aujourd’hui rendez-vous. Beaucoup d’effervescence donc dans ce quartier très commerçant et pourtant très agréable. Belle implantation, donc, pour ce plexe qui n’est pas difficile à trouver, et notamment parce qu’il a conservé de la place sur sa façade pour de grandes affiches en papier.
 

Les portes vitrées donnent accès au (trop petit) hall accueil. A droite se situe la caisse où deux personnes très aimables sont chargées de délivrer leurs billets aux spectateurs qui se pressent. Ils sont nombreux et il n’y a pas de place pour tous dans ce hall ! Du coup, les files d’attente se font à l’extérieur du plexe, ce qui est toujours une bonne idée pour faire râler ceux qui cherchent à se plaindre de la pluie ou du froid.
 

Un petit billet carré nous est remis. Il est tout bête, très laid, plein de chiffres et son verso est culte de la personnalité de MK2, comme si nous ne savions pas où nous étions. Pas de petit plus aujourd’hui.
 

Dans ce hall, tout à l’extrême droite de la caisse, vous pourrez trouver une bibliothèque participative. Chouette idée. Chacun peut y disposer des livres Chacun peut aussi en prendre un, à condition de le ramener. Et s’il était temps de faire pareil pour les DVD ?
 

La partie gauche du hall est réservée aux machines automatiques. La dernière fois que nous étions venus ici, elles n’avaient pas encore été mises en place. Etrange politique pour un exploitant qui se targue de privilégier le rapport humain à travers l’indépendance, la diversité, l’ouverture d’esprit…
 

Pour accéder à la salle 1, nous devons descendre quelques marches. Nous nous retrouvons dans couloir étroit. Accès aux autres alles et aux toilettes, ainsi que fauteuils et canapé dépareillés mais encore présentables, chinés on ne sait où. L’entièreté du plexe reste très aseptisée et, une fois n’est pas coutume, ne témoigne en rien d’un goût pour le cinéma. A l’entrée de chaque salle, un écran LCD indique quel film y est joué ainsi que l’heure de la prochaine séance. Bref, pas beaucoup de personnalité ici non plus, et confirmation que MK2, Gaumont et U.G.C. se valent bel et bien.
 

Gros point faible : la propreté du lieu. La moquette est maculée de divers débris de papiers, de miettes, de morceaux de pop-corn, de saleté… Pas classe.
 

A cette heure, il y a une belle affluence dans ce plexe et donc pas mal de monde dans ce couloir où la place manque. Il nous faut continuer sur la gauche, tout au bout, pour parvenir à cette salle 1. Une salle de dimension moyenne, avec un écran idoine. Les 4 premiers rangs sont surélevés par rapport aux autres, ce qui a l’avantage de permettre aux spectateurs d’avoir la tête penchée en arrière. Les dossiers sont suffisamment hauts pour cela. Cependant, le faible dénivelé aura l’inconvénient de vous boucher une partie de la vision si une tête un peu trop grande se place devant vous.
 

Les strapontins sont dans la norme la plus standard. Nous sommes confortablement installés mais il ne faut pas compter avoir trop d’espace dans ces sièges. Une fois de plus, les personnes obèses sont les grands laissés pour compte, puisqu’ils ne pourront pas prendre place ici. Mais c’est le lot habituel de 98, 37 % des plexes. Ils ne font des efforts que quand on leur impose des normes ! A part ça, notez que la place pour les grandes jambes est elle aussi limitée.
 

La qualité de la projection est tout à fait honorable. L’image est bien calibrée. La fadeur de la photographie du film est bien rendue. Les noirs restent aussi peu profonds que dans la plupart des autres salles. Contraste sympathique. Luminosité plutôt correcte. Bon remplissage de l’écran. Le son, lui, aurait pu être encore plus boosté. D’autant que la composition musicale fait la part belle aux sons. Néanmoins, cela reste tout à fait acceptable. Les niveaux sont bons et le (probable) 7.1 amène beaucoup de subtilité au film.
 

Un seul bloc lumineux à déplorer. Il se trouve sur la gauche de l’écran, mais pas juste à côté. En fait, il est sur le mur, plus en retrait. Si bien qu’il ne gêne pas tellement lors de la projection. Du moins, placés au quatrième rang comme nous l’étions. A la fin du film, les lumières se sont rallumées progressivement pendant le générique. Ah ! J’allais oublier, un téléphone portable qui s’est allumé pendant la projection, pile poil dans notre rangée. Cela n’a eu l’air de déranger personne. Vraiment ?
 

Comme elle l’a toujours été, la chaîne MK2 ne cherche qu’à concurrencer les gros mastodontes que sont Gaumont, U.G.C. et Pathé. Alors les plexes MK2 utilisent les mêmes recettes et aboutissent au même genre de plexes que ceux précités. Comme les voitures, ils se mettent tous à se ressembler et l’insipide MK2 Beaubourg ne déroge pas à la règle.

 


 

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