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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 20:58

------------  MK2 PARNASSE  ------------
---------------  SALLE 2  ---------------

Vendredi 7 décembre 2018, 15h30
LES FILLES DU SOLEIL d'Eva Husson

 

                Il y a de cela quelques années j’avais connu ce plexe laissé quasiment à l’abandon, se hissant dans le top très convoité des plexes les plus sales de Paris. Et puis, lors de ma dernière visite (presque trois ans déjà !) j’avais constaté le bel effort pour redorer le blason de ce lieu. Aujourd’hui que m’y revoici, je dois à nouveau mentionner que toute cette imagerie craspec est définitivement reléguée au passé. Le plexe a opté pour la moquette (difficile à entretenir) mais tout est parfaitement propre et bien entretenu. Si ce n’est les commodités qui pourraient faire l’objet d’une attention plus spécifique. Déjà qu’elles sont atypiques et étroites, elles ne laissent pas une grande impression de netteté. Pour le reste, rien ne semble défraîchi. Les fauteuils paraissent encore neufs, même s’ils ne le sont probablement pas. Attention cependant ! Ces fauteuils sont des strapontins. Pas inconfortables et même plutôt toniques, ils ont l’inconvénient de ne pas avoir de dossier assez haut. De plus, comme ils sont sensiblement sur le même plan, le risque est élevé d’avoir devant soi une tête qui gêne la vision du film, les jours de forte affluence. Mais ce n’était pas le cas aujourd’hui. Avec 70 places, la salle était remplie à 10%. Do the math.
 

Cette salle 2 est construite sur le même principe que la salle 3. En descendant l’escalier sur la gauche de la caisse, tournez encore à gauche pour la salle 3 ou à droite pour sa presque sœur jumelle. La grosse différence c’est que la salle 2 est plus grande. Oh, pas de beaucoup : 10 rangées de 7 fauteuils contre 9 de 5. Et même si le manque d’espace est palpable de l’entrée jusqu’à la salle, vous disposez étrangement d’assez d’espace pour être suffisamment bien installés. Ce n’est pas non plus Versailles, mais les deux heures ne semblent pas interminables.
 

Ce plexe a, pour l’instant, résisté au tout numérique et on trouve encore au-dessus de son entrée de grandes affiches papier qui informent sur les films à l’affiche. C’est sympathique, même si nous n’aimerions pas avoir ce sentiment d’être anachroniques.
 

A l’entrée, une caisse à l’ancienne avec un caissier qui pourrait être mon fils. Très empathique. Pas blasé du tout. Tout seul dans sa forteresse, il semble ravi de pouvoir faire son boulot et rendre service. L’accueil est bon. En plus, ils n’ont toujours pas changé leur politique ici et, avec mon billet j’ai droit à une promo pour l’exposition « Les Nadar - Une légende photographique » à la Bibliothèque Nationale de France. Une entrée offerte pour une achetée. Les amateurs apprécieront.
 

Toute en longueur, la salle 2 n’est pas très chaleureuse. Les éclairages n’y sont pas étrangers. Alors là, c’est du grand n’importe quoi ! Pendant les bandes-annonces, les lumières de service sont allumées. Ce sont des petites LED dont certaines éclairent des inscriptions faites au pochoir sur le mur de droite. Exactement comme dans la salle 3. Bien. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont installé des blocs lumineux un peu partout et en dépit du bon sens. A ce niveau, nous devons parler d’acné lumineux tant il semble en pousser de partout. L’un d’eux touche carrément l’écran, en bas à droite. Il est censé indiquer la sortie de secours tout de suite à droite. Il est enserré par une grille. Une grille !!! What the fuck ? Toujours près de l’écran mais plaqué tout en haut du mur de gauche, un autre bloc n’est juste qu’une lumière de plus. Son boîtier en plastique est strié par des rainures qui projettent sur l’écran des rayons de lumière orangée qui gâchent la projection. D’autres blocs lumineux dans la salle participent à briser toute l’obscurité. Nous pourrions presque lire un livre ici. La salle n’est absolument pas plongée dans le noir, c’est aberrant !
 

Rien à redire sur le rendu de l’image. Difficile cependant de rendre compte de la gestion des noirs du fait de la luminosité qui règne dans la salle. Le volume sonore, lui, est un peu en dessous de la moyenne. Notons que les différentes enceintes placées de part et d’autre de la salle la défigurent horriblement.
 

Les lumières se sont rallumées au générique de fin. Direction la sortie puisque ce plexe est trop petit pour proposer quoi que ce soit qui puisse créer de la convivialité.

 


 

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