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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 15:53

----------  PATHE LEVALLOIS  ----------
----------------  SALLE 1  ----------------

Dimanche 2 décembre 2018, 19h20
SAUVER OU PERIR de Frédéric Tellier

 

                Retour dans ce plexe où tout n’est que luxe, calme et volupté. Ça, c’est sûr, nous ne pourrons pas dire qu’il n’y a pas un effort de fait ! L’effort de guerre, l’effort qui promeut l’enseigne sans véhiculer la moindre culture du cinéma. Rien n’a changé depuis notre dernière visite. Les couleurs et le mobilier symbolisent directement le culte de Pathé (tons mornes et aseptisés, couleurs flirtant avec le jaune, fauteuils en forme de phylactère etc.) Propreté, standing du décorum, multiplication des stands à sucreries, cordons de sécurité, aucune ambiance mais des lumières partout… Bref, nous sommes ici pour admirer, pas pour se sentir bien.
 

Le grand hall d’entrée paraît toujours un peu vide. Il y a pourtant un peu de monde ce soir. Avant de s’aventurer dans le réseau de salles, la personne qui se tient au contrôle est un jeune homme avec une barbe de Playmobil. Il semble terriblement blasé et peu enjoué de tenir son poste. Il nous annonce sans entrain et avec une grande indifférence le numéro de notre salle, sans nous indiquer où la trouver. Comme si nous ne savions pas lire notre billet !
 

SAUVER OU PERIR aura su rameuter un peu de public en ce dimanche soir, même si la salle ne semble pas très remplie. La faute en est à l’immensité de cette salle qui ne rend pas justice au nombre de spectateurs : un peu plus de 400 fauteuils. Une disposition très scolaire pour cette salle : un bon gros cube, des fauteuils en gradins, un écran qui prend tout le mur, des lumières sur les murs et des blocs lumineux, comme de bien entendu. Ces derniers se trouvent de part et d’autre de l’écran, visibles de tous à n’importe quelle place. Celui sur la gauche de l’écran est celui qui indique la porte par laquelle nous sommes arrivés, celle par laquelle tout le monde vous voit entrer. Premier faux pas. L’écran est vraiment immense. Je pense qu’il doit mesurer pas loin de 20 mètres de longueur. Sa hauteur, elle aussi, est fabuleuse. Du coup, la hauteur sous plafond nous fait d’autant plus ressentir le gigantisme de la salle. Entre l’écran et le premier rang, l’espace est considérable. Il pourrait contenir une salle de projection privée à lui seul, c’est dire.
 

Rien de bien surprenant, donc, dans cette salle 1 à la conception très consensuelle.
 

Le confort va de pair. Des fauteuils qui misent à la fois sur une fermeté et un maintien appréciable, et un moelleux qui ne se sent pas au premier abord. La place pour les jambes est très bien. Le dénivelé avec les rangs de devant est tout à fait correct, aucun risque d’être embêté par une coiffure trop volumineuse. Un porte-gobelet est présent à chaque accoudoir. Et la hauteur du dossier permet d’appuyer sa tête si besoin est. Les efforts au niveau du confort sont notables. D’autant que nous ne savons si c’est par manque de fréquentation mais les allées ne sont pas envahies de pop-corn et autres déchets. C’est plutôt plaisant.
 

Le confort visuel fait aussi partie des priorités du plexe qui a fait de sa grande salle un atout majeur. Le 4K valorise la projection grâce à un superbe contraste et une mise en avant des couleurs très appréciable. Bon, les noirs, évidemment, n’ont pas la profondeur qu’ils mériteraient, mais quelle salle sait aujourd’hui les gérer parfaitement ? L’accompagnement sonore est souple. Sans être exigeant il répond parfaitement à la qualité nécessaire. Bonne balance, bon réglage des basses, volume à l’unisson. Pas grand-chose à redire concernant les données techniques. Par contre, un défaut majeur pour une salle de cette classe attire particulièrement notre attention. En bas à droite de l’écran, celui-ci n’a pas été correctement étiré si bien que des plis se remarquent dans ce soin. Pas particulièrement gênant lors de la séance, vu la taille de l’écran, mais c’est assez étonnant vu le soin apporté aux conditions de projection jusque-là.
 

Nous étions au cinquième rang, en plein milieu. Parfait pour ne pas être trop « écrasés » par la taille de l’image et pour profiter de tous les canaux sonores (même si ce n’est pas vraiment un plus pour ce film).
 

Public très calme. Population assez jeune. Très classe moyenne. Pas de téléphone portable en action, mais il est vrai que la plupart des spectateurs se trouvaient dans notre dos.
 

Malheureusement, la lumière s’est une fois de plus rallumée au tout début du générique de fin, mais avec beaucoup de pudeur je dirais (je vous laisse découvrir par vous-même). SAUVER OU PERIR est pourtant le genre de film qui nécessiterait de ne pas être extrait tout de suite. Et les génériques en accéléré comme à la télévision, c’est pour bientôt ?
 

La sortie de salle s’effectue par la même porte par laquelle nous sommes entrés. Le public est très discipliné et ne prend pas le temps de rester. Rien n’invite à la convivialité dans ce plexe sans personnalité. Et nous voilà de retour dans ce labyrinthe de salles où il serait aisé de se perdre tant l’ensemble est vaste. Mais les indications vers la sortie sont assez claires, à moins que vous ne souhaitiez rentrer subrepticement dans une autre salle.

 


 

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