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-------------- ACCATTONE -------------- Lundi 18 décembre 2017, 18h40 |
L'Accattone est un lieu partagé. L'ancien plexe Accattone a été fermé en 2012. L’endroit a été racheté par Gérard Auffray qui l'a rénové l’année suivante pour en faire La Maison de l'Epargne. La belle devanture a été modifiée pour devenir tout à fait quelconque, mais il a eu la grande idée de garder la salle de cinéma, même si cette réfection l'a obligé de passer de 110 à 73 fauteuils. Or, cela a une conséquence néfaste sur la projection. Si l'écran n'a pas changé, les murs se sont rapprochés et quelques piliers carrés s'y intègrent sur tout le long. De plus, en hauteur, quelques petits projecteurs découpent l'obscurité de la salle quand ils sont allumés. Et tout ce beau monde déborde dans l'alignement de l'écran. Ainsi, lors de la projection, les ombres des piliers et des projecteurs débordent légèrement sur les côtés de l’écran. La solution est donc de ne pas projeter l'image sur l'ensemble de l'écran. L'image n'est pas rognée, juste la dimension est réduite, ce qui ne gêne en rien la projection. C'est comme si l'écran était plus petit. De toute façon, la salle n'est pas très grande et les dimensions de l'écran suffisantes. Mais c'est dommage de ne pas profiter pleinement de ce charmant écran aux coins arrondis.
La qualité de la projection est numérique, comme à peu près partout désormais. Pourtant, il est difficile de dire s'il s'agit de 2K ou 4K. A cela, une raison très simple : l'image du film est épouvantable. Ce n'est pas la faute du projecteur, mais bel et bien du matériel originel du film. En fait, Christophe Agou était un jeune réalisateur décédé en 2015. Il a filmé ces images documentaires il y a plusieurs années, à l'époque de l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine ; autant dire qu'on ne tournait pas en HD. A l'écran, le résultat mêle un flou pas du tout artistique, à un continuel effet d'escalier, ainsi qu'à une prise de son souvent très approximative. Impossible donc de se rendre compte des qualités et des inconvénients de cette salle. Ce que nous pouvons dire provient des bandes annonces qui, elles, promettaient une image sans défaut et un son satisfaisant. Là encore, difficile de juger car les projecteurs de la salle restant allumés, ils atténuaient la lisibilité de l'image diffusée à l'écran, rendant quasiment indiscernables les scènes les plus sombres. Par contre, ce que nous avons bien vu, et qui nous a bien mis en joie, c’est l’absence de publicités.
Côté confort, ce n'est pas le top. Les fauteuils ont des dossiers qui n'arrivent qu'au milieu du dos. Et leur confort est assez sommaire. Certains accoudoirs sont un peu élimés. Et nous manquons de place, de sorte qu'il est difficile d'éviter de ne pas taper dans le siège devant. Et puis le sol de cette salle forme une cuvette, si bien que les premiers rangs sont penchés vers l'arrière, mais ceux du fond subissent, même assis, une pente vers l'avant qui n'est pas très heureuse.
Heureusement, l'ensemble de la rénovation du lieu est encore sensible. Quatre ans plus tard, ce plexe n'a rien d'un vestige poussiéreux de cinéma du quartier Latin. Notons cependant une longue toile d'araignée qui pend du plafond pour venir s'accrocher à un projecteur du mur de gauche. Par rapport aux grands plexes d'une saleté répugnante, cela fait du bien de s'installer dans une salle propre où le pop-corn n'a envahi ni le sol ni les fauteuils.
La salle est recouverte d'une moquette rouge qui lui donne son identité. A la fois classique et chaleureuse. L'écran placé en hauteur se trouve au-dessus d'un promontoire par lequel il est possible d'accéder par des marches situées sur la gauche. Là encore, cela s'explique par le partage du lieu, cette salle pouvant servir à des conférences.
A noter que l'entrée de la salle se fait par le fond. Or, il n'y a pas de sas d'entrée, si bien que toute personne qui entre en retard fait pénétrer dans la salle la lumière du hall. Par contre, et c'est un point très positif : pas de bloc lumineux dans notre champ de vision. Enfin, les lumières de la salle ne se rallument que vers la toute fin du générique. C'était presque parfait.
Pour trouver ce plexe, autant bien se renseigner à l'avance. Dans la rue Cujas, difficile de se repérer à l'enseigne lumineuse dont ne restent éclairées que les lettres C et A du mot cinéma. Passée la porte vitrée, nous traversons un couloir qui nous amène jusqu’à la caisse. Sur les murs, diverses affiches parfois assez anciennes qui témoignent de l'exposition « L'épargne à l'affiche ». Cela n'a rien à voir avec une thématique ou une rétrospective exploitée par le plexe. Il s'agit d'une volonté du propriétaire de mettre en avant les axes de recoupement entre l'épargne et le cinéma. Outre le fait d'être un spécialiste de la finance, Gérard Auffray est aussi collectionneur et il expose ici quelques affiches de son fonds propre apparemment conséquent. Tout le hall est imbibé de cette philosophie, jusque dans la salle. On y trouve la superbe affiche française de PER UNA MANCIATA D’ORO, mais aussi celles de L'AVARE, THE DAY THEY ROBBED THE BANK OF ENGLAND, LES EGOUTS DU PARADIS et FINANCE NOIRE.
La cohabitation entre ce support du capitalisme et la culture cinéphile est tout à fait ambivalente. Pourtant, l'endroit a tout pour être accueillant. Un petit espace avec tables et chaises permet de se retrouver autour d'un verre. Jouxtant la caisse, un bar se fait le relais de cette convivialité. Voilà toute la différence avec les vulgaires espaces colorés qui ne vendent que des sucreries.
A la caisse, une jeune fille sympathique nous délivre un ticket avec souche très laid, qui arbore en son verso une publicité inopportune pour l'exposition Rubens au musée du Luxembourg. Tiens, c'est rigolo, le film est annoncé en version originale sous-titrée ! Cette personne fait partie du groupe qui s'occupe aussi des 3 Luxembourg, un peu plus loin. Ils exploitent la salle du vendredi au lundi. Le reste de la semaine est dédié à la Maison de l'Epargne. Il n'existe donc pas de véritable connexion et donc d'interaction entre cinéma et musée, ce qui rend l'atmosphère du lieu assez paradoxale. La salle de cinéma fait figure de cinéma de quartier, enrobée dans ce décorum capitaliste où trônent des citations comme : « Ne placez pas votre argent sans comprendre AVANT pour ne pas être déçu APRES ». Malgré ce mariage de raison, le lieu distille une ambiance de convivialité et de partage qui reste l'apanage de ces petits plexes en voie de disparition !
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- Toutes les salles par ordre de préférence :
- MAX LINDER
- STUDIO 28
- LE BALZAC - Salle 2 - Salle 3
- LES FAUVETTES - Salle 1 - Salle 2 - Salle 3 - Salle 5
- L'ARLEQUIN - Salle 1
- FORUM DES IMAGES - Salle 30 - Salle 100 (I, II) - Salle 300 - Salle 500
- LOUXOR - Salle 1
- LA CINEMATHEQUE FRANCAISE - Salle Henri Langlois
- ETOILE SAINT-GERMAIN
- KATORZA - Salle 1
- ACCATTONE
- GAUMONT CHAMPS-ELYSEES MARIGNAN - Salle 1
- ESPACE 1789 - Salle Floréal
- REFLET MEDICIS - Salle 2
- LES 3 LUXEMBOURG - Salle 1 (I, II)
- 5 CAUMARTIN - Salle 1
- U.G.C. ODEON - Salle 3
- GAUMONT CHAMPS-ELYSEES AMBASSADE - Salle 6
- LES 400 COUPS - Salle 2
- PATHE LEVALLOIS - Salle 2 - Salle 3 - Salle 7
- PATHE LA VILLETTE - Salle 14
- 7 PARNASSIENS - Salle 2
- MK2 BASTILLE (COTE BEAUMARCHAIS) - Salle 2
- U.G.C. NORMANDIE - Salle 4
- LUCERNAIRE - Salle 2
- LINCOLN - Salle 1
- GAUMONT MISTRAL - Salle 5
- STUDIO GALANDE
- MK2 PARNASSE - Salle 3
- MK2 QUAI DE LOIRE - Salle 3
- GAUMONT OPERA FRANCAIS - Salle 9 - Salle 10 - Salle 12
- U.G.C. MONTPARNASSE - Salle 7
- GAUMONT PARNASSE (COTE PARNASSE) - Salle 5
- GAUMONT OPERA CAPUCINES - Salle 1 - Salle 5 (I, II)
- GAUMONT OPERA PREMIER - Salle 2 - Salle 3 - Salle 4 (I, II) - Salle 5 - Salle 6
- PATHE WEPLER - Salle 1 (I, II) - Salle 2 - Salle 3 (I, II) - Salle 8 - Salle 9 - Salle 10 - Salle 11 - Salle 12
- U.G.C. CINE CITE LES HALLES - Salle 4 - Salle 6 - Salle 7 - Salle 9 - Salle 10 - Salle 11 - Salle 13 - Salle 21 - Salle 22 - Salle 30 - Salle 31 - Salle 32 - Salle 33 - Salle 34 - Salle 35 - Salle 37
- U.G.C. GOBELINS - Salle 3. - Les plexes en italique sont désormais fermés.
- Toutes les salles par ordre de préférence :





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