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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 20:20

MK2 BASTILLE
(COTE BEAUMARCHAIS)
---------------  SALLE 2  ---------------

Samedi 16 décembre 2017, 17h20
LERD de Mohammad Rasoulof

 

                Le MK2 Bastille est un drôle de plexe parce qu'il est partagé en deux. Ici le Mk2 Bastille (côté Beaumarchais) et 200 mètres plus loin le MK2 Bastille (côté faubourg Saint-Antoine). Or, les deux bâtiments ne communiquent pas. Cela s'explique par le rachat du plexe La Bastille par le groupe MK2, pour devenir le MK2 Bastille (côté faubourg Saint-Antoine).
 

Même si MK2 continue à bénéficier d'une image de défenseur du cinéma art et essai, il n'en reste pas moins qu'il déploie la même stratégie commerciale qu'U.G.C. ou Pathé-Gaumont. Et donc leur réseau de salles est construit exactement sur le même principe. Salles utilitaires, mise en avant du marketing sucré, décorations aseptisées, désintérêt pour le lien social, absence de culture cinéphile, plexes impersonnels. Nous n'avons jamais mis les pieds ici et nous sommes déjà en terrain connu. La découverte n'est plus au programme.
 

A peine la porte d'entrée passée, nous voici juste devant le comptoir qui sert à la fois de caisse et de bar à sucreries. Il faut dire que ce hall d'entrée n'est vraiment pas spacieux et il vaut mieux qu'il ne pleuve pas sans quoi les spectateurs munis de billets sont invités à attendre sous la pluie. Heureusement, des séances espacées permettent de faire rentrer les spectateurs dans la salle suffisamment à l'avance.
 

Deux jeunes hommes sont plantés derrière ce comptoir. L'un s'occupe de délivrer les billets, l'autre est préposé à tout ce qui donne des caries. Bon accueil. Le caissier est poli, souriant et très sympathique. Il nous indique où se situe notre salle tout en nous délivrant un billet carré sans intérêt. Dommage que le verso ne soit destiné qu'à l'effigie du groupe MK2 alors qu'il y avait la place d'insérer une affiche de film ou une photographie d'acteur ou d'actrice comme cela se fait encore dans quelques plexes indépendants. Par contre, soulignons la bonne initiative de MK2 qui offre avec ce billet une deuxième place gratuite pour toute entrée achetée pour l'exposition actuelle de la B.N.F. Oui, belle initiative capitaliste.
 

La salle 2 se trouve à droite de la caisse. Presque 100 places et une jauge très bien remplie pour ce film qui attire.
 

L'entrée se fait par le fond de la salle. Merci. Elle est plutôt propre. Assez ferme, les sièges offrent une bonne tenue. L'espace avec la rangée de devant est toutefois restreint.
 

Mais le vrai charme de cette salle est d'être en pente. De l'écran vers le fond de la salle s'entend. Ce qui permet de regarder l'écran la tête penchée en arrière. Et pour que cela se fasse dans les meilleures conditions, les sièges sont équipés de grands dossiers qui peuvent soutenir notre tête. Bien vu. Evidemment, dans ce cas-là, le danger est d'avoir une personne très grande assise juste devant nous. Très embêtant surtout pour un film sous-titré. Mais le dénivelé est plutôt correct.
 

L'écran surélevé pourrait être un peu plus grand. Il nous semble qu'il est préférable de se mettre dans les cinq premiers rangs pour ne pas avoir l'impression de regarder le film sur un écran de petite dimension. Pour ce qui est de la qualité de la projection, l'image manque un brin de luminosité. Le son, lui, présente des basses bien présentes. C'est plutôt chouette à écouter.
 

Dans une salle quasiment pleine, il n'y a pas eu de faits marquants rapport au public. Respect du silence et absence de téléphone portable inopportun.
 

Le gros point négatif c'est la présence de blocs lumineux en grand nombre. A gauche de l'écran, l'un d'eux indique la sortie. Sa luminosité est assez faible et serait suffisante pour détecter cette porte, mais il existe aussi deux autres blocs qui n'indiquent rien du tout. Ils sont placés en haut des murs de droite et de gauche, et leur violente lumière casse définitivement toute l'obscurité de la salle. Absurde. Mais ce n'est pas fini puisqu'à l'arrière nous en détectons encore un autre pour la sortie de secours ! Et les lumières continuent leur travail de sape en s'allumant en plein générique de fin. Logique peu surprenante.
 

Un membre du personnel bloque la porte par laquelle nous sommes entrés et nous indique la sortie de secours. Probablement pour éviter que le hall ne se trouve encombré par les flux de spectateurs entrants et sortants. Cette personne n'attend pas que tous les spectateurs soient sortis pour ramasser les déchets laissés par certains. Au moins, il n'est pas posté avec un sac poubelle dans les mains. C'est déjà ça !

 


 

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