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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 19:03

--  U.G.C. CINE CITE LES HALLES  --
---------------  SALLE 21  ---------------

Dimanche 10 décembre 2017, 18h45
12 JOURS de Raymond Depardon

 

                Ca fourmille un peu plus à l'U.G.C. Ciné Cité Les Halles en ce dimanche 10 novembre 2017. Ce n'est pas non plus la cohue, mais force est de constater que le dimanche est jour de sortie pour le français populaire qui laisse tomber négligemment son pop-corn par terre, après tout il n'est pas chez lui et il a payé donc il fait ce qu'il veut.
 

Malgré ce monde que la pluie a poussé à l'intérieur des Halles et de ce plexe, il n'y a pourtant pas grand monde dans la file d'attente. Probablement car ce sont encore 3 caisses ouvertes qui permettent de gérer le flux de spectateurs. Ajouté à cela les bornes de retrait qui font le plein, cela fait bien longtemps que nous n’avons pas vécu une attente en caisse interminable. D'autant que notre passage à la caisse se fait avec une aisance remarquable de la part de la jeune fille qui nous accueille. Elle nous délivre notre billet en un tournemain. Cette célérité permet de faire avancer rapidement cette file d'attente. De toute façon, les caissiers sont toujours compétents. Toujours. Le contraire existe mais ce n'est que l'exception qui confirme la règle. La plupart du temps, ce sont les spectateurs qui font perdre leur temps aux autres spectateurs. Soit ils ne savent pas le film qu'ils veulent voir, soit ils ne retrouvent plus leur carte, soit ils draguent ouvertement, soit ils racontent leur vie privée, soit ils font exprès de retarder la personne suivante qui attend que la place se libère tout cela parce qu'elle parlait trop fort au téléphone lorsqu'ils étaient juste devant elle dans la file d'attente. Et que même, plutôt que de retarder cette personne, même que ce serait préférable d'interdire l'entrée de tous les plexes à cette personne qui conseillait à son amie à l'autre bout du fil d'aller voir L'EMBARRAS DU CHOIX, « une bonne comédie française, qui n'est pas en-dessous de la ceinture, mais plutôt en haut du panier. » C'est fou comme ceux qui déposent des critiques sur Allociné sont facilement identifiables !
 

La salle 21 est accessible à l'entrée du plexe, sur sa gauche, dans un minilabyrinthe de quatre salles. Pour y accéder, il faut d'abord fermer les yeux pour ne pas être agressé par le mur de sucreries construit par Donald Trump pour attirer les mexicains et les détourner de leur envie primitive de passer la frontière. Ca a l'air de fonctionner.
 

Ensuite, tournez sur votre gauche et laissez-vous glisser à l'étage supérieur grâce à un escalator. A votre arrivée, l'étau se resserre. Deux jeunes filles vous attendent pour vérifier que votre billet est valable et alors, vous le déchirer. Logique cinémaniaque implacable. Rien à rétorquer. Avancez, c'est obligatoire et attendez que la salle soit prête. Ca tombien, un petit hall est fait pour cela. Mais il vous faudra arriver assez tôt pour vous asseoir sur les quelques banquettes assez moches qui ne peuvent accueillir tous les spectateurs.
 

De toute façon divers cordons de sécurité vous parquent ici comme du bétail. Il ne manque plus qu'un peu d'herbe pour effectuer notre transhumance.
 

A l'extrême gauche de ce hall, le plafond et les murs font les frais de l'averse qui tombe dehors, et qui s'est aussi invitée à l'intérieur. Une fuite monumentale remplit à grande vitesse les quelques récipients chargés de collecter ce liquide transparent qui s'y écrase à grands flocs tout en éclaboussant les alentours de grands schplics. L'impression de délabrement est flagrante. Pour une fois le décor est très cinématographique, d'une laideur à vous donner des haut-le-cœur.
 

Soyez bien attentifs car si vous vous êtes assis sur une banquette, vous n'entendrez pas la personne qui annonce le plus doucement possible que la salle est ouverte. C'est grâce au mouvement de masse des bestiaux que vous devrez parvenir à cette déduction.
 

Après avoir passé le cordon de sécurité, tournez à gauche et entrez dans la salle. Si vous avez toujours les yeux fermés, recommencez depuis le début, vous êtes probablement perdus.
 

Comme les projections s'enchaînent sans aucun temps de répit, nous entrons dans la salle alors que les bandes-annonces ont déjà commencé. Il paraît que certains s'en irritent. « Ben ouais, on a payé, après tout. Jetons du pop-corn par terre ! »
 

Cette salle de 88 places est quasiment remplie.
 

D'entrée nous remarquons les deux blocs de sécurité (un à gauche, l'autre à droite de l'écran) qui éclairent outrageusement la salle et qui vont nous gêner pendant toute la projection.
 

Fauteuil peu confortable voire pas du tout. Place à l'espace très limité. Voisin de derrière qui n'arrête pas de taper dans le dossier. Au moins, les lumières se rallument progressivement pendant le générique de fin. Même si nous aurions préféré qu'elles attendissent la fin, elles ont au moins le bon goût de respecter l'atmosphère du film en n'intervenant pas tout de suite et en y allant crescendo. Il faut au moins cela pour sortir d'un tel documentaire.
 

a qualité de l'image et du son est tout ce qu'il y a de correct, mais le gros défaut de cet écran pourtant bien proportionné aux dimensions de la salle, vient d'un défaut majeur qu'il présente en son centre. Il présente une forme nuageuse sur une grande partie qui peut difficilement passer inaperçue. On dirait comme une tache qui a été frottée et est devenue une sorte de brouillard informe, très nébuleux, comme une forme poussiéreuse floue et bouillonnante. Cela est particulièrement visible lorsque la caméra panote. Tous les mouvements remettent cette forme en avant. Heureusement, Depardon est souvent en caméra fixe et ce défaut reste limité pour ce film. Il n'empêche que tous les réalisateurs n'optent pas pour ce processus de réalisation, et alors ce problème devient très perturbant à n'en pas douter. Etre obligé de subir de ce genre de projection en 2017, et alors que la place de cinéma vaut plus de 10 euros est proprement scandaleux. Les particuliers ont aujourd'hui à leur portée du matériel qui leur permet de confectionner chez eux des petites salles de cinéma qui valent mieux que cela. Certains préfèrent déjà rester chez eux, privilégiant Netflix qui l’a bien compris depuis longtemps. Et nous ne pouvons pas les blâmer.

 


 

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