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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 02:01

---------  PATHE LEVALLOIS  ---------
---------------  SALLE 2  ---------------

Mercredi 8 novembre 2017, 20h00
YOU WERE NEVER REALLY HERE de Lynne Ramsay

 

                Si vous voulez être tranquille, ne pas être assailli par un monde qui se presse ou se perd dans le dédale des couloirs, si vous souhaitez être peinard dans une grande salle avec peu de spectateurs et ce même le soir du premier jour de la sortie d’un film, alors c’est assurément au Pathé Levallois qu’il faut vous diriger.
 

Pourtant ce plexe n’a rien d’attrayant. Il est totalement anonyme, se contentant de singer la conception des derniers plexes bâtis par Pathé, si bien que nous pourrions aussi bien nous trouver à La Villette ou à Beaugrenelle.
 

Malgré son aspect neuf, sobre et aseptisé, le Pathé Levallois peine à attirer les foules. Un mercredi soir en première partie de soirée, pas de grande file d’attente en caisse. Les couloirs sont déserts. Les salles quasiment vides.
 

Le personnel est serviable, patient, souriant juste ce qu’il faut. Le vigile de l’entrée fouille les sacs du bout des yeux. Rien n’indique que nous nous trouvons dans un plexe. Ce n’était les vulgaires devantures d’immondes sucreries qui nous indiquent que nous sommes dans un supermarché, nous pourrions croire que nous voilà dans un musée ou une bibliothèque. Personnellement, j’ai plutôt l’impression de me trouver dans un funérarium.
 

En fait, le gros avantage d’aller voir un film dans un de ces plexes reste inévitablement la qualité technique de la projection. Image 4K sublime, bel équilibrage de l’écran, balance sonore parfaitement réglée, luminosité tout à fait correcte. Certes, les noirs manquent toujours de profondeur, mais dans quelle salle le sont-ils réellement ?
 

Nous entrons dans cette salle 2 par le côté droit de l’écran. Celui-ci est vraiment énorme. Tant et si bien qu’il nécessite un grand espace entre lui et le premier rang. La grandeur de cet écran est vraiment très appréciable pour à peu près n’importe quel endroit de la salle où vous vous placez.
 

Pour les spectateurs, Pathé a mis l’accent sur le confort. Sièges confortables et suffisamment larges, porte-gobelets, belle dénivellation (il est totalement impossible d’être gêné par la tête trop grande de son voisin de devant), beaucoup de place pour les jambes.
 

Par contre, toujours une grosse gêne provenant des blocs lumineux qui indiquent les sorties de secours. A gauche et à droite de l’écran ! Qui plus est, leur luminosité est si puissante qu’ils gênent considérablement la projection, diffusant une lumière qui casse l’obscurité de la salle. Et ce n’est pas tout. Comme nous le disions plus haut, la porte d’entrée se trouve à droite de l’écran. Or, il n’y a pas de sas avant d’entrer dans la salle. De doubles-portes, si vous préférez. Ce qui a pour conséquence néfaste de faire rentrer la lumière du couloir dans la salle dès qu’une personne rentre. Et même quand la porte est fermée, elle laisse passer un liseré de lumière par le bas.
 

Enfin, les lumières de la salle se rallument brutalement dès le générique de fin. Ultime aberration qui empêche de profiter pleinement des dernières images du film.
 

La sortie se fait le long de multiples cordons de sécurité, déjà visibles précédemment un peu partout. C’est un détail inamical qui en dit long sur la façon dont les spectateurs sont considérés dans ce genre de plexe. Finalement, je me demande si les spectateurs ne sont pas de fins connaisseurs et si ce ne serait pas à cause de cela qu’ils boycottent cet endroit.

 


 

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