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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 00:00

            Pour gagner les 5 prochains points, il va vous falloir reconnaître l’auteur des mémoires dont voici le tout début.

 

 

 

Le 10 mars 1972 ma mère mourait. Depuis deux mois ma vie était suspendue à la sienne. Elle avait quatre-vingt-huit ans. Elle était devenue faible et tyrannique. Depuis toujours elle s’était appuyée sur moi, et souvent lourdement. J’avais surveillé ce corps, qui s’abandonnait de partout, j’avais tenté de trouver un sens aux aveux marmonnés, aux confidences incohérentes qui s’obstinaient à émerger de son souvenir. J’attendais le moment où ses paupières, péniblement soulevées, me livraient pour un instant ce regard fixe et profond qui nageait dans les eaux glauques de sa jeunesse. Elle semblait n’avoir vécu que jusqu’à l’âge de vingt-deux ans. A partir de là, tout s’effaçait. Pas une fois, elle n’a évoqué mon père, ni même prononcé son nom : pour elle, c’était comme s’il n’eût jamais existé. Et pourtant, quelle douleur elle avait manifestée à sa mort, quinze ans plus tôt ! Plus de cinquante années de vie conjugale, avec le bon et surtout le mauvais, des querelles bruyantes, effrayantes pour moi lorsque j’étais enfant, n’avaient laissé aucune trace dans son délire d’agonisante.

                Ne sommes-nous qu’une enfance – notre paradis perdu ? Tout le reste n’étant qu’anecdotes éphémères ?

 

                Certains hebdomadaires se servirent de mon deuil pour publier sur mes origines une série de ragots, de révélations mensongères. La rage me saisit, non pas tant en ce qui me concernait – j’avais depuis longtemps pris mon parti de ce qu’on pouvait publier sur mon compte -, mais en ce qui la concernait, elle, ma mère. Que de sottises ! Non, elle n’était pas italienne ; non, personne n’aurait osé l’appeler la Mamma ! Non, elle n’avait jamais collectionné quoi que ce fût, et surtout pas les bibelots 1900. Non, elle n’avait en rien guidé ma carrière, ni ne m’avait jamais imposé ses choix. Non, elle n’avait pas dansé nue au Bazar d’Istanbul. Non, je n’étais pas née de ses amours avec un Ottoman !

                J’avais eu alors l’envie d’écrire un portrait, une épitaphe, de révéler ce qu’elle avait été. Sa mort me rejetait dans le passé et j’ai éprouvé le besoin à travers elle de retrouver ma propre enfance. Même si la tendresse n’avait pas toujours été exprimée entre nous deux, même si les irritations et les heurts de nos caractères avaient parfois rendu la vie commune difficile, sa mort me déchirait. Elle était aussi, cette mort, une prise de conscience de ma propre fin. Orpheline, je ne voyais plus entre elle et moi aucun intermédiaire.

                Comme tant d’autres, je voulais, par l’écriture, élever un monument à la mémoire de ma mère. Pourquoi me suis-je tue ? Nos vies sont semées d’actes que nous regrettons de ne pas avoir accomplis, et aussi d’autres que nous voudrions ne pas avoir sur la conscience.

 

 

 

            Une seule proposition par personne. Impossible de la modifier.

            Toute réponse parvenue après 23h10 sera considérée comme nulle.

Mis en lumière par MAYDRICK dans NOCTURNES
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commentaires

zelder 05/03/2017 23:14

mmmm oui, mauvais calcul, 88 ans en 72, la grand-mère d'Adjani peut-être....

quoique.... ;)

MAYDRICK 05/03/2017 23:11

L'AUTEUR DE CES MEMOIRES EST UNE ACTRICE. C'EST EDWIGE FEUILLERE ET C'EST ISSU DE SON LIVRE "LES FEUX DE LA MEMOIRE".
PERSONNE N'A MARQUE DE POINTS.

LE CLASSEMENT :
8 POINTS : ZELDER
8 POINTS : CINEMIK
7 POINTS : RONNIE
3 POINTS : ODOMAR.

CINEMIK 05/03/2017 23:11

GINA LOLLOBRIGIDA

zelder 05/03/2017 23:10

adjani