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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 21:08

-----------  U.G.C. GOBELINS  -----------
----------------  SALLE 3  ----------------

Mardi 8 février 2017, 19h50
LA LA LAND de Damien Chazelle

 

                A deux pas des Fauvettes se trouve l’U.G.C. Gobelins, ce qui est bien pratique pour comparer qu’entre les deux plexes c’est le jour et la nuit. L’U.G.C. Gobelins est une sorte de relique d’un temps révolu, une antiquité où tout tient en place hors des limites du raisonnable. Le genre de plexe sur lequel on tombe sans trop comprendre pourquoi il a échappé aux affres de la modernité et sans comprendre non plus comment les diverses rénovations et adaptations ont pu en faire un lieu à ce point dysfonctionnel et si peu adapté au public.
 

D’abord, le hall est très petit, délimité par toutes sortes de délimitations que composent des cordons de sécurité en veux-tu en voilà. Ce n’est déjà pas franchement accueillant mais cela a le mérite de pouvoir abriter un petit nombre de personnes placées dans la file d’attente de la caisse ou des bornes automatiques. Encore faut-il qu’il n’y ait pas trop d’affluence sans quoi l’exigüité du lieu vous fera déborder sur la devanture du plexe forcément en proie au climat local.
 

Ce jour-là, c’est les vacances scolaires et il y a un peu de monde à la caisse. Il faut s’armer de patience car il n’y a qu’une seule caissière. La seconde caisse n’est pas ouverte malgré l’affluence. Incompréhensible. Alors qu’une hôtesse ne passe son temps qu’à déchirer les billets de ceux qu’elle autorise à rentrer dans le réseau des salles.
 

Ma caissière n’est pas particulièrement chaleureuse. Elle est un peu trop apprêtée et son maquillage trop colorée. Elle correspond parfaitement au style 80’s dans lequel ce plexe semble s’être arrêté. Je comprends que son manque de sympathie rallié à une nervosité palpable est probablement dû à sa récente entrée en poste. Peut-être même est-ce son premier jour. Je bénéficie d’une invitation de S.N.D. et elle ne sait pas quel code taper à sa caisse pour me délivrer mon sésame. Une légère panique l’envahit, elle se précipite sur un gros cahier dans l’espoir de trouver ce code, mais ne parvenant pas à ses fins, elle s’enquiert auprès de la déchireuse de billets qui lui donne la réponse. J’en conclue qu’il s’agit de sa supérieure ou, tout du moins, d’une personne plus ancienne dans le plexe. Cette déchireuse, elle, est clairement antipathique. Ni bonjour, ni merci, ni bon film, un regard à peine échangé, une indication de salle bafouillée prestement et un ticket presque jeté dans mes mains. En deux secondes et onze centièmes, je crois qu’elle a réussi à faire tout ce qu’il ne faut pas faire dans son métier. C’est une vraie gageure qui ne manque pas de me faire sourire, évidemment.
 

Une fois cette frontière franchie, je me retrouve face à face avec un grand comptoir de sucreries et autres breuvages aux pouvoirs lénifiants. Couleurs saturées, promotions grossières censées faire vendre. C’est ici le seul espace qui aurait pu tenir lieu de rencontre entre spectateurs, ou être dédié à la passion cinématographique, mais il n’est attribué qu’à un vulgaire stand consumériste laid et encombrant.
 

Je n’ai rien compris à ce que m’avait marmonné la déchireuse, heureusement les numéros des salles sont indiqués par de petits panneaux. Je me dirige vers la salle 3. Il faut descendre un escalier et ensuite suivre un long couloir étroit et biscornu. Le temps de m’apercevoir de l’état défraîchi du lieu, de la moquette râpée et des murs abîmés.
 

Comme le temps d’attente s’est allongé à la caisse, j’arrive alors que les bandes-annonces ont déjà commencé. Cela ne m’intéresse que modérément et comme il reste encore des places libres, j’en profite pour aller faire un tour aux toilettes. Là encore, il s’agit d’une salle comme il en existait il y a bien longtemps, à savoir que la porte de la sortie de secours qui se trouve dans la salle est aussi celle qui mène aux toilettes. Alors que l’entrée se faisait par l’arrière de la salle, celle-ci se trouve à la gauche de l’écran, si bien que tout le public vous verra aller et revenir des toilettes.
 

Ces dernières sont probablement les plus minuscules qu’il m’ait été donné de voir dans un plexe. D’abord, elles sont mixtes. Ca aussi… Triple point d’interrogation. En plus, tout est conçu en dehors du bon sens : elles s’ouvrent vers l’intérieur ! Il y a deux toilettes, une personne qui attend à l’intérieur, et le reste se masse devant la porte. Bref, c’est un bazar monstre.
 

De retour dans la salle, il reste encore de quoi choisir une place correcte. Je dirais que la salle fait environ 175 places et qu’à peu près la moitié finiront réquisitionnées. Je vous recommande toutefois de choisir parmi les premiers rangs car je me suis placé à peu près au milieu et je me trouvais déjà trop éloigné de l’écran.
 

Les fauteuils sont des strapontins d’un bleu cher à U.G.C. Mais pas du design qu’on trouve à l’U.G.C. Ciné Cité Les Halles, non, les fauteuils ressemblent plus à ceux des décennies précédentes avec le dossier rétréci par le haut. Un dossier qui ne monte pas bien haut et qui ne vous permettra d’adosser votre tête qu’une fois engoncé dans une position peu confortable. A part cela, le confort est moyen. L’espace est retreint et la visibilité avec votre voisin de devant plutôt correcte à condition que celui-ci ne soit pas trop grand, sinon tant pis pour les sous-titres.
 

Notons tout de même dans les points positifs que, pour une période de vacances scolaires, les jeunes venus en nombre ont été relativement silencieux, et qu’aucun téléphone portable n’est venu casser l’obscurité et la quiétude de la salle. En revanche, il y a deux blocs lumineux sur le côté gauche de l’écran, pour indiquer la sortie de secours et les toilettes (je vous rappelle qu’il n’y a qu’une porte pour les deux !)
 

Parlons maintenant de la projection, et là… L’U.G.C. Gobelins c’est le tiers monde du cinéma. Catastrophe sur toute la ligne. Une autre époque, une injure faite aux spectateurs, au cinéma, à Damien Chazelle.
 

Comme j’ai déjà vu le film deux fois dans des conditions optimales (au Max Linder, mais surtout au Pathé Wepler avec le procédé EclairColor), je peux facilement comparer en sachant quelle est la véritable image de LA LA LAND. Le film que j’ai vu à l’U.G.C. Gobelins n’a plus rien à voir. Dès les premières images c’est flagrant et proprement abominable. L’image manque terriblement de luminosité. Elle est plate et sans aucun relief, aucun punch, aucune dynamique. Le sombre a envahi l’écran. Les noirs manquent de modelé, ils étouffent tout. Je distingue à peine certains visages, aucune subtilité n’est rendue. Les couleurs qui sont une partie intégrante de la mise en scène sont ternes et complètement bouchées. Jamais elles ne s’extraient de l’image. Tout ou presque a la même valeur. C’est effrayant. Quand on connaît l’excellence du travail qui a été apportée à la photographie sur ce film, le projeter dans ces conditions est proprement scandaleux. Le manque de contraste redéfinit complètement l’étalonnage du film. Je me demande même si la projection se fait en 4K. Ce serait du 2K que ce ne serait pas étonnant. Même le son est trafiqué comme un goret. Beaucoup trop de graves, pas assez d’aiguës. Au moins le volume est assez puissant et rend bien compte des différences de niveaux avec lesquelles joue le film.
 

On ne décemment pas décider d’aller voir un film dans ces conditions, surtout quand on paie plus de 10 euros la place. Bon, moi, j’étais invité sur ce coup, mais je pense à ceux qui paient le prix fort et qui sont floués sur la marchandise. C’est une arnaque pure et simple. Jamais vous n’accepteriez de payer une bière chaude dans un café. C’est pareil. Fuyez ! Fuyez ! Fuyez !

 


 

Mis en lumière par MAYDRICK dans PLEXES
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