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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 02:00

------------  PATHE WEPLER  ------------

-----------------  SALLE 1  ----------------

Mercredi 21 décembre 2016, 22h00
ASSASSIN'S CREED de Justin Kurzel

 

                C’est par cette salle que nous avions commencé cette nouvelle rubrique voici maintenant bientôt deux ans. Eh bien, il faut dire qu’en deux ans les choses ont pas mal changé ici.
 

D’abord, en première journée, dernière séance du blockbuster de la semaine, cette salle est un sombre carnage. Elle est dévastée. Il y a du pop-corn partout. Dans les escaliers, sur les fauteuils, sous les fauteuils, dans les fauteuils, et ce dans diverses proportions. Il n’y a que l’écran qui est épargné. C’est ignoble, immonde et répugnant. Cela donne à penser que certaines personnes se sont livrées à des batailles absolument pas rangées.
 

Ce n’est pourtant pas ce qu’il ressort de cette séance. S’il est vrai que la population est très jeune et bardée de paquets de pop-corn, elle a été relativement calme et n’a fait part d’aucun débordement. Il faut tout de même préciser que nous nous étions placés dans les premiers rangs de façon à ne pas être perturbés par les lumières des téléphones portables. Nous n’avons rien vu de tout cela. D’ailleurs, nous n’avons pas vu grand-chose. La projection en 3D est désastreuse. C’est une catastrophe visuelle complète. Qu’il est loin le temps où la projection de RELATOS SALVAJES nous avait enchantés !
 

Commençons par un problème qui n’a rien à voir avec la 3D, visible dès les bandes-annonces. Le côté droit de l’écran est bien plus sombre que le gauche. Etrange effet que je n’ai jamais rencontré nulle part. Défaillance du projecteur ? Difficile à dire. Un autre problème qui, à mon avis, découle de cela, mais sans aucune certitude : sur fond noir, les lettres blanches se dédoublent. Mais de manière plus floue et en décalé vers la gauche et plus bas. Cela n’a pas vraiment d’impact sur les images mais sur les génériques ou toutes les inscriptions de cet ordre, c’est flagrant.
 

Pour en revenir à la 3D, c’est une atrocité pour les pupilles. La luminosité est aux abonnés absents. Tout est sous-exposé. Les blancs n’ont aucun éclat. Les noirs envahissent l’écran, aplatissent toute lisibilité de l’image. Plus aucune lecture des détails n’est possible, aucun relief, aucune démarcation entre les personnages et les décors, tout se mélange et il est extrêmement difficile de discerner quoi que ce soit. Nous sommes constamment en train de faire un effort visuel, de plisser les yeux pour essayer de deviner comme une nuance. C’est une projection très éprouvante.
 

C’est encore pire lors des scènes d’action, et avec le montage épileptique du film nous sommes servis ! Un effet de rémanence offre à nos yeux une bouillie artistique indéchiffrable. C’est pénible et fatigant. Chaque mouvement brusque à l’écran impose une imprécision visuelle calamiteuse.
 

Seul le son en Dolby Atmos est une grande satisfaction. Il a du coffre et de l’envergure. Les différentes ambiances du film sont rendues dans les moindres détails. La spatialisation et la richesse sonore font pression sur le spectateur et le sollicitent constamment. C’est clairement c’est la seule satisfaction de cette salle où tout le reste n’est que du pire.
 

Et l’air climatisé en plein mois de décembre, on en parle ? Des vagues régulières d’air froid qui déferlent sur nous à intervalles réguliers. Et ce n’est même pas sûr qu’en changeant de place, cela remédie au problème. La seule solution est de prévoir d’être chaudement habillé pour tout séjour dans ce plexe.
 

Pour finir, comble du comble, les lumières de la salle se rallument brutalement alors que le générique de fin n’a même pas commencé !
 

Le Pathé Wepler est un lieu à éviter absolument, trop aléatoire pour savoir si vous bénéficierez de bonnes conditions de projection. Mais cela, finalement, vous le saviez déjà.

 


 

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