------------------------------------

---> Les 10 dernières critiques :
OTEC de Tereza Nvotová

L'ŒUVRE INVISIBLE de Vladimir Rodionov et Avril Tembouret
LES RAYONS ET LES OMBRES de Xavier Giannoli
A PIED D'ŒUVRE de Valérie Donzelli
ADIEU MONSIEUR HAFFMANN de Fred Cavayé
EASY A de Will Gluck
LARA de Jan-Ole Gerster

THE ART OF SELF-DEFENSE de Riley Stearns
YESTERDAY de Danny Boyle
GREEN BOOK de Peter Farrelly

 

 

 

- Consultez les règles de la LANTERNE MAGIQUE en cliquant ici.

 

- Consultez les règles du QUIZZ en cliquant ici.

 

SI VOUS VOULEZ CREER VOTRE BLOG, NE CHOISISSEZ PAS OVER-BLOG. DES BUGS TOUS LES JOURS !!!
------------------------------------

CELINE FAIT SON CINEMA

LES AUTRES INCONTOURNABLES DE CELINE

LA SAGA DES ETOILES FILANTES

D'AUTRES ETOILES FILANTES

LE VIEUX MONDE QUI N'EN FINIT PAS

LE BLOG DE D&D

MATIERE FOCALE

ARRET SUR IMAGES

WORLD COMMUNITY GRID

FREAKOSOPHY

AUJOURD'HUI J'AI APPRIS...

LA VIE ROCAMBOLESQUE ET INSIGNIFIANTE DE BRAD PITT DEUCHFALH

ART OF THE TITLE

LE TRIBUNAL DES BUREAUX

L'ETRANGE FESTIVAL

IMDB
 

 
 
 
Join the Blue Ribbon Online Free Speech Campaign
 
 
 
 
28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 02:00

--------  PATHE LA VILLETTE  --------
--------------  SALLE 14  --------------

Mardi 20 décembre 2016, 16h05
MANCHESTER BY THE SEA de Kenneth Lonergan

 

                Le Pathé Villette est un plexe tout récent puisqu’il a ouvert le 14 décembre dernier. 16 nouvelles salles équipées des toutes dernières technologies, dont une salle IMAX et une salle équipée du son Dolby Atmos. Le tout dans un design signé Ora-ïto, comme au Pathé Beaugrenelle et au Pathé Levallois. Allez, hop ! On s’équipe de son sac à dos et d’une bonne paire de rangers, on n’oublie pas de prendre un paquet de Résille d’or et une poignée de Mi-cho-ko pour éviter l’inanimation, on revêt ses lunettes noires pour passer inaperçu, et on part se rendre compte sur place de ce qu’il en est.
 

Tout d’abord, il convient de préciser que le Pathé Villette se situe tout en haut de l’immense centre commercial Vill’up qu’il faut traverser pour arriver à destination. C’est toute une série d’escalators qu’il faut emprunter pour parvenir dans un premier temps au plexe, et dans un second temps à la salle 14 qui se situe tout en haut du haut et tout au fond du fond, dernière salle à gauche. Et comme ils ont bien fait les choses au Pathé La Villette, toutes les salles sont accessibles pour les handicapés.
 

En arrivant sur place, ce qui frappe d’entrée c’est l’immense impression de vide que ne semble pas emplir le plexe. L’espace est colossal et prévu pour brasser les masses. Pour l’heure, c’est plutôt le désert. Les écrans LCD ont envahi les murs pour bien exposer les moyens mis en place. Aucune affiche visible. Dans un coin, une cabine Photomaton permet de faire des photographies dans le style Harcourt. Drôle d’idée.
 

Personne à la borne d’accueil. Pas grand monde non plus aux caisses, même s’il y a deux personnes en poste. La place coûte tout de même 12 euros ! La liberté a un prix. A-t-on suffisamment répété que la place de cinéma est devenue trop cher aujourd’hui, où qu’on aille ? 12 euros c’est le tarif normal chez Pathé (12,10 euros au Pathé Wepler), mais avec les différents suppléments (lunettes 3D, IMAX, gilet pare-balles, prostituées polonaises etc.) autant acheter directement un Pass Intégral, ce sera plus rentable !
 

Et puis, il y a ces murs de bonbons et autres boissons qui donnent le diabète. Abondance vertigineuse de sucreries en tous genres. Le choix est pharamineux. La profusion est-elle censée faire nécessité, envie ou vanité ? Probablement les trois. C’est effrayant.
 

Passons maintenant les cordons de sécurité ou une jeune femme délicieusement sympathique vérifie mon billet. L’approche est assez étrange, elle me demande directement si je viens voir ROGUE ONE. Je lui réponds que la politique au cinéma ne m’intéresse pas. Et c’est vrai. Je n’ai jamais été fan des nouvelles mythologies qui ne sont en fait que de l’idéologie déguisée, peu importe le parti. Cela dit certains STAR WARS sont assez amusants à regarder. Et puis la salle IMAX ne m’attire pas tant que cela. Si j’optais pour ce format autant le faire dans de vraies conditions, c’est-à-dire dans une vraie salle IMAX. Je ne voudrais pas être définitif sur une salle que je ne connais pas, mais d’après ce que je sais, cette salle ne ferait que 17 mètres d’ouverture. C’est impensable pour une salle dite IMAX ! Cela signifie très certainement que les films vont être recadrés pour tenir sur tout l’écran. Comment est-il possible de proposer de l’IMAX sur un écran qui n’est pas approprié ? A vérifier. De toute façon, ROGUE ONE n’a pas été réalisé (j’entends par là : mis en scène) dans le but d’une exploitation en 3D. Esprit marketing en action et avènement chimérique du médium. Avant de se rendre dans la salle, le public est invité à vérifier pour quelle catégorie de personnes le film est destiné. A bon entendeur…
 

Je rentre donc dans le plexe à proprement parler, gentiment guidé par la jeune personne qui vient de vérifier mon ticket. Un vigile vérifie les entrées, puis premier dédale de salles, escalators, classement des salles en ordre aléatoire et fin du trajet.
 

Il est clair que tout est neuf, cela n’a rien d’étonnant, mais combiné au style épuré d’Ora-ïto, à l’ampleur de l’espace et à la désertification du lieu, le plexe revêt un caractère fantomatique des plus étranges, se révélant vite anxiogène et bizarrement oppressant. La faute probablement à l’absence d’espaces de convivialité et à l’éradication totale de toute référence cinématographique qui pourrait donner du corps et de l’âme à ce plexe. Par contre, vous trouverez toujours des distributeurs de boissons ou de sucreries à chaque étage. C’est la signature déshumanisée et déshumanisante des plexes contemporains.
 

Au moins, tout est propre. Pas de traces de pop-corn au sol ni autres papiers douteux. La déco toute de bois vêtue ajoute à l’épure et à la chaleur factice du cadre. On ne joue pas l’option luxe et glamour à fond, mais plutôt l’excellence de la simplicité.
 

Avant chaque entrée de salle, un écran LCD précise le film qui s’y joue. L’accès se fait par un sas de sécurité, comme souvent. Portes boisées assez lourdes. Cordons de sécurité installés dès que le film commence.
 

La salle 14 est classieuse. Lumière murales effilées. Sièges spacieux. Salle bien tenue. Ecran conséquent. Tout semble réuni pour que la projection se passe dans les meilleures conditions. Les rangées du centre sont des fauteuils duo, pour pouvoir se toucher de manière plus intime pendant le film. En tout cas, je ne vois pas d’autre explication.
 

Au rayon des fausses bonnes idées, Pathé a aussi mis en place ici la numérotation des sièges. Peu importe celui qui m’est attribué, c’est bien plus judicieux de choisir en fonction de la salle et des personnes qui s’y trouvent. Je choisis donc un siège placé bien plus en avant que celui que j’avais choisi par obligation lors de la commande. Tous les sièges bénéficient de faux doubles-accoudoirs. En vérité, un accoudoir très large délimité en son milieu par une rainure qui fait office de séparation. Le dossier est très haut, mais grâce au bon dénivelé de la salle aucune crainte d’être gêné par la tête de son voisin de devant. Place conséquente aussi avec le dossier de devant. Les grandes jambes seront contentées. Les fauteuils sont de vrais fauteuils qui ont délaissé le moelleux pour un soutien dynamique, pour ne pas dire très ferme.
 

A noter qu’il ne fait pas très chaud. Probablement que la climatisation est actionnée.
 

L’écran est très grand. Comme il touche de près les murs et le plafond, il faut souligner l’utilisation d’une peinture noire à fort pouvoir absorbant qui évite toute réflexion sur les murs et le plafond. C’est finement vu et grandement appréciable. D’autant que cela permet d’isoler complètement l’écran dans les moments les plus sombres et d’offrir une belle obscurité. Car il faut préciser qu’il n’y aucun bloc de sécurité lumineux près de l’écran (ils se situent en fond de salle). L’impression d’être face à un écran plongé dans le noir serait quasiment totale si ma vision périphérique n’était pas perturbée par les marches des côtés de la salle, qui restent éclairées tout au long du film. Et pourtant j’ai choisi une place en plein milieu de la rangée !
 

La projection en 4K est délicieuse. L’image est superbe. Calibrage excellent. Le son est l’avenant. La spatialisation parfaite. Le son semble provenir de différentes parties de l’écran, aisément identifiables. Derrière ou sur les côtés, c’est autant de sensations de relief qui sont exploitées. Beaucoup de puissance. Beaucoup de subtilité. Souplesse des variations. C’est un plaisir à chaque séquence.
 

Le vrai gros défaut vient d’un « scratch », un ignoble craquement qui survient dès le début du film pour s’espacer de manière répétitive tous les minutes, puis de plus en plus jusqu’à disparaître définitivement disons après une demi-heure de film. Elément perturbateur très désagréable et aussi très étonnant compte tenu de la nouveauté de la salle et des moyens qui sont ici mis en œuvre.
 

Dans cette salle de presque 170 places, nous n’étions que 5 personnes. Et nous pouvons dire que l’esprit des foules ne nous a pas gagné, tout le monde s’est très bien comporté. Cela aurait été vraiment dommage de gâcher la belle pénombre par un écran de smartphone délibérément malvenu. Par contre, elle se volatilisa quand les lumières de la salle de rallumèrent dès le générique de fin. Tant pis pour le miracle.
 

La sortie se fait par le fond de la salle. Mais pas par la porte par laquelle vous êtes entrés, sinon le cordon de sécurité risque de vous barrer le passage. Conseil avisé : si votre souplesse est légendaire, vous pourrez vous baisser et passer outre.
 

Petit tour par les toilettes. Pas bien indiquées du tout. Le top de la modernité à l’intérieur. Très bien tenues, sûrement parce qu’il n’y a pas encore beaucoup de spectateurs. Musique bien trop forte.
 

En revenant dans le couloir, je croise du personnel en charge de vérifier la propreté du lieu. Un vigile inspecte certaines salles. Celles où le film vient de débuter se voient apposer un cordon de sécurité devant leur entrée.
 

Pour sortir, il faut maintenant trouver la sortie d’une part, et d’autre part essayer de ne pas se perdre dans cet immense dédale qui mène à la sortie, qui est quasiment l’endroit par lequel je suis entré. En furetant, je trouve un accès qui permet de revenir aux autres niveaux de salles. Je dis ça, je ne dis rien, j’ai d’autres soucis…
 

Redescendu, me voici dans un espace bruyant dédié à divers jeux (air hockey, jeux vidéo…), qui me confirme bien que tout cela n’a plus rien à voir avec le cinéma !

 


 

commentaires