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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 17:55

--  U.G.C. CINE CITE LES HALLES  --
---------------  SALLE 35  ---------------

Vendredi 9 décembre 2016, 20h40
LES TETES DE L'EMPLOI d'Alexandre Charlot et Franck Magnier

 

                L’arrivée dans ce plexe par le haut laisse exhaler une forte odeur de pop-corn qui embaume tout l’escalier des Halles. Alors même que la piscine au bassin olympique juste à côté serait plus à même de laisser filtrer ses relents de chlore. Ou bien cette salle de sport encore plus proche qui ne parvient même plus à diffuser les essences corporelles que traduisent les corps toujours en exercice à cette heure.
 

Pendant ce temps, le public se masse à l’entrée du plexe. Certains retirent leurs billets aux bornes automatiques, d’autres discutent entre eux ou attendent quelqu’un. Le prime time du vendredi soir affiche une belle mêlée mais ce n’est tout de même pas la cohue. L’étroitesse de l’entrée n’est certainement pas pour rien dans cette légère impression d’engorgement.
 

Je préfère passer par les caisses. Je me dirige donc vers l’escalator qui mène vers le niveau inférieur. Ici, les guichets automatiques sont tout aussi demandés et il y a presque autant de monde que dans la file d’attente qui mène aux caisses. Trois personnes attendent devant moi. Seules deux personnes sont payées pour délivrer les billets, alors que d’autres caisses sont inoccupées. La logique de rentabilité à tout prix ne prend pas en compte le confort du client. Heureusement, l’attente est assez courte : deux minutes. Le caissier est distant. Pas de sourire chaleureux, ce qui est pourtant la norme à chaque fois que je mets les pieds ici. Dans ce plexe, j’ai remarqué que les femmes sont souvent plus souriantes que les hommes. Visiblement, sur le visage de celui-ci semble se lire l’attente d’une fin de service qui sonnerait comme une délivrance. Il m’indique la direction de la salle ; information que je m’empresse de suivre au pied de la lettre.
 

A l’entrée, un homme et une femme déchirent les billets. Depuis la dernière fois, ces billets ont changé. Avant, ils étaient plus rigides. Maintenant, c’est du papier au grammage moindre, équivalent à celui de mon imprimante. Ce billet est sûrement le plus moche qu’on m’ait jamais délivré. Il est bourré de chiffres, le titre n’est même pas écrit en entier, et il est orné d’un flashcode qui finit de défigurer ce qui ne s’apparente en fait qu’à un vulgaire bout de papier.
 

Me voici désormais rentré dans ce réseau de salles mais il me faut parvenir au dernier étage, celui qui abrite les dernières salles dont s’est doté ce plexe en 2014. Sur ce trajet, je m’aperçois que s’il y a bien une chose qui ne change pas ici c’est le manque de propreté. Déjà, aux caisses, j’avais remarqué le grand nombre de papiers qui jonchaient le sol. Ici, il faut y rajouter le pop-corn et autres débris non identifiés pour avoir une certaine idée de ce lieu peu engageant. Il faut dire que ce plexe détient toujours le record de fréquentation en France. Mais cela n’excuse pas la démission organisée face aux cochonneries qui jonchent le sol. En fait, j’ai l’impression que le personnel a pour indication de laisser faire (en dehors des gros accidents qui peuvent survenir : un gobelet qui se renverse par-ci, un spectateur qui vomit par-là…) et de ne faire le ménage qu’en fin de journée. C’est un peu de cette manière que cela s’organise dans les salles. Entre chaque séance, un membre du personnel passe devant le public avec un énorme sac poubelle noir (la classe !), ramasse tous les gros déchets dans les rangées sans s’occuper des détails et ressort prestement pour laisser la place aux spectateurs. C’est ce que je remarque pour la séance des TETES DE L’EMPLOI puisque nous attendons en file indienne. Nous n’entrerons dans la salle que deux minutes avant le début de la séance. Par souci de rentabilité, les séances sont tellement rapprochées qu’il n’y a qu’environ 5 minutes de battement. Ambiance festival d’Avignon...
 

La salle n’est pas très grande. 70 strapontins dont environ la moitié sera utilisée pour cette séance.
 

Une population assez jeune qui ne pourra pas s’empêcher d’utiliser leur téléphone portable à plusieurs reprises, ce qui reste de l’ordre de l’inacceptable. Une population qui mange beaucoup à cette heure, d’où les nombreux bruits de sachets, de mandibules et de pop-corn, surtout au début du film.
 

La première sensation qui me parvient est celle de la très forte chaleur qui règne ici. D’habitude c’est plutôt l’inverse, quand il y a un problème de température, c’est plutôt dans le réfrigéré que sont plongées les salles. Cette fois, la température est presque étouffante.
 

Comme cette dernière partie du plexe est récente, les sièges sont en très bon état. La mousse est épaisse et plutôt dure, ce qui assure un bon maintien. Néanmoins, la partie dépliable du strapontin est légèrement plus grande que la normale. Le dossier boisé est assez haut pour maintenir l’appui de sa tête en arrière. Et au niveau espace, c’est plutôt correct sans être Byzance, mais on peut être confortablement installé même avec de grandes jambes.
 

Même si la salle n’est pas bien grande, l’écran occupe presque toute la surface possible. Il offre une belle qualité de projection. Pas de gros défaut à signaler. Cependant, je remarque que les bandes-annonces ne sont pas présentées en format grand écran, seules les publicités le sont. Le volume sonore, lui, n’est pas au mieux, mais il est clairement rehaussé dès que le film commence.
 

Au niveau des lumières, il faut signaler que les marches qui se trouvent de chaque côté de la salle sont éclairées chacune par une trainée lumineuse. Cela est particulièrement gênant pendant le film si vous vous trouvez sur un des deux côtés. Vous pourrez aussi remarquer que cette lumière orangée se reflète sur le dossier luisant en bois des sièges. Le mieux est de trouver une salle au centre d’une rangée. En revanche, le point très positif, c’est l’absence de bloc lumineux de sécurité de chaque côté de l’écran. Enfin un des rares écrans dénués de ces ignobles ornements qui gâchent une projection ! Mais n’espérez pas trop de zèle dans cette salle, les lumières se rallument dès le début du générique.
 

Et j’ai gardé le meilleur pour la fin. Je parlais un peu plus haut du public qui perd de plus en plus le sens des civilités et se met à consulter son téléphone portable en cour de séance, laissant se diffuser dans la salle une lumière qui fend l’obscurité et vous éjecte du film. Je me demandais comment lutter contre ce fléau. U.G.C. diffuse juste avant chaque film un message invitant à bien vérifier que notre téléphone portable est éteint. Manifestement, cela ne suffit pas à en limiter l’usage. Alors, je me disais que les caméras qui sont posées dans ces salles étaient justement destinées à lutter contre cela. Oui, parce que si vous ne le saviez pas U.G.C. a mis des caméras de surveillance dans certaines de ses salles. Vous êtes filmés et surveillés ! C’est une pratique assez ignoble et pas vraiment commerçante. Si encore cela pouvait servir à quelque chose… Apparemment, cela ne sert pas à lutter contre les personnes qui font usage de leur téléphone. Alors, peut-être que c’est une mesure dissuasive contre le piratage des films diffusés. Ce serait donc pour éradiquer ces 0,01% de personnes qui tenteraient de faire d’horribles screeners que plus personne ne regarde, que les 99,99% qui restent se verraient suspectées et soumises à l’œil tout puissant du gendarme. Je vous laisse apprécier et boycotter si besoin est.
 

Et puis, il y a une autre possibilité qui me vient à l’esprit. Quelque chose que je voulais tenter depuis longtemps. Et si ces caméras étaient là pour chercher ceux qui grugent d’une salle à l’autre ? Et si, cette fois-ci, j’essayais d’aller dans la salle d’à-côté pour voir si ces caméras sont vraiment efficaces ? Pour le savoir, il vous faudra attendre le prochain épisode.

 


 

Mis en lumière par MAYDRICK dans PLEXES
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