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----------- 7 PARNASSIENS ----------- Lundi 5 septembre 2016, 15h30 |
Voilà un plexe situé dans le bien beau quartier de Montparnasse, mais qui n’a pas pignon sur rue. Il se situe au cœur d’une galerie marchande, bien au calme, bien engoncé en père peinard, pas bousculé par un public qui ne s’y presse guère à cette heure de la journée. C’est d’ailleurs un public âgé qui vient ici profiter d’une programmation art et essai. Déplacement au ralenti, respiration forte, discussion jusqu’après le générique de début et autres chinoiseries pimentent notre aventure en ces contrées. Mais rien de véritablement dérangeant tant que ce sont seulement une quinzaine de personnes qui se répartissent dans une salle d’environ 250 places.
A notre arrivée, nous pouvons contempler quelques affiches de grande taille qui ornent le mur droit de l’entrée. Malheureusement, tous les films programmés n’ont pas cette chance. Par manque de place. Vu que le 7 Parnassiens tire son nom du fait qu’il abrite sept salles de cinéma, exhiber sept grandes affiches prendrait beaucoup trop de place. Pourtant, s’il y a bien une chose dont dispose ce plexe c’est de la place. Il dispose de différents espaces pour attendre que la séance commence. A la gauche de la caisse, une petite terrasse à ciel ouvert est des plus agréables quand le soleil ne prend pas de gants. A la droite, un comptoir dédié aux confiseries, un peu trop voyant, un peu trop coloré, un peu trop flatteur. On peut tout à fait être indépendant sans désavouer l’essence de l’esprit capitaliste ! Un peu plus loin, un espace bibliothèque bien fourni où des livres attendent d’être adoptés en échange d’un autre livre. Nous retrouvons là une opération que nous avions déjà croisée au 5 Caumartin. Normal puisque le 7 est affilié avec le 5 et le Lincoln en un réseau de 3 plexes indépendants. Voilà la connexion qui nous sautait aux yeux sans nous éblouir ! Le 7 Parnassiens ressemble de très près au 5 Caumartin. Le même public, le même parquet flottant bon marché, les mêmes idées recyclées, le même manque de décoration, le même accueil froid et limite hostile. La plus grande pièce qui sert de salle d’attente peut accueillir beaucoup de personnes. Un peu de mobilier, de belles chaises, une exposition de photographies, mais l’ensemble manque de goût et de chaleur. Tout semble un peu fonctionnel mais agencé sans harmonie. Du coup, c’est la pauvreté de l’ensemble qui saute tout d’abord aux yeux.
A la caisse, une personne attend que l’homme qui se trouve derrière la vitre lui adresse la parole. Au lieu de cela, il semble occupé à une tâche manuelle qui nous échappe, puis il s’éclipse. Retour quelques secondes plus tard, tout en continuant à s’affairer dans une logique abstraite pour le spectateur. Finalement, il finit par s’occuper de cette dame qui attend juste avant nous. Quand notre tour arrive, l’homme reprend son activité. Pas de marques de politesse, il ne daigne même pas nous regarder et parle si faiblement qu’il faut lui faire répéter son injonction d’attendre avant le début de la séance. Cette antipathie n’est clairement pas engageante. Au dos de notre petit ticket pas très beau, nous sommes ravis de retrouver un portrait de Patrick Dewaere en noir et blanc.
Petite visite de l’expo. Attente. Toilettes. Une araignée attend elle aussi dans un coin, en haut, à droite. Nouvelle attente. Puis, un autre homme vient nous annoncer que nous pouvons entrer dans la salle, sans vérifier nos tickets.
La séance doit démarrer dans dix minutes. Elle démarrera deux minutes en avance. C’est plutôt rare pour le signaler. Publicités pour les commerçants du quartier et bandes-annonces formatées art et essai, forcément. La moquette est très usée par endroits. Les strapontins sont très confortables, et nous disposons d’un bon espace où personne ne peut se plaindre de toucher le fauteuil du voisin avec ses jambes. Appréciable. Encore un bon point : nous nous plaçons dans les premiers rangs, là où le dénivelé de la salle se fait le plus sentir (le plus important que j’ai vu dans une salle jusqu’à présent). L’écran surélevé nous permet d’avoir la tête penchée en arrière, petite gâterie qui se perd. Par contre, les dossiers ne sont pas assez grands pour permettre d’appuyer la tête. Pour cela, il faut s’enfoncer dans son fauteuil.
Grand écran, grande salle, et comme celle-ci est loin d’être remplie, la climatisation devient notre ennemi numéro un. A ne pas bouger dans notre fauteuil, l’atmosphère devient très très froide !
A gauche de l’écran, vous ne pourrez pas louper un bloc de sécurité qui signale la sortie de secours. La lumière qui en jaillit est si intense qu’elle envahit toute la partie basse de l’écran, et est particulièrement gênante tout au long de la projection. Et cela ne s’arrête pas là. Le film est gâché par un détail technique permanent qui nuit à l’exigence que nous sommes en droit d’attendre d’une diffusion en salle. Constamment se fait entendre des enceintes un bourdonnement qui disparaît dans les scènes bruyantes, mais qui réapparaît à chaque accalmie. Inadmissible pour une place qui se monnaye à 10 euros en tarif normal ! L’écran, lui, reste toujours agréable à regarder au vu de ses dimensions et du 4K qui semble être la norme. Cela dit, il manque un peu d’éclat. Et pour être tout à fait exhaustif, il est défiguré à deux endroits par des trainées sombres qui se distinguent facilement lorsque l’écran devient blanc sur ses parties. Tout cela donne l’impression d’un plexe peu à cheval sur le suivi de la qualité que cette salle 2 se promet d’apporter.
Notons que les lumières de la salle se rallument dès le générique de fin. Encore un plexe art et essai qui ne permet pas de jouir du spectacle jusqu’au bout !
Le 7 Parnassiens est un plexe à dimension humaine, c’est-à-dire qu’il faut faire aussi avec les humeurs des personnes qui nous accueillent. L’endroit révèle un plexe qui tente se faire convivial sans y parvenir totalement. Même les velléités d’offrir un spectacle dans de bonnes conditions ne parviennent pas non plus à nous gagner complètement. Le potentiel du lieu paraît évident, mais un manque patent d’exigence semble jouer contre lui.
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- Toutes les salles par ordre de préférence :
- STUDIO 28
- LES FAUVETTES - Salle 1
- LE BALZAC - Salle 2 - Salle 3
- L'ARLEQUIN - Salle 1
- FORUM DES IMAGES - Salle 30 - Salle 100 (I, II) - Salle 300 - Salle 500
- LOUXOR - Salle 1
- ETOILE SAINT-GERMAIN
- KATORZA - Salle 1
- GAUMONT CHAMPS-ELYSEES MARIGNAN - Salle 1
- REFLET MEDICIS - Salle 2
- LES 3 LUXEMBOURG - Salle 1 (I, II)
- 5 CAUMARTIN - Salle 1
- U.G.C. ODEON - Salle 3
- GAUMONT CHAMPS-ELYSEES AMBASSADE - Salle 6
- 7 PARNASSIENS - Salle 2
- LUCERNAIRE - Salle 2
- LINCOLN - Salle 1
- GAUMONT MISTRAL - Salle 5
- STUDIO GALANDE
- MK2 PARNASSE - Salle 3
- GAUMONT OPERA PREMIER - Salle 2 - Salle 4 - Salle 5 - Salle 6
- GAUMONT OPERA FRANCAIS - Salle 10 - Salle 12
- MK2 QUAI DE LOIRE - Salle 3
- U.G.C. MONTPARNASSE - Salle 7
- PATHE WEPLER - Salle 1 - Salle 3 (I, II) - Salle 8 - Salle 10 - Salle 12
- GAUMONT OPERA CAPUCINES - Salle 5
- U.G.C. CINE CITE LES HALLES - Salle 4 - Salle 6 - Salle 7 - Salle 9 - Salle 10 - Salle 11 - Salle 30 - Salle 31 - Salle 32. - Les plexes en italique sont désormais fermés.
- Toutes les salles par ordre de préférence :





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